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28.08.2006
et voilà
Environ 50 minutes de pur bonheur. A croire que le soleil avait passé un pacte avec la pluie... ce ciel bleu, cette douce chaleur... juste ce qu'il fallait...J'ai pris mes baskets, ma musique et je suis sortie... direction le parc de Puteaux. Il faisait bon... le soleil miroitait sur la Seine. Les arbres avaient cette couleur dorée synonyme d'automne... des feuilles par terre, la terre encore humide de la pluie qui était tombée... Elle sentait le bois après la pluie..., les roses toujours là... la même vieille dame toujours en train de lire sur un banc... un groupe d'enfants profitant de leurs derniers jours de liberté, ce vent... c'était beau...
J'ai couru une demie heure.... deux tours de stade, puis retour dans le parc. Deux tours du parc. C'est un petit parc... Puis le parcours de santé... Les étirements comme d'habitude... et puis... il faisait soleil... doux... le ciel était bleu... des barres parallèles au loin... de vieux souvenirs de gymnastique... Qui sont loin... mais c'était agréable... et les barres asymétriques... un renversement... je sais encore les faire... des tours sur la barre basse... pendant cinq minutes... et... la poutre.... je me suis amusée comme une gamine... pendant dix bonnes minutes... un pur régal... de retomber en enfance comme ça... sans réfléchir. Sans penser à rien d'autre que profiter de l'instant présent... Je suis repartie courir... Un premier tour... je passe devant les roses... des pétales par terre... de toutes les couleurs... j'en ramasse un de chaque... et puis les feuilles mortes, de cette belle couleur dorée... je me suis arrêtée... j'ai ramassé ces petits instants de rêve et de bonheur... juste ... je ne sais pas pourquoi au juste... j'avais besoin de les prendre avec moi... de les sentir dans ma poche... de savoir que demain je les aurais dans mon carnet...
Et puis je suis repartie... deux tours du parc... il faisait bon... je ne sentais plus mes jambes... elles couraient toutes seules... j'étais loin déjà... très loin... Et je suis rentrée. Parce que... parce qu'il me restait du chemin à faire pour rentrer... et que le retour à la réalité est souvent difficile... Les voitures, les gens... le bruit... c'était fini....
Mais ce n'est pas grave, j'ai mes petits morceaux de rêves et de bonheur avec moi... et cette sensation d'être redevenue une enfant l'espace de quelques minutes... et tout ça, ça n'a pas de prix... et ça ne s'oublie pas....
20:46 Publié dans réflexion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Désolée Annie
Un dimanche comme un autre en apparence...
Un dimanche matin où je me suis réveillée à 8h... debout... je n'arrive plus à dormir de toute façon...
Un dimanche matin... dans quelques heures, je vais aller à Bastille. Rollers. Dehors le ciel est couvert. Il fait gris. J'ai besoin de mettre du soleil dans ma tête.
C'est étrange cette sensation d'être fatiguée alors que je viens de me réveiller. Je ne veux pas me lever. Je prends mon livre. Me recouche. J'arrive pas à lire.
Je prends mon lecteur Mp3. Une idée... toute simple... Ordinateur allumé. Lecteur connecté. Les fichiers parcourent le chemin de leur maison, ma musique, au logiciel de transfert du mp3. Lesquels ? Ceux qui vont mettre du soleil dans ma tête... Il y en a trop. C'est pas grave. Nettoyage de ceux que je n'écoute plus de toute façon.... Comme ça, il y a de la place pour accueillir les petits nouveaux...
Et puis il est l'heure. Se préparer. Partir. Tiens un appel en absence d'un numéro inconnu... si c'est important ça rappellera...
Bastille. Chausser les rollers. Prendre mon bouquin. De toute façon, suis en avance, comme toujours. Il est 13h30. On part dans une heure.
Lecteur Mp3 bloqué sur les oreilles. Je peux partir... Lecture... je suis partie. Je ne vois même pas les gens arriver. L'heure qui défile. Ce n'est que lorsque je perçois une animation un peu plus importante que je réagis. Il est 14h25. Poser mon livre. Remettre le lecteur à zéro, une clope, et c'est parti pour 3 heures
A côté de moi, David, perturbé parce que je suis stressée et pas bien en ce moment... qui fait attention à moi... et me protège…
La randonnée... Le soleil est là maintenant... J'aide les débutants, je parle, je souris... c'est étrange...
La pause...
Puis le départ à nouveau... David va rouler devant. Il a besoin de ce défouler je crois... un peu de ma faute, je pense... il a raison... de se défouler...
Arrivée à Bastille. Je voulais rentrer. Aller lire... mon livre. J'ai faim. Crise d'hypoglycémie. La fatigue, le stress... Je voudrais juste rentrer... mais ce n'est pas possible. Fabien débarque à l'improviste. Il se fait chier en ce moment. Ou alors il protège David... Ou les deux ont besoin l'un de l'autre en ce moment... Nous allons boire un verre avec tous les autres au 66.
Absente. Un perrier. Une clope. Les jambes en tailleurs. Sur la banquette. Les autres parlent. Boivent. Rient. Rien. Je lis.
Un appel de Laurence. Elle passera, mais moi je serais déjà partie.
On part. Le métro. Arrivé à Charles de Gaulle, je n'ai pas envie de rentrer en métro. Les rollers. On roule jusqu'à Neuilly. On rentre.
Hier, je n’étais pas bien… comme tout ce week-end d’ailleurs… La tête ailleurs… le stress de cette nouvelle semaine qui démarre et qui promet de ne pas être facile… Réunions commerciales, réunions avec tous les employés pour parler de la boite… Bref… Ce n’est pas une semaine réjouissante… Mes 26 livres à lire en 3 semaines… Impossible physiquement… même… en utilisant tous les instants dont je peux disposer pour lire…Que du bonheur en perpective…
14:00 Publié dans réflexion | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
27.08.2006
Une belle phrase...
« Nous sommes maîtres de la musique et maîtres de nos rêves inachevés »
Petite phrase tirée d’un film, encore une fois…
Willy Wonka et la chocolaterie.
L’imagination… le rêve… c’est nous qui les créons… c’est nous qui sommes les maîtres de notre vie. Libre à nous de la remplir de rêves, de couleurs, de beauté… Nos rêves inachevés… comme quand on se réveille avec ce regret, non, pas encore… je voudrais retourner dans mon rêve… je voudrais retourner dans ce monde où j’ai habité pendant quelques minutes, quelques secondes, quelques heures… pour voir ce qui aurait pu se passer. Pour voir… pour continuer à rêver… un peu…
Libre à nous de continuer ce rêve… et de colorer nos journées de ses couleurs et de les vivre au son et au rythme de sa musique…
Libre à nous de vivre notre vie en musique… plutôt qu’en silence…d’inventer cette musique… de lui donner toutes les tonalités, les mouvements, le rythme qu’on veut…
Elle est belle cette phrase…
22:13 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Rentrer...
Hier une chose que j’ai lue m'a donnée envie d'être chez moi. Avec mon père... mes frères et ... bon ma mère...
Mon père à qui j'envoie des bouquins et des cd par le point com pour combler l'absence... tiens p'pa, j'ai trouvé un bouquin, il devrait te plaire... je te l'envoie ok ? SI tu sais cet auteur que tu as lu l'an dernier et que tu as adoré... tu te rappelles ? Alors...? ok... bon bah je m'en occupe...
Et sur la commande, même si j'ai pas de thune, je rajoute un cd... parce que... parce que lire c'est partir... écouter de la musique c'est partir. Mon père ne lisait pas avant que je bosse en librairie... et il s'y est mis, petit à petit... parce qu'il avait besoin de partir et peut être aussi de se rapprocher un peu de sa fille qui elle était partie....
Alors écouter de la musique c'est partir... donc les deux vont ensemble. A chaque nouveau livre, un nouveau cd, parce que... la musique devient le livre et le livre devient la musique. Les deux vont ensemble. Je ne suis pas grande fan de Muse, mais il y a quelques années lointaines (bon ok, 2 ans environ..) je lisais un polar... et un copain m'avait filé un cd de Muse parce que c'est génial tu verras.... il faut absolument que tu écoutes ça... bref... maintenant, ces musiques de cet album dont je n'ai pas retenu le nom, à chaque fois que je les entends, je vois le livre défiler sous mes yeux... et il était vachement flippant... parfait avec la musique...
Mon frère avec lequel on ne parle pas... mais... a ton vraiment besoin de parler avec certaines personnes ? Je ne crois pas. Pas besoin. On se comprend comme ça... Il ne dit rien. Il regarde juste, un sourire en coin...
Mon autre frère qui est en train de faire les mêmes conneries que moi à son âge et qui, à chaque fois que je viens me dis... argh... pourquoi... comment... que faire.... au secours... à l'aide...
Bref... et puis il retourne faire ses erreurs, parce que, parfois, on a besoin de faire certaines erreurs soi même pour vraiment comprendre et grandir, non ?
Alors voilà où J’ai eu envie d’aller... Merci...
Et j’ai pris le téléphone… Et j’ai appelé…Allo ? Oui, c’est juste pour dire que je viendrais avec vous en décembre… Oui… à Aussois… et puis aussi… j’arrive vendredi soir pour le week end… Eh mrd… voilà… Parfois, comme ça… être près des siens… même quand on est parti, même quand on a tout fait pour s’en éloigner le plus possible… Même quand… parfois, on en a besoin… et ça fait juste du bien de se retrouver…
09:55 Publié dans réflexion | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Tout simplement ... bref...
Extrêmement fort et incroyablement près
Jonathan Safran Foer
L’Olivier – 22 € - 448 pages
Traduit de l’anglais (USA) par Jacqueline Huet et Jean Pierre Carasso
Biographie :
Né en 1977 à Washington, DC., Jonathan Safran Foer fait des études de lettres à Princeton sous la direction de Joyce Carol Oates et Jeffrey Eugenides. En 1999, il part en Ukraine pour y retracer la vie de son grand père. De ce voyage résulte son premier roman, Tout est illuminé, qui devient un événement littéraire international. Couronné de nombreux prix et encensé par la critique, Tout est illuminé est adapté au cinéma par Liev Schreiber avec Elijah Wood dans le rôle principal. Jonathan Safran Foer est l’auteur de textes publiés par The Paris Review ou The New York Times. Il vit à Brooklyn avec sa femme, Nicole Krauss, et leur fils.
Résumé :
Oskar Schell a neuf ans. Il est : inventeur, entomologiste amateur, épistolier, francophile, pacifiste, consultant en informatique, fabricant de bijoux, végétalien, origamiste, percussionniste, astronome amateur, collectionneur de pierres semi-précieuses, de papillons morts de mort naturelle, de cactées miniatures et de souvenirs des Beatles.
Un an après la mort de son père dans les attentats du 11 septembre, Oskar trouve une clé. Persuadé qu’elle résoudra le mystère de la disparition de son père, il part à la recherche de la serrure qui lui correspond. Sa quête le mènera aux quatre coins de New York ; il pénétrera les vies d’inconnus et découvrira l’histoire de sa famille rescapée de Dresde…
Bibliographie :
Tout est illuminé – L’Olivier - 2003
Extrait :
« Même au bout d’un an, je trouvais encore extrêmement difficile de faire certaines choses, comme prendre une douche, je ne sais pas pourquoi, ou l’ascenseur, évidemment. Il y avait un tas de trucs qui me faisaient paniquer, comme les ponts suspendus, les germes, les avions, les feux d’artifice, les Arabes dans le métro (alors que je ne suis pas raciste), les échafaudages, les sacs sans propriétaire, les chaussures, la fumée. Une grande partie du temps j’avais l’impression d’être au milieu d’un immense océan noir. C’était pire la nuit. Je me suis mis à inventer des choses, et puis je n’ai plus pu m’arrêter, comme les castors. Les gens croient qu’ils coupent des arbres pour construire des barrages, mais en réalité c’est parce que leurs dents n’arrêtent jamais de pousser, et s’ils ne les limaient pas constamment en rongeant tous ces arbres, leurs dents finiraient par leur pousser dans le museau, ce qui les tuerait. Mon cerveau, c’était pareil.
Une nuit, après ce qui m’a semblé un googolplex d’inventions, je suis allé dans le dressing de papa. On y faisait de la lutte gréco-romaine, lui et moi, on racontait des blagues tordantes, et une fois on a fait une expérience pour prouver la rotation de la terre. Je n’y étais pas retourné depuis qu’il était mort.
Alors que le cercueil de papa était vide, son dressing était plein. J’ai touché tous ses T-shirts blancs. J’ai touché la belle montre qu’il ne portait jamais et les lacets de rechange pour ses baskets. J’ai mis les mains dans les poches de tous ses vestons. Je me suis regardé dans son chausse-pied métallique.
Il y avait un joli vase bleu sur l’étagère du haut. Qu’est ce qu’un joli vase bleu faisait tout là-haut ? Je ne pouvais pas l’atteindre, alors j’ai approché une chaise et puis je suis allé chercher le Théâtre complet de Shakespeare que grand-mère m’a offert quand elle a appris que j’allais jouer Yorick, je l’ai rapporté par paquets de quatre tragédies jusqu’à ce que la pile soit assez haute. J’ai grimpé là-dessus et j’ai à peine posé les doigts sur le vase que les tragédies ont commencé à vaciller, et tout s’est retrouvé par terre, y compris moi, y compris le vase cassé en mille morceaux. Là, j’ai remarqué quelque chose de bizarre. Au milieu de tous ces morceaux de verre, il y avait une petite enveloppe. Hein quoi qu’est ce ? Je l’ai ouverte et dedans il y avait une clé. Quoi qu’est ce de quoi qu’est ce ? C’était une clé bizarre, évidemment la clé de quelque chose d’extrêmement important, parce qu’elle était plus épaisse et plus courte qu’une clé normale. Je n’avais aucune explication : une grosse clé courte, dans une petite enveloppe, dans un vase bleu, sur l’étagère du haut de son dressing. »
Ce livre, je n'ai pas pu le lâcher. Le matin en prenant le métro, en marchant dans la correspondance pour le rer... puis dans le rer... seconde correspondance... rer... en marchant pour aller prendre le bus... dans le bus.... Impossible. Absente au reste du monde pendant que je lisais. L'histoire de ce môme. De ce surdoué complètement traumatisé par la disparition soudaine de son père. Son humour, son ironie, ses émotions... et puis l'histoire de ses grands parents, et... les rencontres qu'il fait... et.... bref... une des meilleures lectures que j'ai pu faire pour le moment.... Et le livre en lui même... mi oeuvre d'art, mi roman, objet non identifié, émaillé de photos, de dessins, de lettres, ...
La poésie de ce gamin aussi... avec de purs moments de rêves et de beauté... Il vit dans son monde à lui... un monde où il invente des tas de choses, comme une chemise en graines pour oiseaux pour que les hommes puissent voler, un monde où il explique le monde avec ses idées à lui, comme ces castors qui rongent les arbres pour se limer les dents...
Et puis tous ces extrêment et incroyablement qui rythment le livre...
Et... mrd... je l'ai terminé... Je ne voulais pas... Je voulais rester encore un peu là bas... Mais il a fallu redescendre...
Dommage..
Un joli conte, une belle histoire, un beau roman,... un beau moyen de partir... ailleurs....
09:44 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.08.2006
un instant
Près de l’endroit où j’habite, il y a un petit parc… sur une presqu’île. Ce soir, je suis allée courir. J’avais envie de courir. Alors j’ai mis mes baskets. Et … je suis partie… avec ma musique sur les oreilles. Bright Eyes. Une fois arrivée sur l’île, c’était magique. La couleur des arbres, les feuilles qui commencent à jaunir… l’eau de la Seine… les canards… le jour qui commençait à tomber…
Il n’y avait presque personne dans ce parc. J’ai longé la Seine. Puis je suis retournée dans le parc. Presque personne. Une femme qui lisait un journal. Quelques passants, quelques enfants… il était 19h30.
Dans ce parc, il y a un endroit magique. Une tonnelle remplie de roses. De toutes sortes. De toutes les couleurs. Un vieux couple se promenait main dans la main. Et arrivant en face, un couple de jeunes, main dans la main. Chacun regardant les roses, profitant du moment, de cet instant de tranquillité. Sans un bruit. Sauf les oiseaux. Les voitures n’existent plus. Le bruit de la ville a disparu. Juste un endroit à part. Quelque part près de Paris… J’ai couru… regardant les gens, les arbres, les roses, les oiseaux…imaginant ce qui ils étaient, leur inventant une vie, une grande histoire d’amour pour le couple âgé, une romance qui naissait pour les plus jeunes, la vieille dame qui lisait son journal seule sur un banc… j’ai juste laissé mon esprit courir vers leurs histoires, toutes celles qui pouvaient être la leur…
Une petite pause, pour s’étirer. Une petite pause pour respirer.
Tout était oublié. Juste courir. Juste profiter de ce moment. Les gouttes de transpiration qui coulaient. Les jambes qui couraient toutes seules. Mon esprit complètement ailleurs… une envie de hurler, de sauter sur place, de pleurer tellement j’étais bien. Un pur moment de bonheur.
C’est ça que j’aime quand je vais courir… ces petits instants où tout le reste disparaît… où tout s’oublie.
J’étais juste bien. Tellement bien que je n’avais pas envie de rentrer. Juste continuer à courir. Profiter de ce moment où le jour tombe. Où le soleil commence à décliner. Où la nature se prépare à la nuit.
Courir pour tout oublier. Courir pour se vider la tête, l’esprit et le corps. Juste se sentir bien…
Et puis il a fallu rentrer. Parce que le parc fermait… il a fallu retrouver la ville, les voitures, le bruit, les gens… et l’instant de grâce s’était rompu.
21:38 Publié dans réflexion | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
25.08.2006
Une belle phrase...
Et parfois tellement vrai...
14:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.08.2006
on est dimanche...
Dimanche… il est 20h… dimanche… demain c’est lundi. Oui, je sais, ça semble stupide de dire ça… dimanche puis lundi… puis après je vais vous dire qu’on va être mardi… bref… demain… la semaine s’annonce … on va dire assez mouvementée…
Je vois d’ici comment ça va se passer… demain matin 6h… réveil… et mrd… j’aurais du penser à faire la grasse mat’ ce week end, plutôt que de me lever aux aurores et de ne pas profiter de pouvoir… dormir… pourquoi ? Pourquoi en semaine alors que je ne peux pas dormir, je pourrais faire la grasse mat’ jusqu’à pas d’heure… et pourquoi le week end, alors que je peux, impossible… à huit heure… réveillée… c’est pas juste…
Bref, demain, nous sommes lundi, alors à 6h, je vais me lever. Abdos, douche, s’habiller, petit déj’… enfin chocolat froid, pas café, pas bon café, pas le droit café… alors chocolat… (ça c’est le langage, mode on est lundi matin… pourquoi ?!) et direction Aubervilliers… l’entrepôt de mon taf… pour bosser la matinée… métro 1, rer A, rer B, la plaine stade de France bienvenue, argh… glauque… puis la navette de bus… faut que je sois là bas à 8h45… dans l’idéal, l’absolu, la perfection, la théorie… donc, arrivée vers 9h… ensuite, je vais bosser avec … en fait je ne sais pas ce que je vais faire là bas… donc, surprise… hum, j’aime ça… un lundi… penser à brancher mon neurone dans le rer… ça pourrait être une bonne idée… toute la matinée… pauses clope obligatoires… mais c’est pas gagné.. parce que c’est réglementé là bas… le midi, enfin, vers midi, 13h… dans ces heures là, navette à nouveau… La plaine stade de France, au revoir… direction Saint Michel. Arrivée prévue vers… une certaine heure. La température extérieure est d’environ 19°. Nous espérons que vous avez fait bon voyage… la Ratp vous remercie et espère vous revoir bientôt… (dans un autre monde, c’est peur être possible, non ?). Donc Saint Michel… là, bosser sur mes dossiers avec Thierry et Caroline. La rentrée Littéraire… il me reste quelques fiches à faire… donc quelques heures de boulot. Mais avant tout, passage obligé au Starbuck… bonjour, je … ah… oui… vous c’est un cappuccino sec au lait écrémé… oui, s’il vous plait… avec une clope… et c’est parti pour le reste de la journée.. qui va durer… durer, durer… je le sens… comme une prémonition. Attention, bientôt, je vais me mettre à écrire des horoscopes…
Et voilà ma semaine… parce que… tous les jours comme ça… matin, Aubervilliers… après midi, Saint Michel… soir… fin de journée… on verra… j’aime bien partir tard le soir… parce que… cette petite partie entre 17h30 et 18h30, comme une heure bénie… heure de grâce… tout semble simple, facile, et naturel… les idées viennent toutes seules… les horaires, on verra plus tard…
Et puis la semaine prochaine… quelques retours de collègues… retour de vacances… ça sent les soirée fin de journée dans un bar à parler des vacances… pas avec tous… c’est évident… mrd… on est plus de 100 dans la boîte… mais avec certains… plus agréable qu’au travail, pendant les heures de repas.. ou les pauses clopes… non ?
Alors les récits de vacances… les photos… j’aime bien… les photos surtout… parce qu’une photo prise par une personne qu’on connaît, ce n’est pas la même chose qu’une photo dans un livre… la personne peut nous dire pourquoi cette photo… c’est un peu une partie d’elle cette photo, une chose qui l’a marquée, qui l’a touchée… cette photo a une histoire…
Cette semaine risque d’être longue… deux collègues qui rentrent de congés… et ceus là, ils ont intérêt à me raconter leurs vacances… vais peut être prendre un abonnement au Saint André ou à la Rhumerie… moi… euh, vous faites les cartes de fidélités ? non… ah mince… bon bah tant pis… et puis un collègue qui ne va pas fort… et lui, c’est mon papa par procuration du taf’… maître d’apprentissage quand je suis arrivée comme apprentie libraire… puis collègue ami… puis plus ami que collègue… il m’a vu passer par des phases pas très drôles et toujours, sans avoir l’air de rien, il m’a aidé… à sa façon… tout en discrétion… sans rien dire, sans faire aucune remarque, rien… bref… lui, je l’adore… mon papa par procuration… mais chut, faut pas lui dire… parce que… il aime pas qu’on parle de son âge…
Bref… ça s’annonce long, fatiguant et épuisant… mais en même temps… qui me connaît sait que… j’adore ça… alors… vivement demain…
20:30 Publié dans réflexion | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
19.08.2006
W. Wetherell... Là, j'ai été ... bref... voir l'extrait...
Un siècle de novembre
W.D Wetherell
Les allusifs – 15 € - 202 pages
Traduit de l’anglais (USA) par Lori Saint Martin et Paul Gagné
Biographie :
Né en 1948, Walter D Wetherell a déjà écrit plusieurs romans, ainsi que des recueils de nouvelles. Il a récemment obtenu la bourse d’écriture Strauss de l’American Academy of Arts and Letters. Ses récits de voyage paraissent dans le New York Times. A Century of November a été publié aux Etats-Unis en 2004. Il a été unanimement salué par la critique et a remporté le prix littéraire le plus prestigieux du Michigan. W.D Wetherell vit aujourd’hui dans le New Hampshire.
Résumé :
Nous sommes à l’automne de 1918. Installé sur son lopin de terre dans l’île de Vancouver, le magistrat Charles Marden juge posément les hommes et cultive tranquillement ses pommes parmi les Indiens et les pionniers. On pourrait le croire inatteignable, isolé sur son île du bout du monde, mais les grands maux de l’humanité le frappent de plein fouet. D’abord, sa femme Laura est emportée par la grippe espagnole et puis son fils, le caporal William C Marden, « disparaît » le 10 octobre dans la mêlée des Flandres. Désormais seul au monde, Charles Marden entreprend un périple fou avec la dernière lettre de son fils en poche, écrite dans le Wilshire. L’homme traverse le Canada en train, l’Atlantique en bateau, puis il se retrouve en Angleterre, sur les traces de William dit Billy, simple dossier dans le dédale bureaucratique de l’armée. Dans sa quête, Charles apprend qu’une femme, jetée comme lui aux trousses de Billy, le devance de peu sur les routes. L’armistice permet à Marden de s’aventurer sur le continent. A Amiens, du haut de la cathédrale, il embrasse du regard les champs de bataille de la Somme et le front de l’ouest, ensuite il atteint Ypres, ville de triste mémoire « où les communications entre le monde des vivants et celui des morts étaient possibles ». Le roman évoque avec une force contenue les paysages dévastés de la Flandre, les villes pulvérisées et les terres éventrées où le phosgène gargouille au fond des tranchées. Dans le sillage des jeunes soldats disparus, entre les cratères d’obus et les barbelés, tout un peuple de pèlerins converge vers les premiers cimetières érigés sur les charniers de la Grande Guerre. Même si la paix rêvée n’est « pas loin des anges et des fées », chacun espère retrouver son fils vivant, sauf Charles Marden qui, lui, veut « enterrer l’espoir là où il ne risque plus de nous déranger ». Et pourtant, au cœur même de l’apocalypse, des avatars surgissent et les yeux des vivants se mouillent « d’un liquide plus profond, plus essentiel que les larmes ».
Extrait :
« Ce soir là, il eu du mal à écrire dans son journal. Il commençait une phrase, s’interrompait, contemplait par la fenêtre le clocher de la cathédrale, nimbé par le brouillard, puis, passant à la fenêtre opposée, regardait fixement les restaurants d’où montaient des effluves de friture, et le bureau de tabac, faisait le décompte des âmes solitaires, s’assoyait, hésitait, déposait son crayon. Les faits, même les faits objectifs, d’accord, mais comment exprimer en mots les émotions qui, cet après midi là, dans le chemin Sommers, l’avaient habité ? Tous les habitants de la planète priaient pour la paix, appelaient la paix de tous leurs vœux, n’avaient que ce mot là à la bouche. Lui, il l’avait trouvé, cette paix, une paix essentielle, au milieu d’un chemin de campagne, cachée là jusqu’à la fin des hostilités… il l’avait trouvée, mais pas pour lui-même. Il avait découvert non pas une atmosphère dans laquelle il aurait pris un bain de tranquillité, mais, au contraire, une sorte de boîte, un carton. Il aurait eu beau la fixer pendant des heures, jamais il n’aurait compris comment la déballer.
A propos de la beauté des lieux, Mmme Reed n’avait pas exagéré. Le chemin revenait sur lui-même, comme s’il entendait boucler la boucle, puis il entreprenait l’ascension de la colline, parcours sinueux qui, jusqu’au somment, épousait le relief. On aurait dit qu’il montait en secret. L’ascension était si progressive que Marden n’avait pas eu l’impression de faire un effort. A la fin, il fut même surpris d’être grimpé si haut.
Au pied de la colline, novembre régnait en maître : des feuilles détrempée, couleur marron, jonchaient le sol. Derrière l’ombre de l’église, le chemin devint sensiblement plus clair, à tel point que Marden n’eut aucune difficulté à se faire une image de son aspect en été. Les chênes conservaient la majeure partie de leurs feuilles ; les poiriers, du côté des champs, avaient les leurs, vertes par-dessus le marché, et les fougères qui longeaient les escarpements demeuraient hautes et souples.
Il y avait un mot pour décrire l’enchevêtrement des arbres au dessus de sa tête, même s’il eut toutes les peines du monde à s’en souvenir. Tonnelle. Les arbres formaient une tonnelle sous laquelle, en été, les rayons du soleil se mouchetaient, se décomposaient en colonnes fraîches. Le tronc des arbres les anciens était parcouru de veines ou de sillons, comme si, des siècles auparavant, des amoureux y avaient gravé leurs initiales. Se penchant pour mieux les examiner, Marden fit courir sa main sur le plus proéminentes, savourant la sensation produite par les sillons sur la paume, l’empressement bourru avec lequel ils communiquaient leur message, même s’il était lui-même beaucoup trop obtus pour le déchiffrer.
Il se demanda de quel côté du chemin avaient marché Billy et Elaine. La terre était lisse. Au centre, il n’y avait que les ornières creusées par les roues d’une charrette. Il lui sembla donc naturel d’aller et venir, de longer tantôt les bois, tantôt les hautes herbes. Dans les champs, les bruyères, repoussées de part et d’autre, formaient une sorte de sentier grossier. Le foin long, aussi malléable, faisait des cercles aplatis. A l’approche de l’hiver, il ne se relèverait plus. Marden se dit que le sol serait encore tiède au toucher.
Avaient ils marché de ce côté ou pris le raccourci qui croisait le chemin un pue plus loin ? Le pré surplombait le village, de sorte que seuls les pignons et les avant toits ressortaient au dessus du vaste halo de fumée de charbon qui, à) la faveur de l’après midi, s’était figé. Quiconque s’était promené là au beau milieu de l’été aurait été tenté de s’asseoir pour profiter du soleil, de la douceur des herbes, qui formaient leurs propres tonnelles, du sol moelleux, du silence.
Le silence. Un peu plis loin, Marden tomba sur une pierre plate qui, posée sur deux roches plus petites, formait un banc. La femme de la ferme aujourd’hui disparue s’y arrêtait sans doute pour se reposer un peu en revenant du marché. Marden s’y assit, face au pré, s’efforça d’imaginer ce que les deux jeunes avaient ressenti. Soudain, il ferma les yeux, comme sous le coup d’une douleur aiguë. Il fixait son attention sur le calme. C’était un calme pour lui inconnu – plus riche, plus absolu, sentait ‘il d’instinct, qu’en tout autre lieu. Prenez toute la beauté, toute la douceur et toute la nostalgie du monde, réunissez les dans un endroit minuscule, le plus petit qui fût, et voilà ce que vous obtiendrez. Un jardin, un jardin paradisiaque comme celui-ci.
Il se sentait étourdi, moins par le silence que par ce que le silence laissait filtrer. Un moment, il eut l’impression d’être la proie d’une attaque, malgré tout, même s’il n’éprouvait aucun symptôme, rien qui cognât, grinçât ou lui fît mal. Quelque chose d’autre s’insinuait en lui, une intuition, une mise en garde formulée par les battements de son cœur. Arrête toi là.
Il n’aurait su dire combien de temps il était resté sur le banc. Une minute ? Dix ? Le calme, non content de sortir le chemin du monde, le soustrayait au temps, d’une manière que Marden n’avait jamais connue. Pas étonnant que se tête tournât. A la fin, la sensation passa, comme le font tous les sortilèges. Il se leva, fragile comme s’il venait d’avoir un accident. D’un pas lent de la colline, il se pencha et ramassa un caillou veiné de bleu, de la taille d’une bille de verre – il se plia en deux, le soupesa dans sa main, la douleur cette fois réelle et cuisante, et le lança de toutes ses forces.
Le lendemain matin, il se leva de bonne heure pour prendre le premier train à destination de Londres… »
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18.08.2006
pour changer un peu de musique...j'ai compris comment fallait faire... alors...

See you later Alligator... Louise Attaque... et pourtant, je suis pas fan de la chanson française ou de Louise Attaque, mais celle ci, elle me file juste la pêche... me met de bonne humeur... parfois, il ne faut pas chercher à comprendre...
"Dis mademoiselle, dis moi
comment tu t'appelles?
moi, mon petit nom c'est Louis
Au plafond de ma chambre
j'ai peint des étoiles
Le ciel, la pièce
ça l'agrandit...
Dans un coin de ma chambre
j'ai mis la Tour Eiffel
Pourquoi, si tu veux.
je te dis...
Chaque fois qu'il quitte mon île
j'entends à plus tard crocodile
Each time she crosses the river
J'entends, See you later alligator
See you later alligator
See you later alligator
See you later alligator...
Dis mademoiselle, dis moi
comment tu t'appelles?
moi, mon petit nom c'est Louis
Au plafond de ma chambre
j'ai peint un sous-marin
la mer, le ciel
ça l'aggrandit
Chaque fois qu'il quitte mon île
j'entends à plus tard crocodile
Each time she crosses the river
J'entends, See you later alligator
See you later alligator
See you later alligator
See you later alligator... "
17:19 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


