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31.12.2006

euh

Retour d’un petit séjour à la montagne.

Vous savez, l’image idéale d’un noël blanc, à la montagne, avec le ski, le chocolat chaud en descendant des pistes, les skis encore pleins de neige, le retour dans l’appartement chaud, avec la lumière du soir, où se cache sous une couverture bien chaude, en attendant de passer au repas, savoyard, de préférence…bref, le rêve…

Maintenant, petit retour à la réalité…

Nous sommes partis samedi dernier. Nous, ça veut dire, mes parents, mes frères, la copine d’un de mes frères, David et moi…et… argh… j’allais oublier Pluto, le chien. Fatal oubli !!! Je devrais être trois fois maudite sur quinze générations pour ça… Parce qu’un labrador dans un appartement de montagne pour 6 personnes… quand on est déjà 7… je vous assure, ça compte pour une personne entière… si si, je vous assure… je viens de faire l’expérience pendant une semaine…

Ceci dit, 7 dans un appartement de 6, ça peut être vivable. Tout dépend des 7 occupants.

En l’occurrence, ne n’était pas vivable.

Pourquoi ?

Pour beaucoup de raisons, avec dans l’ordre du pire au moins pire… imaginez :

1)       Ma mère.

2)       L’exiguïté, et le manque d’intimité.

3)       La copine de mon frère et mon frère par extension, en fait les deux en même temps…

4)       Le chien…

Alors je reprends tous les points un à un…

 

Le premier…ma mère.

Déjà que j’ai du mal à passer 3 heures d’affilées avec elle sans avoir de frissons nerveux. Une semaine. Mais bon, c’était pour faire plaisir à mon père et à mon frère (celui qui est célibataire…)

Ma mère : incapable de se taire. Je pense que le monde entier est au courant des moindres détails de sa vie. Même les plus intimes. Aucun intérêt autrement, nous sommes bien d’accord.

Toujours obligée de parler, même pour ne rien dire. Et bien évidement, si on ne répond pas, c’est qu’on le fait exprès. Parce qu’on a décidé de la blesser, d’être méchant, de… je vous laisse continuer la liste. Je crois que le concept de se taire quand on a rien à dire, elle ne connaît pas. Le matin, dès 8h, c’était parti. Même en n’étant pas réveillée. Ce n’est pas grave. En premier, pour raconter ses rêves. Mais qu’est ce qu’on en a à faire à 8h du mat’, quand nous ne sommes pas complètement réveillés et que nous nageons encore dans les eaux profondes de nos propres rêves…

De 8 heures du matin à … il fallait faire croire qu’on voulait dormir pour la faire taire…résultat, à 21h30 / 22h, on était déjà couché

Enfin, si ce n’avait été que ça… Mais non ! Tant qu’à faire, autant y aller à fond, tout schuss dans la descente (eh, on était à la montagne, bon d’accord, il n’y avait pas de neige, mais quand même)…

Alors peut être que je suis prude, mijaurée, mais le réveil avec les bigoudis sur la tête, les soirées et les matinées avec le pyjama, le manque de réserve et de pudeur, le manque de respect de la propriété et de l’intimité aussi… je sais que c’est ma mère, mais argh… je vous assure, parfois, je ne comprends pas… entre répondre au portable de David, c’est vrai quoi, on sait jamais… s’asseoir sur ses genoux, tant qu’à faire, allons y… fouiller dans nos affaires à la rechercher de quoi, je ne sais pas, mais un truc de sûr, elle n’a pas trouvé, parce qu’elle a tenté tous les jours, passer derrière mon dos pour voir ce que j’écrivais, lire derrière mon dos, d’ailleurs, nous attendre le soir quand on avait le malheur de sortir un peu trop tard (21h30…le couvre feu, à 30 ans, c’est dur…), et… essayer de tout faire pour me ressembler. Pourtant je ne suis pas un exemple, mais de là à utiliser mes expressions et tics de langage, à me piquer mes affaires. Peut être devrais je trouver ça touchant et… mais non.

A la fin de la semaine, quand elle passait derrière mon dos, je sentais des frissons m’irriter la nuque, rien que de savoir qu’elle était à côté…

Et pourtant, c’est ma mère…

Fille ingrate ? Peut être. Mais il y a des choses qu’on ne peut pas rattraper et la pseudo complicité mère / fille, ça n’a jamais été ça… (Je ne suis pas partie, contrainte et forcée de mon plein gré à 18 ans pour rien…)

Bon, je vais peut être arrêter sur le point 1, parce que je pourrais y rester encore des pages et des pages… et je finirai par être cassante (là, je suis encore gentille et dans la retenue)

 

Alors je vais passer au point 2…

Imaginez : 7 adultes et un chien dans 35 mètres carrés pendant une semaine. 3 pièces. Deux chambres et la pièce principale. Une chambre pour mon frère et sa copine. L’autre, avec les lits superposés pour mes parents et la pièce principale, pièce à vivre, et accessoirement noter chambre à mon frère (l’autre, le célibataire, il faut suivre, je sais…), David et moi… résultat, quand j’étais sur les nerfs, pas moyen de passer dans une autre pièce. Pas moyen d’aller fumer parce que je ne fume pas devant mon père (comment ça à mon âge, toujours pas le courage de fumer devant son père ?! Eh oui… fille d’ancien fumeur… par respect, je sais en faire preuve des fois… et puis, mer de chine, mon image de petite fille modèle ?!)

Dans cette pièce, le canapé, avec mon lit caché dans le tiroir en dessous, le lit de mon frère, un matelas qu’on avait rajouté par terre, la table pour manger, la cuisine, hum, la nuit avec les odeurs de nourriture… surtout le soir où on a fait une raclette, et celui des spaghettis bolognaise aussi, sans parler de celui où c’était… ok, tous les soirs. Comment ça, je suis délicate et sensible ? Non. Pas de tout. Même pas vrai, d’abord.

Alors, j’avais amené du travail, de la lecture et résultat, pour me passer les nerfs, j’ai bossé et joué au Spider sur l’ordinateur. Mes livres, je ne pouvais pas. Impossible de trouver un endroit pour s’installer pour lire tranquillement. Pas de place sur le canapé (voir point 1…), pas de place par terre, le chien… Pas de chambre à squatter… Si jamais j’avais eu le malheur de poser un orteil dans la chambre de mon frère et sa copine, argh… mais ç’aurait été un drame national… et dans l’autre, mon père qui avait déjà réservé la place pour lire tranquille, loin de tout le monde… pas bête et beaucoup plus rapide que moi sur ce coup là.

Sans parler des affaires, quand on rentrait du ski… Les blousons, les pantalons de ski, les bonnets, les écharpes, les gants, les sacs, … bref… le spider, ce n’est pas bon pour les nerfs. Quand on est aussi peu doué que moi, mieux vaut éviter, parce qu’en plus on s’énerve à ne pas y arriver. Il ne me restait plus que le mode asocial que je réserve habituellement au travail, à savoir le lecteur Mp3 sur les oreilles à fond, pour ne surtout rien entendre, et m’isoler dans mon monde. Merci aux gens qui m’ont offert de la musique… J’ai passé la semaine avec les Red Hot, Les DropKick Murphys (le punk irlandais, pour les nerfs, parfait…) et les Doors…

Mais de même, je vais arrêter d’épiloguer là-dessus…

 

Et passer au point 3…

La copine de mon frère et mon frère et les deux en même temps.

Avec mon autre frère, on l’a surnommée miss monde… parce qu’elle vraiment reine de beauté d’un truc par chez mes parents.

Toute jeune. A peine 20 ans. Elle n’est pas méchante. Mais… épuisante. Franchement.

Je pensais pouvoir voir un peu mon petit frère pendant une semaine. Résultat : impossible. Et pourtant, vous avez lu le point 2.

Pas le droit de boire. Pas le droit de fumer. Pas le droit de sortir avec nous, (nous on est les méchants dévergondés qui sortent dans des bars et qui fument…, pas bien, pas bien du tout. En plus, on est pas très sérieux. Et puis, on rigole de trucs même pas drôles. Et puis…), ne pas toucher à ses affaires. Bizarrement ma mère respectait son intimité à elle, mais vous comprenez, c’est Sophie, elle est jeune et … Et surtout, ne pas la brusquer, pour garder cette image de famille bien sous tous les rapports qu’elle rapportera forcément à ses parents, et ce sont des gens bien. Et nous aussi mercredi (la preuve, je ne jure pas… ah !!!), mais bon… Surtout ne rien dire. Mon petit frère en est raide dingue et même si elle le prive de tout, ce n’est pas grave.

Je crois que le pire étant tout de même les crises qu’elle a pu piquer parce que les choses n’allaient pas comme elle voulait. On ne mangeait pas à l’heure. Il n’avait pas préparé de tartines au Nutella pour elle. Il a oublié de lui servir un verre d’eau. Il n’avait pas pensé à l’embrasser. Il n’était pas assis à côté d’elle. Ok, je suis une vieille conne presque trentenaire, mais ce comportement je ne peux pas… Dites moi que je n’étais pas comme ça à 20 ans… Dites moi que je n’étais pas comme ça à 20 ans… Argh… S’il vous plait…

Impossible d’avoir l’un sans l’autre. A peine rentrés, ils s’enfermaient dans Leur Chambre. Pour n’en ressortir qu’à 19h et nous regarder prendre l’apéritif d’un œil assassin… Ah… Suppôts de Satan, qui buvez pour vous vautrer dans les délices de l’oubli de soi et de l’alcool… Mrd !!! (là pour le coup, je jure). On était 7 presque 8 dans 35 mètres carrés… Fallait bien ça… Le whisky coupé au pamplemousse n’a jamais été aussi bon… D’ailleurs, plein de vitamines C… Parfait…

Ceci dit, nous avons eu le point d’orgue au retour.

Eh oui ! Pas levés avant 9h pendant la semaine, juste au moment stratégique, celui où le petit déjeuner est prêt sur la table : café passé, oranges pressées, beurre sorti depuis assez longtemps pour être juste comme il faut, Nutella, brioche… Pas une fois avant 9h. Et pour partir, on a eu le droit à :

-          euh à quelle heure vous comptez partir demain ? (ça c’est mon p’tit fère… se balançant d’un pied à l’autre, pas très à l’aise…)

-          sais pas. (ça c’est mon autre frère, le célibataire… Vous suivez toujours ?)

-         

-          pourquoi ?

-          parce que Sophie (c’est pas son vrai nom, mais je trouve que ça lui va comme un gant… un peu comme l’archiduchesse Sophie, vous savez dans ce film qu’on nous passe presque tous les ans pendant la période des fêtes… presque parce que cette année, nada…), doit être rentrée à Bonnelles pour 17h… parce qu’après on doit aller chez ses parents pour noël…

-          eh ? (j’adore le ton laconique de mon frère parfois…)

-          bah faudrait pas partir trop tard.

-          Ouais. Bah on partira quand on sera prêts. Et quand on aura chargé la voiture des parents.

-          Ok. (très mal à l’aise parce que… mais c’est pas la réponse qu’il fallait… Game over, essaie encore une fois. Même joueur joue encore…)

Sauf qu’en l’occurrence, la seconde partie c’est Sophie qui est venue la jouer.

-          on part tôt demain ?

-          on verra.

-          Mais vu qu’on a mis 7 heures pour venir et que demain il risque d’y avoir des bouchons, faudrait pas partir après 8 heures demain matin. Comme ça, on a une heure de plus au cas où il y ait du monde sur la route… (future comptable… ça se voit, non ?... Argh… je suis entourée de comptable… au secours… c’est l’invasion...)

-          Ouais. (ce coup ci, c’était de la résignation… de toute façon, ça ne sert à rien de lutter, après coup, ma mère serait venue nous dire qu’il ne fallait pas qu’on parte trop tard pour que Miss Monde soit à l’heure, et qu’il fallait la comprendre, et que… Mieux valait abdiquer, non ?)

Et nous sommes partis à 8h pile. D’ailleurs, David et mon frère l’ont gentiment fait remarquer quand nous avons démarré.

-          Eh voilà. Il est 8 heures pile…

-          Non, c’est affiché 8h05 sur la pendule.

-          Elle avance. De 5 minutes.

-          C’est vrai. J’avais oublié.

Mais…

Ce n’était pas fini. Nous avons eu le droit à 15 minutes de pause pendant le trajet de retour. Pour aller aux toilettes, fumer deux clopes, s’acheter des sandwichs que nous avons mangés dans la voiture, en roulant… Eh, elle tourne l’heure… pas le temps de s’arrêter. D’ailleurs, ma pause clope ayant duré un peu trop longtemps, mon petit frère a eu à gérer la crise de nerfs en voiture. Parce qu’entre temps… ce n’était plus 17h, l’heure butoir, l’horaire fatidique… Mais 16h… Eh… ça ne roulait pas si mal, donc…

 

Je crois qu’il va falloir que je passe au point 4. Là, je commence à devenir un peu trop cassante…

Le chien, ce brave Pluto, Le seul truc, c’est qu’il prend de la place. Mais c’est tout… en plus, il m’a aidé à finir ma raclette, et mes petits déjeuners, et… oup’s la véto va me tuer…

 

Maintenant que vous avez eu le pire…

Parce qu’il y a eu des bons moments, quand même…

La neige, même s’il n’y en avait pas beaucoup, c’était juste assez. Descendre les pistes, sentir le vent, le froid, la vitesse, aller le plus vite possible, sans penser à rien…les larmes de froid, à la première descente…

Le soleil… ce ciel bleu, limpide. Pas un nuage en une semaine.

Les sandwichs en bas des pistes, en plein soleil… et le thé en rentrant le soir… au pied des pistes… dans la neige… le bonheur…

La marche. Eh oui. A petit skieur non expérimenté, pause obligatoire… donc nous sommes allés marcher. Une de ces balades que nous avions faite cet été. Etant donné le faible enneigement, les sentiers étaient praticables. Le Lac du Lou. En plein décembre. Complètement gelé. Il n’y avait personne d’autre que nous trois. Pouvoir aller glisser sur le lac. L’immensité. Le calme. Le silence. Les sommets enneigés. Le ciel bleu.

La montagne.

Juste la montagne. Le reste je m’en fous en réalité. Tout ce que j’aime, c’est être là bas. Là haut. Si seulement j’avais pu y rester. Ne pas en revenir… Et… là, je suis à Paris… je suis à Paris… je suis à … Argh… je veux repartir, je veux repartir, je veux repartir…

Les moments où on arrivait à partir de l’appartement le soir, pour aller chercher deux ou trois conneries à la Croisette… pour aller boire un verre… avec David et mon frère… le célibataire, pour ceux qui ont du mal à suivre… d’ailleurs, par moments, c’était comme si j’étais avec David et son frère, et que j’étais la pièce rapportée, la rustine, le truc en plus… no comment.

 

22.12.2006

Le Père Noël... Sous influences...

Sous influences…

Lesquelles, je ne le dirai pas.

Nous avons découvert les origines du Père Noël.

Nous avons enfin retrouvé la trace de ce personnage, de ces origines, de sa famille… tout au long de cet article, vous trouverez des détails inédits sur sa vie, sur son passé, sur les raisons de son succès…. Après des mois et des mois de recherches acharnées, nos enquêteurs sont enfin parvenus à leurs fins…

Eh oui !

Ce personnage ancestral qui ne se manifeste qu’une fois par an, qui habite nos esprits de terriens consuméristes et matérialistes de début novembre (à partir du 2 novembre, pour être plus précise, juste après Halloween et la Toussaints ) à grand renfort de matraquage publicitaire, jusqu’à fin décembre (le temps de voir tout le monde et de a – distribuer les cadeaux qui sont, par pure inadvertance, arrivés chez nous au lieu d’atterrir à destination et de b – raconter à toutes nos connaissances comment nous avons passé les fêtes de noël et ce que nous avons reçu…) ;

Ce personnage capable de distribuer des cadeaux par milliers (merci Tino Rossi, toute mon enfance, argh…) en 59 secondes chrono ;

Ce personnage capable de réunir des familles entières l’espace d’une soirée dans un esprit festif ;

Ce personnage capable de faire rêver des millions d’enfants pendant quelques mois (et de leur faire obtenir de meilleures notes à l’école… genre si tu augmentes ta moyenne de x points, tu verras, le Père Noël le saura et tu sera récompensé…) ;

Ce personnage capable de déprimer toue une partie de la population terrestre rien que par la pensée des fêtes à venir… ;

Ce personnage capable d’illuminer les grandes villes (et les plus petites, et les villages, et… bon, plus petit, ils n’ont pas le budget….) ;

Bref, ce personnage hors du commun… nous savons enfin d’où il vient ! Nous savons enfin quelle est son histoire ! Nous allons enfin pouvoir vous révéler la vérité.

Diverses hypothèses ont déjà été avancées, comme quoi il serait un mage, un des rois mage, auquel Dieu, dans sa grandeur, aurait accordé l’immortalité s’il acceptait de servir l’image de son fils, Jésus (les prémices du marketing commercial, en quelque sorte) ; ou comme quoi, il serait une invention d’une multi nationale américaine créée dans le seul et unique but d’augmenter les ventes de leur breuvage, Coca Cola pour ne pas les citer… ; lorsqu’on se promène sur Internet (de façon complètement virtuelle, je vous l’accorde, la promenade), nous trouvons un nombre de liens assez impressionnant, environ 3 790 000 pages pour le web et environ 3 660 000 pages pour les pages francophones. Chacun avec sa propre histoire, sa propre version, sa propre mythologie concernant le personnage.

Rien qu’en allant faire un tour sur Wiki , vous pourrez trouver de nombreuses références concernant ce personnage mythique, du roi mage (le 4ème) jusqu’ à Coca Cola, avec un petit détour vers Rome, Jules César, le calendrier ….

Mais concernant sa famille, ses origines profondes, rien. Absolument rien…

C’est pourquoi nous avons décidé d’enquêter. Et après des mois et des mois de recherches (ok, j’exagère un peu, mais j’ai toujours eu tendance à la propension, et là, on parle du Père Noël quand même…), nous savons enfin… d’où il vient vraiment. Qui il est réellement…

Il n’est pas humain… Tout simplement. C’est pour cette raison que nous savions rien de lui. C’est pour cette raison qu’il est capable de distribuer des cadeaux à tous les enfants de la Terre en l’espace d’une nuit. Il a été prouvé scientifiquement que cette mission est tout simplement impossible pour un être humain normalement constitué. Après des années de recherches et d’expériences (véridiques…), menées par des scientifiques de renom, il a été établi que c’était physiquement impossible de réaliser cet exploit. Alors deux solutions s’imposaient à nous : Soit on nous ment depuis le départ et le Père Noël n’existe pas. Ce n’est qu’une invention des adultes pour mener les enfants par le bout du nez en cette période… Ce n’est qu’une invention commerciale pour pousser notre instinct de consommateur à son maximum et vider des comptes en banques déjà épongés par les impôts et autres taxes annuelles… ou alors… Seconde solution, il serait un extraterrestre qui, depuis des décennies, descendrait sur Terre pour nous endormir avec de bons sentiments, afin de préparer une invasion de notre planète. En effet, qui se méfierait en cette période d’une armada habillée de rouge qui envahirait les rues ? Au plus, une troupe d’illuminées vouant un culte absolu au personnage, non ?

Il s’avère que… Eh bien oui ! Comme Superman, Le Père Noël n’est pas humain. Ce qui explique tout.

Mais à l’inverse de Superman, il n’est pas là pour défendre les pauvres et les opprimés. Pour faire régner la paix et la justice dans ce bas monde. Pour nous guider sur le droit chemin en luttant contre des ennemis et des grands méchants… Non… Le Père Noël est là pour préparer l’invasion de la Terre.

Il vient de la planète Rudolph (Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi ce rêne avait un nom aussi comique ?!), située dans un autre système solaire que le notre. C’est pour cette raison que nous ne connaissons pas l’existence de cette planète. Et malheureusement, un climat détestable règne sur cette planète. Il y fait toujours froid. De la neige en permanence, de la grisaille, des températures proches du 0°C , très peu de lumière du jour…

Aussi, quand lors d’une expédition spatio temporelle pour trouver une nouvelle planète d’accueil, ils ont trouvé la Terre …

Par ailleurs, sur cette planète, le temps n’est pas soumis aux mêmes lois que sur Terre. Ce qui peut expliquer en partie la longévité de ce personnage et sa capacité à distordre le temps et notre perception du temps lors de cette nuit du 24 décembre.

Mais pourquoi, me demanderez vous, s’échine t’il à distribuer des cadeaux depuis si longtemps alors que tout ce qu’il veut c’est envahir la Terre  ?

Tout simplement parce que cela participe de son plan. Il nous endort. Nous berçant dans les douces illusions d’un monde beau et doux… et …

Comment avons-nous découvert tout cela ?

En envoyant un espion.

Tout le monde sait qu’il se fait aider afin de préparer tous ces cadeaux. Un de nos envoyés spéciaux a réussi à entrer dans cette organisation et à gagner la confiance du Père Noël. Tout ce que nous vous racontons ici sont donc des confidences qu’il a faite à notre journaliste, grand reporter, qui vous comprendrez aisément pourquoi, préfère garder l’anonymat.

Le Père Noël n’est pas très vieux en fait. Sur sa planète, c’est encore un tout jeune homme dans la force de l’âge. Il n’a que 950 ans. Quand on sait que la moyenne d’âge de décès sur  cette planète avoisine les 2500 ans… Il a encore de longues et belles années devant lui. Si nous mettions en rapport avec notre moyenne d’âge…qui avoisine les 80 ans, il aurait environ 30 ans… Ce qui lui laisse encore de nombreuses et belles années devant lui.

Malheureusement, son physique de « grand père », lui porte préjudice. Il cherche désespérément une Mère Noël pour lui tenir compagnie, mais ne trouve personne de son âge qui  accepte de s’installer avec lui. Il a bien quelques femmes sur sa planète d’origine, mais elles n’ont pas encore le droit de venir sur Terre. De temps à autres, il leur rend visite, mais cela ne suffit pas à assouvir son ennui et sa solitude.

En ce qui concerne sa vie, elle est très simple. Il se lève très tôt tous les jours, afin de se tenir au courant de l’actualité internationale (très important quand on prépare une invasion…) puis consulte les nouvelles de sa planète.

Ensuite, il travaille à son invasion, à son image, au noël suivant. A peine un noël est il fini, qu’il fait le bilan des points positifs et des points négatifs. Puis il travaille à améliorer ce qui était déficient sur l’année dans le but d’obtenir une version parfaite. A ce moment là, il sera prêt pour lancer l’invasion de la Terre. Mais cette perfection est très difficile à obtenir, car il ne maîtrise pas tous les paramètres, comme la bêtise humaine, la tristesse ou la misère…

Cette année, il faut savoir que c’est assez exceptionnel.  Pour la première fois depuis qu’il a été envoyé, ses parents vont venir lui rendre visite après le 24…

La suite au prochain numéro…

En 2007…

 

 

 

 

 

 

16.12.2006

pour ne rien dire

Je sais que je vais avoir du mal à me contrôler...

Depuis tout à l'heure, je résiste à l'envie d'écrire ce récit de mon après midi passée dans un centre commercial, temple du capitalisme et de la consommation, refuge des âmes égarées, des ados en recherche d'un endroit chaleureux (et en recherche d'eux même...), récompense suprême de l'enfant qui a été sage et qui a bien travaillé à l'école, calvaire des célibataires qui sont assaillis par des gamins qui courent dans tous les sens, occupation physique et intellectuelle hebdomadaire de certaines familles, la seule sortie de la semaine, tout le monde en voiture, c'est parti... (ok, je schématise, mais je viens de passer 2h30 à la Défense...un samedi après midi, juste avant Noël... et je suis allée chez H&M kids, quand on fait du 13 ans, c'est mieux... et je me suis coltinée les mômes avec leurs parents chez Toy's'Rus... comment ça, régression bonsoir ? ), donc ça fait maintenant un petit bout de temps que je me retiens d'écrire tout ça, parce que... comment dire... Je ne pourrai qu'être sarcastique... et... Argh...

Non je ne le ferai pas... Je vais faire une seconde version...

Un centre commercial, un samedi après midi juste avant Noël... Avec des enfants émerveillés devant les vitrines, les décorations, les sapins, les chants traditionnels... Leurs grands yeux brillants devant tant de rêves et de beauté... Les parents attentifs aux moindres souhaits, paroles, gestes de leur progéniture, chère et sacrée chair de leur chair, cher et sacré sang de leur sang...

Mais qui vois je là bas au loin ? Non?! C'est un rêve? Un miracle? Un mirage? Le père Noël, lui même, descendu un peu en avance pour venir rencontrer ces petites merveilles, leur dire bonjour et leur montrer que le rêve existe. Ces petites merveilles chez lesquelles il se rendra, dans la nuit magique de la naissance de Jésus (Qui?!), afin de leur laisser un petit présent dans une chaussette qu'ils auront accrochée au sapin, à la cheminée, au radiateur, à la chaudière... dans la nuit du 24 au 25 décembre... là, par contre, j'ai un dilemne... comment fait il pour réussir à passer dans toutes les maisons d'un même fuseau horaire entre 00h00m00s et 00h00m59s ? C'est quoi le truc ? Un trou spatio temporel ? Le temps s'arrête et comme on dort, où on fait la fête... (d'où la nécessité du foie gras avec le vin blanc, un Sauterne de préférence..., du champagne qui fait mal au crâne, et de l'apéritif avant tout ça... c'est pour faire perdre conscience aux adultes... malin le gars... waouh... ), donc au loin, le Père Noël Himself, avec sa grosse voix tonitruante, Oh Oh Oh...

Et ... ok, abus de centre commercial en période de noël confirmé.... Je sors...Vous noterez que j'ai réussi aux prix d'innombrables efforts, de tortures innommables, bref de trucs en in... à ne pas être sarcastique et à ne pas me moquer...de moi même... parce qu'au final, j'en faisais partie de cette belle masse agglutinée dans un centre commercial de banlieue un samedi après midi, peu avant Noël, avec le désespoir au ventre, rongée par cette cruelle absence d'idées pour les cadeaux qu'il faut que j'achète en moins de 3 jours maintenant... Parce que résultat des courses, une jupe et des collants chez H&M (pour moi, et mrd... mais c'est dans l'esprit de Noël... c'est rouge...!!!), et deux coffrets DVD pour offrir à des amis ce soir... 

Belle prouesse, non ?

14.12.2006

La dernière

Eh voilà... c'était la dernière de l'année...

La dernière quoi ? vous me direz...

La dernière intervention de l'année... Et comment dire... ce fut conclure l'année en beauté... 

Aujourd'hui (pour une fois, je suis à jour dans mes comptes rendus...), petite intervention pour l'ABF (Association des Bibliothécaires de France), sur le thème de la Littérature populaire...

Pour voir ce que c'était plus en détail, cliquez ici... Bon d'accord, il y a une faute à mon nom de famille... Mais bon...

Alors en fait, nous étions prévenus de longue date, avec Philippe, de cette intervention. Le seul problème, c'est que... bah, je ne suis jamais là. Donc il y a une semaine, j'ai enfin réalisé que... bah... argh... c'était dans une semaine. Ceci dit, mon rôle était minim. J'étais là pour parler des maisons d'éditions, des collections, de la littérature jeunesse et des mangas (Ah, mon sujet de prédilection...), et surtout pour rassurer Philippe, dont c'était la première intervention en public. Je ne sais pas si vous avez déjà eu le droit à ce genre d'expérience, mais Philippe était mon "chef" quand je travaillais en librairie. Et sur ce coup là, c'était moi qui devais le rassurer et lui expliquer comment faire... c'est assez déroutant, quand on a du respect pour une personne qu'on a toujours considérée comme étant son "supérieur hiérarchique" direct, de voir les rôles s'inverser... bref... ce n'est pas le propos...

Donc, lundi (je vous laisse faire le calcul...)  vers  15h, Philippe me donne enfin ses tableaux, la liste des éditeurs dont il souhaite parler, la liste des collections, et des celles des auteurs et titre... afin que je prépare un diaporama... Sachant que mercredi matin, j'étais en déplacement et que mercredi après midi, c'était le passage test devant la direction suprême... attention... donc, réaliser un diaporama en quelques heures...Rien de plus facile... argh... au secours... à l'aide... 

Et aujourd'hui, nous sommes passés... en fin de journée... entre 15h30 et 17h, après Marc Lits, Jacques Miggozi et Annick Houel,  qui sont des Universitaires, auteurs de nombreux ouvrages sur le sujet et... non, on avait pas de pression du tout... 

Ce matin, quand nous sommes arrivés, c'était assez étrange. Dans la salle, il devait y avoir environ 70 personnes présentes, environ 40 personnes que je connaissais suite à mes déplacements. Et bizarrement, ça m'a fichue mal à l'aise. Tout simplement parce que cette fois ci, le dossier avait été géré par Philippe, et que, je n'étais là que pour le soutenir et l'aider en quelque sorte... et malgré tout... 

Ceci dit, je crois que ça c'est bien passé... Je dis bien je crois... j'attends les éventuels retours pour être certaine de ce que je dis... Mais à la fin de la journée, j'ai eu le droit à des félicitations de bibliothécaires que j'avais pu rencontrer au cours de mes périgrinations... et Jacques Miggozi est venu me demander si je pouvais renseigner une de ses étudiantes sur le manga... (quelque part, ça veut dire que je fais bien mon travail, non ?) 

Mais tout au long de la journée, j'ai pu voir les autres intervenants parler, voir comment ils se tenaient face au public, voir comment ils construisaient leur discours... et au final, je me suis retrouvée à intervenir en restant assise (et non, ça ne m'arrive jamais...!!!) et en gardant une posture décontractée et en parlant sans avoir de notes ou autres... sauf le diaporama... et waouh... c'était génail. Tout simplement. Je me suis éclatée... Mais bon... on va attendre les éventuels retours avant de s'emballer...

 Le_Roman_Populaire.pdf

12.12.2006

ce que je fais de mes journées en ce moment....

"- Quoi ?! Eh ? Vous saviez que sur Electre il y a plus de 550 ouvrages de Barbara Cartland référencés ?

- Mais elle n'a pas écrit autant...

 - Mouais, mais entre toutes les éditions et les réeditions, chez J'ai Lu, dans les différentes colllections et depuis le temps qu'il la publie...

- Mouais...

 - Mais t'as vraiment que ça à faire de tes journées ?

- Eh du calme... Je bosse là... "

Je sais que j'en ai pas l'air, avec ma musique sur les oreilles, à moitié en train de chanter dans le bureau (purée, plus que 3 jours et demi et c'est les VAC..... argh... plus que 3 jours et demi...), mais je bosse dur pour ce super dossier sur le roman populaire... Les dessous de la littérature populaire... Cool, non ? Depuis une semaine, je me balade sur les sites de Belfond, Fleuve Noir, Michel Lafon, Oh éditions, Robert Laffont, XO, Pocket, J'ai Lu, Presses de la Cité, ... Et aujourd'hui, Harlequin, le meilleur pour la fin, quand même... et aujourd'hui, c'est vraiment le summum... j'ai appris des tas de choses...comme le nom des collections chez Harlequin... Azur, Passion, Blanche, Passion, Emotions, Best Sellers... Eh, la preuve que je bosse dur...

"- Eh, comment ils tentent de nous avoir chez Harlequin !!!

- Quoi ?

- Bah oui... Dans le genre on joue sur la crédulité des gens pour leur faire croire que non ce livre n'est pas un ouvrages Harlequin...

- Mais qu'est ce que tu racontes...?

- Regardez bien... Ces quatre collections, Dress in Ink, MIRA,  Luna et Jade... Les formats, les maquettes des couvertures, les logos, le nom des auteurs... A la limite on pourrait associer ça à du J'ai Lu grand format. Mais vous la voyez où l'estampille Harlequin là dessus ? Juste un petit détour par le service marketing / commercial pour nous pondre des couvertures qui ne font pas du tout penser à l'image péjorative Harlequin... Ok, je vois le mal partout et j'ai l'esprit tordu.. Mais depuis une semaine...

- Mouais, pas convaincu...

- M'en fiche, je le dirai quand même...

- Ca, je ne me fais pas d'illusion...

- C'est un peu comme Gallimard...

- Euh, tu ne serais pas très très fatiguée, là ?

- Non, mais... Ah, je m'explique... Harry Potter, succès commercial pour Gallimard, publié pour la première fois en 1998, en octobre... en folio junior... En un an, on voit apparaître les tomes 2 et 3... Puis en novembre 1999, le grand format pour le volume 1. Le bouche à oreille, le succès commercial, l'impact du tome 4 à sortir en grande pompe... Bref... tout y est...

- Mouais, je vois pas trop le rapport, mais...

- Bon ok, j'admets, c'est tiré par les cheveux, mais... Juste comment utiliser un filon au maximum en faisant appel à tous les ressorts commerciaux qu'on peut trouver... Comme Le Da Vinci Code avec son édition illustrée ou comme l'Histoire de France pour les Nuls avec sa version illustrée, comme Pocket et ses rééditions en Pocket Jeunes Adultes... Bref...

 - Mouais... t'es sûre que t'as pas bu trop de café en fait...

- Pfff... puisque c'est comme ça, je retourne à ma musique... Argh...."

 

podcastLes Dropkick Murphys... Ok, je suis allée voir Les Infiltrés... Gagné... Mais ça donne la pêche, non ?

10.12.2006

La dernière

Et voilà…

Cette semaine, c’était le dernier. A Vesoul. La dernière fois que Sally (c’est pour Annie) présentait cette sélection sur la Rentrée Littéraire… La Rentrée Littéraire en décembre ?! Effectivement, c’était tard. Très tard. Mais c’était ça ou rien. Alors ils ont choisi ça.

Vesoul, au mois de décembre. Sous la pluie. Eh oui…

Sally devait retrouver Thierry à Gare de l’Est ce mardi matin, à 9h30. Attention, cette fois encore, voyage en première classe. Tant qu’à faire, pour le dernier, autant se faire plaisir, non ? Et puis Thierry est tellement … enfin, si… bref… il aime le luxe… alors, pour lui faire plaisir, un petit voyage en première classe.

Le trajet d’aller est passé très vite. Juste le temps pour Sally de reprendre son dossier science pour une présentation dans la semaine. Comme quoi parfois, trois heures trente, ça peut passer à toute vitesse. Cette petite citation d’Einstein sur la relativité qui lui revient en mémoire… « Placez votre main sur un poêle une minute et ça vous semble durer une heure. Asseyez vous auprès d’une jolie jeune fille une heure et ça vous semble durer une minute. C’est ça la relativité. » . Elle ne se rend même pas compte du temps qui passe. De temps en temps, elle jette un coup d’œil à Thierry. Ils ne sont pas assis à côté. Il dort. Enfin, il essaye de dormir. A quoi est ce qu’il peut bien penser ? Il sera toujours un mystère pour Sally. Très réservé, très discret. D’un calme invariable. Elle ne l’a jamais vu s’énerver. Et pourtant, ce ne sont pas les occasions qui ont manqué depuis qu’elle le connaît… ou depuis qu’il la connaît, devrait elle dire. Parce qu’elle, c’est tout l’inverse. Stressée, nerveuse, exubérante, emportée souvent… et dire que ça fait maintenant 5 ans qu’ils travaillent ensemble. Avant c’était lui son « chef », quand elle était apprentie et quand elle travaillait encore dans la librairie. Maintenant, c’est elle son « chef », quand ils se déplacent ensemble. C’est drôle, parce qu’on a toujours l’impression que c’est l’inverse, sauf quand ils sont en présentation. Là, il regarde toujours vers elle pour guetter une approbation ou un regard, une aide, pour le reprendre et… bref…

A la gare de Vesoul, la responsable de la BDP les attend.

Ils étaient déjà venus l’année dernière. Il n’y avait pas grand monde, mais c’était la première fois qu’ils se déplaçaient ici. Cette année, on leur a promis beaucoup plus de monde. Et effectivement, quand ils arrivent, la salle est pleine. Au moins une trentaine de personnes.

Et ils commencent. Comme toujours, les livres classiques et « sérieux » pour Thierry, les autres pour Sally. Elle adore présenter Une canaille et demie de Ian Levison. Et aussi A l’Estomac de Chuck Palahniuck, juste pour les réactions dans l’assemblée… Un siècle de Novembre de W.D Wetherell, c’est aussi pour elle, parce que Thierry raconte toujours la fin et ça l’énerve. Et puis L’histoire de l’Amour de Nicole Krauss, mais là, c’est à cause de la Pologne (comment ça, chauvinisme ?!), et aussi Extrêmement fort et Incroyablement près de Jonathan Safran Foer, et puis aussi… il y en a tellement… mais surtout Le livre de Sam, de Raymond Federman. Et en plus, ce coup ci, ils ont un défi. La BDP a refusé de l’acheter, parce qu’elle le jugeait trop compliqué. Et pourtant, ce n’est pas vrai. Il est génial de livre. Tout simplement. Il fait aimer Beckett, il fait découvrir l’homme et… alors, sur ce titre, elle sait qu’elle doit se donner à fond. Et puis de toute façon, c’est la dernière, alors autant se faire plaisir, non ? Alors comme toujours, quand ils ont le temps, ils lisent ce petit extrait…

 

Extrait

Entretien avec Godot

[le 13 avril 2005]

« Um – Tu sais ce que je viens de faire.

Lau – Quoi ?

Um – Un entretien avec Godot

Laut – C’est pas possible ! ça fait des années que j’essaye de faire un entretien avec lui, mais je ne peux pas le trouver !

Um – C’était facile. J’ai fait une recherche sur Google sur l’internet. J’ai simplement tapé Godot, et j’ai tout de suite obtenu son site et son e-mail.

Laut – Tu te fous de ma gueule. Godot sur l’internet.

 Um – Non, c’est vrai. Pourquoi pas. Godot c’est un bonhomme comme les autres. Ce mot Godot fait partie de notre langage et de notre culture.

Laut – Quel genre de site il a Godot ?

Um – Oh très simple. Tu sais, très éthéré. Une sorte de no man’s land dans le grand espace cybernétique.

Laut – Donne moi l’adresse de son site. Je veux aller voir.

Um – Oh, je peux pas faire ça. Godot m’a fait jurer que je donnerais pas son adresse e-mail et son Url à qui que ce soit, sinon je serais puni.

Laut – Là vraiment tu te moques de moi.

Um – Ecoute, si tu ne veux pas me croire, alors oublie.

Laut – Bon va-y raconte, mais me dis pas que tu as envoyé un e-mail à Godot, et qu’il t’a répondu.

Um – Ben si, une réponse très brève. Seulement quelques mots. Tu sais, Godot il est pas très bavard.

Laut – Qu’est ce qu’il t’a dit ? Qu’il était d’accord pour l’entretien.

Um – Non, il a dit : I have no view to inter. C’est exactement ce qu’il a répondu.

Laut – En anglais ?

Um – Oui, en anglais

Laut – Sans doute parce qu’en français il n’aurait pas pu faire le jeu de mot avec entretien. Je n’ai pas de tien à entrer, ça marche pas. Et puis ça prouve que Godot est bilingue.

Um – Godot est même plus que bilingue. Godot il parle toutes les langues. Il parle même des langues inconnues dans ce monde.

Laut – Oui, bien sûr. Alors qu’est ce que tu as fait quand il t’a dit qu’il n’avait pas du view to inter ?

Um – Je lui ai envoyé un second e-mail lui expliquant que ça fait rien parce que c’est pas ses views qui m’intéressent. Je voudrais simplement avoir une petite conversation amicale avec lui, sur n’importe quel sujet. Voir si tout va bien pour lui. Sa santé, sa situation financière, sa vie familiale s’il en a une. Je lui ai même précisé que si la conversation prend la forme d’un entretien ce serait purement aléatoire, sans aucune intention ni direction.

Laut – Et alors ? »

 

 En le jouant. Comme si… comme s’ils étaient sur une scène de théâtre. Comme s’ils étaient des comédiens. Comme si… c’est ça qu’elle aime dans son métier. La représentation. Dès qu’elle commence, tout disparaît. Elle n’a plus peur. Elle ne craint plus rien. La comédie. Ce n’est pas elle, alors elle peut disparaître derrière ce personnage, debout là bas, qui est en train de lire et de jouer. Sa timidité ? Quelle timidité ? Sa maladie ? Ah bon, elle est malade ? Même les remarques des bibliothécaires ne la touchent pas, rebondissant sur son bouclier invisible.

-          ça au moins, vous gardez la ligne apparemment avec la vie que vous menez…

Ou quand elle parle de Mangez moi de Agnès Desarthe, petit livre qui donne faim et envie de manger, par gourmandise…

-          Vous devriez le lire au moins trois fois par jour, ça vous ferait du bien…

Ou quand elle parle de L’Homme qui Jeûne de Belinda Cannone…

-          Celui-ci, vous devriez éviter de le lire

-          vous l’avez mis en application ?

-          Il ne faut pas essayer tout ce qu’on lit, vous savez ?

Toutes ces petites piques qui, en temps normal, lui feraient mal, ne la touchent même pas… comme quoi, parfois, il ne faut pas grand-chose…

Donc, ils lisent cet extrait… elle le connaît par cœur à force. Même pas besoin de la feuille.

Lorsqu’ils s’arrêtent, les personnes présentent dans la salle commencent à les applaudir. Pour la lecture. Et là, mer de chine, mais elle en pleurerait tellement elle est bien. Juste bien et heureuse. Parce que ces applaudissements, ça veut juste dire qu’ils ont réussi. A faire passer leur amour de ce texte, le plaisir qu’ils ont eu à la lecture… et

C’était la dernière. Et quel plus beau remerciement ils auraient pu avoir que celui que leur ont donné les personnes présentes ce jour là ?

Ça fait comme un vide dans le ventre, de savoir que c’est terminé. Que c’était la dernière. Parce qu’elle a été là pendant 6 mois cette foutue sélection. Depuis Juin qu’ils ont commencé à choisir les livres jusqu’à ce mardi où pour la dernière fois, ils les ont présentés et défendus face à un public…

Mais bon, rien n’est immuable dans la vie paraît il… et dans quelques semaines, de nouveaux dossiers, de nouveaux livres, de nouveaux déplacements, de nouvelles têtes…

03.12.2006

Fallait que je me change les idées...

Vive les nouvelles technologies…

Sincèrement…

Je viens de me rendre compte d’une chose très importante.

Bientôt, plus la peine de voir ses amis, de les appeler ou de leur écrire pour savoir comment ils vont…

Aujourd’hui, j’ai appris qu’un couple avait rompu ; que mon petit frère était triste parce que ses vacances avec son « ti cœur » étaient terminées ; qu’une amie était super à fond dans son taf (ce qui veut dire que désolée si je vous réponds pas, vous vois pas, ne vous appelle pas…) ; que dans 15 jours, un ami allait enfin retrouver la femme de sa vie qui vit à l’autre bout de la planète ; que … bref…

De la même façon, je sais à peu près qui est chez soi en train de se désespérer parce qu’il fait un temps pourri et qui est sorti…

Et tout ça, sans rien faire. Juste allumer MSN… c’est beau quand même la vie, non ?

Bon après, il y a la version blog… si vous voulez savoir comment vont vos amis qui tiennent des blogs, pas bien difficile. Allumer l’ordinateur. Se connecter sur le Net. Aller faire un tour sur le blog de la personne dont vous voulez quelques nouvelles et le tour est joué… Grandiose non ?

Ensuite, il y a aussi la version forum... il suffit de vous connecter sur le forum fréquenté par le plus grand nombre de vos connaissance, de regarder qui est connecté et de lire les quelques derniers post qui traînent... Plus il y en a, plus les gens ne savent pas quoi faire de leur journée... (comment ça, comme moi?! ah, peut être, vu que je suis en train de bosser et raconter tout et n'importe quoi depuis ce matin... mince alors...!!!)
 

Bon, maintenant, si malheureusement vos amis vivent dans une autre dimension et n’ont pas Internet, ou n’aiment pas msn, ou ne sont pas du genre à raconter leur vie sur un blog… bah, il reste effectivement la vieille technique, ancestrale, prendre son téléphone et les appeler.. ; Comment ça, en plus ils vivent dans des bleds où il n’y a pas de réseau ?! Alors là, ce sont des cas désespérés… il reste le téléphone fixe… ça existe encore ?! Ou alors le papier et le stylo. Euh, comment on fait déjà ?

Bon d’accord, j’arrête de médire, parce que dans tout ça, je ne suis pas la mieux placée… j’ai un blog, msn, un téléphone portable, je n’appelle jamais (et ne rappelle jamais, de toute façon, mon téléphone n’a pas de répondeur, alors…) et je ne sors quasiment pas… (Eh ! ça, c’est parce que je ne suis jamais là… toujours à droite à gauche pour le taf…)…Au secours, je suis entrée dans le monde du consumérisme à deux balles comme dirait mon meilleur ami… qui va finir par me passer par les armes au nom de la lutte contre … bah… tout ça… parce qu’en plus, j’ai un lecteur Mp3 que j’écoute dans les transports en commun, comble de l’horreur et comportement antisocial…

Ok… je sors… vais retourner bosser un peu… (C’était juste parce que les livres de sciences, un dimanche à 14h, sachant que j’y suis depuis 8h30 ce matin, c’est horrible pour le cerveau…)

Un petit site... maintenant que j'ai compris comment il fallait faire...

Juste un petit lien pour un site sur le manga....

ici...

c'est Mangavore... nouvelle version...

02.12.2006

Eh !!! j'ai pris le temps...

medium_tarek.jpg
Chose promise Chose due... voici le scan de la dédicace de Tarek dont je parlais l'autre jour...
et maintenant la couverture de sa nouvelle BD....
medium_couverture.jpg
 Enfin, bah un lien vers le site de l'auteur, tant qu'à faire...
 

http://www.tarek-bd.org/

 

 

 

 

01.12.2006

Bah

medium_PB240704.JPG
et voilà... pour ceux qui veulent savoir comment c'est quand je travaille...  
là, pas de risque pour le droit à l'image au moins... 

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