« 2007-04 | Page d'accueil | 2007-06 »

29.05.2007

séquence nostalgie... argh.......

Il y a des années, mais alors de très nombreuses années, une fête est venue s’installer tous les ans dans le village. A la même date. Tous les mois de mai. Pendant 3 jours. C’était le rituel. Les forains débarquaient. Installaient leur baraque. Parfois un cirque venait se perdre avec eux. Les auto-tamponneuses, les manèges pour les tout-petits, la chenille, les jeux, le tir à la carabine, la pêche dans le sable, le truc où il faut taper dessus de toutes ses forces, la maison du rire.

Il y a des années, mais alors de très nombreuses années, c’était le rituel. Les parcs d’attractions n’existaient pas. La vie n’était pas galvaudée par la technologie et par la connaissance de tout. Ces trois jours étaient une libération.

Il y a des années, mais alors de très nombreuses années, pendant trois jours, tout le village était en liesse, des enfants aux adultes. Il y avait les jeux organisés par le Foyer Rural, il y avait le lâcher de ballon avec le petit carton pour savoir lequel irait le plus loin. Une fois, il y en a même un qui est allé en Belgique… Il y avait le feu d’artifice avec toute la magie et la peur que cela pouvait encore représenter. Le défilé aux lampions dans le village au son de la fanfare municipale, les majorettes. Le concours de caisses à savons dans la rue la plus pentue du village avec une petite remontée juste ce qu’il fallait pour ralentir les véhicules les plus improbables qui s’élançaient, sûr de leur fait et de leur technologie haute pointe.

Il y a des années, mais alors de très nombreuses années, parfois il y avait un bal. Où les petits aussi avaient le droit d’aller danser. Et puis il y avait tous ces jeux plus stupides les uns que les autres mais tellement drôle, vous savez, celui où on plonge le visage dans un bac avec de la farine pour trouver des pièces, celui où on doit manger un boudoir attaché en hauteur, mais attention, sans s’aider des mains, celui où on doit remplir le plus vite possible une bouteille d’eau avec un verre, …

Et puis il y avait les premières expériences, c’était la fête, c’était en dehors du temps, en dehors de la réalité déjà… les premières gorgées de bière, en cachette, le bal, les premiers vrai / faux rendez vous… c’était ailleurs. Un autre monde.

Il y a des années, mais alors de très nombreuses années, tout ça, c’était un rêve. Un rêve de môme, un rêve d’adulte, je ne sais pas. Mais ça avait de la valeur et de l’importance à nos yeux…

Je dois être vieille et conne. Très certainement.

Les choses changent avec le temps. J’en suis consciente. Tout ne peut pas rester figé dans une image idéale et idéalisée de rêve, de souvenir, de pastel, de douceur et de naïveté.

Il y a des années, mais alors de très nombreuses années, tout ceux qui s’occupaient de ça étaient encore en vie… Des personnes du passé, qui tout le reste du temps trimaient et se tuaient à la tâche pour donner un semblant de correction et de stabilité à leur famille. Qui venaient de la campagne. Qui vivaient à la campagne. Qui aimaient cet endroit. Et qui aurait tout fait pour le garder dans ce petit cocon idéal. Mais les gens partent, ne sont pas immortels et avec eux leur présence, leur personnalité, leurs rêves, leurs idéaux… C’était drôle. Parce que même les caractères forts, ceux qui n’étaient jamais d’accord avec rien ni avec personne étaient là, donnant ce qu’ils pouvaient donner. Venant au pire illuminer la fête par leur mauvaise humeur bougonne. Mais rien que le fait de venir…

Je dois être vieille et conne.

Les choses changent. Les villages changent aussi. D’un petit village de campagne à un village bourgeois huppé près de Paris… D’un petit village sans grand intérêt à une cité dortoir plutôt attractive.  

La simplicité des choses, des êtres, tout disparaît. Et malheureusement, c’est dans l’ordre des choses.

Je suis descendue le soir à cette fête. Depuis le temps. Me demandant à quoi ça pouvait ressembler. Et je dois être très vieille et très conne.

Où alors sans m’en rendre compte, j’appartiens déjà à une autre époque, à un autre temps… celui des rêves et des souvenirs d’une gamine de 10 ans…

28.05.2007

Les 4 livres...

Voici un petit questionnaire auquel on m'a "gentiment" demandé de répondre...

Sur les livres qui ont jalonnés notre parcours...

Comment dire, si vous voulez vous lancer, amusez vous, mais c'est ... Argh... faire un choix dans tous ces livres...

Et le pire, c'est qu'au fur à mesure qu'on rempli le questionnaire, d'autres titres, moments, émotions, reviennent en mémoire...

Chaque livre est un moment à part entière. C'est une période de la vie, avec tout ce qui se passait à ce moment là. Même les compréhensions en sont différentes. Et même si ce ne sont pas toujours des périodes drôles, faciles, ce n'est pas grave. Dans la mesure où ce livre, cet auteur, cet histoire était là à ce moment... Bref...  

 

 

Les 4 livres de mon enfance (< 10 ans)

-          Les 4 filles du Docteur March

-          L’Avare

-          Les bouquins d’Odile Weurlesse

-          Cyrano de Bergerac (eh oui… en CM2…)

 

Les 4 livres de mon adolescence / lycée (10/18 ans)

-          La Sixième de Susie Morgenstern (et d’autres par la suite)

-          Les enfants de Noé de Jean Joubert (et Histoires de la Forêt profonde)

-          Guerre et Paix

-          Des fleurs pour Algernon de D. Keyes

-          Micromegas de Voltaire

 

C’est trop dur… j’en suis qu’à mes 14 ans et encore, il m’en manque plein…

-          De l’importance d’être Constant

-          Les Beaux quartiers

-          Les yeux d’Elsa

 

Les 4 livres de ma vie étudiante

-          Les Illustres Françaises de Robert Challes (et on peut y rajouter Manon LEscaut, forcément, que j’ai du lire 15 fois…)

-          Les aventures de Télémaque de Fénelon

-          Mrs Dalloway de Virginia Woolf (et Portrait de Femmes de James Joyces, et la Marche de Radesky de Roth et… comment ça je triche et je n’ai pas le droit de faire comme ça ?!!!)

-          Harry Potter (merci les enfants de l’école où je bossais…)

-          Dalva (et Un bon jour pour Mourir,

-          Demande à la poussière

-          Qu’est ce que vous voulez voir ?

-         

 

Euh, je peux continuer ou pas ?! Parce que sinon, il y en a encore beaucoup…

 

Les 4 livres récents que j’ai aimés (alors là, c’est carrément cruel… mon boulot, c’est lire !!!)

-          Les extraordinaires aventures de Kavalier et Clay

-          American Gods (et Neverwhere, Miroirs et Fumée, Coraline, De bons présages)

-          Retour en Terre

-          L’histoire de l’Amour

-          Comment dire…. J’ai lu trente bouquins en 2 mois pour la Rentrée de Septembre dernier, 30 livres que j’avais choisi parce que je les adorais… et là, il faudrait que je refasse un choix ?!!!

-          Samedi de Ian Mc Ewan (et L’enfant volé)

-          Le pays des Ténébres de Stewart O’Nan (et Nos Meilleurs Souvenirs)

-          Les romans de Denis Lehanne (Prières pour la Pluie en tête…)

-          Farrago

 

Bref, là il va falloir que j’arrête c’est ça ?

 

Les 4 collections de BD que j’adore

-          Azumanga Daioh

-          Nana

-          Hikaru no go

-          Love Hina

-          Chocola & Vanilla

-          Les œuvres de Rumiko Takahashi

-          Death Note

 

Euh… j’arrête, parce que des mangas, j’en lis beaucoup donc...

 

Mais il y a aussi la BD américaine…

-          Les œuvres de Will Eisner

-          Bone

-          The Goon

-          The Preacher

-          Herobear

-          Tigres et Nounours

 

Et la BD franco belge (comment ça, j’ai explosé le quota ?!)

-          Lou

-          Retour à la Terre

-          La Rose Ecarlate

-          Pacush Blues

-          Troll de Troy

-          De Capes et de Crocs

-          Ring Circus

-          Mélusine

-          Octave

-         

 

Les 4 écrivains que je lirai et relirai encore

-          Stewart 0’Nan

-          Jim Harrisson

-          Ian Mc Ewan

-          Quelques classiques de mon enfance (Balzac, Abbé Prévot, Voltaire, Diderot, Zola, Aragon, …)

-          Neil Gaiman

-          Dennis Lehane

-          Nick Hornby

-          Will Self

-          Arnaud Cathrine (ah, c’est vrai, Les Vies de Luka, Sweet Home, …)

 

Les 4 auteurs que je ne relirai probablement jamais

-          Condorcet

-          Proust

-          Butor

-          Nathalie Sarraute

-          Guillevic

 

Il doit y en avoir autant que pour les écrivains que je pourrais lire et relire inlassablement.

 

Les 4 premiers livres de ma liste à lire

-          Je ne sais pas encore. Je me décide toujours sur un coup de tête.

 

Les 4 livres que j’emporterai sur une île déserte…

-          Faut vraiment que je réponde ? Eh mer cre di… j’ai oublié les romans de Jules Vernes, et de Pirates, et d’aventures… et …

 

Les 4 derniers mots ?

-          Je ne pourrai pas dire… Beaucoup en plein milieu des romans, mais les fins…

 

Les 4 personnes dont j’attends une liste ?

-          Franck

-          Anthony

-          Jp

-          Et les bibliothécaires que je rencontre lors de mes déplacements.

-          Lau

 

 

Merci pour la torture…

 

24.05.2007

Brest power

Petit compte rendu de l’animation sur la Bande Dessinée Anglo Saxonne pour le réseau des bibliothèques de la Ville de Brest.

 

Date : le 24 mai 2007

Lieu : Médiathèque des 4 vents

Horaires : 9h à 16h

 


La première pour ce dossier sur la bande dessinée anglo saxonne.

 

Je suis partie de la gare Montparnasse mercredi soir vers 18h05.

Arrivée à la gare de Brest à 22h15.

                          

Le lendemain matin, madame ... est venue me chercher à l’hôtel vers 8h50. Direction la Médiathèque située à 5 minutes. Le temps de tout installer, de faire le noir dans la pièce, de disposer les ouvrages sur la table et nous avons commencé à l’heure.

 

Il y avait 12 personnes présentes à cette formation.

Parmi elles, 2 personnes qui étaient venues parce qu’elles n’y connaissaient rien et qu’elles n’aimaient pas ça. Les 10 autres étant responsable des fonds BD et des acquisitions, des intervenants, (j’ai eu mon aficionados !!!), des pilotes de comité BD…  Pour une première, la classe.

 

Étant donné que c’était la première, je n’avais aucune idée du temps que durait la présentation globale du dossier. Par conséquent, comme je savais que je disposais d’au moins 5h, j’ai pu prendre mon temps.

 

  • Première partie

Définition et historique.

La partie historique est maîtrisée jusqu’aux années 1970. Suite à quoi, je suis encore un peu flottante. C’est d’ailleurs à ce moment que j’ai choisi de faire la pause. Vers 11h.

 

  • Pause

Bien méritée de 10 minutes, avec café (obligatoire pour les pauvres participants à qui je venais d’asséner 70 ans d’historique dans la figure ; et pour moi, pour me remettre du marathon temporel que je venais de faire… 2h et je n’avais fait que la première partie de l’historique, ce qui laisse augurer que le dossier allait durer beaucoup plus de 3h…)

 

  • Seconde partie

Suite de l’historique. Les pauvres. J’avais décidé de les achever avant le repas, avec toute la période sur l’Underground, le comix, la contre culture… surtout que j’étais beaucoup plus hésitante sur ce passage… bref…

J’ai vu arriver avec joie et bonheur la partie sur l’ANIMATION.

Et eux aussi quand ils ont comprit qu’ils allaient pouvoir se reposer deux secondes le cerveau en regardant des bandes annonces.

Nous sommes allés tranquillement jusqu’à 12h15.

 

Pause repas de midi.

Reprise théorique à 13h30. Mais effective à 13h45.

Je suis allée déjeuner avec 3 participants à la journée, dont mon « aficionados ».

 

 

  • Troisième partie

 
Il restait à parcourir les éditeurs américains, les éditeurs français, quelques noms d’auteurs et de scénaristes, puis la présentation d’ouvrages. En 2h, gérable. Pas de problème.

Ah la bonne blague…! Désolée, je me fais rire toute seule.

 

Alors en ce qui concerne les éditeurs américains, j’ai juste mentionné la partie existante du dossier. Qu’ils recevront tous par mails la semaine prochaine. 120 pages, je n’allais pas les faire imprimer.

 

Ensuite, il me restait les éditeurs français, sur lesquels je ne me suis pas trop attardée non plus.

 

Pour terminer, 4 « figures » que j’avais choisie de mettre en avant :

Will Eisner

Stan Lee

Alan Moore

Franck Miller

Tout choix étant subjectif et personnel, je pense que d’autres personnes auraient fait un autre choix, mais …

 

Enfin, après ce parcours du combattant contre le temps, contre la fatigue, l’ennui éventuel (dois je vous rappeler que j’avais 2 anti et un Puriste ?), nous sommes arrivés clopin clopant à la présentation d’ouvrages.

La délivrance tellement c’était facile à côté du reste.

Une trentaine de titres présentés.

Fin de la présentation à 15h45, dans les temps. Mais fin effective à 16h, étant donné les questions et demandes complémentaires qui on suivies. Comme quoi ils avaient écouté et suivi durant ces 5 heures de formation.

 

A 16h15, retour à la Gare de Brest.

Départ du train à 17h.

Bien évidement, je tape ce compte rendu dans le train, donc, je ne sais pas encore à quelle heure je serai à Paris. Mais en théorie, vers 21h30…

 

Bref, vous vous en foutez, mais voici le type de compte rendu que je balance à ma direction en rentrant de déplacement... ce coup ci, je vous ai retiré toutes les données confidentielles et secret défense (je voudrais éviter de me faire virer pour indiscrétion, déjà que je frise l'insubordination...)

 

22.05.2007

Rentrée Littéraire 2007 - 1ère journée

Rentrée Littéraire le début...

Nous sommes en mai. Et ça y est...

Hier, les maisons d'édition diffusées par Volumen présentaient leur programme de Rentrée Littéraire à un public de libraires...

 

Lieu : Les salons de l'hôtel Lutécia à Paris (oui... l'endroit super chic où jamais on ne penserait aller manger ou mettre les pieds)

Horaires : Toute la journée... de 9h à 16h45

Intervenants : Une pléïade d'éditeurs.

 

Avant de raconter quoi que ce soit, juste un propos. Réccurent. De la part de 3/4 des éditeurs présents.

Les remerciements aux libraires pour leur soutien sur certains titres.

Les remerciements aux libraires pour leur travail.

Les remerciements aux libraires pour être là.

C'est assez surprenant la façon dont les éditeurs savent flatter l'ego d'une profession. Surtout en cette période critique.

Parce que des phrases belles et dures, nous en avons entendues hier...

Les premiers à ouvrir le bal furent les Editions de Minuit. Et entendre les dirigeans de cette prestigieuse maison dire que s'ils avaient eu un rêve, ça aurait été de pouvoir développer leur collection de poche et de semi poche, mais que de toute façon, ce n'était pas le cas et qu'ils n'avaient plus de rêve.

Surtout cette phrase. Nous n'avons plus de rêve.

 

 

 

20.05.2007

pur week end

medium_pur_week_end.2.jpg

 

Pour le week end de l'Ascension, quoi de mieux qu'un film qui se déroule durant ce dit week end ?

Alors hier, à 11h30, direction La Défense. Séance à 12h10. J'avais même le temps de prendre un Cappuccino au Starbuck avant le film.

Ensuite, vers 12h05, direction le cinéma. Le temps d'acheter un paquet de Top Crunch (le plus petit, parce que ces trucs c'est carrément trop bon et que je suis capable de tout manger...) et je suis allée m'installer dans la salle.

En entrant dans cette belle et grande salle 5, j'ai bien cru que j'allais éclater de rire... Il était presque 12h10 et il n'y avait personne. Salle complètement vide. Je n'avais que l'embarras du choix. Environ 150 places disponibles...

Quelques minutes après, le temps pour mon petit cerveau de me dire "purée, je vais avoir le droit à une projection privée...!!! A La Défense... Mais je vais venir tous les samedi à cette heure-ci !" et un gars est entré dans la salle. En me voyant il a éclaté de rire. Ce que je peux comprendre. Réaction saine en fait (cool, il m'arrive d'avoir des réactions saines).

Deux asociaux dans une salle de cinéma un samedi à 12h, ça donne quoi ?

Deux malades en train de bouquiner durant les bandes annonces.

Une troisième tarée qui arrive sur les entre-faits et qui sort son sandwich et son bouquin...

Parfait, nous vivons dans un monde parfait...

 

Cependant, ce film, j'avais décidé de le voir...

Pur Week End

Film de Olivier Doran - Avec Kad Merad, Bruno Solo, Valérie Benguigui, ...

 

medium_560_72143.jpg

Résumé :

Un groupe d'amis qui retrouvent tous les ans, à l'Ascension pour aller faire une randonnée dans les Alpes.

Oh le joli jeu de mot... Ascension, Randonnée / Montagne, donc Ascension physique... Et de une....

Des personnes qui se sont rencontrées il y a un peu plus de 20 ans maintenant... Qui sont devenus amis. Qui le sont restés (Pourquoi ?! Comment ?! Parce qu’ils sont tellement différents... mais on comprend vite, je vous rassure...) et qui tous les ans, "s'imposent" cette ballade, aux alentours du Col de L'Iseran... Et là, ce fut le drame... Quoi ? Je vais voir défiler des images de l'Iseran, Bonneval sur Arc, Val d'Isère, Albertville ? Quoi pendant 1h30 ? Ah, mais ça va pas être possible en fait.... Bref...

Donc nous les voyons tous arriver... Et se retrouver, les premières discussions tendues, les premiers affrontements verbaux... et là, on comprend... que ça va être tendu ce week end.

Surtout qu'il y en a un qui est en taule. Et qui a le droit (argh.. maudite tête et maudite chanson française...) à une journée de permission. Une journée qu’il compte bien transformer en « ad vitam aeternam ». Ce que bien évidement ses « amis » ne savent pas. Et ce qu’ils découvrent une fois arrivés à Albertville. Et là, tout s’enchaîne. Je ne vous parlerai pas du reste de l’histoire, parce qu’en soit, l’histoire d’une cavale… bof…

Mais à côté de cette cavale dans les Alpes Françaises (je veux partir !!!), il y a l’histoire de ces personnes, leurs petits problèmes et leurs déceptions face à la vie, à ce qu’elle promettait, à ce qu’ils attendaient, à ce qu’ils ont, ce qu’ils sont devenus.

Entre le taulard fugitif ; le couple quarantenaire en pleine crise ; le jeune loup avocat aux dents tellement longues qu’elles rayent le parquet ; la trentenaire complètement en dehors des réalités qui vit sa vie de femme libérée à fond ; l’éternel thésard qui pense être celui qui incarne la perfection ; et le personnage qu’on sait pas trop bien qui il est, qui il représente et ce qu’il fout là, mais il est là…

Vous avez compris, on en profite pour faire le POINT !!! Et là, ça devient à la fois pathétique, drôle et triste, en fonction de l’acteur tout simplement. De manière assez inégale, les personnages craquent tous les uns après les autres, se prenant de belles claques, donnant de belles claques en retour…

Donc après notre ascension physique, voici venir une autre ascension. Celle d’hommes et de femmes qui vont se retrouver confrontés à eux même et faire l’ascension de leur vie. Et en sortir, vous vous en doutez, changés et grandis (ouaip, même à quarante ans, pour notre couple en crise).

 

Et encore une fois, je dois avouer que chapeau bas à Kad Merad. Cet acteur est capable de me faire pleurer en deux secondes. Je ne sais pas comment il fait, mais son potentiel dramatique et émotionnel est énorme.

Il sait être drôle, touchant, émouvant, effrayant.

Alors je ne suis pas critique de cinéma, grande technicienne ou autre et certains me diront, pfff… n’importe quoi, mais d’un autre côté, en tant que spectatrice naïve, j’étais vraiment entrée dans le film grâce à cet acteur. Déjà dans Je vais bien, ne t’en fait pas j’avais été émue et surprise par cet homme, parce qu’au final, on a pas un mec qui vient jouer un rôle sur l’écran… Non, on a vraiment un homme à chaque fois, une personne et non plus un personnage incarné par… C’est cette faculté à donner une dimension humaine à un personnage et de le faire passer de statut de personnage à celui de personne qui fait que j’adore tout simplement cet acteur…

 

Ce film n’est pas exceptionnel. Ce n’est pas un bijou du cinéma français. Ce n’est pas CE film qui viendra redorer le blason du cinéma français.D'accord.

Ça se présente comme une comédie. Ça en a des aspects.

Ça se présente comme un drame. Ça en a des aspects.

Et c’est un road movie à la française à pieds dans les Alpes…

Et les images de la montagne sont là, belles, magistrales et imposantes. D’un autre côté, il serait difficile qu’il en soit autrement, c’est la montagne. Elle est belle, imposante et majestueuse. Mais voilà.

 

Réussir à me faire pleurer. Avec des images. Avec un put… d’acteur… et je suis sortie de là juste bien…

 

C’est le but parfois aussi. Quand on va au cinéma. Ne pas se faire des nœuds au cerveau pour comprendre, déconnecter et en sortir apaisé d’avoir été ailleurs l’espace de quelques instants… Non ?

 

 

10:46 Publié dans film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma

18.05.2007

Amer Béton - Le film

medium_Amer_beton.jpg
Amer Béton - Adapté par Michael Arias - Animation
 

Amère surprise, désillusion, chute (et sur le béton, ça fait mal...), en première impression... et puis...  Et le film s'insinue, reste, marque, revient, des images, des séquences, des sensations, des impressions... 4 heures après, il est toujours là et en fait, j'ai aimé...
Pourtant en sortant de la salle, je n'étais pas du tout enthousiaste...

 

medium_h_3_ill_902692_amer-beton-bis.jpg
 
Je m'attendais à ce que ce soit spécial, étant donné le manga d'origine... Mais...
Peut être pas tant que ça.
Le traitement onirique est parfaitement bien rendu... On oscille en permanence entre rêve, réalité, cauchemar...
Cette ville, ce quartier baroque, burlesque, effrayant, fait à mon avis, un peu trop penser au Voyage de Chihiro.
Un peu trop. Certaines figures sont quasiment semblables. Pourtant c'est le studio 4° qui a produit cette animation. Et Chihiro est une oeuvre issue des Studios Ghibli si je ne m'abuse. On peut y voir un hommage, je suis d'accord. Tout comme on peut y voir une trop grande inspiration.
 
Mais... 
Pour le reste, le graphisme est fidèle à l'oeuvre originale de Taiyo Matsumoto
(Amer Béton - Publié chez Tonkam - 1 volume - 640 pages - 27,50 €)
Je vous invite à consulter ce dossier très complet sur le site d'Akata Delcourt...
 
medium_9782759500079.jpg
 
 
 
 

Tarantino et Cannes

medium_premiere_cannes.jpg
2007 - Couverture de Première pour Grindhouse - Présenté à Cannes 
medium_score_cannes.jpg
2007 - Couverture de Score pour Grindhouse - Présenté à Cannes
Avec bien évidement pour les deux magazines de conséquents dossiers consacrés au film et au réalisateur...
 
 
Mais déjà en 2004...  
medium_P5171161.JPG
Couverture de Première pour Kill Bill 02...
Désolée pour l'image, mais c'est une photo d'affiche cartonnée géante qui siège au dessus du bureau...
 
Comme quoi Tarantino et Cannes, c'est une grande histoire ...
 
 
 

Hier ...

Je n'ai jamais aimé les jours fériés. C'est un peu comme le dimanche. Je n'ai jamais su apprécier cette journée. Sauf l'après midi, quand il ne pleut pas et que les rollers aux pieds, la musique à fond, un bouquin à la main, je peux aller me fondre dans la masse de la randonnée de Rollers & Coquillages...  Et encore,sans parler, juste m'absenter pendant 3h... 
Le jeudi de l'Ascension.... Jour férié. J'ai du apprendre pourquoi quand j'étais môme et que j'allais aux cours de catéchisme... J'ai du le savoir...
Ah... ça y est je me souviens... c'est un truc qui a à voir avec l'ascension du Christ au ciel, après Pâques... 

Enfin, bref... hier, jour férié. Et il pleuvait. Donc, il n'y avait pas trop de solution...
A vrai dire, il n'y en avait qu'une qui pouvait s'imposer...
Le cinéma.

Profitant d'une petite accalmie, direction La Défense. Ugc Cité Ciné mon ami, bonjour...
Qu'est ce que tu nous proposes aujourd'hui ?
Ah Zodiac ? Pourquoi pas.
Allons y... 

medium_zodiac.jpg
 
En sortant de là, quoi ?! Il pleut toujours ?! Quoi ?! Le Centre Commercial est noir de monde ?! Mais il n'y avait personne quand on est arrivé ce matin....!!! Et bien ce sera un second film alors... Question d'enterrer définitivement cette journée, placée sous le signe de la pluie et de la morosité... Voyons voir... Qu'avons nous là, dans un délai d'une heure maximum...? Hum... 
 
Next ?
Pourquoi pas...
Shinobi ?
Ah aussi...
Pur week end ?
Tentant.
Lucky you ?
Ah non, trop tard pour la séance...
 
Ce sera donc....Next ... De toute façon demain, c'est journée morte aussi, puisque je ne travaille pas... Donc, ce sera encore cinéma... (enfin, ça, c'est ce que je me suis dit hier... donc, en réalité, je parlais d'aujourd'hui... Enfin, d'un autre côté, demain matin, je compte aussi aller au cinéma... eh...!!! J'ai une carte à rentabiliser et surtout, quand on décroche son cerveau durant 2h dans une salle de cinéma, on ne pense à rien d'autre. Et, ça fait un bien fou !!!
medium_next.jpg

 
 

17.05.2007

De retour au cinéma

 
medium_Pour_Annie.jpg
medium_Pour_Annie1.jpg
Il revient... Bientôt...
Page scannée Score Cinéma Magazine n°34 
Et cette image, c'est juste pour Annie...
Les Pirates de Caraïbes III
 
 
Et quand on est complétement taré, comme je peux l'être...
Bon d'accord, il faut aimer les histoires de Pirates, il faut aimer l'Histoire tout court, il faut aimer tous ces récits d'aventures, de violence, de découvertes, de guerre, de combats... de...
 
On peut tenter de lire
Une histoire des pirates des Mers du Sud à Hollywood.
medium_pirates.jpg
Jean Pierre Moreau
Seuil - Point Histoire - 10 €
 
Résumé :

 

"Pirates. Le mot fait trembler et s'accompagne de clichés : pavillons noir, abordages sanglants, or, argen et pierreries, amour sans frein, liberté...
La réalité que révèle le livre de Jean Pierre Moreau n'a rien à envier au mythe. Les flibustiers, corsaires et pirates de chair et d'os étaient basques, bretons, gascons ou normands, espagnols ou britanniques. Certains avaient un grand coeur, quelques-uns furent des prédateurs psychopathes. Il sécumèrent les mers dès le XVIe siècle, traquant les galions isolés et attaquant les colonies espagnoles.
Héros nationaux, puis personnages de pacotille revus par Hollywood, les pirates furent présentés après mai 1968 comme des libertaires, ancêtres des anarchistes. L'auteur revient ainsi sur la manière dont les "picoreurs des mers" se transformèrent en figures de légende."

Jean Pierre Moreau est docteur en archéologie, il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la piraterie. Il a notamment publié : Un flibustier Français dans la mer des Antilles en 1618-1620 et le Guide des trésors archéologiques sous-marins des Petites Antilles 

Source : argumentaire éditeur - Le Seuil - 2007 

 
 
 

...

Tom Waits - Somewhere
podcast

 

Toutes les notes