« This is England | Page d'accueil | Stardust »
30.10.2007
Mon frère est fils unique
Synopsis (source Allo Ciné) :
Accio, La Teigne, crée le désespoir de ses parents. Il est farouche, polémique, bagarreur et a les nerfs à fleur de peau. Il agit par instinct, vivant chaque bataille comme une guerre. Son frère Manrico est beau, charismatique, aimé de tous, mais tout aussi dangereux...
Dans la province italienne des années 60 et 70, les deux jeunes hommes se battent sur deux fronts politiques opposés, ils aiment la même femme, Francesca, et traversent, dans une confrontation sans fin, une période de leur vie faite de fugues, de retours, d'échanges de coups et de grandes passions.
C'est l'histoire de leur parcours pendant 15 ans d'une histoire italienne. Accio et Manrico, deux frères très différents, mais peut-être pas tant que ça...
Avec :
Elio Germano
Riccardo Scamarcio
Diane Fleri
Réalisé par :
Daniele Luchetti
Le film improbable.
Je ne comptais pas aller le voir en fait.
Et puis hier soir, un ami m’appelle en me disant qu’un de ses amis travaillant dans un cinéma à Aulnay Sous Bois projette ce film. Et que nous sommes cordialement invités à venir voir ce film. Avec ensuite visite guidée du centre culturel Jacques Prévert d’Aulnay Sous Bois.
Et après maintes et maintes péripéties que je ne raconterai pas ici, nous sommes finalement arrivés à l’heure pour la séance de 18h15.
Et là, ce fut la surprise.
Un film à la fois drôle, tendre, dur, triste, émouvant, humain en fait…
Le synopsis faisait un peu peur.
J’avais vu passer le livre dont ce film est l’adaptation. Livre paru au Dilettante en septembre. Avec pour résumé : En Italie, de 1962 à 1973, deux frères d'une famille ouvrière de la province du Lazio se déchirent autour de leurs choix aussi radicaux qu'opposés. Violent, incompris, rebelle, Accio se jette corps et âme au service du parti néofasciste, au désespoir de son frère maoïste. Mais son engagement est fragile : pour les beaux yeux de Francesca, il est prêt à rejoindre ses ennemis d’hier… Un portrait de ces années soixante où une bonne partie de la jeunesse italienne est en proie aux fortes idéologies politiques.
Un résumé aux accents un peu trop politique pour moi…
Alors, ce film, je n’avais pas spécialement prévu d’aller le voir. Et puis le cinéma militant italien, … ce n’est pas forcément ma tasse de thé.
Mais là, je suis restée clouée sur place.
Entre les images, la musique, les acteurs, dont il faut tout de même que je vous mette la photo, l’histoire de ces deux frères, de cette famille, de cette époque, de… Durant 1h45, je suis partie là bas. Entre rires et larmes. Durant toute la projection…
Comme quoi, il ne faut pas toujours se fier aux premières impressions. Parce que loin d’avoir affaire à un film politique ou politisant sur l’Italie des années 1
960 - 1970, c’était réellement un petit moment de nostalgie. Fort, passionné et vivant. Juste un film humain sur des hommes et des femmes.
Alors, peut être que finalement je vais me pencher sur le livre.
Parce qu’en sortant, malgré les larmes qui peuvent surgir, et bien je me sentais tout simplement bien. Et ça, c’est rare, non ?
Et parce qu’en m’endormant hier soir, la musique, les émotions, les images, tout était encore là, caché quelque part dans le fonds de mon crâne. Et ça aussi, c’est rare, non ?
Et ce malgré la visite très impressionnante de la salle de projection (j’ai vu comment on faisait pour projeter un film, avec les bandes, le son incrusté, et tout…), des mécanismes, des machines, …
Bref… malgré tout le reste…
09:30 Publié dans film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




Ecrire un commentaire