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21.11.2007

Cinéma - American Gangster

American Gangster

 

De Ridley Scott

Avec Russell Crowe, Denzel Washington

Résumé (source MK2 – A.D) :

« À New York dans les années 1970, l’ascension fulgurante de Franck Lucas, trafiquant d’héroïne à grande échelle et figure charismatique de la communauté noire.

Alors que la corruption policière atteint des sommets à Manhattan et que la mafia règne sur le marché de la drogue, Franck Lucas, un modeste entrepreneur de Harlem, organise avec la complicité d’officiers basés au Vietnam l’importation massive d’héroïne pure, qu’il revend à bas prix. »


Ce résumé ne dit pas tout.

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Franck Lucas était un jeune homme issu d’un milieu très modeste. Il est venu à Harlem travailler pour le « grand » Bumpy Johnson. Un homme charismatique qui régnait sur Harlem. Qui était respecté. Aimé. Craint. Il était son chauffeur. Mais aussi son homme à tout faire. Avec lui, il a appris à faire régner l’ordre et la crainte. Quand son père spirituel est décédé, il a décidé de prendre la relève. D’être celui qui viendrait après.

Il impose petit à petit son monopole. Restant dans l’ombre. En permanence. Ne supportant aucun affront. Et s’entourant de personnes sûres. Personne ne sait vraiment qui tire les ficelles de ce trafic de drogues et personne ne viendrait soupçonner cet homme discret.

 

Face à lui, Richie Roberts, un flic intègre. Tellement intègre qu’il est haï de la plupart de ses collègues, qu’il est la risée d’une partie de la pègre et de la mafia.

Son intégrité et son implication lui permettent cependant d’obtenir un poste. D’être celui qui devra démanteler les réseaux, trouver les importateurs et faire tomber les têtes.

Un homme perfectionniste, méticuleux, qui donne tout à son travail.

Il est en pleine procédure de divorce. Sa femme, interprétée par Carla Gugino, souhaite partir avec leur fils.

C’est un homme en lutte contre la drogue et plus particulièrement contre « une » drogue…

 

Et ce que ne dit pas non plus le résumé, c’est que ce film est inspiré d’une histoire vraie. Que Franck Lucas et Richie Roberts ont vraiment existé.

 

Le film est long. Une longueur nécessaire. Comme dans de nombreux films de Ridley Scott.

Le début. La longue route de l’ascension. Le règne. La chute. Les 2h37 du film sont utilisées sans fioriture.

 

Une reconstitution de l’époque (vestimentaire, musicale, culturelle,…) très réaliste.

Des choix d’acteurs plutôt ingénieux.

Même Russell Crowe tire son épingle du jeu. D’accord, en homme à chemise hawaïenne bodybuildé, il ne peut qu’être crédible, j’admets. Mais parfois, on arrive à sentir une once d’émotion et d’implication dans son rôle… je suis dure, mais c’est à peu près ce que j’ai ressenti face à lui.

En revanche, Denzel Washington est très bon dans son rôle. Fermé. Dur. Implacable. Et pourtant, on n’arrive pas à le détester.

Bon sur la fin, peut être que son personnage est un peu surjoué…

Et c’est peut être là le problème en fait. Les personnages sont joués. Par moments, on a du mal à croire que les acteurs sont les personnages.

Mais autrement, c’était un bon film.

 

Bon, je ne suis pas enthousiaste. Bien moins que pour Dans la Vallée d’Elah ou Les Promesses de l’Ombre.

Et ce soir, si le dieu des transports en commun le permet, ce sera Suspiria de Dario Argento au Publicis…

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