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27.11.2007

Cinéma - Once

Once

De : John Carney

Avec : Glen Hansard, Marketa Irglova, ...

Durée : 1h25

Année de production : 2006


Résumé (source Allociné) :

6b2f9deed22bfef0d0de10a0db38fe1f.jpgDans les rues de Dublin, deux âmes seules se rencontrent autour de leur passion, la musique... Il sort d'une rupture douloureuse. Elle est mariée à un homme qu'elle n'aime plus. Dans un monde idéal, ils seraient fait l'un pour l'autre. Ensemble, ils vont accomplir leur rêve de musique.

 

Pour une fois, je ne voulais pas m’étendre… juste tenter de parler d’un film.

Sauf que durant tout le film, j’ai eu les larmes aux yeux. Je n’étais pas triste. Non. Juste heureuse. Ce film, c’est un concentré de bonheur. Il devrait être remboursé par la sécurité sociale comme dit une de mes collègues. Sauf qu’elle c’est à propos d’un livre qu’elle dit ça.

Bref, là n’est pas le propos.

Ce film tourné avec les moyens du bord, on le sent parfois à la pixellisation excessive de certaines séquences, est tout simplement magnifique. Comédie musicale pour certains. Film introspectif et intimiste pour d’autre. Peu importe. Il a le mérite d’exister. Cette histoire simple, simpliste fait des miracles.

Histoire simple ? Un homme. Une femme. Tous les deux malheureux. Qui se rencontrent. L’homme joue de la guitare dans la rue pour crier sa douleur. Pour parler de ses amours malheureuses. La femme est triste elle aussi. Ils se trouvent. Ils se parlent. À travers la musique. Les notes. Les paroles des chansons qu’ils composent l’un comme l’autre.

Ils se comprennent. Mais savent qu’ils n’iront jamais ensemble. Ils chantent et jouent ensemble. Et voilà.

Un petit instant de rêve. Un moment à part dans la vie de l’un comme de l’autre. Qui leur laissera sûrement ce goût de l’inachevé. Peut être que… Et si… que de questions que nous spectateurs nous avons en tête et dans le cœur en repartant. Mais l’esprit allégé. Serein. Vidé de tout. Juste avec un sourire au coin des lèvres et la musique dans la tête.

Parce que la force de ce film, c’est cette musique. Vraiment écrite par les acteurs. Vraiment chantée, vécue et jouée par eux. Et … on est là bas. On les suit. On vit avec eux ces quelques instants de bonheur. Cette joie qu’ils donnent et qu’ils offrent si gracieusement. Si généreusement.

Peut être que certains diront que l’homme est égoïste. Qu’il est nombriliste. Qu’il est bête. Que c’est un film absurde et stupide.

Peut être que d’autres diront que c’était plus proche du court ou du film tourné à l’arrache.

Eh oui. Ce fut un film tourné à l’arrache.

Sans financement. Sans autorisation. Les scènes de rue étaient filmées comme ça. Pendant la journée avec les passants. Avec la vraie vie. Les scènes d’intérieur aussi. Les acteurs apprenaient leur texte, les paroles des chansons et la musique la nuit. Pour pouvoir être prêts à tourner le lendemain.

Et peut être que la vraie force du film c’est ça. La réalité. Une certaine réalité. Tout le monde a ce droit au rêve éveillé. De temps en temps…

Tout ce que je peux dire c’est que c’est un film magnifique. Que c’est un petit coin de soleil dans un début d’hiver glacial.

Ceux qui me connaissent diront que je ne suis pas objective. De la musique folk inde. Une actrice tchèque qui joue du piano (du Mendelssohn). Une héroïne qui vit dans son monde de fantaisie et de rêve malgré la réalité. Un héros qui vit dans son monde à lui. Un monde de musique et de rêves. De douleurs aussi. Mais qui sont transformées en rêve. Qui sont vécues comme des rêves. Il lui suffit de prendre sa guitare et de jouer.

 

Et qu’en sortant, je suis allée à la Fnac. Je ne voulais pas sortir du film. Alors autant aller acheter la bande original. Visiblement je ne suis pas la seule à avoir eu cette idée, parce que la Fnac était en rupture de stock. Et… ce n’est pas grave, je vais attendre. Ce soir… peut être… qui sait…

 

Et en sortant, je me suis dit, put… mon piano est chez mes parents… mais ce n’est pas grave. Vendredi après midi, je l’aurai pour moi toute seule. Pendant quelques heures mon piano. Et…

 

 

 

Commentaires

tu as tout dit.

Ecrit par : annie | 04.12.2007

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