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27.12.2007

C'est la vie...

Un dimanche. Une fille.

Il fait beau.

Elle a rendez vous à 13h45 avec un ami pour aller voir un film.

Mais avant, elle voulait passer dire bonjour dans un endroit où elle n’est plus venue depuis très longtemps.

Elle a un peu peur.

Elle est arrivée très en avance.

En venant, dans le métro, elle a appelé Philou pour savoir si elle pouvait venir.

Il lui a dit

-          Bah oui ? Pourquoi tu demandes ?

-          Comme ça, parce que je n’ose pas…

-          Tu es toujours la bienvenue, tu le sais…

-          Mouaip...

Elle en doute.

Surtout depuis la journée d’hier. Mais elle est venue. Elle est là.

Elle attend en fumant une cigarette. Et en téléphonant. Pour se donner une contenance.

Puis ils arrivent. Les uns après les autres.

Dans son ventre, le nœud est de plus en plus noué.

Pourquoi est ce qu’elle est venue ?

Elle voudrait être là mais en même temps, elle se sent ailleurs.

Ils lui racontent la soirée de la veille. C’était les 10 ans de l’Asso.

-          Pourquoi tu n’es pas venue ?

-          Je n’avais pas le courage.

-          Le courage de quoi ?

-          D’être là et d’affronter tout ça.

-          Bah tu sais, la salle était grande et…

-          Je sais. Mais j’aurai été mal à l’aise et Lucas aussi.

-          Pas sûr. Vous auriez pu être chacun d’un côté de la salle.

-          Et nous partager les personnes qu’on connaît et qui nous connaissent ? Non. Pas possible. C’est trop… bizarre.

Le pire, c’est qu’ils s’entendent bien tous les deux. La séparation se passe plutôt bien. Mais… Elle n’arrive pas à le gérer quand il y a d’autres personnes. Elle est toujours mal à l’aise.

Qu’est ce que ce sera quand elle annoncera qu’elle a rencontré quelqu’un d’autre. Ça peut lui arriver. Peut être qu’elle n’osera pas le dire. Peut être qu’elle préférera le garder pour elle et fuir la situation une fois de plus… Ou peut être pas… De toute façon, on y est pas. Hein ? Dis, on y est pas… De toute façon, elle fera comme elle sait si bien faire. Elle se taira.

Ceux qui sont déjà là continuent à lui raconter la soirée de la veille. Elle est loin. Ailleurs. Dans son ventre, le nœud continue de grandir. Elle va devoir le croiser alors qu’il y a du monde. Habituellement, ils communiquent par mail. Ils se sont vus, l’autre jour. Elle devait lui rendre les clés. Juste le temps de prendre un café avant d’aller travailler. Juste quelques minutes.

Apparemment, la soirée était sympa. Et drôle. Et pleine de monde et de bonne humeur. Tout compte fait, le résumé la conforte dans sa décision. Elle a bien fait de ne pas y aller. Elle se serait sentie déplacée. Et puis de toute façon, un ami lui avait offert une place pour aller à un concert.

Philou arrive. Accompagné de Lucas. Elle savait qu’ils arriveraient ensemble. Ils déchargent le trop plein de la soirée d’hier. Après il faut que Philou aille se garer. Alors pour fuir tout ça, elle monte avec lui en voiture. Au moins ils pourront discuter.

Elle lui demande comment s’est passé la soirée pour lui, pour Lucas aussi, parce qu’elle sait que lui répondra franchement, sans masquer la vérité sous de jolies fioritures pour ne pas la fâcher.

C’est surtout lui qui l’inquiète, parce que c’est un de ses meilleurs amis et hier soir, elle savait que ce serait difficile, très difficile pour lui. Mais il a l’air d’avoir passé une pas trop mauvaise soirée. Alors…

Ils tournent dans le quartier de la Bastille. Un dimanche. Avec le soleil. C’est toujours difficile de se garer. Après 10 minutes de lutte, enfin une place. Elle le raccompagne jusque là bas. Et puis elle s’en va, comme une voleuse. Il faut qu’elle se dépêche si elle veut aller au cinéma en prenant son temps. Alors elle s’en va. Discrètement. Sans faire de bruit. Que personne ne la voit….

 

Une hallucination ?

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Il était tôt. Beaucoup trop tôt. Quelle idée aussi de se lever de si bonne heure alors qu'elle était en vacances. Tout ça parce qu'elle avait voulu se lever avant que son père ne parte au travail. Tout ça parce qu'elle lui avait dit "t'inquiète pas j'irai promener le chien". Parfois elle devrait juste se taire. Maintenant, elle était dehors. Il faisait encore nuit. Il faisait froid. Le chien était content lui. Il gambadait, courait, jouait. D'ailleurs, par moment, elle avait l'impression que c'était lui qui la promenait. Il lui montrait le chemin, l'attendait de temps à autre. Il n'y avait personne dehors. Juste eux deux. Le silence. La nuit qui prenait son temps pour aller se coucher. Le jour qui trainait encore sous la couette et rechignait à se lever. Et le froid....
Elle s'enfonçait de plus en plus dans la forêt. 
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Et elle les vit, ces petites volutes de fumée.
D'où venaient elles ?
Qu'étaient elles ?
Elles étaient là, à côté d'elle, comme si elles l'accompagnaient dans sa ballade matinale.
Petits fantômes rieurs et farceurs, attendant un détour pour les surprendre.
Peut être étaient ce des petits démons ?
Ou alors de petits anges ?
Et qu'ils étaient tout simplement là pour veiller sur eux ?
Peut être qu'il faudrait qu'elle arrête de rêver...
Mais comme disait un grand poète, l'important, c'est de rêver, et pour le citer, même trop, même mal... Non ?
Alors, même si elle n'était qu'une rêveuse, tant pis, elle les voyait ces petits fantômes, elle les imaginait à côté d'elle, Si ça se trouvait, elle les avait connu ...
Alors, elle ne voulait pas rentrer. Juste rester dans la forêt. Juste se perdre dans le paysage. Juste...
Mais son chien n'était pas d'accord avec elle... Et c'était bien lui qui avait décidé de la promener... Donc, il lui a fallu rentrer...
 
 

21.12.2007

Cinéma - Bilan 1

Un an de cinéma…


Janvier

1)       The Holidays

2)       Rocky Balboa

Février

3)       Ghost Rider

4)       Lettres d’Iwo Jima

Mars

5)       La Recherche du Bonheur

6)       300

7)       La Cité Interdite

8)       Alpha Dog

Avril

9)       Miss Potter

10)   Les Contes de Terremer

11)   Sunshine

12)   TNMT Les Tortues Ninjas

13)   Dangereuse Séduction

14)   Goodbye Bafana

15)   Love et ses petites…

16)   Shooter

Mai

17)   Spiderman 3

18)   Clerks 2

19)   Lucky You

20)   Shinobi

21)   Zodiac

22)   La Faille

23)   Next

24)   Pur Week end

25)   Amer Béton

26)   Pirates des Caraïbes 3

Juin

27)   Black Snake Moan (x2)

28)   Boulevard de la Mort

29)   Shrek 3

30)   Dialogue avec mon jardinier

31)   Ocean’s 13

Juillet

32)   Delirious

33)   Harry Potter 5

Août

34)   Les Simpsons

35)   Ratatouille

36)   Mise à Prix

37)   Interview

Septembre

38)   Waitress

39)   HairSpray

40)   King Of California

41)   L’âge d’homme

42)   Le goût de la vie

43)   Control

44)   99 francs

Octobre

45)   Joyeuses Funérailles

46)   En cloque

47)   Détrompez vous

48)   This is England

49)   L’assassinat de Jesse James…

50)   Mon frère est fils unique

51)   Le rêve de Cassandre

Novembre

52)   Le dernier gang

53)   Les promesses de l’ombre

54)   Stardust

55)   Dans la Vallée d’Elah

56)   American Gangster

57)   Suspiria

58)   Once

Décembre

59)   Comic Book

60)   I’m Not There

61)   Ce soir je dors chez toi

 

Et voilà... Vive la carte UGC... Maintenant, dans tous ces films, je ne dirai pas que j'ai vu que des chefs d'oeuvre...

Je voulais poster la liste. La semaine prochaine, en rentrant de week end, je posterai les commentaires...

So... 61 films quand même...  

20.12.2007

Guinness, amie ou ennemie ?

Guinness is good for you, paraît il....

Si, je vous jure, regardez...

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Ce n'est pas moi qui le dit, mais cette très belle petite affiche...
Alors, n'écoutant que ce slogan et cherchant depuis des lustres une idée pour utiliser un objet en bois que j'avais récupéré, voilà ce que j'ai fait depuis 2 jours ...Avec un marteau et un truc en métal, (je sais m'en servir, mais alors les noms...) faire tous les contours des lettres, puis du verre (mon but, ne pas me taper sur les doigts... et ne pas me blesser...et j'y suis arrivée !!!)
Bien sûr, ce n'est pas terminé, il me reste tous les détails à faire, le parchemin à dessiner, le verre de bière (ça donne envie d'une Guinness, à force, je vous jure...)
Et... Bref... Encore une bonne journée de travail (mrd... Faudrait que je pense à aller plus vite, c'est pour noël...)
 
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Bon, maintenant si ça se trouve, je trouverai ça raté quand j'aurai terminé, mais bon... Au moins je m'occupe... sainement, nope ?
 

19.12.2007

BD - American Splendor

American Splendor...

Quelle belle source d'inspiration que cette bande dessinée de Harvey Peb1538af348d6bdc6f7b09c71523177e3.jpgkar.

Ce gars est dépressif, pessimiste, négatif, méchant parfois... Et pourtant, j'adore.

Quelle façon magnifique de peindre nos pires travers. Une bonne dose d'auto dérision, de rire jaune, d'ironie bien acerbe. Mélangez le tout avec le dessin de Dean Haspiel ou de Ty Templeton (ce sont les deux dessinateurs conviés que je préfère). Laissez reposer quelques instants. Et buvez d'un coup. Cul sec pourrait on dire.

Je vous assure que ça passe très bien.

Trève de plaisanterie. C'est réellement un ouvrage magnifique, que l'on soit connaisseur ou non de l'univers de Harvey Pekar, consommateur averti ou non d'American Splendor. 

Résumé de l'éditeur :

"Pour Harvey Pekar, demain n'est pas seulement un autre jour. L'auteur explore avec une honnêteté implacable les complexités de la vie quotidienne. D'un combat épique contre des toilettes récalcitrantes aux dangers inhérents à la recherche de lunettes perdues, en passant par les risques de la conduite sur neige et la prise de médicaments chaque matin, le talent de Pekar n'a jamais été aussi affûté que dans cet ultime volume de la fameuse série autobiographique American Splendor.
Dans ce recueil égrenant les triomphes ordinaires, les frustrations et les drames de l'existence de Pekar, on retrouve certains des plus grands artistes de comics parmi lesquels Richard Corben, Eddie Campbell, Dean Haspiel, Chris Weston, Gilbert Hernandez et Ty Templeton pour ne citer qu'eux."

Bien que tout soit poussé à l'extrême, parfois même à la caricature, c'est de sa vie qu'Harvey Pekar s'inspire. Et c'est un homme comme tous les autres. Quelque part, on s'y retrouve tous. Alors on rit. Jaune. Mais on rit.

Ne serait ce qu'avec la première histoire, illustrée par Ty Templeton, dans laquelle Harvey Pekar raconte la façon dont petit à petit il s'est éloigné de ses parents. La façon dont maintenant il s'interroge sur "où sont passé ses parents?"..

Le tout servi par un trait très rond. Avec un contour noir. Qui nous plonge dans la rétrospective. Tout de suite... 

Ou alors dans cette histoire qui raconte les quelques jours qu'il doit passer avec sa fille adoptive, Danielle, pendant que Joyce (sa femme) s'est absentée. Les quelques jours qu'il passe à s'angoisser pour tout et rien. Quelques jours durant lesquels il doit affronter une adolescente visiblement assez "difficile". Quelques jours durant lesquels, bien sûr, vous devez vous en douter, rien ne se passe "comme il faudrait"....

Bref... Je ne vais pas tout vous raconter, mais... 

 

Un jour comme les autres

Harvey Pekar & ...

Panini Vertigo

14€

Isbn : 978 2 80940 1 400

18.12.2007

...

Nino Rota - The Godfather Theme (Piano Sheet Music By Germanicvs).pdf

Et voilà, je devais lire... Devais...

Mais...

Le silence. Ce matin, pas un bruit dans la maison. Juste mon chien et moi. Puis mon piano... Presque un mois que je n'avais pas joué...

Cette partition trouvée...

Et entre La Sonate Pathétique de Beethoven (un mois sans jouer... il faut récupérer un peu) et ce morceau... je crois que j'ai oublié de lire.

Mon chien couché au pied du piano. Est ce qu'il entend la musique ou est ce qu'il sent juste les vibrations du piano qui se répandent sur le carrelage ? Je ne sais pas. Mais, quand j'attaque le second mouvement de la Sonate, c'est comme si... il comprenait ce que je voudrais faire dire au piano. Il suffit de fermer les yeux et de laisser les mains jouer toutes seules. Elles parlent, racontent ce qu'il y a de caché à l'intérieur. Peut être qu'il entend.

Ce morceau, que j'ai trouvé l'autre jour, est beau. Bien évidement, étant donné que je n'ai aucune culture cinématographique, je n'ai jamais vu ce film "culte". Mais la musique, ... juste ces quelques notes très simples. Qui reviennent comme un leitmotiv. Envoûtantes. On ne peut plus les oublier ensuite... 

Bref, je lirai ... demain .... 

BD - Putain d'Usine

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Juste deux planches d'une bande dessinée que j'ai lu dernièrement.
Putain d'Usine, parue chez Petit à Petit.
J'aime beaucoup le dessin d'Efix. Déjà dans Mon amie la Poof ou dans K, son trait rond et relativement doux contrastait avec des propos plutôt sombres. 
Dans cette bande dessinée, dont l'histoire est l'adaptation du roman éponyme de Jean Pierre Levaray, il est tout simplement magnifique. Ce trait est un véritable coup de poing. On se prend le récit dans la figure. Le dessin colle parfaitement au ton du narrateur. Le noir et blanc est utilisé avec simplicité. Mais c'est justement là toute la beauté de cet ouvrage. On est dans une oeuvre sans fioriture. Qui raconte avec des dessins une réalité, le quotidien...
Dans une certaine mesure, on pourrait se croire dans un ouvrage de Will Eisner. Juste par le trait. Par ces personnages, la façon dont ils sont représentés, avec beaucoup d'humanité. Un trait simple qui nous permet de rentrer dans l'histoire, de nous installer à côté du héros et de le suivre, comme si on était avec lui l'espace de quelques instants, le temps de la lecture.
 
Résumé 

«Tous les jours pareils. J'arrive au boulot (même pas le travail, le boulot) et ça me tombe dessus, comme une vague de désespoir, comme un suicide, comme une petite mort, comme la brûlure de la balle sur la tempe. Un travail trop connu, une salle de contrôle écrasée sous les néons - et des collègues que, certains jours, on n'a pas envie de retrouver.

Même pas le courage de chercher un autre emploi. Trop tard. J'ai tenté jadis... et puis non, manque de courage pour changer de vie. Ce travail ne m'a jamais satisfait, pourtant je ne me vois plus apprendre à faire autre chose, d'autres gestes. On fait avec, mais on ne s'habitue pas. Je dis «on» et pas «je» parce que je ne suis pas seul à avoir cet état d'esprit : on en est tous là...»

 

Auteur : Jean Pierre Levaray & Efix

Editeur : Petit à Petit

Noir et Blanc

Isbn : 978 2 84949 0 914

Prix : 12,90 €

Nombre de pages : 126 pages

 

 

Musique - Ces gens là


podcastCes gens là... Version chantée par Noir Désir entre autre.

Et honnêtement, c'est tout simplement très beau comme version.

 

13.12.2007

Rien de bien important mais .......

Eh bien après deux semaines marathon...

Entre Mulhouse, Neuilly sur Seine, Nogent sur Marne, Blois, un week end sans le net, Toulon, Asnière sur seine, Mennecy (C'était la dernière sur la Rentrée Littéraire...), et demain Nantes, j'ai l'impression d'avoir parcouru la France...

Deux semaines sans pause...

Sur les rotules...

Mais demain soir, attention, grand moment... VACANCES !!! Trois semaines de repos !!! Enfin je vais pouvoir prendre le temps de lire mes mails, d'écrire les chroniques en retard, de dormir (il paraît que c'est nécessaire), d'écrire, de faire du piano (parce qu'en plus je pars...!!!), et de me balader avec mon chien dans la forêt. Le pied total.

Ah oui, et puis je vais pouvoir lire tous les livres qui se sont empilés sur mon bureau. Juste une trentaine de romans à lire pour la mi-janvier et juste une quinzaine de BD à lire, ...

So... Vivement demain soir !

 

 

12.12.2007

Argh...

Coup de gueule…

Là j’en ai marre…Je lisais encore une fois les dépêches du Monde sur Netvibes et...

Travailler plus pour gagner plus…

Le pouvoir d’achat qui baisse…

Le paiement des RTT…

Alors juste une petite question.

Comment fait on quand on bosse dans une boite où les dirigeants refusent les heures supplémentaires (ou du moins leur rémunération… A la place, nous avons le droit à du repos compensatoire ! Superbe ! Je me retrouve avec 150 heures supplémentaires que je ne peux pas récupérer à moins de poser un mois de vacances et qui ne seront pas payées ?! Alors là, je dis bravo au système. Et petite précision, je n'ai pas le choix... Ces heures sont indissociables de mon poste...).

Le paiement des RTT ? Je n’y pense même pas… Nous n’y avons pas le droit, étant donné que nous avons un statut qui ne permet pas de contrôler les horaires faits.

Travailler plus pour gagner plus ?

Pas pour tout le monde. Visiblement…

 

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