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17.01.2008

sous hallucinogène

Mercredi. Jour des sorties cinéma.

Il est 18h30.

Après une journée passée à tourner en rond, à ne rien faire, existe-t-il une autre solution que celle d’aller s’enfermer dans une salle de cinéma pour se changer les idées ?

Bon, j’admets, il en existe plein d’autre. Cela dit, c’est la seule qui m’est venue à l’esprit sur le coup.

Alors après une fichue journée de m…, j’ai pris la grande décision d’aller au cinéma. Voir un film drôle. Qui serait capable de mettre quelques brins de lumière dans cette journée morose.

Ça vous est déjà passé par la tête, cette petite réflexion ?

Put… Je suis en vie, en bonne santé, j’ai des amis, de l’affection tout autour de moi, alors pourquoi est ce que je me morfonds ? Ça pourrait être carrément pire… !

Alors pourquoi justement est ce que je me morfonds, je tourne en rond… ?

Faut la vivre cette journée. En prendre le maximum. Et composer avec le reste. Le jour où il sera trop tard et où on ne pourra plus composer avec le reste viendra bien assez tôt pour ne pas perdre de temps.

Donc, après une journée perdue, il fallait que je me change les idées, que je décolle cette poussière gluante que la morosité ambiante avait collée à mes vêtements, à mes idées, (déjà qu’elles ne sont pas toujours très drôles…mes idées, si en plus on en rajoute une couche, bref…)

15h50 (bah oui… une journée à rien faire, ça semble très long, très très long…alors 15h50 c’était déjà au moins le soir pour moi. En plus il faisait gris comme si le jour ne s’était pas donné la peine de montrer le bout de son nez. Alors…). Saint Michel. Coup de sang. Je ramasse mes affaires. De toute façon, le PC n’a plus de batterie, je n’ai accès à aucun réseau, les ouvrages dont j’avais besoin pour bosser ne sont TOUJOURS pas là. Donc, c’était encore ce que j’avais de mieux à faire.

Métro. Je savoure la 4ème cigarette de la journée. Quand on diminue sa consommation mais qu’on reste accro, le problème c’est que ce sont les plus importantes qui restent. Celles qu’on aime par-dessus tout. Celle du matin avec le café. Celle du midi après le repas. Celle du soir, quand on part du travail. Celle du soir après le repas… aïe, je crois bien qu’hier j’ai explosé mon quota. 4 cigarettes à 16h… Hum… (Bon d’accord, en fin de journée, j’étais à 6. Et alors ? Zut. Pour une fois… enfin non, mais mon paquet je l’ai depuis lundi matin ! Et il en reste encore dedans. Au moins de quoi fumer toute la journée du lendemain…).

Ça n’a pas l’air comme ça, de prime abord, mais toutes ces digressions qui semblent inutiles, futiles et totalement décalées ne sont pas fortuites. Loin de là… vous allez comprendre ensuite… si, je vous assure. Enfin, j’espère.

Donc, après cette cigarette, direction le métro. Trois stations plus tard, les Halles.

Je me poste devant la borne d’achat UGC. Alors, quel film débute dans la prochaine demie heure ? Celui-ci, non. Ça déjà vu. Celui là ? Bof…

Et tout à coup, la révélation. Imaginez la musique. Alléluia ! Un halo de lumière mystique et divine descend sur la borne UGC. Un titre de film. SMILEY FACE. Smiley…. Parfait. Magnifique. En plus, le film débute dans moins de 20 minutes. Le temps de lire un quotidien gratuit. Ah zut, j’en ai pas sous la main. Tant pis, ce sera le temps de prendre un cappuccino (On ne se refait pas. Enfin, plus à 28 ans. C’est trop tard. Cause perdue pour l’humanité.)

De quoi parle le film ? Alors là, c’est une bien belle question ? J’en ai une vague idée. Mais le titre me suffit. Ça à l’air drôle. Pas trop difficile à comprendre. Juste ce qu’il faut.

Je m’installe dans la salle. Et le film commence.

Et le film se termine.

En sortant, je ne sais pas pourquoi, j’ai comme un sourire niais sur le visage.

De quoi parlait le film ?

Alors, dans les grandes lignes, c’est l’histoire de Jane. Qui aime bien fumer. Non, pas la cigarette. Chacun ses addictions dans la vie. Et un matin, alors qu’elle a déjà un petit peu trop abusé de l’herbe qui rend joyeux, (paraît il, ne me demandez pas, je ne supporte pas, ça me fait vomir – pour de vrai -), elle a faim. Parce qu’il paraît aussi que ça donne faim. Et là, en ouvrant le frigo, elle voit de magnifiques gâteaux confectionnés par son colocataire, un nerd apparemment effrayant, aux tendances psychopathes, qui ne supporte pas l’herbe et sa colocataire, donc… sur les gâteaux, un petit mot, enfin plutôt un avertissement, INTERDICTION d’y toucher. Jane a faim. Jane est stone. Jane voit le mot INTERDIT. Jane mange tous les gâteaux. Qui se révèlent être… des space cake…

Et là, tout s’enchaîne. Elle va vivre une journée ‘rocambolesque’, si on peut appeler ça comme ça. Mais surtout elle sourit pendant tout le film.

Et voilà qu’à la sortie, ce même sourire niais s’inscrit sur mon visage. Avec une fichue envie de rire.

Dehors, il a plu. Il fait nuit maintenant. Ce qui est bien avec la nuit, c’est qu’on ne voit plus la couleur du ciel. Il peut faire beau, un temps atroce, peu importe. Les lumières de la ville absorbent la faible lueur du ciel. Juste une immensité noire. Même les étoiles ne luttent pas.

Je monte dans le bus. Coup de chance. Je n’ai même pas attendu. Pas même une minute. Parfois, de petits bonheurs comme celui-ci suffisent à illuminer une soirée.

Dans le bus, il y a beaucoup de monde. Je n’ai pas d’endroit où me tenir. Le bus démarre. Je trébuche. Ça me rappelle une scène du film. Ce qui me fait sourire encore davantage.

Les gens ne sont pas très drôles dans ce bus. Où alors, peut être que c’est moi…

Peut être qu’en fait, ils ont vaporisé quelques substances euphorisantes durant la projection du film ?

Ou alors, peut être que c’est du au second effet manque de nicotine (Eh, j’entends les commentaires narquois là, mais entre 15 et 5 par jours, il y a une sacrée différence !) ?

Ou bien, peut être est ce le sucre de la Chupa Chup’s et de la Sucette Pierrot que j’ai ingurgité durant le film ?

Comme cette impression d’être bizarre. Comme si le sourire était devenu incongru de nos jours. Délit de sourire. Attention. Pénalité de … 50€ si vous osez afficher un sourire béat et niais dans les transports en commun. Mer de Chine… Déjà qu’on a plus le droit de fumer dans les lieux publics, les bars, … Si en plus on nous supprime ça…

J’ai vraiment du absorber quelque chose…

D’accord, je dois avoir l’air stupide à sourire comme ça, mais pas à ce point là quand même ? Si ?

Je regarde ma jupe. C’est bon, elle est bien mise. Je regarde mes cheveux. Ça va, ils ne sont pas en l’air. Je regarde mon manteau, mon pull… non, tout semble normal. Bah alors, c’est quoi le truc ?

Le temps que toutes ces questions stupides me traversent l’esprit et le bus entre dans la Rue des Rosiers. Et en plus je suis déjà arrivée. Mais que la vie peut être belle parfois…

 

Commentaires

space cake... miam :)

Ce film va me plaire !!

Ecrit par : Moummoune | 17.01.2008

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