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05.03.2008
Jeu
Pamdam pamdam pamdam padapa… pamdam padapamda
Dada dada da dada…
Elle marchait d’un pas...
Euh...
Argh !!! Mauvais début… on recommence !
Était ce là musique, le soleil, sa bonne humeur revenue…
Non ! Non et non ! Ça ne va pas non plus… c’est n’importe quoi !
On se croirait dans un roman à deux sous.
Ah, maudite angoisse des maudits débuts. Tout ça pour raconter quoi ?
Qu’ « elle marchait en écoutant cette musique, d’un pas chaloupé et dansant, cette musique qui semblait illuminer son visage de bonheur, tellement heureuse que tout paraissait léger, glisser contre elle, comme ses pas aériens et dansant, même ses pires emmerdes… »
Et là, maintenant, je deviens grossière… C’était pour ça que je voulais un beau début flamboyant, pour éviter tout emprunt intempestif au champ lexical familier.
On peut dire que ce n’est pas gagné. Même que c’est perdu en fait.
Surtout que depuis le moment où j’ai vainement essayé de commencer une ébauche de ce qui pourrait être (aurait pu être), un texte, eh bien a) la musique n’est plus la même, b) l’image s’est évaporée de ma tête, c) je ne sais plus ce que je voulais raconter.
Donc poursuivre cette trame serait totalement vain. À moins que tout cela ne soit qu’un jeu et un prétexte pour écrire un truc encore plus vain sur la vacuité évidente et égocentrique des débuts (et des milieux et des fins… parfois aussi, souvent chez moi d’ailleurs, mais le principal, c’est d’en être conscient, non ?)…
Ou comment se faire des nœuds au cerveau pour rien.
Le principal dans tout ça étant de s’amuser, non ?
Enfin, toujours est il que ce n’est pas le cas et que, durant cette digression encore plus vaine que tout le reste, le pourquoi du comment m’est revenu (les digressions, il faut bien que ça servent à quelque chose, tout de même. Alors entre aider le narrateur à retrouver le fil de son discours, lui permettre d’inventer, perdre le lecteur, jouer avec lui, nous avons le choix… je choisi…les quatre…).
Bah oui ! Il me suffisait juste de raconter n’importe quoi pour que ça m’revienne… et donc, ce dont je voulais parler, c’était juste de la musique… Jelly Dancers de Eels, mais maintenant, c’est trop tard, je n’ai plus envie… Ce sera pour une prochaine fois… et puis de toute façon, ce n’est plus ça que j’écoute alors que je tape cette chose, non, maintenant, c’est Novocaïne (toujours de Eels, mais tant que je ne connaîtrais pas le double cd par cœur…)
11:22 Publié dans Textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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