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10.03.2008
Petites chroniques de la vie de tous les jours
Et voilà, toute naïve et bercée par des illusions de débutante, pour moi, former ma remplaçante, ça allait être du gâteau.
En réalité, ce n’est pas évident du tout. Même pour une formatrice. C’est là que réside toute la beauté de la chose d’ailleurs.
Il paraît que former les gens, c’est mon travail. Enfin, former les gens. En tant normal, ce sont les bibliothécaires que je forme. Leur apprendre ce qu’est la bande dessinée, que non, le manga n’est pas une invention diabolique inventée pour corrompre les jeunes esprits tourmentés des adolescents et adolescentes, qu’on ne devient pas illettrés en lisant de la bd (terme familier habituellement utilisé pour désigner la bande dessinée, nom commun, entré dans le dictionnaire en 1981 – Petit Larousse –)… Enfin, tout ça pour dire que je forme tout le temps, un peu comme la chanson de Gainsbourg, Des p’tits trous, des p’tits trous, toujours des p’tits trous… sauf que, ah, vous avez compris ? Bon d’accord, revenons donc au sujet principal de cette chronique… Former sa remplaçante, eh bien, surprise, c’est que c’est épuisant… ! Bien plus épuisant que de captiver une assemblée de bibliothécaire (même sur le manga, pire, sur les livres de sciences…), durant trois heures.
Il faut tout simplement penser à tout. Même à ces automatismes qui sont tellement évidents qu’ils se réalisent tout seul, sans qu’on ait à y penser ne serait ce qu’une micro seconde. Pouvoir expliquer tout : Word et ses fonctionnalités (comment dire, j’appelle ça du bricolage et je découvre au fur et à mesure ?), Excel (alors là, mon grand ami… Je sais faire un tableau et y attribuer quelques codes et je trouve que c’est déjà très bien et amplement suffisant…), Power Point… (hum, la partie de plaisir de Power Point, un jour mon chez m’a demandé de faire un diaporama sous Power Point… Sous quoi ? C'est-à-dire, ce nom barbare c’est quoi au juste ? … Et la réponse évidente à ce genre d’échange c’est, … Débrouille toi, tu devrais bien pouvoir y arriver toute seule… version édulcorée de sa pensée profonde…, donc maintenant je dois expliquer comment fonctionne ce petit logiciel, oh la partie de plaisir en perspective…), Internet, le réseau, notre base de donnée, Outlook, les prises de rendez vous, … Bref, ces petits bonheurs quotidiens des journées passées au bureau. J’aime mon travail (je vous assure… même si là, je sais, je n’ai pas l’air très crédible).
Enfin, allez vous me dire, tout ça ne semble pas si terrible ! Détrompez vous ! Parce qu’en même temps, il faut continuer le travail comme si de rien n’était. Comme si je n’allais pas partir du jour au lendemain, comme si nous étions une seule et même personne, comme si… pour faire simple, aucune incidence pour le client qui ne doit sous aucun prétexte pâtir de la situation (c’est pas gagné, même plutôt mal parti étant donné le retard, annulation, changement de date, déplacements à deux…). Eh oui. Mais autrement, soyons honnêtes, ce ne serait pas aussi drôle.
En bonus track spécial :
Le poinçonneur des Lilas - 1959
Je suis le poinçonneur des Lilas
Le gars qu'on croise et qu'on ne regarde pas
Y a pas de soleil sous la terre
Drôle de croisière
Pour tuer l'ennui j'ai dans ma veste
Les extraits du Reader Digest
Et dans ce bouquin y a écrit
Que des gars se la coulent douce à Miami
Pendant ce temps que je fais le zouave
Au fond de la cave
Paraît qu'y a pas de sot métier
Moi je fais des trous dans des billets
Je fais des trous, des petits trous, encore des petits trous
Des petits trous, des petits trous, toujours des petits trous
Des trous de seconde classe
Des trous de première classe
Je fais des trous, des petits trous, encore des petits trous
Des petits trous, des petits trous, toujours des petits trous
Des petits trous, des petits trous, des petits trous, des petits trous
Je suis le poinçonneur des Lilas
Pour Invalides changer à Opéra
Je vis au cœur de la planète
J'ai dans la tête
Un carnaval de confettis
J'en amène jusque dans mon lit
Et sous mon ciel de faïence
Je ne vois briller que les correspondances
Parfois je rêve je divague
Je vois des vagues
Et dans la brume au bout du quai
Je vois un bateau qui vient me chercher
Pour me sortir de ce trou où je fais des trous
Des petits trous, des petits trous, toujours des petits trous
Mais le bateau se taille
Et je vois que je déraille
Et je reste dans mon trou à faire des petits trous
Des petits trous, des petits trous, toujours des petits trous
Des petits trous, des petits trous, des petits trous, des petits trous
Je suis le poinçonneur des Lilas
Arts-et-Métiers direct par Levallois
J'en ai marre j'en ai ma claque
De ce cloaque
Je voudrais jouer la fille de l'air
Laisser ma casquette au vestiaire
Un jour viendra j'en suis sûr
Où je pourrais m'évader dans la nature
Je partirai sur la grand'route
Et coûte que coûte
Et si pour moi il n'est plus temps
Je partirai les pieds devant
Je fais des trous, des petits trous, encore des petits trous
Des petits trous, des petits trous, toujours des petits trous
Y a de quoi devenir dingue
De quoi prendre un flingue
Se faire un trou, un petit trou, un dernier petit trou
Un petit trou, un petit trou, un dernier petit trou
Et on me mettra dans un grand trou
Où je n'entendrai plus parler de trou, plus jamais de trou
De petits trous de petits trous de petits trous
17:30 Publié dans Eh mrd !!! Un peu de superficialité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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