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14.06.2008
6 mois de cinéma
31 films en 6 mois.
Et encore le mois de juin n’est pas terminé. Je crois qu’il y a encore 6 films que j’ai envie de voir au mois de juin. Ce qui fait, si je compte bien, 37 films en 6 mois.
Pas mal non ?
Enfin, pas mal. Tout dépend du point de vue. Comme je suis très bonne cliente, on peut dire que j’ai vu de tout. De sombres merdes (désolée pour l’expression) comme de petits chefs d’œuvre (vive la subjectivité). Du purement commercial (ce qui ne veut pas dire sombre merde, attention à l’amalgame) au petit film indépendant (ce qui ne signifie pas chef d’œuvre, non plus)
37 films.
Comment peut on voir 37 films en 6 mois ?
Simple. Il suffit d’être au chômage (question temps, ça simplifie tout. Et les premières séances avec 4 ou 5 personnes dans la salle, c’est le pied) et de posséder une de ces cartes qui tuent les petits cinémas indépendants, les acculant à s’affilier avec ces monstres du divertissement déshumanisé, je parle des cartes UGC ou Gaumont (ça, c’est pour l’aspect financier…)
D’ailleurs, je reprends ma parenthèse financière, je vous propose un petit calcul rapide :
Une place de cinéma vaut environ 9 €.
Je serai allée, à la fin du mois, 37 fois au cinéma.
Donc, 37 x 9 = 333 €
Mes 37 séances de cinéma m’auraient coûtée 333 €
Ma carte UGC vaut 20 € par mois.
Pour les 6 mois écoulés, j’ai donc dépensé : 6 x 20 = 120 €
Par conséquent, on pourrait dire que j’ai réalisé une économie de 333 – 120 = 213 €
Soit quasiment le double de ce que j’ai dépensé.
Maintenant, est ce réellement une économie ?
Je ne sais pas.
Si je n’avais pas cette carte, je ne serai pas allée voir tous ces films. Peut être aurais-je été plus sélective. Peut être…
Alors est ce que ce type de carte pousse à la consommation pour augmenter les chiffres de fréquentation des salles obscures ?
Dans mon cas, la bonne cliente qui a plein de temps devant elle, je dois dire que oui.
Je ne cherche pas à justifier mes goûts en matière cinématographique. J’aime les films basiques, purement commerciaux tout comme les petits films indépendants.
J’assume…
Mais je dois avouer que sans cette carte, je ne serai pas allée voir certains films que j’ai énormément appréciés.
Parmi les 31 films vus (je retire les 6 non vus encore), deux m’ont vraiment marquée.
Il s’agit de Juno et de Deux jours à tuer.
Bon, Juno, je serai allée le voir quoi qu’il en soit… Le pitch me plaisait. Le genre du film me plaisait en plus. Le petit film indépendant sans grande prétention mais qui fait sourire et rêver.
Mais Deux jours à tuer, je ne sais pas si je serais allée le voir.
Déjà, je n’affectionne pas particulièrement le cinéma français. Ensuite l’histoire ne m’attirait pas trop.
Au final, j’ai passé une heure à pleurer. Vraiment pleurer. Avec les hoquets, le manque de respiration, la totale quoi…
J’admets que je suis une grande émotive. Mais à ce point, je ne pensais pas. Peut être est ce le jeu d’Albert Dupontel. Ou bien l’histoire qu’a voulu nous raconter Jean Becker…
Toujours est il qu’heureusement que j’y suis allée.
Vous allez me dire que si je ne l’avais pas vu, je n’aurai pas su.
Peut être. Mais je pars du principe que quand un film, un livre, une musique, enfin quelque chose ou une personne vous touche et vous émeut, c’est qu’il y a une raison. Au final, on en sort enrichi.
Sûrement que je suis naïve, mais c’est aussi pour cette raison que j’aime lire, aller au cinéma ou écouter de la musique. Juste pour les émotions, le rire, la peur, le rêve, la fuite…
11:11 Publié dans film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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