09 septembre 2008

Une liste... de livres ?! Comme c'est étrange...

Cette année, je ne travaille pas.

Pas de présentation de la Rentrée Littéraire ; Pas d’obligation de lire une quarantaine de romans en un temps record ; Pas de dossier à préparer…

Mais on ne se refait pas…

Alors depuis le quinze août, je guette les étalages des librairies, juste de voir ce qui est paru… ; les sites des éditeurs, juste histoire de voir ce qu’ils vont publier… ; les sites de ventes en ligne, juste histoire de…

Et on ne se refait vraiment pas…

Parce que dans mon petit crâne tordu, petit à petit, j’ai commencé à élaborer une liste de… « Mais qu’est ce que j’aurai bien pu sélectionner cette année ? »

Parmi les 676 romans à paraître, (légèrement moins que l’année dernière, puisque c’était 727 romans parus entre fin août et fin octobre 2007), 466 romans français et 210 romans étrangers… Soit 70% de romans français et logique, 30% de romans étrangers.

Les éditeurs cette année, si on excepte Grasset, sont très timides quant au nombre de titres publiés. Est-ce dû au climat économique ? À la récession qui s’installe dans notre cher pays ? Toujours est il, qu’en règle générale, la tendance cette année (tendance apparue il y a environ deux ans et qui se confirme) c’est : «  Publier moins pour publier mieux… »

Bien évidemment, il m’a été beaucoup plus facile de sélectionner des romans étrangers (anglo-saxons de préférence) que de sélectionner que des romans français.

Je vous passe les longues digressions échafaudées sur le contenu de cette rentrée, sur les chiffres, les auteurs (attendus ou non), les coups médiatiques… Et donc, cette année, si j’avais été confrontée à la dure réalité de devoir à nouveau choisir une trentaine de titres, quinze romans français et quinze romans étrangers (avec une forte proportion de romans anglo-saxons), et bien je me serai très probablement retrouvée dans un terrible embarra. Tout d’abord, je tiens à préciser que je n’ai eu accès à aucune des ressources dont je me sers habituellement. Ah, ce cher dossier Livres –Hebdo sur la Rentrée littéraire, les présentations des éditeurs, le passage des représentants, la présentation Page à la BNF… Alors forcément il y a comme des lacunes dans ma sélection.

En effet, …

 

  • Terre sans maître

Yann Appéry – Grasset (commandé, en attente de réception et donc de lecture)

Résumé (source éditeur) :

"Ilya est un jeune homme qui cherche à atteindre un mur au sommet d’une montagne. Ce Mur est moins un objet qu’une présence, intacte depuis l’époque immémoriale de sa construction. On prétend au village que le Mur attire les fous. Cela se passe juste avant la deuxième guerre mondiale en Germanie. Ilya avance à tâtons et, peu à peu, se souvient d’où il est venu, ce qui l’a conduit à entreprendre son voyage et à quel traumatisme il doit d’avoir perdu la mémoire.
Sur le versant creusé d’ornières, il semble mener une partie de cache-cache avec lui-même. La voix d’une enfant le hante qui chante sous son crâne une comptine. Une fois le Mur franchi, Ilya poursuit son chemin, rêveur lucide, aux abois. Un homme en effet veut sa peau et le traque sans relâche. Obligé de fuir, Ilya arrive à la porte d’un manoir où les dignitaires du régime célèbrent l’avènement d’une ère nouvelle. Il y retrouve la jeune femme dont le souvenir le poursuit, et dans le grand salon illuminé où se déroule la fête, son passé tout entier se dévoile. Se révèle aussi l’autre raison de son voyage : Ilya est un messager, il porte une parole folle, et dans le cercle hostile des convives, il s’en délivre. Mais on ne l’entend pas, et, à nouveau en danger de mort, il lui faut reprendre sa route au petit jour, descendre dans la vallée, de plus en plus loin…"

 

  • Le cas Sonderberg

Elie Wiesel - Grasset

 

  • New wave

Ariel Kenif & G. Morel - Flammarion

 

  • L’étrange beauté

Frédéric Pajak & Léa Lund – Noir sur Blanc

 

  • Mari & femme

Régis de Sa Moreira – Au Diable Vauvert

 

  • Les sales bêtes

Jacques André Bertrand – Julliard (en commande, j'avais trop ri l'an passé avec J'aime pas les autres)

Résumé (source éditeur) :

“Vous ne les aimez pas… Pire, vous les détestez… Elles vous envahissent, vous sucent le sang, vous terrorisent…Elles vous gâchent vos pique-niques, vos nuits et même vos jours. Elles peuplent vos cauchemars. Et pourtant, la plupart du temps, elles sont inoffensives. Par exemple, saviez-vous que si le crocodile demeure si souvent la gueule ouverte, c’est pour rafraîchir son estomac et qu’il lui arrive de jeûner pendant deux ans ? Et que si la démarche d’une hyène est toujours un peu ridicule, elle a l’excuse d’avoir les pattes postérieures plus courtes que les antérieures ?
En suivant pas à pas les savoureux itinéraires, drolatiques et érudits, où vous entraîne Jacques A. Bertrand, vous vous prendrez d’affection pour l’araignée, le pou et le moustique, vous adorerez la chouette, la hyène et le crocodile, vous chercherez la compagnie de l’ours et du serpent, vous caresserez (peut-être) la blatte et le rat. Mais, au final, vous ne manquerez pas de partager l’opinion définitive de l’auteur : la pire des sales bêtes, c'est l'homme !”

 

  • Les accordements raisonnables

Jean Paul Dubois – L’Olivier

 

  • Peut être une histoire d’amour

Martin Page – L’Olivier

 

  • Les gens du Balto

Faïza Guène – Hachette Littérature

 

  • Keith me

Amanda Sthers - Stock

 

  • La porte des Enfers

Laurent Gaudé – Actes Sud

 

  • Il était une fois … peut être pas

Akli Tadjer - Flammarion

 

  • L’inaperçu

Sylvie Germain – Albin Michel

Résumé (source éditeur) :

“Les Bérynx : une famille ordinaire, avec son patriarche autoritaire, ses mères affairées, ses enfants fragiles, ses secrets non partagés et son lot de drames. Et il y a Pierre, qui vient de se greffer sur cette famille comme une sorte d’ange gardien dont on ignore presque tout, homme à tout faire, mais aussi à tout défaire. Jusqu’au jour où il disparaît sans laisser d’autres traces que les brèches qu’il a ouvertes en chacun.

Roman des origines autant que de la construction de soi, "L’Inaperçu" , comme "Magnus" , fait coexister le plus sombre de l’Histoire et des tragédies individuelles avec l’imprévisible, la puissance de l’imaginaire, les rêves les plus fous, tout ce qui échappe à l’emprise du temps et permet d’inventer son destin.”

 

… Il n’y en a pas quinze…

 

Alors, oui, je sais, je n’ai pas cité Nothomb, Millet, Angot et Cie, mais entre les médias et le fait que je ne les aime pas, comment dire…

Tout comme je n’ai pas cité ce roman français dont tout le monde parle déjà,  … La meilleure part des Hommes de Tristan Garcia ou le prix Fnac, Là où les Tigres sont chez eux de Jean Marie Blas de Roblès…

Mais personne n’est parfait…

 

Ensuite, vient la liste des romans étrangers…

 

  • Nous commençons notre descente

James Meek – Métailié (acheté -  en attente de lecture)

 

  • L’homme qui marchait sur la Lune

Howard McCord - gallmeister

« Extrait du livre :JE QUITTAI STERNS À QUATRE HEURES DU MATIN, en prenant la rivière asséchée vers le nord sous un dense amoncellement d'étoiles lointaines. Le lit de l'arroyo mêlait sable, gravier et galets de granit et de gneiss de la taille d'un poing, les berges sablonneuses d'une teinte plus sombre dans l'obscurité remontaient de chaque côté en coupant les étoiles. La première demi-heure, je me concentrai sur ma marche, mais trébuchai plusieurs fois sur des pierres éboulées grosses comme des melons en lente progression vers la ville. Mon sac me crée toujours une sensation étrange pendant la première heure, mais je peux, sans m'arrêter, procéder à de petits réglages des sangles dorsales et abdominales, presser mon dos contre la charge jusqu'à ce qu'il l'épouse parfaitement, et adapter mon équilibre à ma nouvelle géométrie sans y penser vraiment. Le ciel s'éclaircissait lentement et les contours des mesquites, ocotillos et yuccas commençaient à prendre des formes plus acérées. Devant moi, la silhouette brute de la Lune emplissait un quart du ciel.
Trois jours passèrent comme ça : marche de quatre heures du matin jusqu'à l'après-midi, parfois tard, dîner, sommeil, puis réveil et ainsi de suite, jusqu'à ce que la Lune emplît la moitié du ciel et que le chemin commençât à prendre de la pente. Je mange très peu et, à part une gorgée de cognac au coucher du soleil, je ne bois que du thé ou de l'eau. On n'a guère besoin d'abri à l'approche de la Lune, et mes bivouacs sont des plus sommaires. À partir du quatrième jour, l'eau cesse d'être un souci car il en perle des larmes çà et là sur les flancs de la Lune. Plus haut, le vent peut être votre ennemi. »

 

  • Quelque chose à te dire

Hanif Kureishi - Bourgois

 

  • La couronne verte

Laura Kasishke – Bourgois (Malheureusement le plus attendu et le plus tardif dans la parution, octobre)

Résumé (source éditeur) :

“Véritable rituel, les vacances de printemps marquent le passage à l’âge adulte pour les élèves de terminale aux États-Unis. Quittant pour la première fois le nid familial, ils partent une semaine entre amis dans un cadre exotique.
Face à l’insistance de leur amie Terri, Anne et Michelle renoncent à la croisière dans les Caraïbes qu’elles avaient prévues et lui préfèrent les plages mexicaines. En dépit des mises en garde maternelles, Anne et Michelle acceptent d’aller visiter les ruines de Chichén Itzá en compagnie d’un inconnu. Cette expérience les entraînera bien au-delà de la simple découverte culturelle, pour leur plus grand malheur…
Laura Kasischke, dévoilant avec son talent habituel les égarements et les inquiétudes des jeunes gens, construit un roman aussi troublant que profond.”

 

  • Sois près de moi

Andrew O’Hagan - Bourgois

 

  • Pudeur et dignité

Dag Solstatd – Les Allusifs

 

  • Tête de chien

Ramsland Morten - Gallimard

 

  • Sur la plage de Chesil

Ian McEwan – Gallimard (commandé, histoire d’être certaine de le recevoir à parution)

Résumé (source éditeur) :

«Ils étaient jeunes, instruits, tous les deux vierges avant leur nuit de noces, et ils vivaient en des temps où parler de ses problèmes sexuels était manifestement impossible…» Le soir de leur mariage, Edward Mayhew et Florence Ponting se retrouvent enfin seuls dans la vieille auberge du Dorset où ils sont venus passer leur lune de miel. Mais en 1962, dans l'Angleterre d'avant la révolution sexuelle, on ne se débarrasse pas si facilement de ses inhibitions et du poids du passé. Les peurs et les espoirs du jeune historien et de la violoniste prometteuse transforment très vite leur nuit de noces en épreuve de vérité où rien ne se déroule selon le scénario prévu. 
Dans ce roman dérangeant, magistralement rythmé par l'alternance des points de vue et la présence obsédante de la nature, Ian McEwan excelle une nouvelle fois à distiller l'ambiguïté, et à isoler ces moments révélateurs où bifurque le cours d'une vie. 



 

  • Contre jour

Thomas Pynchon - Seuil

 

  • L’état des lieux

Richard Ford – L’Olivier (en cours de lecture, et c’est tout simplement brillant, même si je le lis trop lentement à mon goût, mais bizarrement sans la pression je me rends compte qu’on peut savourer la lecture d’un livre… Quel plaisir de ne lire que 15 pages tous les soirs)

Résumé (source éditeur) :

Automne 2000, New Jersey. Tandis que Thanksgiving – épreuve redoutable pour les familles recomposées – approche, et que l’élection présidentielle se profile à l’horizon, Frank doit remettre en cause les fondations sur lesquelles il a bâti son existence. Atteint d’un cancer de la prostate, quitté par sa femme Sally, il affronte la solitude et dresse l’inévitable bilan : qu’a-t-il fait de sa vie ? Est-il prêt à mourir ? Hanté par les événements de son passé – l’échec de ses mariages, la mort de son fils Ralph –, Frank tente de résister aux courants contraires du destin. Ce roman d’une puissance et d’une virtuosité exceptionnelles est le livre le plus abouti de Richard Ford. À travers ce portrait d’un agent immobilier, il nous livre sa vision de l’Amérique, à la fois généreuse et pessimiste, à la manière d’un Saul Bellow ou d’un John Updike avec Harry « Rabbit » Angstrom. Ford a inventé un personnage-miroir de l’Amérique, un antihéros ironique et lucide qu’il plonge dans une fin de siècle en plein désarroi. Un homme ordinaire, avec ses blessures et ses défauts, terriblement attachant. 




L'AUTEUR : Richard Ford est né à Jackson, dans le Mississippi en 1944. Après des études de droit, il décide de se consacrer à l’écriture et publie des nouvelles dans Esquire et The New Yorker. En 1976, paraît son premier roman, A Piece of My Heart (Une mort secrète). Après Le Bout du rouleau, il travaille pour Inside Sports Magazine jusqu'à la faillite du magazine en 1982. De cette expérience, il tire Un week-end dans le Michigan. En 1996, il reçoit le PEN/Faulkner Award et le prix Pulitzer pour Indépe

 

  • Alcool

Poppy Z Brite – Au Diable Vauvert

Résumé (source éditeur) :

“Rickey et G-ma décident d'ouvrir à La Nouvelle-Orléans un restaurant où tous les plats contiendront un petit plus spiritueux... Commence une course frénétique et épicée à travers les cuisines, les arrière-cours, les bouges et les deals d'une ville amoureuse de l'alcool.”

 

  • La guerre à Harvard

Nick McDonell - Flammarion

 

  • De Niro’s game

Rawi Haga – Denoël

Résumé (source éditeur) :

“À Beyrouth-Ouest, Bassam et Georges, deux amis d’enfance, tuent leur ennui et leur mal de vivre à coups de petits boulots minables, de maigres larcins et de soirées trop arrosées. Les jours se suivent et avec eux les alertes, les morts, les immeubles en ruine. Les filles sont difficilement accessibles, muselées par les traditions et les couvre-feux. Entre deux visites aux copains de lycée engagés dans la milice, les deux jeunes gens s’imaginent coulant des jours meilleurs : Bassam rêve de fuir à l’étranger, et Georges, lui, se sent de plus en plus attiré par les discours belliqueux de la milice chrétienne.

Dans un ultime défi, les deux amis décident de détourner la recette de la salle de jeu où Georges travaille. Mais l’argent seul suffira-t-il à les éloigner de la guerre et à sauver leur amitié ? Porté par une écriture sans concessions, le premier roman de Rawi Hage annonce, au-delà de la puissance du récit, l’avènement d’un grand écrivain.

Rawi Hage est né au Liban, à Beyrouth, qu’il quittera après la guerre civile, en 1992. Il vit depuis à Montréal. Curator, il partage ses activités entre les arts visuels et l’écriture. De Niro’s Game, son premier roman, a obtenu de nombreuses récompenses au Canada, dont le prix des Libraires de Québec.”

 

  • Un patron modèle

Seth Greenland – Liana Levi (commandé histoire d’être certaine de le recevoir à parution aussi)

Résumé (source éditeur) :

« Nul n’aspirait à vivre à Van Nuys. Situé dans un coin faisandé de la San Fernando Valley, c’était un quartier misérable fait de mini-centres commerciaux, de restaurants fast-food et de motels miteux qui louaient des chambres à l’heure. Les détritus qui flottaient dans l’air épaississaient l’atmosphère et, l’été, le mercure grimpait jusqu’à 48 degrés. Les gens qui vivaient là étaient principalement de rudes travailleurs hispaniques qui rêvaient d’une vie meilleure pour leurs familles, de préférence dans un endroit où on entendait moins de coups de feu.. Mais dans les confins de l’ouest, il existait une enclave de plusieurs rues où les pelouses étaient plus larges, les maisons plus grandes et les habitants un peu plus fortunés. Certes, aucun n’appartenait à un country club, mais personne ne craignait que l’organisme de crédit vienne saisir son pick-up. » C’est là que Marcus et sa famille ont élu domicile, dans une maison de quatre pièces à un étage. Du jour au lendemain, rien ne va plus : la belle-mère se retrouve au chômage, les soucis conjugaux se ramassent à la pelle et l’usine où travaille Marcus est menacée par une délocalisation en Chine. Pour comble, la police vient l’avertir du décès de son frère Julian. Marcus découvre alors que derrière le pressing légué par le défunt se dissimule l’un des services d’escort girls les plus demandés de West Hollywood. Les caisses familiales vont pouvoir se remplir, son fils avoir une bar-mitzvah mémorable, mais Marcus devra un jour ou l’autre affronter le réel et changer son fusil d’épaule. Seth Greenland déroule sa narration avec la même spontanéité, la même invention et la même efficacité que Mister Bones. Et surtout, avec ce rare goût du plaisir d’écrire qui irradie la moindre de ses œuvres.

 

  • Best Love Rosie

Nuala O Faolin – Sabine Wespieser (en cours de réflexion … Est ce que je l’achète ou non ?)

 

Et voilà ... Aucune comparaison possible avec la sélection française…

Cependant, il se peut que cette liste soit sujette à ajouts fantasques et soudains, au gré de mon humeur et de mes découvertes (enfin surtout en fonction de mon humeur, soyons un minimum réaliste)

Pour finir, rassurez vous, je n’ai pas fait une liste de 4 pages pour le plaisir de faire une liste, alors la suite (vrais résumés, biographies, extraits, et bibliographies des auteurs, …) pour quand j’aurai le temps et que j’aurai vraiment lus les livres.

 

Commentaires

Bonjour,
J'aimerais écrire, mais je ne suis pas patient et je me disperse.
Ya t'il une recette.

Ecrit par : kraft | 09 septembre 2008

Hey miss :)
Moi ausis je me perd un peu dans cette rentrée, je zone un peu dans les rayons pour le moment.
Par contre, pour New Wave, va lire ca: http://mamzelleneko.free.fr/dotclear/index.php?2008/08/26/592-new-wave-ariel-kenig-gael-morel.
Cui-là, comment dire, c'est fait.... :)
Des bisous

Ecrit par : Mamzelle | 09 septembre 2008

apprenons à nous connaître, moi aussi je zone dans ma vie
Bisous

Ecrit par : kraft | 09 septembre 2008

Merci....

Ecrit par : Titia | 09 septembre 2008

A demain si vous le désirez

Ecrit par : kraft | 09 septembre 2008

Ecrire un commentaire