24 septembre 2008

Fumée... de souvenirs et d'Histoire

Chose très rare... Je fais un copier coller barbare d'article du Parisien.

Mais n'étant pas sur place pour voir et savoir, je ne peux malheureusement pas faire grand chose d'autre.

Ce matin, ma mère m'a appris que le château du village a brûlé.

Ce château, c'est mon enfance, ses rêves, ses illusions, ses espoirs, des souvenirs, et ...

Quand nous étions petites, avec mes cousines, nous rêvions d'investir le château. De le racheter. Marina aurait fait une école de danse et de théâtre. Aujourd'hui, elle est chorégraphe interprétre. Aurélie aurait donné des cours de danse. Elle est professeur des écoles. J'aurai ouvert une immense bibliothèque et une salle dédiée au piano. J'ai été libraire et je prépare le concours de conservateurs des bibliothèques... Juste des rêves qui viennent de partir en fumée... Avec l'histoire de cette femme extraordinaire qu'était la Duchesse d'Uzès, première femme à passer le permis de conduire, à piloter un avion, à oeuvrer pour le mouvement féminisme bien avant l'heure...

Alors forcément, ça fait quelque chose. Un petit pincement au coeur. Une vieille histoire qui prend fin.

Au téléphone, alors que ma mère me racontait tout ça, j'imaginais les vieux du village rassemblés devant ce château en flamme. Commentant, ragotant, tous regroupés devant une partie de leur histoire à eux aussi... Eux qui l'ont vu vivre ce château. Eux qui sont là depuis plus de 70 ans ... c'est sûrement encore plus difficile pour eux. Une vieille connaissance, un ami de plus qui part avant eux. Alors que ça aurait du être un rempart contre l'oubli et la disparition. Vestige de l'ancien temps...

Alors oui, la seule chose que j'ai trouvé à faire, c'est un barbare copier coller...

"BONNELLES.

Le toit du château part en fumée

Les flammes ont emporté la toiture du château de la duchesse d’Uzès. Mais les propriétaires luxembourgeois ne renoncent pas à leur projet immobilier.

Olivier Bossut | 24.09.2008, 07h00

C’EST LE DERNIER outrage au château de la duchesse d’Uzès, à Bonnelles. Hier matin, à 7 heures, un incendie a ravagé la toiture d’ardoise de cette bâtisse du XIX e siècle, en déshérence depuis une quinzaine d’années. Les flammes ont couvé sous le faîtage et l’ont lentement grignoté, dégageant d’importants panaches de fumée grisâtre.

Les secours ont rapidement déployé sur place d’impressionnants moyens de lutte contre le feu. Au total, quatre-vingts pompiers des Yvelines et de l’Essonne département limitrophe de Bonnelles ont combattu toute la journée l’incendie.

Une bâtisse extrêmement fragile

Principale difficulté pour les soldats du feu : réussir à atteindre les flammes tapies sous la toiture pour attaquer le coeur du foyer. Impossible d’envoyer dans la bâtisse extrêmement fragile des hommes à pied avec leur lance. Il ne reste plus que la voie des airs. Juchés sur quatre grandes échelles, les pompiers ont inlassablement déversé des tonnes d’eau, maniant la pique pour faire sauter les tuiles ou encore une lance perforante capable de traverser la couverture pour se frayer un passage.

Des opérations à effectuer avec les plus grandes précautions : le feu a fragilisé les murs. La charpente et quelques lourdes fenêtres en chien-assis surplombant le toit menaçaient en fin de matinée de s’effondrer à l’intérieur du bâtiment.

Difficile pour l’instant de connaître les raisons exactes du sinistre qui s’est déclenché dans un bâtiment vide de tout occupant, ouvert à tous vents et régulièrement « visité » par des explorateurs amateurs. « Deux choses sont sûres, ce ne sont ni la foudre ni le courant électrique qui ont pu déclencher l’incendie », observait-on chez les pompiers.

Hier en fin d’après-midi, les pompiers étaient encore sur place pour exercer une surveillance étroite sur les poutres toujours à la merci des dernières flammèches. Une tâche délicate. La duchesse d’Uzès réservait une surprise aux sauveteurs. « Elle récupérait déjà l’eau de pluie et l’immense réservoir suspendu, situé au-dessus de l’escalier, constitue une menace en cas d’effondrement », raconte Guy Poupart, le maire (non inscrit) de Bonnelles.

De son côté, l’élu a pris un arrêté de péril imminent pour interdire l’accès au public et obliger le propriétaire du château des investisseurs luxembourgeois à condamner l’accès à l’édifice.

Le Parisien"


Commentaires

Et tu ne dois pas être la seule à ressentir de la tristesse...
Avec papa, nous y avons fait notre retraite de communion, nos rassemblements, nos photos de mariage...
Nous aussi, on avait rêvé de le racheter pour y loger toute la famille, enfants, grands parents...

Ecrit par : MAMAN | 25 septembre 2008

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