28 novembre 2008
Et de un
- Etape n°1 : fait
J'ai eu mon code... 1 faute.
Alors pour vous faire une idée, YES !!! YES !!! YES !!!
Bref, ça signifie que je vais pouvoir enfin reprendre un rythme à peu près normal. Plus besoin d'aller tous les jours à l'auto école pour les séances de code. Depuis deux semaines, c'étaient 2 heures le matin et 4 heures l'après midi que j'y consacrais.
- Maintenant reste l'étape n°2 : La conduite
Le plus difficile d'accord... Mais je vais pouvoir arrêter de me prendre la tête avec le bouquin de code, les sites proposant des tests gratuits et tout et tout...
- L'étape n°3 : Le concours...
je vais pouvoir recommencer à me plonger dans les bouquins sur la vie politique et culturelle, l'histoire, les collectivités locales, les pratiques des différentes catégories socio / profesionnelles / âges, l'espagnol, l'anglais... Hum que du bonheur
C'est con, mais de réussir un examen, même si c'était le code de la route, même si c'était une série facile, même si... eh bien ça donne du baume au coeur et de la motivation pour le reste. Juste un petit encouragement de rien du tout mais qui fait son effet tout de même.
Bref, c'était la minute ma RTL (raconte ta life), mais j'allais pas garder ça pour moi, non ?
10:38 Publié dans ... | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
21 novembre 2008
Musique du jour
Découvrez Marianne Faithfull!
Juste un titre du nouvel album de Marianne Faithfull, Easy Come Easy Go Disc 1.
The Crane Wife 3....
Titre de The Decemberists....issu de l'album The Crane Wife
Découvrez The Decemberists!
Certainement un des titres de ce groupe que je préfère....
05:50 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
17 novembre 2008
Déjà Noël
Une bien belle initiative de Pénélope...
Un petit lien que je vous invite à visiter régulièrement, parce que plus il y aura de monde et de visites, plus il y aura d'heureux...
14:35 Publié dans news | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15 novembre 2008
Grrr
Les mains gelées
La tête dans un étau
Le nez comprimé
La gorge irritée
Le corps endolori
Mon amie la grippe est venue me faire un petit coucou...
Mais comme je ne suis pas très sociable en ce moment, je lui ai claqué la porte au nez, ne laissant entrer que son message d'annonce.
Avec un peu de chance, elle va comprendre que je ne veux pas la voir et partir sans faire de tapage.
09:09 Publié dans ... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
13 novembre 2008
La Très très Grande Entreprise
Que faire un dimanche après midi pluvieux, quand tout est fermé et qu'on a juste envie de sortir un peu ? Histoire de s’aérer après avoir très peu dormi la nuit précédente, un peu trop fait la fête le soir précédent, ....
Après une longue réflexion (qui a contribuée à accentuer un petit mal de crâne qui s'était sournoisement installé le matin), nous avons opté pour le cinéma…
Mais pour aller voir un film assez simple qui ne demandait pas une attention trop soutenue.
Notre choix s’est donc porté sur La très très grande entreprise.
Un choix qui s’est avéré particulièrement judicieux.
Un petit film sans prétention, avec un casting de choix, un scénario drôle, dans l’air du temps (je sais, ça ne veux rien dire, mais un peu de laxisme par moment) et très simple à suivre.
Les ressorts de la comédie, avec quelques touches de tragédie pour nuancer, étaient parfaitement bien utilisés.
Ouverture :
Une petite ville de sud de la France qui voit tout son écosystème et son économie sombrer à cause d’une méchante grande entreprise, Naterris (toute ressemblance avec une entreprise existante n’étant absolument pas fortuite). Des expertises, procès et autres imbroglios administratifs, nous ne voyons rien. Si ce n’est une pile de dossiers qui monte, qui monte, qui monte… durant le générique. Le film débute à la fin du procès, avec le dédommagement symbolique accordé aux habitants : 11 000 €.
Un petit groupe de protestataires se forment. Ils ne sont pas d’accord. On leur a pris leur vie, leur travail, … et pour 11 000€ ça devrait être oublié ?
Sauf que pour aller en appel du jugement, il leur faut des pièces supplémentaires. Et ils n’ont que 30 jours pour se les procurer.
Pas de problème. Sitôt dit, sitôt la décision de monter à Paris, d’infiltrer Naterris, de trouver les preuves est prise.
Et voilà notre joyeux petit groupe composé de Jean Paul Rouve, Marie Gillain, Roschdy Zem et Adrien Jolivet qui grimpe à la Capitale, armé d’une foi inébranlable et … qui se retrouve confronté à maintes péripéties…
Pour le reste, il faut aller voir le film.
Tout ce que je peux dire c’est que la salle riait. Pour de vrai. Des éclats de rire sonores. Peut être en réaction au temps maussade… Mais ce film, sans être exceptionnel, fait passer un excellent moment. C’est drôle. Le comique de situation est bien exploité. Les personnages caricaturaux à souhait (nous sommes dans une comédie), les ficelles énormes, les retournements de situation prévisibles (même après une nuit trop courte et une soirée trop arrosée)… Mais qui irait s’en plaindre. En choisissant ce film, c’est ce que nous cherchions. Rire. Ne pas réfléchir. Et entrer dans une histoire. Mission accomplie, notamment grâce au jeu des acteurs, qui sont juste dans le registre. Bon j’admets que concernant Roschdy Zem et Jean Paul Rouve je ne suis pas objective (surtout pour Roschdy Zem). Mais dans l’ensemble les acteurs ont su trouver le ton, s’amuser et nous amuser. Quelque part c’est l’essentiel, non ?
Date de sortie : 05 Novembre 2008
Réalisé par Pierre Jolivet
Avec Roschdy Zem, Jean-Paul Rouve, Marie Gillain
Film français.
Genre : Comédie
Durée : 1h 42min.
Année de production : 2008
Distribué par Pathé Distribution
18:11 Publié dans film | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
...
Noir Désir...
Alors je sais que c'est délicat. Parce qu'associé à ce groupe il y aura toujours la mort de Marie Trintignant... Mais je dois avouer que lorsque j'ai entendu hier soir aux Infos qu'ils avaient produit deux nouveaux morceaux qu'on pouvait trouver en téléchargement libre sur leur site...j'y suis allée. Parce que Noir désir c'est aussi un groupe. Parce que c'est des textes, une musique, bref, ce n'est pas une personne. C'est un ensemble.
De nombreux groupes ont cherché à les imiter. Les textes, la musique, la voix, les thèmes, l'aspect, tout... Mais il manque toujours ce petit je ne sais pas quoi que seul ce groupe possédait et visiblement semble encore posséder...
Les deux titres, vous pouvez les trouver sur leur site, je ne mets que les paroles de Gagnants / Perdants, parce que je les trouve tout simplement géniales.
Tous ces beaux jeux inventés
Pour passer devant les premiers
Pour que chacun soit écrasé
S’il refuse encore de plier
Les dégâts, les excès
Ils vont vous les faire payer
Les cendres qui resteront
C’est pas eux qui les ramasseront
Mais les esclaves et les cons
Qui n’auront pas pas su dire non
Nous on n’veut pas être des gagnants
Mais on acceptera jamais d’être des perdants
Pimprenelle et Nicolas
Vous nous endormez comme ça
Le marchand de sable est passé
Nous on garde un oeil éveillé
O la peur, ô le vide
O la victoire des avides
Faut pas bouger une oreille
Toutes sortes de chiens nous surveillent
Pas un geste, une esquisse
Sinon on tourne la vis
Nous on n’a rien à gagner
Mais on ne peut plus perdre puisque c’est déjà fait.
Toi qui viens de loin d’ici
Avec Ta peau et Tes os
On t’a parlé du paradis
On t’a menti, tout est faux
O mon ami o mon frère tout ce nerf
Perdu pour la guerre
Tu vas voir tout l’amour
Qui traîne au fond du discours
Dis t’en veux des papiers ?
Dis tu l’as vu mon palais ?
T’auras rien, c’est ainsi
C’est pas fait pour les perdants, le paradis
Il y a la chair à canon
Il y a la chair à spéculation
Il y a la chair à publicité
Enfin y’a tout ce que vous aimez
Vous et moi on le sait
Le spectacle est terminé
Pourtant c’était presque idéal
C’était loin du féodal
Oh maint’nant c’est foutu
Ça fait joli dans ton...
Fort intérieur c’est gênant
De rejoindre comme ça la cohorte des perdants
Il faut pas se faire d’illusions
Mais c’est mieux debout pour l’action
Et pour nos âmes, c’est égal
Dieu n’est pas dans la bataille
O messieurs les décideurs
De toutes parts, de tous côtés
Sachez que profond dans nos coeurs
On n’arrête pas le progrès
Sous l’Iris, sous la peau
Sous les ongles et dans l’étau
On pourra toujours refuser
De devenir les premiers ou les derniers
Pas de leaders triomphants
On s’ra jamais des gagnants ni des perdants
16:01 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
La 27ème Foire du Livre de Brive La Gaillarde
A peine
revenue sitôt repartie.
Samedi matin, après une nuit trop courte à mon goût, direction Brive la Gaillarde pour la 27ème Foire du Livre.
Depuis le temps que je voulais y aller pour voir ce que c’était… Et puis cette année, attention, président hors norme, Frédéric Beigbeder…
Alors nous sommes arrivés au salon vers 12h30 / 12h45.
D’un point de vue stratégique, cet horaire possède ses avantages et ses inconvénients :
Avantages :
Il n’y a personne. Pas de file d’attente pour entrer. Pas trop de monde à l’intérieur. On pouvait circuler, respirer, approcher des stands et même discuter avec certains auteurs. Du moins durant 2 heures. Ensuite vers 15h, tout à coup, les gens sont arrivés. Une foule impressionnante. Impossible de circuler dans les allées. Approcher les tables et les auteurs connus ? La bonne blague… N’y pensez même pas, pauvre fou. Voudriez vous vous faire piétiner ?
Inconvénients :
Il faut bien être conscient que si les visiteurs sont absents pour cause de repas, les auteurs aussi. Pas tous, bien évidemment. Mais les trois quart. Et les plus connus, ceux qui drainent le plus de visiteurs, sont ceux qui prennent le plus de temps pour déjeuner. Bien sûr. Brive la Gaillarde et la gastronomie, ce n’est pas moi qui irais dire qu’on mange mal dans la région Limousin. Bien au contraire. Les 3 kilos que j’ai pris en 5 mois (je commence à m’inquiéter sérieusement) en sont la preuve indéniable.
Bref…
Un salon qui visiblement remporte un joli succès populaire et d’estime.
Parmi les auteurs présents et malgré la volonté affichée du président, de nombreux auteurs de terroir et / ou de best seller. Ce sont d’ailleurs eux qui étaient les plus inaccessibles. Jamais je n’aurai pu penser que les personnes âgées (principalement des femme, d’ailleurs), pouvaient être aussi… pugnaces. Attendre des heures (enfin de longues minutes qui semblent être des heures) pour rencontrer l’Auteur…
Le roman de terroir a encore de belles heures devant lui.
Je ne critique pas. J’étais là pour la même chose. Rencontrer l’auteur. Mais à l’arrivée, petit changement de programme. La file de dédicace de Guardino était déjà très longue. Et cet illustre scénariste et dessinateur de BD est revenu très tard de déjeuner… très très tard… pour repartir très vite ensuite… En revanche, Tripp était là. Le co-scénariste et le co-dessinateur du Magasin Général avec Loisel… Pour le 4ème volume… qui était en vente…. Nous devions être deux à attendre. Même si Tripp ne dessinait pas et ne faisait que signer, nous avons sagement attendu. Deux filles. A peu près le même âge. Bizarre ? On reparlera plus tard de l’effet générationnel de certains ouvrages et des typologies de public…
Toujours est il que la moyenne d’âge du public était de … 40 ans… C’est une moyenne. Entre les familles, les personnes âgées accompagnées de leurs petits enfants, d’amis, …. Les jeunes (bon les trentenaires) étaient rassemblés autour des tables de BD, de polars, de faits divers et quelques romans plus classiques…
Les personnes âgées principalement autour des tables de romans du terroir, romans locaux, livres dédiées aux coutumes d’autrefois, et livres d’Histoire, non loin de ces quelques stands… Les Stands…
Celui d’Albin Michel :
- Eliette Abecassis
- Pierre Bonte
- Olivier Deck
- Georges Patrick Gleize
- Antonin Malroux
- Amélie Nothomb et sa sœur, Juliette
- Marie Rouanet
- Christian Signol
- Bernard Werber…
Sur le stand Anne Carrière :
- Sébastien Folin… Oui celui de la météo sur la chaine n°1
Chez Belfond :
- Françoise Bourdin
Chez Fayard :
- Janine Boissard
- Jean Louis Debré
- Régine Deforges
- Jean Luc Petitrenaud
- Hervé Vilard
Chez Flammarion :
- Mylène Demongeot
- Hortense Dufour
Le Rouergue :
- Roger Béteille
- Daniel Crozes
- Claudie Gallay (Prix de la Ville de Brive)
Le Seuil :
- Annie Duperey
Presse de la Cité :
- Jean Anglade
- Sylvie Anne
- Anne Courtille
- Guillemette de La Borie
- Jean Paul Malaval
- Jean Siccardi
- Bernard Simonay
- Jean Max Tixier
Robert Laffont :
- Isabelle Alonso
- Gilbert Bordes
- Christine Clerc
- Marek Halter
- Bernadette et Claude Michelet
- Michel Peyramaure
- Jean Guy Soumy
- Jean Teulé
- Yves Viollier
L’école de Brive est toujours vivace, active et présente… Des auteurs à la rencontre de leur public. Et pour le coup, ça fonctionne.
J’ai peut être l’air de me moquer, mais ce n’est pas vrai. Au contraire. Devant la crise économique, la crise de la lecture (de moins en moins de grands lecteurs), voir toutes ces personnes réunies autour d’un même objet, le livre, avec tout ce qu’il implique, c’est tout simplement admirable.
Mais effectivement il y avait beaucoup d’autres auteurs présents. Cependant l’impression que j’ai pu retirer de cette visite, c’est que les auteurs de premiers romans, ceux qui ne sont pas vraiment en phase avec le public assez âgé tout compte fait de ce salon, n’ont pas vraiment eu leur place. Certes ils étaient impliqués dans les conférences. Ils étaient cités, mentionnés, présentés… Mais ce sont les autres qu’on allait voir. Ceux qui parlaient de choses qu’on aime, qu’on a vécu, qu’on connaît. Le principe de la réminiscence et de la remémoration.
Lorsque nous sommes sortis, vers 16h, il y avait 30 minutes d’attente pour entrer. A l’intérieur on ne pouvait plus respirer tellement il y avait de monde et tellement il faisait chaud… un horaire stratégique…
14:17 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08 novembre 2008
Quand on s'ennuie dans le train, que faire ?
Après trois semaines de semi-silence, je peux enfin prendre le temps d’écrire sans scrupule. Deux semaines pour créer et assimiler un dossier. Un beau challenge. C’est terminé. L’épreuve est finie. Maintenant il faut juste attendre les retours éventuels.
Les personnes âgées : d’un point de vue statistique, je suis commence à avoir quelques bases. Démographie, dépendances, pratiques associative, sportive, mode de vie, pratiques culturelles…
Après une dizaine d’essais compulsés, analyses de tableaux et de chiffres, discussion avec un ancien directeur de maison de retraite, impressionnant, des bibliothécaires intervenantes en maison et institut, un beau tour d’horizon…
Enfin, ce joli dossier sur les personnes âgées était accompagné d’un périple de deux jours à Vannes. Il faut sept heures de train pour faire Limoges / Vannes. Incroyable non ? En fait tout le monde s’en fout, mais je tenais à le dire pour … évacuer le traumatisme. 7h. Quasiment une journée de travail. Ah les vertus exutoires de l’écriture.
Allez un rapide compte rendu de ce à quoi vous avez échappé en octobre :
Lecture :
- Sur la plage de Chesil de Ian McEwan
- La couronne verte de Laura Kasischke
- Bill Baroud de Manu Larcenet (tomes 3, 4 et 2. Un jour il faudra que je rajoute le premier à la liste.)
- Courtney Crumrin de Ted Nauftey
- Harry Potter tome ultime (en français, juste histoire de vérifier si j’avais tout bien compris à la première lecture en anglais)
Cinéma :
- C’est l’histoire d’un mec
- Mesrine
- Quantum of Solace
- Vicky, Christina, Barcelona
Musique :
- Les Ogres de Barback en concert à Limoges (oui, je sais ça peut paraître surprenant quand on me connaît)
Et une, deux, trois, euh… bref, quelques soirées… C’est dingue comme les week end peuvent passer vite parfois
C’est déjà pas mal, non ?
Le mois de novembre devrait être plus « tranquille ». Donc pas de chance, vous aurez le droit aux comptes rendus et autres coup de gueule…
En prévision :
- Le retour à la terre de Manu Larcenet T5 (sortie prévue fin novembre)
- Magasin Général de Loisel T4 (sortie prévue le 12 novembre)
- Egypt Farm de Rachel Cusk
- Edimbourg pendant 3 jours
- Le code (le livre… il parait que je passe l’examen à la fin du mois. Peut être qu’il faudrait que je me plonge dedans avant, non ?)
- New York Trilogie volume 2 de Will Eisner
- Le salon du livre de Brive la Gaillarde (Avec un peu de chance, ne rêvons pas trop, je pourraipeutêtreavoirunesecondedédicadedeguardino… en le disant vite, ça semble presque relever de l’ordre de l’envisageable.
Sur ce, bon week end
09:39 Publié dans ... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
02 novembre 2008
C'est un cauchemar
Ca y est...
Le gouvernement a enfin réussi à repousser l'âge légal de la retraite...
Ce matin, au réveil, après une nuit beaucoup trop courte, alors que je comptais prendre mon café tranquillement, j'ai manqué d'avaler de travers en lisant ça sur le site de 20minutes.fr.
Les députés ont accepté une motion proposant de repousser l'âge légal de la retraite à 70 ans pour qui le veut. Attention, ce n'est pas obligatoire. Non. Juste pour ceux qui ont une retraite misérable et vivent dans le besoin passé 60 ans...
Alors comment dire...
Le taux de chômage est en inflation constante depuis 6 mois.
Vous en connaissez beaucoup vous des entreprises qui sont prêtes à garder un salarié un peu "fatigué" qui pourait commettre quelques erreurs d'inattention et qui nécessite des conditions de travail adaptées ? Et des entreprises prêtes à garder ces mêmes salariés, qui commencent à coûter un peu cher au vu de l'ancienneté (on a pas encore réussi à le supprimer ça, mais bon...) et qu'on pourrait si facilement remplacer par des stagiaires ou des jeunes fraichement diplômés (payés au lance pierre de surcroit) ?
Pas moi...
Et puis, c'est vrai, qu'un maçon, à 60 ans, il n'est pas du tout abîmé par la vie... Non... Il est en pleine forme. Il a un travail physique, donc il fait de l'exercice et s'entretient, il prend l'air, ... Ah, ce n'est pas ça ? Aïe... Alors il va faire comment le pauvre maçon qui va toucher une retraite de misère quoi qu'il en soit et qui en plus est complètement épuisé ? Bosser jusqu'à la tombe ? Ce serait une solution après tout. Comme ça on supprime toutes les retraites précaires des sales boulots et on se concentre sur les autres, celles qui coûtent beaucoup d'argent...
La gouvernement et ce cher monsieur Darcos ne se foutrait il pas un peu de nous ?
Non ?
Ah, je parlais des maçons parce que je connais la situation, mais prenons le cas d'un éboueur, d'un conducteur de train, d'un chauffeur de bus, d'un routier, d'un électricien, d'un plombier, d'un magasinier, d'un manoeuvre, d'un employé d'entretien...
C'est sûr, pour un bureaucrate comme monsieur Darcos, ce n'est pas la même chose...
Bref...
Nous vivons dans un pays à deux vitesses. Où tout est fait pour favoriser ceux qui ont les moyens et les ressources pour s'en sortir. Les autes, les petites mains qui sont pourtant bien utiles pour faire le sale boulot et fouiller notre merde, on s'en tape royalement. Ca s'appelle de l'esclavagisme, ou du moins ça s'en rapproche beaucoup...
Je pense que le jour où mon père crèvera de fatigue sur un chantier parce qu'il a du bosser jusqu'à 70 ans, monsieur Darcos ne sera pas là pour le plaindre... Non...Ce sera juste normal. Il n'avait qu'à pas être maçon et à trouver un métier qui lui fasse bien gagner sa vie.
08:33 Publié dans réflexion | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


