26 avril 2009

Dimanche après midi pluvieux = cinéma

Dimanche après midi. Un ciel gris, sans promesse d'éclaircie. Nous aurions pu rester enfermés toute la journée. Regarder quelques Dvd vus et revus. Dépourvus d'humeur. Mais non ! Courageux comme nous sommes, aventuriers, véritables pourfendeurs de dangers, nous avons décidé d'aller au cinéma. D'un pas décidé nous montâmes en voiture (eh oh, il pleuvait, hein, alors il ne fallait surtout pas croire qu'en plus nous allions nous rendre au cinéma à l'aide de nos petits petons...) et nous dirigeâmes vers le cinéma situé à la sortie de la ville (et en plus il est loin celui ci...! Il faut au minimum rouler pendant 10 minutes, alors en marchant...).

Le petit problème c'est que tous les films que nous voulions voir avaient été vus. Nous restait comme choix : Coco avant Chanel, 17 ans encore, Ponyo, Impy, Fast & Furious 4 et Safari. Procédant par élimination et très méthodiquement, le grand gagnant était ... 17 ans encore... Euh, parfois il ne faut pas chercher à nous comprendre, mais je vais tenter de vous fournir un début d'explication :

  • Alex n'aime pas les dessins animés pour enfants et les films d'animation japonais -> Ponyo & Impy à la trappe.
  • Je n'aime pas Audrey Tautou -> Coco avant Chanel à la trappe.
  • Fast & Furious et Safari ne sont même pas entrés dans le débat -> d'office à la trappe...


Ouh, comme c'est moche cette sélection élitiste à deux balles... Oui, enfin, je vous rappelle que nous avions choisi 17 ans encore, et question élitisme à deux balles....

Enfin, toujours est il qu'en arrivant devant le cinéma, aller savoir pourquoi, d'un seul coup comme ça, nous avons décidé d'aller voir Coco avant Chanel, et le pire, c'est que c'est moi qui ait suggéré ce petit changement de programme. Bon j’admets, Zac Efron pendant 1h45, ça me semblait assez difficile...

Coco avant Chanel :

"Une petite couturière destinée à refaire des ourlets. Une apprentie courtisane parmi les cocottes et les fêtards. Une amoureuse qui sait qu'elle ne sera « la femme de personne », pas même celle de l'homme qu'elle aime. Une rebelle que les conventions de l'époque empêchent de respirer, et qui s'habille avec les chemises de ses amants. C'est l'histoire de Coco Chanel, qui incarna la femme moderne avant de l'inventer." (source Site Grands Ecrans Limoges)

COCO AVANT CHANEL.JPGMalgré l'énervement épidermique que provoque Audrey Tautou chez moi, je dois avouer que j'ai été très surprise. Une performance vraiment impressionnante. Une vraie performance d'actrice. Pour le coup j'ai pu oublier que c'était elle et juste suivre Gabrielle / Coco. Je ne dis pas que je reviens sur le jugement précédemment énoncé. Audrey Tautou m'énerve vraiment, mais là, chapeau bas. Les autres acteurs ne sont pas en reste. Que ce soit Benoît Poelvoorde, Marie Gillain, Emmanuelle Devos, les interprétations étaient vraiment très réussies... crédibles, entières, justes, et vivantes. Sauf peut être pour Alessandro Nivola que j'ai trouvé un peu fade comparé à l'exubérance des autres personnages. Mais peut être cela était il du à son rôle et à l'interprétation en français.

Un film qui reste très académique dans la réalisation, la narration, la photographie. Mais une très belle reconstitution de l'époque, de l'ambiance, de l'effervescence qui régnait alors. Un travail sur les costumes impressionnants. Et surtout le choix de raconter une vie et une personne plutôt que de montrer. Alors même si le film reste collé à la veine du biopic à la française, utilisant quasiment les mêmes trames narratives que des films comme La Môme, Sagan, ... jouant sur les mêmes effets, sur le même travail de reconstitution, je dois avouer que c'est un très beau film. Le genre de film dont on dit en sortant "c'est un film à César". Belle facture, émotion, très bonnes interprétations, ...

Comme quoi il nous arrive aussi de faire de bon choix et d'aller voir des films que nous apprécions...

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