26 mai 2009

Cinéma

Je n'ai pas arrêté d'aller au cinéma. Oh que non. Mais je n'ai juste pas pris le temps de le raconter... Il faut dire qu'en ce moment c'est un peu la course... Bref...

Depuis la dernière fois, qui remonte à Mathusalem, je l'accorde, et malgré la programmation relativement décevante, le beau temps, ... nous nous sommes posés au cinéma au moins quatre fois !!! Eh oui... Seulement quatre fois...

Mercredi 13 mai, enfin nous avons pris le temps d'aller voir La vague. Depuis le compte rendu dythirambique qu'avait publié Moummoune, il fallait que je vois ce film. Et sincèrement, nous n'avons pas été déçus. N'étant pas certaine de la voir, j'avais acheté le livre dont le film est une adaptation. Un tout petit livre, qui se lit très rapidement, assez mal écrit, et pas ou peu percutant. En revanche, le film, avec le parti pris du réalisateur de transposer l'histoire en Allemagne aujourd'hui, fait passer un message clair, effrayant et violent. Les personnages principaux évoluant selon les besoins de la narration : le professeur ou les élèves... Mais je vous invite à lire ce qu'avait écrit Moummoune...

Jeudi 14 mai, (on se croirait dans la chanson du petit prince), nous sommes allés au cinéma... pour voir un documentaire. Une fois n'est pas coutume, notre choix s'est donc porté sur Let's make money. D'un autre côté le reste de la programmation était plutôt ... comme dire... affligeante... Bref, Let's make money... Petits économistes moyens que nous sommes (en gros nous sommes capables de prévoir combien d'argent il ne nous restera pas à la fin du mois...), nous n'avons malheureusement pas tout compris à ce documentaire. C'était très intéressant, plutôt bien construit, une progression lente et évidente, mais.... il nous manquait quelques clés. Let's make money entreprend de faire un tableau de la répartition des richesses dans le monde et surtout de la répartition de l'argent. On y apprend juste que nous sommes de bien naïfs petites moutons et qu'on se fout de notre gueule. Et encore, pour nous, tout va bien, nous ne devrions pas nous plaindre, parce qu'autrement c'est tout simplement de l'esclavage, de l'exploitation, ... Bon malgré tout, on sort de là un peu énervés et remontés contre les politiques et les financiers (bon d'accord, encore plus énervés...)

Et les deux autres ?

Ce sera pour tout à l'heure...

25 mai 2009

Quand les familles se rencontrent

Ce n'est pas qu'on stressait, non, pas du tout... Mais, quand même un peu, peut être. D'un autre côté, il faut admettre que ce type de rencontre, on ne sait jamais comment ça va se passer....

Est ce qu'ils vont bien s'entendre ? Est ce qu'ils vont se détester ? Qu'est ce qu'ils vont penser ? Qu'est ce qu'ils vont bien pouvoir trouver à se raconter ? Euh, les cadavres sur l'enfance, ils vont se les garder pour eux, hein, parce que bon... comment dire, c'est pas la peine là...

C'est vrai quoi. Deux familles qui se rencontrent pour la première fois, ce n'est jamais évident...

Moi :

Je vous présente mes parents... S et Y

Lui :

Et W et V, mon père et ma belle mère...

Comme deux nigauds, mais qu'est ce qu'on pouvait dire d'autre, de toute façon ?

Ajoutez à ce petit tableau un père (le mien) qui met un peu de temps, beaucoup de temps, énormément de temps pour commencer à parler un peu... Une mère (la mienne) qui parle pour deux, trois ou quatre ... (Et ne dis pas le contraire, c'est vrai !!!)... Le père de mon cher et tendre qui tout en étant volubile parvient à être très réservé avant d'être juste volubile et très amical... et sa belle mère qui est très réservée tant qu'elle ne connait pas les gens... Alors quand vous mélangez le tout, ... avouez que ce n'est pas gagné et que nous avions de quoi être un peu stressés! Surtout qu'avec ... nous ne sommes pas très très bavards non plus...

Participer un tant soit peu à la préparation du repas, réussir à discuter en même temps avec mon père qui ne dit pas un mot avant... beaucoup de temps de mon côté... Participer à la préparation du repas (après tout c'était chez son père...), discuter avec sa belle mère et sa future belle mère en tentant de contenir le flot de paroles dont celle ci (qui arrive toujours à suivre ?) est capable (et ne dis pas le contraire, c'est vrai !!!) pour lui... Pendant que son père préparait le barbecue (merci dieu de la météo pour ce magnifique ciel sans pluie le week end dernier. Pendant que je te cause, d'ailleurs, si tu pouvais nous faire le même pour samedi et dimanche qui arrive et pour le week end du mariage, ce serait vraiment sympa).

Tout le monde habillé comme pour un dimanche de fête. Sauf nous deux, forcément... Il ne faut pas exagérer non plus. Déjà la journée s'annonçait stressante, alors si en plus nous avions du nous déguiser... C'était drôle. Un peu comme deux gamins dans leurs petits souliers, genre on a fait une bêtise, on ne sait pas trop quoi, mais mieux vaut ne pas trop la ramener...

Et l'heure de l'apéritif... Une coupe de champagne, puis une seconde, les langues se délient un peu... le début du repas, une bouteille de rosé, ça cause plus librement déjà, une bouteille de rouge... C'est pas tout ça, mais il commence à faire un peu chaud, non ? Une autre bouteille de rouge, bah pourquoi pas, tant qu'on y est... Surtout que nous ne sommes que quatre à boire vu que la team belle-mère joue à l'eau...Forcément quand le fromage arrive, les discussions sont plus avinées et plus drôles... Alors après le dessert et la dernière coupe de champagne (là j'ai déclaré forfait...)

En théorie ce petit repas devait prendre fin vers 16h, mes parents retourner à leur point de chute pour le week end, et nous aller dormir ... Dans un monde idéal, dans nos rêves, naïfs que nous sommes...

Parce que le soir, nous avons remis le couvert.

Résultat des courses ? Des souvenirs d'armée et de jeunesse échangés, les magasins, quelle brillante idée d'avoir choisi le samedi, une visite des ruches, d'une vieille maison abandonnée, ...

Nous sommes soulagés. Genre, ça c'est fait... Maintenant la suite... C'est que ça donne du tracas la préparation d'un mariage, quand même...


21 mai 2009

Le coup passa si près que le félidé fit un écart

Le retour de Georgia Nicolson. Un peu plus et j'allais rater ce grand évènement...

9782070623938.gifIl faut dire que la couverture de ce neuvième tome est bien plus sobre que les précédentes. Il faut vraiment regarder attentivement pour trouver la petite mention "Le journal intime de Georgia Nicolson" ainsi que le nom de l'auteur, Louise Rennison.

J'ai commencé à lire les aventures de Georgia il y a 7 ans. L'histoire d'une adolescente anglaise, un peu farfelue, obsédée par son nez et par les garçons... Comme ça le contenu peut paraître léger. Et je vous le confirme, le contenu est léger. Tellement léger qu'on y croit vraiment. Qu'on se retrouve quelques années en arrière, alors qu'on avait 15 ans... Bon d'accord, tout dépend de l'âge de la lectrice. Ce sont des livres pour adolescentes, destinés à un public de 14 ans et plus... Je me trouve dans les plus, c'est tout. Enfin tout ça pour dire qu'on a toutes plus ou moins tenu un journal intime, qu'on a tous maudit nos parents parce qu'ils ne nous laissaient pas faire ce qu'on voulait, qu'on a toutes été follement "amoureuse" du beau mec, ...

Une série drôle, légère, ironique et lucide. Un des rares livres qui parvient à me faire éclater de rire, pour de vrai, vous savez, l'éclat de rire ridicule dans le train ou dans les transports en commun... Parce que Georgia a son franc parler. Une façon de s'exprimer bien à elle. Une franchise à tout épreuve, enfin sauf avec le "beau transalpin" qui occupe le rôle de copain officiel...

Affublée d'une famille hors norme, de deux chats complètement fêlés, d'une petite sœur euh.... interdite de crèche et persona non grata chez tout le monde... , d'une mère qui se prend pour une adolescente, d'un père qui vit plutôt mal la crise de la quarantaine, ...la pauvre Georgia tente tant bien que mal de se frayer son petit bonhomme de chemin...

Dans ce dernier tome, son copain est parti en vacances en Italie. Georgia a l'interdiction d'aller le rejoindre. Ses parents n'arrêtent pas de se disputer. Sa meilleure amie et son petit copain aussi. Et pour couronner le tout, son chat, Angus, invincible, est donné pour mort par le vétérinaire, suite à un accident de la circulation.... rien ne va plus....

Mais, parce qu’il faut parfois un mais, il y a une particularité dans ces ouvrages… Qui peut bloquer n’importe quel lecteur… Le style…
Nous lisons le journal intime d’une adolescente anglaise de 15 ans. Nous plongeons dans ses pensées. Et nous les découvrons, telles qu’elle les pense, en temps réel, avec ses mots, son langage et son style. Ce qui peut s’avérer très déroutant pour qui n’est pas aguerri à ce type de langage.

Un petit exemple :

« 21h30 Notre seigneur, nous crawlons en plein cauchemar. Note, le susdit a le mérite de me sortir l’esprit du micro-ondes de l’amuuuuuuuuur.
Libby s’est encastrée en seau métallique. Mutti et votre serviteuse ne lésinons point sur le tirage, conjugué tortillement de la douce enfant, mais nos efforts restent vains.
Mutti :
-    Va chercher du beurre dans le frigo. On va la tartiner et on la fera glisser.
Comme de juste, pas la moindre miette de beurre en cambuse. Ne se propose que la cuillerée à café de fromage blanc que Mutti me refuse pour cause de non-efficacité. »

Un autre, car il était presque normal et simple.

« Vingt minutes après Je vous octroie le conseil de potesse : ne cuisinez pas le pop corn. J’ignore total ce qui survint, car je me conformai à l’instruction délivrée par le paquet, que je vous livre : Jeter le pop corn en poêle garnie à l’huile chaude. Résultat des courses, le maïs explose en veux tu en voilà. Quelqu’un peut m’indiquer au juste comment le retirer du plafonnier ?
De la perruque ?
Du blair ?
Du bas de bikini ?
Angus me régale de la démo spéciale félidé qui consiste à traverser la cuisine à la douceureux, le ventre en quasi total avec le sol. Le pourquoi le félidé agit de la sorte ? Je pose la question : warum ? »

Le coup passa si près que le félidé fit un écart - Le journal intime de Geogia Nicolson - 9

Louise Rennison

Gallimard - collection Scripto

9,50 €

Toutes les notes