01 octobre 2009
Récapitulatif des séances de cinéma de septembre...
Etant donné l'heure matinale, ce sera juste une petite liste. Ah le côté pratique de la chose... Pas de critique, pas de commentaire, pas du justification. Juste de la subjectivité pour les petites notes... Que du bonheur ! Ah oui, il faut que je m'explique pour "les" petites notes... Comme je vais rarement au cinéma toute seule, heureuse titulaire de la carte UGC pour 2, je mettrai les deux notes, tout simplement.
- Le coach (Eh oui... vous avez bien lu. Je ne dirai pas que c'est un chef d'oeuvre, mais ce n'est pas le pire film que j'ai vu depuis le début de l'année 2009) :
5/10 pour moi - 6/10 pour mon cher et tendre
- District 9 :
2/10 pour "m" - 1/10 pour "a"
- L'Armée du Crime :
7/10 pour "m" - 8/1O pour "a"
- Fish Tank :
8/10 pour "m" et 5/10 pour "a"
- Hôtel Woodstock :
6/10 pour "m" et 6/10 pour "a"
Un petit mois avec seulement 5 films.
Et forcément, en fan du cinéma social anglais, je ne pouvais que préférer Fish Tank.
Concernant District 9, je ne comprends pas. Pourtant je ne crois pas être hermétique à ce genre de cinéma, mais là je suis restée de marbre.
Pourquoi tant de bruit autour de ce film ? Parce que c'est Peter Jackson qui le produit ? Un film qui serait une métaphore de l'apartheid, qui dénoncerait la ségrégation et la discrimination mise en place en Afrique du Sud en 1948 ? Un chef d'oeuvre capable de réunir Starship Troopers, Terminator et tous les grands films du genre ... ? Un bijou et une réussite époustouflante pour ce premier film ... ?
Je ne comprends pas. Peut être, sûrement, n'étais-je pas dans l'état d'esprit requis pour voir ce film ... Toujours est il que je me suis ennuyée ! C'est tout. Une accumulation de faux reportages qui ne ressemble en aucun cas à un documentaire. Une caméra à l'épaule fatigante. Un héros crétin. Des surnoms ridicules "crevettes", non mais... Des "racailles" nigérianes caricaturées. Une fin moralisante... Oh c'est certain, tous les poncifs du genre sont là. Mais pas ceux que j'attendais. Après le buzz médiatique autour de ce film, je dois avouer que j'ai été dépitée, que je m'attendais à autre chose...
Ah les images... Un bon point du film... Elles sont très belles, encore heureux, quand on voit le budget du film. Mais dans l'enchaînement de séquences violentes et violentes et violentes sans réel intérêt, on ne fait pas forcément attention à la qualité des images. On voit bien les corps déchiquetés, les yeux des aliens, les images Hight Tech informatisées , les décors semblent parfaitement réels, j'en conviens, enfin du moins ceux du District 9... mais est ce que cela suffit à faire d'un film un chef d'oeuvre ?...
Alors pour le coup, je colle le résumé d'Allociné :
"Il y a vingt-huit ans, des extraterrestres entrèrent en contact avec la Terre...Ces visiteurs d'au-delà des étoiles étaient des réfugiés et furent installés dans le District 9, en Afrique du Sud, pendant que les nations du monde se querellaient pour savoir quoi en faire...Depuis, la gestion de la situation a été transférée au MNU (Multi-National United), une société privée qui n'a pas grand-chose à faire du sort de ces créatures, mais qui fera d'énormes bénéfices si elle arrive à faire fonctionner leur extraordinaire armement. Jusqu'à présent, toutes les tentatives ont échoué : pour que les armes marchent, il faut de l'ADN extraterrestre. La tension entre extraterrestres et humains atteint son maximum lorsque le MNU commence à évacuer les non-humains du District 9 vers un nouveau camp, en envoyant des agents de terrain s'occuper de leur transfert. L'un de ces agents, Wikus van der Merwe, contracte un virus extraterrestre qui se met à modifier son ADN. Wikus est à présent l'homme le plus recherché de la planète, celui qui vaut plus qu'une fortune : il est la clé qui permettra de percer le secret de la technologie alien. Repoussé, isolé, sans aide ni amis, il ne lui reste qu'un seul endroit où se cacher : le District 9..."
Alors je ne suis certainement pas sensible au message politique que le réalisateur a voulu faire passer. A la profondeur des idées du film. Mais ce n'est que mon avis, totalement subjectif et complétement non objectif...
Après la cuisante déception de District 9, il ne fallait surtout pas se laisser abattre. Il fallait rebondir le plus rapidement possible. C'est avec beaucoup d'appréhension et de crainte que nous sommes donc allés voir l'Armée du Crime.
Crainte, appréhension, attente, envie...
Ce film, de Guédiguian, était un pari risqué. Raconter l'histoire de l'Armée de 23, le groupe Manouchian, ces "terroristes juifs, communistes, tous étrangers, polonais, hongrois, russes, italiens et arméniens et tous très jeunes" sans tomber dans le pathos, sans en faire trop, en restant détaché, distant... Est ce vraiment possible quand on est "impliqué" ? Guédiguian, d'origine Arménienne, qui parle de Missak, poète arménien, communiste, expatrié, révolutionnaire, amoureux de la vie et de la liberté, le chef des 23, c'était quitte ou double. D'autant plus qu'il s'éloignait beaucoup de son registre habituel, pour le coup, tombant dans la fable historico-politico-personnelle...
Des couleurs du temps passé, une belle reconstitution du Paris d'alors, des acteurs particulièrement à l'aise dans leur rôle (Simon Abkarian dans le rôle de Missak ou Jean Pierre Darroussin excellent dans son rôle de policier...)
Mais bizarrement, ce qui marque, c'est ce qu'on sait... Parce que le groupe Manouchian, à moins de connaître la chanson de Léo Ferré et le texte d'Aragon, ce n'est qu'un groupe de partisans de la liberté comme tant d'autre, non ? Des hommes et des femmes qui ont lutté pour sauver la France, qui ont donné leur vie... Ce qui fonctionne vraiment dans ce film, c'est le tableau de la France d'alors, le tableau de la population qui donne "ces youpins et ces vermines de communistes" pour sauver sa peau, c'est la police, les quelques scènes de torture, c'est tout ce qu'on sait, qu'on connaît mais qu'on oublie si facilement.
Il est facile de se douter que j'ai aimé ce film. Il y a mieux, bien évidement, et j'admets qu'il puisse déplaire à certains ...
Résumé (source Allociné) :
"Dans Paris occupé par les allemands, l'ouvrier poète Missak Manouchian prend la tête d'un groupe de très jeunes juifs, Hongrois, Polonais, Roumains, Espagnols, Italiens, Arméniens, déterminés à combattre pour libérer la France qu'ils aiment, celle des Droits de l'Homme.
Dans la clandestinité, au péril de leur vie, ils deviennent des héros.
Les attentats de ces partisans étrangers vont harceler les nazis et les collaborateurs. Alors, la police française va se déchaîner, multiplier ses effectifs, utiliser filatures, dénonciations, chantages, tortures...
Vingt-deux hommes et une femme seront condamnés à mort en février 1944."
07:28 Publié dans film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


