08 novembre 2009
Foire du Livre de Brive - édition 2009
Cette année nous avons opté pour le choix écologique. Covoiturage... Bon, en fait, le truc c'est qu'un couple d'amis voulait y aller aussi. Alors plutôt que de s'y rendre chacun de notre côté comme l'année dernière, on a organisé cette petite sortie.
Départ à 14h45. Après le rush de la mi-journée. Le temps d'aller à Brive, route dégagée, temps à peu près clair, il était 16h quand nous avons rejoint l'espèce d'énorme serpent humain qui avançait lentement sur la place du marché. J'avoue, c'est pas bien mais nous avons un peu triché pour entrer. Comme deux filles qui se respectent et fidèles à leur réputation, grosse envie d'aller aux toilettes. Or, figurez vous, que comme de par hasard, quand nous sommes sorties des toilettes, une porte d'accès au salon était grande ouverte (je vous rassure, l'entrée est gratuite...). D'un côté 45 minutes d'attente dans le froid, avec un risque de pluie équivalent à 99% et de l'autre côté cette porte ouverte sur le graal, sur la chaleur, la convivialité, les livres, le salon... Qu'auriez vous fait ? Un grand sourire aux libraires qui s'amusaient à rentrer des piles de livres pour les acheminer sur les stands, comme nous ? Eh hop, sans scrupules, laissant les zhoms dehors dans le froid, nous sommes entrées. Un coup de fil plus tard (bah fallait bien les prévenir quand même les deux pauvres qui restaient à nous attendre sagement dans la file d'attente...) et nous voilà parties à l'assaut du salon ! Brive, à nous trois ! Vaillantes, courageuses, pleines d'entrain... Je vous le dis tout de suite, Brive a gagné. Mêlée inéquitable. Même les zhoms qui ont fini par nous rejoindre quand même, non sans nous avoir maudites quinze millions de milliard de fois. Mais avant tout ça (la capitulation...) ce fut un cru mémorable.
Tout d'abord, j'ai eu la chance d'avoir une dédicace de plus de la part d'Efix (pour ceux qui suivent ce blog, c'est juste l'auteur de Bd que je vénère le plus...), pour Les Fantômes du Vieux Bourg (également chroniqué il y a un an environ. Il m'avait porté chance le jour où j'ai passé le code de la route... Comment ça je suis superstitieuse, moi ?!). Et comme il n'y avait pas foule (sont complètement fous les gens de ne pas lire ses BD...), on a même pu discuter. Vous imaginez bien que j'étais un peu comme une gamine... Genre je suis juste stupide et demeurée et incapable d'aligner deux mots, sujet verbe connais pas moi...
Ensuite avec mon cher & tendre, nous avons pris la décision de nous balader un peu dans le salon. Et là... vous ne pouvez même pas imaginer... Non... C'est juste incroyable... improbable... inimaginable... je peux continuer longtemps ? Oui... Alors je vais arrêter là... Bref... Nous avons vu Frédéric Beigbeder. Eh oui... Pour de vrai. Là, juste devant nous. Nous ignorant royalement, mais ça c'est un peu normal... Bon vous allez me dire, ouais, bah comme tous les pékins qui s'étaient amassés dans le chapiteau... Y a pas grand chose de phénoménal... Détrompez-vous ! Parce qu'ensuite, il a voulu rejoindre un autre stand. Et là, il était juste collé contre le tee shirt de mon cher & tendre... Genre on aurait pu lui sentir l'haleine... Ah ! Je vous avais bien dit ! J'admets, nous n'avons pas cherché la dédicace de son dernier roman, prix renaudot. Tout simplement parce que les gens étaient comme fous devant lui. Il n'y en avait pas assez. Et ... je n'ai jamais vu ça... les gens se jetaient sur le livre pour l'avoir. Un peu comme pour des soldes... La folie douce... Pour des livres... C'est pas beau la vie ?
Bon ensuite, la tournée des Grands Ducs s'est poursuivie dans la bonne humeur et la déraison, dilapidant les quelques euros que nous avions pris sur nous... et d'autres sortis directement de notre compte en banque... Hum... Mais que pour de bonnes raisons. Sorj Chalandon (c'est pour le noël de mon père, alors chut...), David Foenkinos, Sylvain Savoia (Marzi, une enfance polonaise... comme de par hasard...)
Les allées étaient pleines de monde. Marée humaine rassemblée pour... on ne sait pas trop quoi au final. Voir les "pipoles" et les "stars" ou les livres ? Hum... Je suis encore dans le doute... Parce que Mimi Mathy, put... quel succès... Le seul nom que nous entendions. Partout. Tout le temps. On a vu Mimi. Elle est où Mimi ? Mimi ?, là bas... Même Stéphane Bern ne faisait pas le poids. Alors je ne vous parle même pas de François Hollande, pourtant sur ses terres...
Au final, ce fut une belle journée, enfin euh... après midi... Bon un joli moment quoi... même si Brive a gagné quatre mal de tête et 80 € contre 4 livres et 5 belles rencontres...On a loupé Jacques Chirac, c'est le seul dommage...
Alors pour se remettre, en rentrant on a conclu la journée avec une raclette, deux bouteilles de rouge et une de blanc... histoire d'entretenir le mal de crâne...
18:33 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
06 novembre 2009
La vie commence
La vie commence
Stefan Casta (traduit du suédois)
Thierry Magnier
A partir de 12 ans...
Avant de dire quoi que ce soit sur ce livre, il faut que je précise une chose : j'ai énormément aimé.
Il ne se passe rien dans ce livre. Il n'y a pas d'action trépidante, pas de surprise, pas de suspens haletant... Non... rien de tout ça. Et pourtant je voulais aller jusqu'à la fin de l'histoire. Je voulais finir le livre, le fermer en ayant lus les derniers mots de la dernière ligne de la dernière page... Même pas une lecture diagonale. Non. Une vraie lecture, posée, calme, sereine. Comme ce roman pour adolescent (je suis toujours dans ma phase roman ado... eh oui...) de Stefan Casta.
La vie commence raconte l'histoire quotidienne de Victor, la fille, Brigitte, Gustavo et Picco (le chien).
Victor est le fils adoptif de Brigitte et Gustavo. Il vient de s'inscrire aux cours par correspondance, en Philo, parce que c'était le seul endroit où il restait des place. Son temps se partage entre les moutons, les champs et la chasse. Il sait qu'il faudrait qu'il parte pour commencer à vivre sa vie... mais...
Brigitte est une ancienne cantatrice. Un jour, elle a décidé de tout arrêter et de venir vivre dans la campagne suèdoise.
Gustavo est le mari de Brigitte. Un italien qui se sent plus suédois qu'italien qui fait des soupes dignes d'une étoile gastronomique.
Un jour, la fille débarque chez eux. Selon les jours, elle s'appelle Esmeralda, Caroline, Alice, ... Elle a été envoyé par la DASS chez les Bertilson, des voisins. Mais elle refuse d'aller là bas. Elle veut rester avec Victor et sa famille...
Chacun sent que la fille traîne avec elle un lourd passé. Qu'elle cherche à fuir et à oublier...
Victor, le narrateur, va nous raconter trois saisons de leur vie, de l'arrivée de la fille, en automne à ... la fin du roman, au printemps.
Forcément nous nous attendons à de sombres révélations, à de lourds secrets, à de terribles rebondissements.. Pendant trois saisons nous sommes bercés par l'histoire. Au rythme du vent et des pluies d'automne, des chutes de neige de l'hiver et de la renaissance du printemps. Au rythme des voix que nous imaginons. En cadence avec les personnages que nous pouvons quasiment toucher tant l'auteur a su les rendre vrais.
17:38 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


