06.08.2008

Quelques nouvelles

Je n'ai pas trop l'habitude de parler directement, mais étant donné que cela fait plus d'un mois que je n'ai pas vraiment alimenté ce blog...

Encore deux semaines et je devrais avoir le net. Enfin ! Et donc, je devrais aussi pouvoir poster plus régulièrement.

Le déménagement et l'emméngement étant tous les deux terminés, je devrais aussi avoir plus de temps pour lire, travailler un peu et écrire.

Alors à venir dans les prochaines semaines, peut être un petit descriptif de l'endroit où je vis maintenant, et quelques chroniques, parce que malgré tout, j'ai réussi à prendre le temps de lire un peu :

Love de Toni Morrison (cruel manque que je me devais de combler...)

Quelques BD : Trolls de Troy (Eh oui, je ne les avais pas lu...), Le Donjon de Naheulbeuck (Non plus...), The Goon tome 5, ...

Relecture de la Ferme des Animaux, toujours un plaisir, surtout en ce moment (N, je ne sais pas qui tu es, mais quand on aime son pays et non son président, on attend que le mandat arrive à son terme et on espère juste que les prochaines élections seront "différentes"...)

Et enfin, après quelques années passées à former les bibliothécaires, je me lance dans la préparation de concours ... Donc lectures théoriques, suivies de lectures théoriques, ... Bref, que du bonheur (surtout pour l'Histoire. Si j'avais su, peut être aurais je été plus attentive durant les cours au lycée et à la Fac...)

Un condensé très succint, mais qui a le mérite d'exister, non ?

 

28.04.2008

Some News

Ah, vive le chômage...

Ce matin, grande première. Le rendez vous à l'ANPE.

Et bien sûr, j'étais à cran, stressée, pour ne surtout pas changer.

Avec 15 minutes d'avance. Déjà j'avais rendez vous à 9h. 9h !!! Bref...

Après un bref échange de civilité, il a fallu expliquer ce que je faisais dans la vie. Et dire aussi que je venais, mais comment dire... Que j'allais partir dans... 2 mois... Donc, les CDI non. Donc...

Mais bon... Ensuite, j'ai bien senti le désarroi de ce pauvre monsieur qui a récupéré mon dossier...

Mais qu'est ce que je vais bien pouvoir faire d'elle ?!

Bref... avec un peu de chance, je devrais même réussir à travailler pendant ces deux mois...

Et avec tout ce temps, je ne trouve même pas 5 minutes pour poster un truc intéressant, enfin plus intéressant que ça ?

Et non. Car il me manque un élément crucial, un constituant de ma vie, INTERNET !!! et un ordinateur qui ne plante pas toutes les deux secondes, et puis en fait, depuis ... comment dire, moi si accro au Net, à l'ordinateur, à peine rentrée je l'allumais, eh bien je n'en ressens même pas le besoin. C'est étrange comme les conditions, les moments, les sensations, les gens influent sur notre comportement...

Bref... Tout ça pour dire que la prochaine fois, j'essaierai tout de même de poster un truc moins RTL (pour ceux qui suivent ....?! ) et plus joli...

D'autant plus que je devrais avoir des choses à raconter étant donné que dans trois jours c'est WEEK END !!! Comment ça, week end ? Mais nous ne serons que jeudi. Eh oui. Jeudi 1er mai... Départ pour St Martial sous Ysope... Enfin un village non loin de Bellac, (et c'est où Bellac, me diront certains...) pour 4 jours d'anniversaire... Ah non !!! Encore un non sens. Un anniversaire, c'est une journée. Pas 4 jours.... Oui, bon bah pour faire la fête pendant 4 jours...

Encore une fois, je sens un sourire mesquin s'afficher sur le visage de ceux qui me connaissent...Genre, toi tu vas faire la fête pendant 4 jours... Mon oeil oui... Bon bah ça va... Je sais... Je serai sûrement la première couchée. La première à lâcher l'affaire, à ne plus pouvoir suivre, mais on s'en fout. Après tout, nope ?

 

18.04.2008

Coup de gueule...

Est-ce que c’est moi qui suis conne ou bien … ?

Jeudi matin. Il est 7h50. Alors que je prends mon petit déjeuner, j’allume la télévision. Juste histoire de… faire du bruit, meubler, me réveiller en douceur… ou alors par mauvaise habitude. Mais depuis que je ne travaille plus, j’ai le temps de prendre un vrai petit déjeuner le matin, alors… Enfin bref, le sujet n’est pas là…

Dehors, le soleil brille. Je suis même de bonne humeur…

Et puis, tout à coup, il est 8h. L’heure des informations sur Canal +. Ah, c’est vrai, j’ai oublié de préciser que c’est La Matinale que je regarde le matin…

Les Infos. Un grand moment… Des sketches en veux tu en voilà… Ah, c’est n’est pas un programme drôle normalement ? Mince alors, on m’aurait pas tout expliqué…

Le pouvoir d’achat et l’inflation, la famine, la pénurie de pétrole, le passage à l’e-papier, les guerres, les meurtres, les attentats, la pauvreté pourla moitié de la population française, le pantin qui nous sert de président avec la potiche qui l’accompagne, les manifestations lycéennes, la sécurité sociale qui ne remboursera plus les frais dentaires et ophtalmologiques, la mobilité des chômeurs (c’est vrai, 200 Kms, c’est rien du tout, surtout quand on a une famille et … que des peccadilles), ce ne sont pas des blagues mais la vérité ? Aïe. Un monde s’écroule…

Je suis sûrement une vieille conne réactionnaire mais parfois j’en arrive à me dire que c’est du grand n’importe quoi. Et aussi à me dire que je comprends tous ces gens qui décident de tout plaquer du jour au lendemain pour partir vivre ailleurs de rien. L’autarcie dans un monde de communication et d’échanges…commerciaux et financiers qui ne concernent bien évidement qu’une faible minorité.

Mais dehors le soleil brille. Ce matin, je vais m’inscrire aux Assédics pour la première fois de ma vie (certes je suis encore jeune et ce ne sera qu’une expérience supplémentaire…) et à l’Anpe. Ah, quelle belle journée…

Dans deux mois et deux semaines, je pars loin de Paris. Je crois que j’en arrive à compter les jours. J-74. Eh oui…

Il y a quelques années on se contentait de ce qu’on avait. C'est-à-dire pas grand-chose. Et pourtant qu’est ce qu’on était heureux. Avec nos jeux qui n’avaient rien d’extraordinaires sauf peut être qu’ils venaient de notre imagination. Avec nos lectures. On était des mômes. On jouait au football, aux Cow-boy et aux indiens, on construisait des cabanes, on jouait dans un bac à sable, …

Il y a une semaine, j’étais dans le métro le matin. Une semaine tout juste. Nous allions au Louvre avec le pauvre courageux qui me supporte (et je suis d’autant plus chiante que je ne bosse plus) et son frère et sa sœur (qui eux sont en vacances…).

Métro ligne 1. Il était 11h. Un groupe scolaire dans le même « wagon » (si on peut parler de wagon pour la ligne 1). Tous habillé à la dernière mode et coiffé bien comme il fallait. Jean slim. Converse. Pull rayé pour les mecs. Cheveux plaqués par le gel et mèche hyper structurée. Sac Eastpack (là je crois que je retarde d’un wagon, mais les marques de sac… j’ai déjà du mal avec les fringues). Bien évidement, ces chères têtes brunes et blondes d’environ 12 ans étaient équipées de lecteurs Mp3 et de téléphones portables dernier cri. Et tout à coup, par le plus grand des hasards, une bribe de conversation vient chatouiller mes petites oreilles trop curieuses. Par le plus grands des hasards, parce que pour tenir une conversation avec la personne en face de vous dans un métro bondé d’un groupe d’ado en goguette, c’est déjà quasi impossible, alors pour entendre celle d’autres personnes…

Et donc, tout à coup, j’entends la conversation de trois adolescents :

« - Quoi t’as pas le droit de regarder la télé chez toi ?

-          bah non.

-          Mais t’as un ordinateur et le net au moins ?

-          Mes parents, mais j’ai pas le droit de m’en servir.

-          Alors t’as quoi comme console pour t’occuper ?

-          Aucune.

-          Même pas la PSP ?

-          Non.

-          Mais c’est pas possible. Comment tu fais pour vivre sans télé, ordinateur et Psp ? c’est la mort. T’es trop naze toi. Ça craint. »

Et je n’exagère pas. Et donc, aujourd’hui sans ordinateur, télé écran plat 16/9ème, console, lecteur Mp3, téléphone hypra hype et fringue à la mode, t’es personne et tu ne peux plus vivre. Ouf. Je suis sauvée. J’ai un ordinateur (pas le net, d’accord, mais au moins une bonne excuse pour aller au starbuck assouvir ma passion pour le café… allez y, chercher le lien, celui qui trouve, je lui offre… euh, toute ma considération… je sens que je ne vais pas avoir beaucoup de réponses), un lecteur Mp3 (pas de la dernière génération, mais qui fonctionne toujours très bien), une Nintendo DS (qui pour le moment a été « empruntée » temporairement depuis 5 mois par mon frère qui s’amuse à apprendre l’anglais avec… je ne désespère pas de remettre la main dessus un jour, j’ai même préparé l’avis de recherche), un téléphone tout beau tout neuf, et dans l’appartement il y a une télé. Je ne suis donc pas complètement perdue pour la cause commerciale et marketing… Ouf…

Tout ça pour dire qu’on vit dans une société qui se complait dans la consommation. Dans laquelle on a créé la notion de besoin et service. On ne cherche plus à faire soi même. On ne cherche plus à prendre plaisir à découvrir et faire les choses. Tout va tellement vite que ce que je suis en train d’écrire sera obsolète dans 3 mois.

Alors l’inflation, le pouvoir d’achat, les guerres, les attentats, les allocations familiales, le chômage, le président de la république et son icône de mode qui lui sert de femme, le grand cirque politique, les lycéens qui crient au secours, les français qui ne savent plus comment boucler leur fins de mois tellement ils sont surendettés, on s’en fout. Après tout, ce n’est qu’une majorité minoritaire dans le pays. Parce que ce ne sont pas eux qui ont l’argent et qui sont intéressant.

Bref. Ce matin, il faisait beau. Il était 8h. Et ensuite, je suis allée m’inscrire aux Assédics et à l’Anpe avec le sourire. Dans ma petite caboche égratignée, j’avais une chanson assez ancienne, chantée par un groupe s’appelant Les Escros (je ne sais pas s’ils existent encore…), une chanson au doux nom d’Assédic… sur un petit air de Bossa…

Ça faisait beaucoup en une fois, et sur le coup, j’ai juste éclaté de rire… Parce que trop c’est trop et qu’au final on aurait davantage cru à une belle blague qu’à la réalité…

 

 

31.03.2008

J-7

" - Bien. Plus qu’une semaine, paraît il.

- Ensuite ?

- Eh bien… c’est terminé.

- Mais tu vas faire quoi ?

- Si seulement je savais. Peut être prendre deux petites semaines de congés. Puis ensuite, et bien, il sera temps de commencer à envisager les choses plus sérieusement.

- Mais, tu vas chercher quelque chose ?

- Oui.

- Tu pars quand ?

- À la fin du mois de juin.

- Ah…

- Mais t’inquiète pas, je reviendrai t’embêter, avant de partir.

- Hum.

- On ira manger ensemble à la Rhumerie.

- Oui.

- D’ailleurs, on y a va ce midi ?

- Ok."

Et ils sont partis accompagnés d’autres collègues, au féminin, collègues, à la Rhumerie. Un homme et cinq femmes.

Il aime être entouré. Surtout quand il ne va pas bien.

Elle savait qu’il ne prendrait pas très bien la nouvelle. Ce n’était pas le moment idéal pour le lui annoncer aussi. Mais avait elle vraiment le choix ?

Dehors, le vent soufflait. Il faisait gris et quelques gouttes de pluie voltigeaient, emportées dans une danse folle par le vent. Le chemin jusqu’à la Rhumerie, elle aurait pu le faire les yeux fermés. Le boulevard Saint Germain. Les trottoirs noirs de monde. Le slalom habituel pour se frayer un chemin. Oubliée la ligne droite. Des zigzags, les prémices du retour de la Rhumerie, sauf que ce coup ci, ce ne serait plus à cause du monde, mais peut être bien à cause du Rhum qu’ils allaient boire. Juste pour oublier la matinée et ne pas sentir l’après midi passer. Le travail c’est la santé… tu parles… le travail dans certaines conditions c’est… une tuerie. Incitant les gens à oublier, par tous les moyens possibles et imaginables. Bon, d’accord, ils y en avaient de pires que la Rhumerie. Mais quand même.  

Durant le repas, c’est de tout et de rien qu’ils parlèrent, mais surtout pas de la fin. Surtout pas. Ils n’étaient pas là pour ça. Juste oublier un certain monde, certains moments, certaines personnes et … la Rhumerie jouait très bien son rôle. Les rires fusaient, les discussions s’attardaient, le repas traînait en longueur comme pour repousser le moment fatidique où il leur faudrait retourner là bas. Dehors, le temps s’était engagé dans la partie. La pluie tombait, inlassable, régulière, perfide. Le vent soufflait de plus en plus fort.

Il fallait bien y retourner pourtant.

L’après midi était déjà bien engagée quand ils arrivèrent au travail, travaux forcés, camp de forcenés acharnés à se tuer à la tâche pour des bureaucrates incapables de constater et de remercier. Ce serait un après midi improductif donc. Quitte à être inconséquent, autant l’être entièrement.

Après le temps de présence réglementaire pour faire croire qu’elle était revenue pour faire quelque chose, juste le temps nécessaire pour donner l’illusion de, et elle était très douée pour donner l’illusion de, elle rangea ses affaires pour aller à la gare. 45 minutes pour faire un trajet de 10 minutes, on ne sait jamais, au cas où, ce serait dommage que je manque mon train, non ?... Ce soir elle serait là bas. Loin de Paris, loin de tout ça. Ce soir. Rien que l’idée de prendre le train pour autre chose que le travail lui donnait le sourire. Et malgré la pluie, le froid et la fatigue, c’est presque en courant qu’elle se dirigea vers la gare d’Austerlitz.

 

28.03.2008

La première et la dernière.

En une journée, c’était la première et la dernière.

La tête enfermée dans ses souvenirs, Armelle, car elle était revenue l’espace de 24h, regardait le paysage défiler sans le voir. Une migraine comme elle avait de nouveau l’habitude d’avoir comme compagne la défiait de pouvoir se concentrer. Vas y… essaie un peu de faire quelques chose de constructif durant les quelques heures de train qui te conduisent à Vannes. Allez… Bah alors ? Tu n’y arrives pas ?

Alors plutôt que de lutter, elle regardait le paysage de ses souvenirs qui défilait à la vitesse du train. Et elle repensait à cette foutue journée de merde. Avait elle jamais autant détesté quelqu’un que son chef et le RH dans sa vie ? Elle n’en était pas certaine. Ah, si seulement elle avait les couil…d’être une vraie battante carriériste. Mais elle était une fille. Une pauvre et faible gamine de bientôt trente ans, perdue dans un entre deux qui n’était plus l’adolescence mais pas encore tout à fait l’âge adulte… ah si seulement… on pouvait refaire le monde dans sa tête avec ce genre de phrase. Des et si, si seulement, si jamais, si encore, si si si… si si do ré ré do si la sol sol la si si la la si si do ré ré do si la sol sol la si la sol sol… et voilà qu’elle avait l’Hymne à la Joie de la Neuvième Symphonie de Beethoven en tête maintenant, ou peut être la musique d’Orange Mécanique, plutôt… vu ses envies de meurtre…

Des souvenirs, elle réfléchissait, mais elle en avait peu de bons associés à cet endroit, enfin son travail, ou plutôt son futur ancien travail… bien sûr, elle bossait avec son meilleur ami, avec des gens adorables, ses collègues, elle aimait se déplacer, rencontrer de nouveaux gens, toujours et encore, elle aimait son boulot, mais… dans la vie, les mais, c’est cette petite différence de rien qui fait tout…

Mais…

La Bretagne baignait dans une lumière de jour couchant. Le ciel oscillait entre le bleu nuit, le jaune pâle et le rose… c’était beau, poétique, le genre de ciel qui vous donne envie de devenir poète, écrivain, musicien, dessinateur, enfin une de ces personnes de génie capable de retranscrire les émotions, les lieux, les moments avec magie et beauté. Dans une petite heure, elle serait à Vannes. Une belle ville aussi, dans le vague souvenir qu’elle en avait, surtout la vieille ville, les murailles, les remparts…

Sa migraine commençait à s’atténuer. Le migralgine en venait à bout. Ah, fidèle compagnon des luttes inégales qui les opposaient toutes les deux, que ferait elle sans lui…

Elle prit une bande dessinée. Ce soir, ce serait Jacques le petit lézard géant de Libon. Édition Dupuis. Elle n’avait pas aimé l’auteur lors de la conférence au salon du Livre. Mais le graphisme et l’histoire semblaient plutôt agréable et léger, juste ce dont elle avait besoin pour le moment. Ne pas réfléchir. Ne pas penser. Laisser les choses aller et couler…doucement, tranquillement, calmement. Effectivement, c’était drôle. Un peu trash, un peu bête, un peu stupide. Pour adulte, enfant, adolescent, peu importe. C’est bon, sa critique était faite. Un jour, il faudrait qu’elle apprenne à faire les choses de manière plus carrées et professionnelles, quand elle aurait un nouveau travail, loin de là, ailleurs, bientôt.

Plus que trois mois à passer à Paris. Ensuite, c’était fini. 1998 – 2008. Bel anniversaire. 10 ans. Pour les 10 ans, elle partait. Au final, c’était une belle réussite. 10 ans à Paris, non ? Pour une campagnarde comme elle. RIP. Ci gisent mes 10 années passées à Paris. Ayons une pensée sympathique et nostalgique pour elles. Une minute de silence et de recueillement, s’il vous plait.

Put ! 10 ans, quand même. Elle avait vécu des choses en 10 ans. Des belles comme des moches. Mais la plus belle chose qu’elle ait vécue là bas, c’était celle qui la faisait partir. Joli paradoxe que la vie. Elle partait avec. Là bas. Ailleurs. Plus que trois mois, ensuite c’était terminé.

C’était les rires retrouvés, la joie de vivre, le sourire, la douceur, l’oubli, la gentillesse, le rêve parfois, la réalité aussi… C’était la douceur d’une main sur sa nuque, caressant doucement la naissance des cheveux, c’était la chaleur d’un regard posé sur elle quand elle était capricieuse et qu’elle ne voulait pas s’endormir toute seule, c’était la force de caractère qui savait la calmer et l’apprivoiser, c’était la lutte acharnée des mauvaises foi qui les habitaient… c’était tout ça et plein d’autres choses encore.

Vannes.

Le train entrait en gare. Il faisait nuit maintenant. 20h. Juste à l’heure. Armelle avait été rejointe par sa collègue quelques minutes avant l’arrivée du train en gare. Elles se dirigèrent vers la sortie à la recherche d’un taxi. Remake. Recherche désespérément taxi. Une enfilade de lumière jaune annonçant la station de taxi à la sortie de la gare. Tout compte fait, tout n’était pas si mauvais dans cette journée. Pas de pluie à l’arrivée. Des taxis plus qu’il n’en fallait pour les quelques égarés qui sortaient de ce train et que personne n’attendait à la gare. Pour les autres, c’était beau, les retrouvailles dans les gares. Les embrassades émues, les regards qui se cherchent, les approches fébriles, les sourires sur les visages, les yeux perdus qui s’illuminent soudain. Ce qu’elle aimait la gare dans ces moments volés, petits instants d’humanité. La vie tout simplement.

Vannes la nuit. Les remparts de la vieille ville illuminés, même si ce n’était pas encore la saison touristique, le calme, les rues pavées, les murailles, la vieille église, tout était beau. Il faisait frais. Juste bon. De cet air vivifiant et rassurant, celui qui nous fait sentir qu’on est en vie. Qu’on ressent, qu’on respire. Celui qu’on ne sentait plus depuis longtemps en ville, à Paris. En revanche, la notion de crêperie ouverte un mercredi soir hors saison touristique était plus vague et floue. Après quelques minutes, environ une trentaine à parcourir la ville, elles comprirent vite que la première crêperie illuminée et ouverte devrait faire l’affaire.

Le lendemain matin.

8 heures. Armelle était déjà dehors, fumant tranquillement sa première cigarette de la journée. Le téléphone à la main. Elle avait besoin d’entendre sa voix. De lui parler. Impossible de dormir. Pas moyen de fermer l’œil. Et toi ? Aussi. Ouf…. Je suis rassurée…Eh ! Je viens de te dire que j’ai mal dormi et tu dis ouf… Bah oui… Au moins on est deux à ne pas avoir pu dormir tranquillement… donc ouf… je me sens moins seule. Égoïste. Oui, je sais… C’était revigorant cette petite lutte matinale. Juste ce qu’il lui fallait pour commencer la journée et se sentir réveillée. Entendre sa voix. Rire. Le faire rire aussi. Elle pouvait partir assurer sa journée de formation. Tout devrait bien se passer.

Et tout s’était bien passé. Pour la première et la dernière. L’accueil chaleureux du public, les remerciements réconfortants sur sa dernière formation, les regrets lors de l’annonce de son départ, les discussions sur la vie en province, les félicitations à la fin de la journée. Un peu de baume au cœur.

À la gare de Vannes pour le retour, elle était comme libérée. Soulagée. Plus que deux et tout ça c’était terminé. Fini les périples en province. Fini le stress d’avant présentation. Mais surtout fini de défendre des idées qui n’étaient plus les siennes depuis longtemps. Elle aimait ses sujets et ses dossiers. Mais si seulement elle avait pu les présenter pour elle, pour le plaisir de parler de livres, d’échanger, de rencontrer, sans cette représentation collée à la peau, cette image, cette étiquette à défendre… sans être la commerciale qu’elle n’était pas et qu’elle n’avait jamais su être.

Dans le train du retour, elle guettait les instants qui la séparaient de chez elle. La sensation de sentir ses mains l’enlacer, la serrer très fort, comme il savait le faire. Le regard amusé par la fatigue qu’elle éprouverait vraisemblablement en arrivant. Son caractère capricieux et joueur, surtout quand elle était crevée et pas en état de lutter. C’était tellement plus drôle. Et en fait, il ne fallait surtout pas qu’il le sache, mais elle aimait ça. Ensuite, il s’occupait de tout. Directif. Sans concession. Elle avait juste le droit de poser ses affaires, se changer, éventuellement le temps de prendre une douche ou de se laver le visage et ensuite, il ne fallait plus rien faire. Juste se reposer… Dans le train, elle guettait l’heure qui se rapprochait. Surtout que demain elle repartait et qu’elle ne le verrait pas durant trois jours…

26.03.2008

Tiraillée

Entre le désir de partir tranquillement, sans esclandre, sans embûche, sans me prendre la tête, mais en passant pour une brave et gentille conne... sans être vulgaire... et le désir de partir avec les honneurs... ce qui implique bien évidement, la prise de tête, les embûches, et la non tranquillité... D'un autre côté, pour 9 jours (plus que 8, si on relativise... Il est 15h et dans 20 minutes, départ pour Vannes... Donc, journée quasi terminée)...

Mais cette journée passée m'aura apprise que je peux être un peu moins gentille que ce que je parais... Et qu'avec beaucoup d'inconscience je peux aussi être une teigne... bon, en sortant du bureau après l'entretien, j'avais juste plus de nerf et besoin d'une clope comme jamais dans la vie...

Et voilà, le J-9 est terminé...

Une journée bien remplie en réalité, comme quoi, au final, je suis quand même une brave et gentille conne... Parce que ce fichu dossier pour cette fichue présentation de demain, il est bouclé, comme si de rien n'était...

C'est intéressant cela dit de constater à quel point les gens changent dès qu'on parle d'argent et de politique humaine.

Les sourires disparaissent ou se crispent, les traits se tendent, les propos deviennent plus secs, précis, agressifs et francs... Et surtout, les visages se dévoilent, les vrais, ceux qu'on cache si bien sous notre masque d'hypocrisie et de superficialité... les tics réapparaissent, entre le RH qui joue avec son crayon sans rien dire, le chef qui joue avec ses mains et son cahier, la méchante qui veut le beurre et l'argent du beurre (je l'adore celle ci, bravo...), en jouant avec ses cheveux d'un geste nerveux... Ces petits rien qui nous trahissent et nous révelent. Nous sommes tous les mêmes, dans ces cas là... Purement matérialistes et humains, cherchant à sauver son bien être et sa peau... Qui a dit que nous ne vivions pas dans un monde complètement égocentrique et égoïste ? Pas moi.

Ah, que la vie est belle, si, je vous assure...  

Enfin, toujours est il que je pars prendre le train pour Vannes dans quelques minutes et qu'il serait intelligent que je pense à me préparer...

Dernière présentation BD de .... Dernière, et première du dernier dossier réalisé, c'est assez intéressant... Bande dessinée Franco Belge, orientation jeunesse... 

13.03.2008

Improductive day...

 

Je déclare cette journée perdue pour le monde du travail.  Une minute de silence s'impose. S'il vous plait ...Un peu de respect pour cette perte et les personnes qui en pâtissent (pas moi, je vous rassure, même ma conscience professionnelle s'est assoupie)...

La journée est morte, vive le soir.

Quoique le soir s'annonce tout aussi improductif que la journée en fait.

Aïe. Serais je atteinte d'un syndrome de flemingite aigue ?

C'est grave docteur ?

Qu'est ce que je dois faire ?

Je suis trop jeune pour ça.

Il doit bien exister un remède à cette chose ?

Oh mon dieu c'est atroce.... Mais qu'est ce que je vais devenir...!!!

J'en fais trop ? Ok, j'admets... J'abuse peut être un peu. 

 

Mais pour couronner le tout (et pour ma défense), à force de raconter des conneries au lieu de bosser, maintenant c'est It's a small world, vous savez la chanson qu'on entend dans le petit bateau à EuroDisney, celle qui nous martèle le crâne inlassablement ensuite...Que j'ai en tête, tout ça à cause d'un collègue qui lui arrive à travailler et à déconcentrer les autres en même temps (Y a vraiment des gens qui y parviennnent... C'est assez démoralisant en réalité), donc avec It's a small World lalala la la lalala lala, pas possible de faire davantage que ce que je fais maintenant, à savoir écrire cette note... Le but avec ce petit laïus étant de me venger en tentant de vous la mettre en tête, martel en tête, cette chanson, pauvre lecteur que je ne connais pas et il ne faut pas m'en vouloir mais je désespère en regardant la pendule dans le bas de mon écran, guettant le moment de la délivrance, c'est à dire dans... oh non, encore tout ce temps ?! Bref...

Alors pour masquer mon improductivité latente, je parcours des blogs liés à la bande dessinée, et sincérement, je vous invite juste à vous rendre sur celui ci. De mon côté, j'y retourne...