25 avril 2009

The Lost Scenes of Puss n' Boots

Je ne sais pas encore ce que ça vaut.
Je commence juste à l'écouter. D'une oreille distraite. Une prise de contact intriguée. Qu'est ce que ça peut bien être ?
A quoi faut il s'attendre ?
Quelques reprises, quelques adaptations, des créations... Toujours cette voix sortie d'un passé fantasmé. Une musique rock, lancinante parfois, joyeuse de temps en temps, effrayante...
A partir de compositions réalisées pour le film d'animation Le Chat Botté, ces quelques morceaux présentés comme des rescapés, des miraculés de l'oubli et de l'anonymat : The Lost Scenes of Puss n' Boots
Un univers assez loufoque et décalé, des morceaux qui envahissent l'espace et la tête, et qui emmènent en voyage ailleurs, dans de mystérieuses contrées imaginaires.
Un petit retour en enfance dans le pays des rêves baroques.

 

 

Que dire d'autre ?

Il pleut il mouille
C’est la fête à la grenouille
Il pleut il fait beau temps
C’est la fête du serpent

Il pleut, il mouille
C’est la fête à la grenouille
Il pleut il fait soleil
c’est la fête à l’arc en ciel

Il pleut il mouille
C’est la fête à la grenouille
La grenouille a fait son nid
Dessous un grand parapluie

Il pleut , il mouille
C’est la fête à la grenouille
Il pleut, il fait beau temps,
C’est la fête au paysan

Il pleut, il mouille
c’est la fête à la grenouille
il mouille, il pleut
c’est la fête au poisson bleu !


Un petit retour en enfance histoire de nous rappeller que la pluie n'a pas toujours été si terrible et que parfois on arrivait même à trouver ça drôle.

Marcher dans les flaques

Eclabousser les autres (enfin surtout ses frères et soeurs)

Faire du vélo dans les bous juste après une bonne averse. Rentrer plein de boue, obligé de se doucher et de doucher le vélo.


 

20 avril 2009

Nous avons tout de même vus...

Bien... Ce coup ci je m'attaque aux autres films, les bons, ceux que j'ai aimés...

 

Après la déception due à Predictions, il fallait que nous voyions quelque chose dans le même genre, quelque chose de fantastique, quelque chose qui touche à la planète, à notre survie, à l'incroyable, l'impensable, ...  C'est bon, je lâche le morceau... Nous sommes allés voir Monstres vs Aliens.

Et sincèrement, le traumatisme lié à la déception de l'autre film s'est bien vite envolé... Monstres vs Aliens. Un très bon dessin animé. Une animation plutôt bien réussie, un scénario SF bien ficelé qui évite les écueils du déjà-vu et du trop facile, une version française très drôle, avec des répliques piquantes, un double niveau de compréhension parfaitement bien mené, une morale pas trop marquée, des gags percutants ...

Bref, la dernière sortie des studios Dreamworks est une petite réussite.

 

Film n°2 : OSS 117

Après la réussite du n°1, il était à craindre que celui ci soit un peu moins bon, que nous soyons déçus, que... Les suites sont toujours attendues avec appréhension et angoisse. Et là, chapeau bas. Réussir un second opus qui soit tout aussi drôle, vivant, satirique, ridicule... que le premier, ce n'était pas facile. Mais faire encore mieux, c'est tout simplement génial.

Jean Dujardin incarne son personnage avec maestria. Il est OSS 117. Ce n'est même plus lui que nous voyions, mais juste son personnage. Il le fait vivre avec une telle simplicité que nous rentrons dans le jeu immédiatement.

Un scénario relativement équilibré, pas trop long, pas trop court. Juste ce qui est nécessaire à l'intrigue et à la compréhension du film. Des scènes gaguesques mémorables, des répliques ironiques à double niveau, d'ailleurs difficile de choisir quelles sont les plus drôles, les plus ironiques ou les plus marquantes. Ancrées dans le contexte des années 1968 .. ou sorties de là, elles restent pour la plupart comiques et percutantes.

On passe un très bon moment, oscillant entre le rire et le rire... Le tout agrémenté d'un peu de tension et de suspens...  Et on sort heureux et souriant du cinéma...

 

Film n°3 : Rachel se marie

Alors là, belle surprise. Avec un tel titre on imagine facilement une comédie ou un truc à l'eau de rose. D'autant plus que l'actrice principale n'est autre qu'Anne Hathaway, l'héroïne du Diable s'habille en Prada entre autre. Mais bien avant d'aller voir le film, un petit détail chiffonnant peut intriguer : l'affiche. Une affiche sombre. Sur laquelle on voit le visage de l'actrice. Un visage fermé, lourd, fatigué et usé. Bien loin des habituels regards fringants de comédies. Au loin nous distinguons un couple qui avance, une personne en robe de mariée (que nous pouvons imaginer être Rachel). Le tout dans des tons verts et noirs jouant avec le flou...

Et... Le film. Un pur drame psychologique. Magnifiquement interprété. Bien sûr, il faut aimer le genre. Mais pour qui affectionne ce genre de film, c'est tout simplement parfait. Le choix de la caméra à l'épaule est très bien vu. Un côté voyeur, un témoin du mariage qui serait là et qui filmerait tout ça, comme un amateur. Et c'est un peu ce que nous visionnons. Un film de famille, avec les interminables scènes de discours, de danse, de préparation, avec les poncifs et les incontournables du mariage, ...

Des répliques terribles, un mal être omniprésent, des secrets, des jalousies, des peurs, des angoisses qui émergent, une famille détruite qui veut donner l'impression d'être bien, d'aller bien. La musique choisie pour accompagner les images est terrible. Un personnage à part entière. Qui serait là pour amplifier la tension, la fatigue, pour user davantage les nerfs...

Des acteurs qui jouent très bien. Les personnages sont quasi réels. Nous n'avons pas d'acteurs sous les yeux. Non. Nous sommes happés par cette famille. Je n'avais pas aimé Anne Hathaway dans Le Diable s'habille.... Et là, quelle surprise. Elle ne joue pas son rôle, elle l'incarne. C'est une très belle performance que nous avons la chance de voir. Une jeune femme abîmée, fatiguée, usée et usante... qu'on croirait vraiment être elle. 

J'ai beaucoup aimé ce film. J'admets que nous ne sortons pas avec le sourire de la salle, qu'il faut aller le voir dans un bon jour, que... Mais franchement il faut le voir.

19 avril 2009

Quel dommage

Bon comme d'habitude je n'ai pas pu tenir mon planning.

Mais sans chercher à me justifier, dans un sens c'est plutôt une bonne chose. En effet, entre temps nous sommes allés au cinéma. Et quel dommage...

Parfois, je ne comprends pas sur quels critères les journalistes jugent un film. Dans Télérama, le film dont je n'ai toujours pas mentionné le titre, mais c'est un fait exprès remporte un BRAVO. Grande incompréhension. Qu'est ce que j'ai manqué ? Ai je bien vu le même film ? J'étais sobre, sans aucune substance illicite dans le corps... réveillée... je suis même allée au cinéma à pieds, tranquillement, sous le soleil, traversant un Limoges déserté... Je ne sais pas...

Bon je lâche le morceau. Nous sommes allés voir Dans la brume électrique, de Bertrand Tavernier.

Que dire ? Je vais être fair-play et débuter par les bons points :

Les images. Elles étaient tout simplement superbes. Une Louisiane sinistrée mais mystérieuse, envoutante, charmeuse, avec des relents de vaudou et de sorcellerie...

Les acteurs, enfin Tommy Lee Jones qui incarnait magnifiquement son personnage. Un flic désabusé, fatigué et usé par la vie, mais pétri de principes et d'idéaux de justice.

Une musique qui collaient aux images. Poisseuse, chaleureuse, humaine, orageuse...

Là c'était parfait. On avait une ambiance, certes un peu aseptisée, mais on sentait la Louisiane, la chaleur étouffante, les orages, les pluies torrentielles, les odeurs... Ca aurait suffit.

Parce que voilà, maintenant je passe au reste...

Pourquoi cette voix off, cette narration sur le ton polar qui vient gâcher et alourdir l'ambiance ? Dans le roman (que malheureusement je n'ai pas lu), l'auteur aura pu rendre l'atmosphère par des descriptions, par un style. Mais là c'est juste dommage.

Ajoutons à cela une succession de scènes clichées, de séquences attendues, de scènes trop longues.

J'admets, nous sommes allés voir ce film en version française. Peut être le doublage est il mauvais au point de dénaturer le film. Sûrement que la version originale possède davantage de cachet. Mais quand même. Un doublage fade, insipide, sans aucune profondeur dans les voix, sans émotion.

Bon je vais arrêter, autrement je vais finir par raconter la fin, en plus. Ce qui, d'un autre côté, pourrait rendre service à tout ceux qui ne parviendrait pas à l'attendre. Car elle sait se faire désirer. Et, telle une vedette, prend tout son temps pour arriver...