19 avril 2009

Quel dommage

Bon comme d'habitude je n'ai pas pu tenir mon planning.

Mais sans chercher à me justifier, dans un sens c'est plutôt une bonne chose. En effet, entre temps nous sommes allés au cinéma. Et quel dommage...

Parfois, je ne comprends pas sur quels critères les journalistes jugent un film. Dans Télérama, le film dont je n'ai toujours pas mentionné le titre, mais c'est un fait exprès remporte un BRAVO. Grande incompréhension. Qu'est ce que j'ai manqué ? Ai je bien vu le même film ? J'étais sobre, sans aucune substance illicite dans le corps... réveillée... je suis même allée au cinéma à pieds, tranquillement, sous le soleil, traversant un Limoges déserté... Je ne sais pas...

Bon je lâche le morceau. Nous sommes allés voir Dans la brume électrique, de Bertrand Tavernier.

Que dire ? Je vais être fair-play et débuter par les bons points :

Les images. Elles étaient tout simplement superbes. Une Louisiane sinistrée mais mystérieuse, envoutante, charmeuse, avec des relents de vaudou et de sorcellerie...

Les acteurs, enfin Tommy Lee Jones qui incarnait magnifiquement son personnage. Un flic désabusé, fatigué et usé par la vie, mais pétri de principes et d'idéaux de justice.

Une musique qui collaient aux images. Poisseuse, chaleureuse, humaine, orageuse...

Là c'était parfait. On avait une ambiance, certes un peu aseptisée, mais on sentait la Louisiane, la chaleur étouffante, les orages, les pluies torrentielles, les odeurs... Ca aurait suffit.

Parce que voilà, maintenant je passe au reste...

Pourquoi cette voix off, cette narration sur le ton polar qui vient gâcher et alourdir l'ambiance ? Dans le roman (que malheureusement je n'ai pas lu), l'auteur aura pu rendre l'atmosphère par des descriptions, par un style. Mais là c'est juste dommage.

Ajoutons à cela une succession de scènes clichées, de séquences attendues, de scènes trop longues.

J'admets, nous sommes allés voir ce film en version française. Peut être le doublage est il mauvais au point de dénaturer le film. Sûrement que la version originale possède davantage de cachet. Mais quand même. Un doublage fade, insipide, sans aucune profondeur dans les voix, sans émotion.

Bon je vais arrêter, autrement je vais finir par raconter la fin, en plus. Ce qui, d'un autre côté, pourrait rendre service à tout ceux qui ne parviendrait pas à l'attendre. Car elle sait se faire désirer. Et, telle une vedette, prend tout son temps pour arriver...

 

18 avril 2009

Lien

Ce n'est pas dans mes habitudes mais voici le lien d'un blog :

Words And Sounds

Sur la musique pop, rock, folf, ectro indépendants.

Un de ces blogs qui vous complexent tellement tout est bien écrit, avec clarté, justesse et style. Et parler de musique avec autant de simplicité et musicalité, d'ailleurs, ce n'est pas évident. Alors pour tous les fans de ce style de musique...

17 avril 2009

Cinémas

Premières séances de cinéma avec la nouvelle carte...

L'avantage avec ce type de carte, c'est que nous pouvons nous permettre d'aller voir un "mauvais film". J'émets quelques réserves sur le terme mauvais. Personne n'ayant l'apanage du bon goût et toute appréciation étant subjective, nous pouvons difficilement employer ce terme dans l'absolu. Lorsque cette triste aventure nous arrive, il est toujours plus agréable de se dire "ouf, au moins nous n'avons pas déboursé 10 € chacun pour voir ça" que "Aïe... dire qu'avec ces 10 € j'aurai pu... je ne sais pas, m'acheter un dvd en promo, un livre de poche, une BD (pas celle à 12,50 €, là il aurait fallu rajouter un peu), ..."

Bref, vous l'avez compris, ce petit préambule annonce que ... heureusement que nous avons la carte, car il aurait été malheureux de débourser autant d'argent pour voir certains films.

  • Première marche du podium des mauvais choix : Prédictions


Pourquoi n'avons nous pas aimé ? Comment dire... je ne sais pas, c'était juste risible ? Nul ? Fade ? Sans intérêt ? Mal interprété ? Alarmiste ? Prévisible ? Je peux continuer longtemps...

Entre un Nicolas Cage transparent en père veuf, paumé, que ne sais pas comment exprimer son mal être et qui vide les bouteilles de whisky au goulot, professeur à ses heures, prêcheur convaincu du déterminisme qui se retrouve confronté au créationnisme et ... C'est un joyeux fourre tout. Qu'a voulu faire le réalisateur ? On ne sait pas. Il part dans tous les sens, utilise toutes les idées qu'il a pu avoir pour lancer son film... Les voix, le code secret, les cavaliers de l'apocalypse, la physique, la SF, ... Il y en a trop. On ne sait plus ce qu'il faut suivre et laisser tomber... Seul point fort ? La fin ...

  • Seconde marche : Erreur de la banque en votre faveur


Un bon petit film. Qu'il aurait été agréable de regarder à la télévision (D'un autre côté, si tel avait été le cas, je ne l'aurais pas vu). Mais un peu consensuel et déjà vu... Mélange des précédents films des réalisateurs, des précédents rôles de Darroussin, de... C'était sympathique. Drôle. Enlevé, même si parfois un peu long... Darroussin s'en sort très bien, comme souvent. D'un autre côté, comme on lui fait jouer le même rôle que souvent, il serait dommage qu'il en ait été autrement... On rigole. Mais le tout ne laisse pas un grand souvenir... C'est une petite comédie sans grande envergure qui fait rire l'espace d'un instant et qui s'oublie...

  • Troisième marche : Ah bah non, il n'y en a pas...


Podium inversé, les bons choix... Dans la journée...

08 avril 2009

un soir de télévision ...

Eh oui, comme vous pouvez vous en douter je vais vous parler des programmes télé d'hier soir... Nous étions mardi soir, donc... c'était ... La Nouvelle Star et le premier prime à Baltard.

Alors comment dire... Euh... Je cherche mes mots là... Aïe... Ce fut long, long, long et ennuyeux... Je crois même m'être endormie avant la fin. En fait, non, je suis certaine de m'être endormie avant la fin. J'ai du aller voir les résultats ce matin sur Internet...

Entre la présentatrice qui semblait plus stressée que les candidats, qui a réussi à intervertir les numéros des candidats, qui bafouillait, ...

Entre un jury qui faisait davantage figure d'hologramme projeté tellement il était absent...

Et des candidats ... Aïe Aïe Aïe... Alors de quoi mon petit cerveau a t'il gardé un souvenir... Voyons voir... Certes, je ne serai pas objective, n'ayant pas vu l'émission en entier, mais...

  • La première candidate, dont j'ai malheureusement oublié le prénom, mais qui a une fâcheuse tendance à m'agacer avec ses mimiques et ses déplacements pendant les prestations, elle je m'en souviens, probablement parce qu'elle m'énerve d'ailleurs. Cependant je dois reconnaître qu'elle s'en est plutôt bien sortie avec sa reprise des Rita Mitsouko...
  • Charlotte : Alors là, c'était juste triste à mourir... Aucune présence, aucune chaleur, rien, juste une scène de torture qu'il aurait fallu arrêter beaucoup plus tôt...
  • Lary : Mais pourquoi reprendre du Calogero ? Là, je ne comprends pas. Il faut m'expliquer... Quelle idée saugrenue, enfin...?


Je sais qu'il y avait d'autres candidats entre, mais je les ai oubliés... Oup's... Evaporés ... Aucun souvenir... Ensuite venaient :

  • Soan : forcément, avec sa reprise de Noir Désir et son look qui tranche un peu avec les conventionnelles images lisses que nous sommes conditionnés à gober.
  • Dale : parce qu'effectivement il y avait une grande différence avec les prestations des autres candidats, et il a vraiment chanté... Ok, c'était du Otis Redding, mais cela n'explique pas tout..
  • Melissa : peut être à cause du choix d'Anastacia, que je n'aime pas. Bon malgré tout la petite timide du nord s'en est plutôt bien sortie, métamorphosée par la prod en une copie de Chimène Badi - que je n'aime pas non plus , oui, je sais, comme ça, j'ai l'air de n'aimer personne - mais qui au moins a su donner un peu de voix.
  • Thomas : que je ne supporte pas tellement il est agaçant avec ses manières et ses mimiques... et sa reprise de Mozart l'opéra rock, aïe, aïe, aïe ... Comment dire, je crois que nous avons là une divergence abyssale concernant les goûts musicaux. Alors entre le fait qu'il m'agace prodigieusement et cette légère incompréhension musicale, je ne suis pas objective...


Après je me suis endormie...

Mince alors... Je n'ai pas pu voir les prestations apparemment bluffantes de Mahdi et Camilia... Et l'élimination de Yasmina...

Cela dit, durant les coupures de publicités (interminables, je ne sais pas à quelle fortune M6 a vendu les 30s, mais c'était long, très long, beaucoup trop long...), nous zappions sur Arte et sur We Feed the World.


Le contraste entre les deux univers était juste saisissant. Entre un monde surdéveloppé, jouant sur l'apparat, l'abondance (malgré la crise, soyons réalistes), la débauche d'argent (pour preuve ces coupures publicitaires et les sponsors) et ce que nous voyions sur Arte, monde de misère, de pauvreté, de cruauté (la scène des poussins dans l'usine de gavage industriel...), le tout assaisonné par de petits commentaires assassins qui en faisaient parfois davantage que des images auxquelles nous ne faisons même plus attention... Nous n'avons plus qu'à regarder à nouveau le film, nous qui pouvons, luxueusement installés chez nous, dans nos canapés confortables, face à des télévisions écrans plats, devant un bon repas ... ça fait mal à la conscience parfois, même si ce n'est pas en se privant qu'on rendra la situation meilleure. Mais nous avons la chance d'être nés du bon côté de la planète, comme on dit, même si on se plaint souvent, même si ... et si ...