21 novembre 2009
Cinéma : L'Imaginarium du Docteur Parnassus
Hier au soir, après une semaine épuisante, nous nous sommes dit "et si nous allions au cinéma ?".
Depuis quelques jours que nous voulions aller voir "L'Imaginarium du Docteur Parnassus".
Enfin depuis la bande annonce que nous avions vue à plusieurs reprises. Et puis ce film, il faut dire que nous l'attendions un peu aussi: parce que Terry Gilliam ; parce que l'histoire ; parce que les images entraperçues pendant la brève bande annonce ; parce que le buzz médiatique autour de ce film, parce que Heath Ledger, .... Bref, je ne vais pas vous ennumérer toutes les raisons, ce serait un peu trop long.
Résumé (copié collé honteux d'Allociné) :
'Avec sa troupe de théâtre ambulant, " l'Imaginarium ", le Docteur Parnassus offre au public l'opportunité unique d'entrer dans leur univers d'imaginations et de merveilles en passant à travers un miroir magique. Mais le Dr Parnassus cache un terrible secret. Mille ans plus tôt, ne résistant pas à son penchant pour le jeu, il parie avec le diable, Mr Nick, et gagne l'immortalité. Plus tard, rencontrant enfin l'amour, le Docteur Parnassus traite de nouveau avec le diable et échange son immortalité contre la jeunesse. A une condition : le jour où sa fille aura seize ans, elle deviendra la propriété de Mr Nick. Maintenant, il est l'heure de payer le prix... Pour sauver sa fille, il se lance dans une course contre le temps, entraînant avec lui une ribambelle de personnages extraordinaires, avec la ferme intention de réparer ses erreurs du passé une bonne fois pour toutes...'
Les images sont très belles. La réalisation correcte. Le jeu des acteurs plutôt bons, même si parfois une petite impression de "surjoué" se dégage des scènes (peut être est ce du à la VF).
Alors ?
Alors nous sommes sortis dépités. Déçus. Ennuyés. Fatigués.
C'était long. Ennuyeux. Plat.
Je n'ai pas grand chose à dire sur ce film. En fait, les deux heures m'ont semblée une éternité. Parce que je ne suis absolument pas entrée dans le film et qu'en dehors des effets spéciaux et des images, je n'ai rien retenu de particulier. Pas de moment marquant, pas de scène précise qui reviennent en mémoire quelques heures après... Au final, je me dis que la bande annonce était le morceaux le plus réussi du film...
A vous de me dire...
08:00 Publié dans film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Fête de la science
La Fête de la Science est finie (enfin elle s'arrête demain soir, mais dieu merci c'est terminé pour moi) pour cette année.
J'aurai appris deux choses cette année :
C'est fatiguant comme semaines. Entre l'organisation avant, pendant, après (là j'anticipe je sais, mais je ne pense pas me tromper), le stress général qui forcément vous atteint, la course au renseignements qui n'arrivent pas, ... la préparation des expos, des grilles, des affiches, ... les visites, ... accueillir les visiteurs, les "exposants", ... , la petite présentation sur le Savant fou dans la BD que nous avons faite à une classe de 2nd...
Deux semaines que nous ne faisons que ça, laissant de côté le reste du travail ordinaire qui forcément va nous tomber dessus à bras raccourcis dès la semaine prochaine...
Voilà pour la première : penser à suivre un traitement à base de vitamines C, B, D, E et de caféine avant, pendant et après (phase récupération en rattrapant le retard accumulé)
Et c'est particulièrement intéressant. Alors là ! Silence dans les rangs. Pour une littéraire, allergique aux mots mathématiques, sciences physiques et chimiques, technologie .... c'est tout simplement une petite révolution. Bon je vous rassure, je n'ai pas viré ma cuti. Simplement que je crois bien avoir retenu deux ou trois trucs : les panneaux solaires peuvent rendre deux sortes d'énergie, photovoltaïque et thermique ; le moteur de Stirling, maintenant je connais, enfin le principe de base... ; la différence entre énergie entrante et sortante ... (ok, je sais, il y a de quoi se demander si un jour j'ai fichu les pieds dans un cours de science au collègue ou au lycée... je me pose aussi la question...) ; comment faire entrer un oeuf dur dans
un becher (et le faire ressortir) ; comment fonctionne nos thernomètres à ludions ; que l'eau ne bout pas nécessairement à 100° ; ...
Bon je vous rassure, dès que le mot équation était prononcé, tout à coup, il y avait comme un signal d'alarme dans ma petite tête... Mais bon, quand même, je me suis bien amusée et j'ai même trouvé ça intéressant, c'est dire...
Ça a du bon de bosser dans un lycée scientifique, tout compte fait...
Maintenant que cette période chargée est "presque" terminée, je vais pouvoir reprendre un rythme plus normal et essayer de poster plus régulièrement
07:03 Publié dans réflexion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08 novembre 2009
Foire du Livre de Brive - édition 2009
Cette année nous avons opté pour le choix écologique. Covoiturage... Bon, en fait, le truc c'est qu'un couple d'amis voulait y aller aussi. Alors plutôt que de s'y rendre chacun de notre côté comme l'année dernière, on a organisé cette petite sortie.
Départ à 14h45. Après le rush de la mi-journée. Le temps d'aller à Brive, route dégagée, temps à peu près clair, il était 16h quand nous avons rejoint l'espèce d'énorme serpent humain qui avançait lentement sur la place du marché. J'avoue, c'est pas bien mais nous avons un peu triché pour entrer. Comme deux filles qui se respectent et fidèles à leur réputation, grosse envie d'aller aux toilettes. Or, figurez vous, que comme de par hasard, quand nous sommes sorties des toilettes, une porte d'accès au salon était grande ouverte (je vous rassure, l'entrée est gratuite...). D'un côté 45 minutes d'attente dans le froid, avec un risque de pluie équivalent à 99% et de l'autre côté cette porte ouverte sur le graal, sur la chaleur, la convivialité, les livres, le salon... Qu'auriez vous fait ? Un grand sourire aux libraires qui s'amusaient à rentrer des piles de livres pour les acheminer sur les stands, comme nous ? Eh hop, sans scrupules, laissant les zhoms dehors dans le froid, nous sommes entrées. Un coup de fil plus tard (bah fallait bien les prévenir quand même les deux pauvres qui restaient à nous attendre sagement dans la file d'attente...) et nous voilà parties à l'assaut du salon ! Brive, à nous trois ! Vaillantes, courageuses, pleines d'entrain... Je vous le dis tout de suite, Brive a gagné. Mêlée inéquitable. Même les zhoms qui ont fini par nous rejoindre quand même, non sans nous avoir maudites quinze millions de milliard de fois. Mais avant tout ça (la capitulation...) ce fut un cru mémorable.
Tout d'abord, j'ai eu la chance d'avoir une dédicace de plus de la part d'Efix (pour ceux qui suivent ce blog, c'est juste l'auteur de Bd que je vénère le plus...), pour Les Fantômes du Vieux Bourg (également chroniqué il y a un an environ. Il m'avait porté chance le jour où j'ai passé le code de la route... Comment ça je suis superstitieuse, moi ?!). Et comme il n'y avait pas foule (sont complètement fous les gens de ne pas lire ses BD...), on a même pu discuter. Vous imaginez bien que j'étais un peu comme une gamine... Genre je suis juste stupide et demeurée et incapable d'aligner deux mots, sujet verbe connais pas moi...
Ensuite avec mon cher & tendre, nous avons pris la décision de nous balader un peu dans le salon. Et là... vous ne pouvez même pas imaginer... Non... C'est juste incroyable... improbable... inimaginable... je peux continuer longtemps ? Oui... Alors je vais arrêter là... Bref... Nous avons vu Frédéric Beigbeder. Eh oui... Pour de vrai. Là, juste devant nous. Nous ignorant royalement, mais ça c'est un peu normal... Bon vous allez me dire, ouais, bah comme tous les pékins qui s'étaient amassés dans le chapiteau... Y a pas grand chose de phénoménal... Détrompez-vous ! Parce qu'ensuite, il a voulu rejoindre un autre stand. Et là, il était juste collé contre le tee shirt de mon cher & tendre... Genre on aurait pu lui sentir l'haleine... Ah ! Je vous avais bien dit ! J'admets, nous n'avons pas cherché la dédicace de son dernier roman, prix renaudot. Tout simplement parce que les gens étaient comme fous devant lui. Il n'y en avait pas assez. Et ... je n'ai jamais vu ça... les gens se jetaient sur le livre pour l'avoir. Un peu comme pour des soldes... La folie douce... Pour des livres... C'est pas beau la vie ?
Bon ensuite, la tournée des Grands Ducs s'est poursuivie dans la bonne humeur et la déraison, dilapidant les quelques euros que nous avions pris sur nous... et d'autres sortis directement de notre compte en banque... Hum... Mais que pour de bonnes raisons. Sorj Chalandon (c'est pour le noël de mon père, alors chut...), David Foenkinos, Sylvain Savoia (Marzi, une enfance polonaise... comme de par hasard...)
Les allées étaient pleines de monde. Marée humaine rassemblée pour... on ne sait pas trop quoi au final. Voir les "pipoles" et les "stars" ou les livres ? Hum... Je suis encore dans le doute... Parce que Mimi Mathy, put... quel succès... Le seul nom que nous entendions. Partout. Tout le temps. On a vu Mimi. Elle est où Mimi ? Mimi ?, là bas... Même Stéphane Bern ne faisait pas le poids. Alors je ne vous parle même pas de François Hollande, pourtant sur ses terres...
Au final, ce fut une belle journée, enfin euh... après midi... Bon un joli moment quoi... même si Brive a gagné quatre mal de tête et 80 € contre 4 livres et 5 belles rencontres...On a loupé Jacques Chirac, c'est le seul dommage...
Alors pour se remettre, en rentrant on a conclu la journée avec une raclette, deux bouteilles de rouge et une de blanc... histoire d'entretenir le mal de crâne...
18:33 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
06 novembre 2009
La vie commence
La vie commence
Stefan Casta (traduit du suédois)
Thierry Magnier
A partir de 12 ans...
Avant de dire quoi que ce soit sur ce livre, il faut que je précise une chose : j'ai énormément aimé.
Il ne se passe rien dans ce livre. Il n'y a pas d'action trépidante, pas de surprise, pas de suspens haletant... Non... rien de tout ça. Et pourtant je voulais aller jusqu'à la fin de l'histoire. Je voulais finir le livre, le fermer en ayant lus les derniers mots de la dernière ligne de la dernière page... Même pas une lecture diagonale. Non. Une vraie lecture, posée, calme, sereine. Comme ce roman pour adolescent (je suis toujours dans ma phase roman ado... eh oui...) de Stefan Casta.
La vie commence raconte l'histoire quotidienne de Victor, la fille, Brigitte, Gustavo et Picco (le chien).
Victor est le fils adoptif de Brigitte et Gustavo. Il vient de s'inscrire aux cours par correspondance, en Philo, parce que c'était le seul endroit où il restait des place. Son temps se partage entre les moutons, les champs et la chasse. Il sait qu'il faudrait qu'il parte pour commencer à vivre sa vie... mais...
Brigitte est une ancienne cantatrice. Un jour, elle a décidé de tout arrêter et de venir vivre dans la campagne suèdoise.
Gustavo est le mari de Brigitte. Un italien qui se sent plus suédois qu'italien qui fait des soupes dignes d'une étoile gastronomique.
Un jour, la fille débarque chez eux. Selon les jours, elle s'appelle Esmeralda, Caroline, Alice, ... Elle a été envoyé par la DASS chez les Bertilson, des voisins. Mais elle refuse d'aller là bas. Elle veut rester avec Victor et sa famille...
Chacun sent que la fille traîne avec elle un lourd passé. Qu'elle cherche à fuir et à oublier...
Victor, le narrateur, va nous raconter trois saisons de leur vie, de l'arrivée de la fille, en automne à ... la fin du roman, au printemps.
Forcément nous nous attendons à de sombres révélations, à de lourds secrets, à de terribles rebondissements.. Pendant trois saisons nous sommes bercés par l'histoire. Au rythme du vent et des pluies d'automne, des chutes de neige de l'hiver et de la renaissance du printemps. Au rythme des voix que nous imaginons. En cadence avec les personnages que nous pouvons quasiment toucher tant l'auteur a su les rendre vrais.
17:38 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


