23 octobre 2009
Hey... I'm still here
Bon, j'admets... En ce moment, c'est un peu flemmeland ici. Mais je vais me rattraper... Promis...
Parce que malgré tout, depuis un mois et quelques, j'en ai des choses à raconter. Eh oui ! Le grand retour de RTL... Des choses passionnantes. Ou pas. Des choses hypra intéressantes. Ou pas. Des trucs essentiels. Ou pas. Donc pendant les vacances, tous les jours, c'est promis juré craché si je mens je ... heu... on s'arrête là... une note rechauffée, dépassée, obsolète et complètement has been... Vous en rêviez ... ou pas... Bref ...
Pour commencer, je vais peut être vous parler de "ou pas" ? A moins que le virus vous ait aussi atteints... Dans ce cas, je compatis. C'est assez difficile à vivre. Ou pas... Trève de n'importe quoi. Ce sont les élèves du lycée qui n'arrêtent pas de sortir cette "expression". Un petit exemple ?
" - Je suis certaine que tu connais la réponse (ça c'est moi qui parle...)
- Ou pas (là c'est l'élève)
- Ou pas quoi ? (vous comprenez bien que cette conversation n'a eu lieu qu'une fois. Ensuite, j'ai compris le truc quand même...)
- Ou pas. C'est tout...
- Ok.. Alors tu ne veux pas, tu ne sais pas, ...?!
- Bah les deux. Donc ou pas..;
- D'accord... (imaginez l'air dubitatif, les yeux plissés, le front ridé genre mais qu'est ce qu'il me raconte celui là... Put... sont un peu bizarres les ados.. savent pas dire "non" ?)
Bref... Depuis je l'entends partout ce "ou pas"... Donc il faut que j'exorcise en le plaçant partout aussi...
A bon entendeur...
Et pour finir... un petit peu de musique...
Emily Jane White, avec Victorian America.
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01 octobre 2009
Récapitulatif des séances de cinéma de septembre...
Etant donné l'heure matinale, ce sera juste une petite liste. Ah le côté pratique de la chose... Pas de critique, pas de commentaire, pas du justification. Juste de la subjectivité pour les petites notes... Que du bonheur ! Ah oui, il faut que je m'explique pour "les" petites notes... Comme je vais rarement au cinéma toute seule, heureuse titulaire de la carte UGC pour 2, je mettrai les deux notes, tout simplement.
- Le coach (Eh oui... vous avez bien lu. Je ne dirai pas que c'est un chef d'oeuvre, mais ce n'est pas le pire film que j'ai vu depuis le début de l'année 2009) :
5/10 pour moi - 6/10 pour mon cher et tendre
- District 9 :
2/10 pour "m" - 1/10 pour "a"
- L'Armée du Crime :
7/10 pour "m" - 8/1O pour "a"
- Fish Tank :
8/10 pour "m" et 5/10 pour "a"
- Hôtel Woodstock :
6/10 pour "m" et 6/10 pour "a"
Un petit mois avec seulement 5 films.
Et forcément, en fan du cinéma social anglais, je ne pouvais que préférer Fish Tank.
Concernant District 9, je ne comprends pas. Pourtant je ne crois pas être hermétique à ce genre de cinéma, mais là je suis restée de marbre.
Pourquoi tant de bruit autour de ce film ? Parce que c'est Peter Jackson qui le produit ? Un film qui serait une métaphore de l'apartheid, qui dénoncerait la ségrégation et la discrimination mise en place en Afrique du Sud en 1948 ? Un chef d'oeuvre capable de réunir Starship Troopers, Terminator et tous les grands films du genre ... ? Un bijou et une réussite époustouflante pour ce premier film ... ?
Je ne comprends pas. Peut être, sûrement, n'étais-je pas dans l'état d'esprit requis pour voir ce film ... Toujours est il que je me suis ennuyée ! C'est tout. Une accumulation de faux reportages qui ne ressemble en aucun cas à un documentaire. Une caméra à l'épaule fatigante. Un héros crétin. Des surnoms ridicules "crevettes", non mais... Des "racailles" nigérianes caricaturées. Une fin moralisante... Oh c'est certain, tous les poncifs du genre sont là. Mais pas ceux que j'attendais. Après le buzz médiatique autour de ce film, je dois avouer que j'ai été dépitée, que je m'attendais à autre chose...
Ah les images... Un bon point du film... Elles sont très belles, encore heureux, quand on voit le budget du film. Mais dans l'enchaînement de séquences violentes et violentes et violentes sans réel intérêt, on ne fait pas forcément attention à la qualité des images. On voit bien les corps déchiquetés, les yeux des aliens, les images Hight Tech informatisées , les décors semblent parfaitement réels, j'en conviens, enfin du moins ceux du District 9... mais est ce que cela suffit à faire d'un film un chef d'oeuvre ?...
Alors pour le coup, je colle le résumé d'Allociné :
"Il y a vingt-huit ans, des extraterrestres entrèrent en contact avec la Terre...Ces visiteurs d'au-delà des étoiles étaient des réfugiés et furent installés dans le District 9, en Afrique du Sud, pendant que les nations du monde se querellaient pour savoir quoi en faire...Depuis, la gestion de la situation a été transférée au MNU (Multi-National United), une société privée qui n'a pas grand-chose à faire du sort de ces créatures, mais qui fera d'énormes bénéfices si elle arrive à faire fonctionner leur extraordinaire armement. Jusqu'à présent, toutes les tentatives ont échoué : pour que les armes marchent, il faut de l'ADN extraterrestre. La tension entre extraterrestres et humains atteint son maximum lorsque le MNU commence à évacuer les non-humains du District 9 vers un nouveau camp, en envoyant des agents de terrain s'occuper de leur transfert. L'un de ces agents, Wikus van der Merwe, contracte un virus extraterrestre qui se met à modifier son ADN. Wikus est à présent l'homme le plus recherché de la planète, celui qui vaut plus qu'une fortune : il est la clé qui permettra de percer le secret de la technologie alien. Repoussé, isolé, sans aide ni amis, il ne lui reste qu'un seul endroit où se cacher : le District 9..."
Alors je ne suis certainement pas sensible au message politique que le réalisateur a voulu faire passer. A la profondeur des idées du film. Mais ce n'est que mon avis, totalement subjectif et complétement non objectif...
Après la cuisante déception de District 9, il ne fallait surtout pas se laisser abattre. Il fallait rebondir le plus rapidement possible. C'est avec beaucoup d'appréhension et de crainte que nous sommes donc allés voir l'Armée du Crime.
Crainte, appréhension, attente, envie...
Ce film, de Guédiguian, était un pari risqué. Raconter l'histoire de l'Armée de 23, le groupe Manouchian, ces "terroristes juifs, communistes, tous étrangers, polonais, hongrois, russes, italiens et arméniens et tous très jeunes" sans tomber dans le pathos, sans en faire trop, en restant détaché, distant... Est ce vraiment possible quand on est "impliqué" ? Guédiguian, d'origine Arménienne, qui parle de Missak, poète arménien, communiste, expatrié, révolutionnaire, amoureux de la vie et de la liberté, le chef des 23, c'était quitte ou double. D'autant plus qu'il s'éloignait beaucoup de son registre habituel, pour le coup, tombant dans la fable historico-politico-personnelle...
Des couleurs du temps passé, une belle reconstitution du Paris d'alors, des acteurs particulièrement à l'aise dans leur rôle (Simon Abkarian dans le rôle de Missak ou Jean Pierre Darroussin excellent dans son rôle de policier...)
Mais bizarrement, ce qui marque, c'est ce qu'on sait... Parce que le groupe Manouchian, à moins de connaître la chanson de Léo Ferré et le texte d'Aragon, ce n'est qu'un groupe de partisans de la liberté comme tant d'autre, non ? Des hommes et des femmes qui ont lutté pour sauver la France, qui ont donné leur vie... Ce qui fonctionne vraiment dans ce film, c'est le tableau de la France d'alors, le tableau de la population qui donne "ces youpins et ces vermines de communistes" pour sauver sa peau, c'est la police, les quelques scènes de torture, c'est tout ce qu'on sait, qu'on connaît mais qu'on oublie si facilement.
Il est facile de se douter que j'ai aimé ce film. Il y a mieux, bien évidement, et j'admets qu'il puisse déplaire à certains ...
Résumé (source Allociné) :
"Dans Paris occupé par les allemands, l'ouvrier poète Missak Manouchian prend la tête d'un groupe de très jeunes juifs, Hongrois, Polonais, Roumains, Espagnols, Italiens, Arméniens, déterminés à combattre pour libérer la France qu'ils aiment, celle des Droits de l'Homme.
Dans la clandestinité, au péril de leur vie, ils deviennent des héros.
Les attentats de ces partisans étrangers vont harceler les nazis et les collaborateurs. Alors, la police française va se déchaîner, multiplier ses effectifs, utiliser filatures, dénonciations, chantages, tortures...
Vingt-deux hommes et une femme seront condamnés à mort en février 1944."
07:28 Publié dans film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30 septembre 2009
BD de Septembre : épisode 1
Mes voisins les Yamada T1 & 2 de Hisaichi, éditions Delcourt
Le voyage des pères T1 de David Ratte, aux éditions Paquet
Shutter Island de Lehane et De Metter, chez Rivages / Casterman Noir
Ma vie en slip de Steve Baker, éditions Dupuis
Le royaume T1 de Féroumont, éditions Dupuis
Peu de déception dans cette sélection. Bien qu'en ce qui concerne la BD je ne sois pas souvent très objective, j'en conviens. Entre manga, BD jeunesse, road trip biblique et polar ...
- 1 - Mes Voisins les Yamada : série japonaise parue il y a un peu plus d'une dizaine d'années. Arrivée au tome 2, je parcours l'année 1994.
La vie d'une famille japonaise : le père, salary man accro aux salles de jeux, fainéant et naïf ; la mère, toute aussi fainéante que son mari, tracassée en permanence par le menu des repas, les courses, la nourriture et les jeux vidéo ; le fils, abonné à la fainéantise et aux mauvaises notes, incapable de se concentrer plus de dix secondes sur ses devoirs, accro au sport à la télé ; la fille, éveillée, épuisante (et souvent épuisée par la perspective de travailler), rusée et gourmande ; la grand-mère maternelle, à la langue bien pendue, n'arrêtant pas de critiquer sa fille et son indolence, accro aux retransmissions télévisées de combat de sumo, de base-ball et de sport...
C'est souvent drôle, parfois incompréhensible. J'admets qu'il me manque des clés pour tout comprendre, même si les nombreuses notes ajoutées par Delcourt contribuent à faciliter la lecture. Mais justement, de ce décalage naît un humour absurde que j'affectionne tout particulièrement. Sous un format de comic strip, les quatre cases horizontales se lisent très facilement et surtout défilent à une vitesse effrayante...
- 2 - Shutter Island : adaptation en BD du roman de Dennis Lehane.
Le dessin de De Metter est tout simplement parfait pour cette histoire : sombre, oppressant, angoissant, mystérieux, chargé de sous entendus et de menaces. Avec une utilisation des couleurs très limitée, réservée aux récits oniriques, cet ouvrage aux tons verts et noirs livre sa version du roman. Un dessin réaliste qui suggère une certaine lecture, appuyant sur certains éléments et guidant le lecteur vers une certaine vérité. Une sorte de complémentarité se dégage de la BD. Lire le roman, se forger une imagerie, un univers visuel et une idée puis laisser macérer quelques jours. Ensuite, ouvrir la BD, la dévorer en une petite heure et observer le résultat...
- 3 - Le voyage des pères de David Ratte : road trip biblique
Une BD au suspens insoutenable, haletante et ... instructive. Que demander de plus ? Ah oui, un beau dessin et une magnifique colorisation...
Trois pères partent à la recherche de leur fils qui sont partis suivre Jésus ; des fils qui sont devenus apôtres et qui parcourent avec le Messie les villes et les contrées pour porter la bonne parole aux populations. C'est drôle, eh oui, les personnages sont attachants et en plus nous apprenons des choses. Enfin pas trop sur la religion, mais davantage sur l'Histoire, la société, les romains, la façon dont les habitants de Syrie qui collaboraient avec les romains étaient perçus, les pharisiens, ... le tout baignant dans une ambiance d'incompréhension, de rejetet de curiosité. Maintenant que j'ai lu le T1, j'attends d'aller m'acheter le T2 qui est paru pour connaître la suite, car en plus on a envie de savoir si ces pauvres pères vont retrouver leurs fils et ce qu'ils vont faire le moment venu...
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11 septembre 2009
...
Semaine deux
C'est impressionnant comme la ville se remplit en quelques jours. Désertée durant deux mois, hantée parfois par quelques touristes et quelques habitants, elle se retrouve du jour au lendemain, grouillante, fourmillante, vivante... Les collégiens et les lycéens sont rentrés, on ne peut pas l'ignorer. Déjà, je ne peux pas l'ignorer, puisqu'il paraît que je travaille dans un lycée. Mais difficile de s'en rendre vraiment compte la première semaine. Une rentrée sur deux jours, un mercredi et un jeudi... Et c'est vrai, vendredi dernier, j'étais de formation, donc absente du lycée. D'un autre côté, en théorie je ne travaille pas le vendredi. Mais nous ne sommes que le 11 septembre. Mon emploi du temps a bien le temps de changer... Bref, tout ça pour dire que cette semaine, la place regroupant les arrêts de bus était juste noire de monde, les soirs à 18h. Avec les collégiens, les lycéens, les salariés et ... les personnes âgées qui comme de par hasard doivent prendre le bus à cette heure là, juste celle où il y a le plus de monde, juste celle où il est impossible d'avoir une place assises si on ne monte pas dans les premiers. Croyez moi si vous voulez, mais les vieux savent déployer une énergie hors du commun lorsqu'il s'agit de courir pour monter dans le bus en premier ou vilipender un jeune... Enfin, là n'est pas le propos.
Un lycée de 700 élèves. Principalement des garçons. Dois je vous rappeler les conditions climatiques exceptionnelles de cette semaine ? Soleil, chaleur, ciel limpide... Toute personne normalement constituée supportant la chaleur se précipite dehors le midi pour profiter, non ? Histoire de s'aérer, de respirer, (surtout quand on travaille dans de vieux bâtiments qui parfois deviennent de véritable sauna... Et qui laisse supposer le contraire pour l'hiver... mais je ne me plains pas, je travaille dans un lieu magnifique...), de se changer les idées... Bon je dis ça, mais comme je ne supporte pas trop la chaleur, je fais partie de ces gens tarés qui restent enfermés dans des pièces obscures histoire de ne pas choper la migraine... Mais ça n'explique pas pourquoi le CDI est plein de jeunes qui viennent lire le midi. Enfin plein, il ne faut pas exagérer. Pourquoi une quinzaine d'élèves s'enferme le midi pour lire... Des BD et des mangas, ok. Quoique non... Certains ont même réclamer des nouveautés en romans et les dates du début du club lecture. Alors je suis consciente que je travaille dans un établissement "protégé" où les élèves disent bonjour, au revoir, merci, s'il vous plaît excusez moi... mais ça ne me suffit pas comme raison...
Le reste du temps, quand je ne suis pas cachée au CDI, je dois surveiller des études obligatoires et donner des cours de soutien. Hier, j'ai fait la connaissance d'un demi groupe de seconde bac pro TU en trois ans... Intéressant... Instructif ... une fois passée les mises au point, "non je ne suis pas lycéene, ni étudiante... et non ce n'est pas mademoiselle mais madame..." Hum... la petite bague à la main gauche fait son effet. Ça calme tout de suite. Donc une fois les présentations faites, il a fallu les faire travailler ces petits... Délicat quand on tombe sur des élèves qui n'ont pas de livre de cours sur eux, pas de devoir (véritablement, après vérification sur le cahier de texte de la classe), et pas de cours non plus... Juste des polycopiés pas encore remplis et des feuilles vierges... Alors si vous avez des suggestions, je prends, parce que sur le coup, je me suis vraiment demandée ce que j'allais pouvoir en faire pendant une heure. Sur le coup, je me suis faite avoir... On m'avait dit que je pourrais lire une fois qu'ils seraient installés devant leurs devoirs... Bien sûr j'avais pris mon livre... pour rien... Alors on a parlé... En anglais et un peu des super-héros (mais en français là... De toute façon, je n'aurais pas eu assez de vocabulaire...)...
Semaine deux terminée... Et je dois avouer que je suis bien contente d'être en week-end. Surtout que le prochain, ce sont les Journées du Patrimoine et que je me suis proposée pour participer à la journée du samedi... Et oui, je travaille même dans un lieu qui fait parti du Patrimoine Architectural et Historique de la ville... Je sais, j'ai de la chance.
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