02 novembre 2009

La théorie du Kway (valable pour le parapluie également) :

Prenez une météo maussade. Toutes les chaînes annoncent de la pluie. Tous les sites météo que vous connaissez sur le net, aussi.

Une envie de balade. Malgré ce mauvais temps annoncé, impossible de rester chez vous. Vous voulez sortir. Vous devez sortir. Peu importe... Mais le truc, c'est que serez à pied. Surtout pas en voiture, malheureux, malheureuse ! Et la couche d'ozone alors ?!

Mélangez le tout... Attention à bien veiller que tous les ingrédients soient présents et que le tout forme un ensemble homogène...

C'est bon ?

Alors selon les personnes, deux résultats peuvent être obtenus :

  • Certains vont prendre leur Kway (parapluie...) en prévision de ce mauvais temps annoncé. Et le trimbaler toute la journée pour rien !!!
  • Certains (parfois les mêmes, ça dépend des jours...) vont partir sans. Et se prendre une saucée mémorable...

Enfin tout ça pour dire, prenez votre Kway et vous risquez de le sortir pour rien. Oubliez le et vous risquez de votre prendre une belle averse sur la figure...


Non, ce ne sont pas les mêmes que la dernière fois...
Une semaine entre les deux.
Et de la pluie, du froid, du vent ...
Dommage que ce ne soit pas plus grand, il y a même une averse de feuilles ...

31 octobre 2009

AH AH AH

Je sais que chaque année depuis que j'ai ce blog, c'est la même chose, la même rengaine, fatigante et horripilante. Mais je m'en fiche...

Nous sommes le 31 octobre !!! Ce qui veut dire qu'aujourd'hui, c'est HALLOWEEN !!!

Depuis 6 heures que je suis debout, (merci Smeely le chat), j'ai cette petite musique dans la tête...

Découvrez la playlist radio avec Various Artists

 

Et pour le coup, je vous invite à aller lire cette note de Ma vie est tout à fait fascinante, note vraiment magnifique... (mais je ne suis pas objective, ça parle d'Halloween)

Et comme je suis vraiment accro (je sais, à mon âge ...) je vous colle le PDF de la partition piano (enfin des premières pages, question droits, copyright et tout et tout).

29 octobre 2009

Romans d'octobre

Le livre des choses perdues de John Connolly - édition de l'Archipel

10755.jpgJe dois admettre que je suis perplexe... Je ne sais pas quoi penser de ce roman. La maison d'édition, l'Archipel, a voulu proposer deux éditions : une pour adulte et une autre pour la jeunesse. Au même prix. Il n'y a que la couverture qui change. Est ce une motivation marketing ? Ou alors, est ce que, comme moi, ils se sont retrouvés bien embêtés avec ce livre ? En même temps, ils avaient pris la décision de le publier... Donc, j'opte quand même pour la première solution...

Mais tout ça ne résoud pas mon problème. Je ne sais absolument pas quoi penser de ce roman. Est ce que j'ai aimé ? Sans plus. Mais le problème n'est pas là. Non, ce qui me gêne, c'est cette ambivalence entre roman adulte et roman jeunesse. Ce roman n'est ni un livre pour adulte ni un livre pour adolescent. Et ce n'est pas davantage un livre pour les deux. Un peu comme si l'auteur n'avait pas su faire le choix de son public et qu'il avait semé de petites accroches pour tous les publics au long de l'histoire.

 

De quoi ça parle ? C'est vrai que raconter un peu l'histoire pourrait aider... Alors :

"David a 12 ans et plus de maman. Son père s'est remarié et il a maintenant un demi-frère. C'est pour oublier tout cela qu'il se réfugie dans la lecture. Une nuit, David entend sa mère l'appeler et découvre un passage caché derrière les buissons, au fond du jardin. Il se retrouve alors propulsé dans un univers parallèle, un monde étrange peuplé de trolls, de Sires-Loups et de créatures effrayantes... Grâce à l'aide du Garde Forestier et d'un chevalier, David, après bien des épreuves - énigmes à résoudres, pièges à déjouer, combats à livrer-, rencontrera un vieux roi qui conserve ses secrets dans un livre mystérieux, Le Livre des choses perdues, clé qui lui permettrait de regagner le monde réel. Mais l'homme biscornu, être maléfique qui épie David depuis son arrivée, ne l'entend pas de cette oreille. Il a pour le jeune garçon bien d'autres projets ...."

"Inconsolable depuis la mort de sa mère, David, 12 ans, se réfugie dans les livres pour fuir le remariage de son père et se consoler de la naissance de Georgie, son demi-frère. Un jour, il découvre un trou caché derrière des buissons, au fond du jardin, et se retrouve propulsé dans un univers parallèle, un monde étrange et hostile peuplé de trolls, de sires loups, de créatures hybrides, mi-hommes mi-animaux, et d'autres personnages issus de ses lectures et de son imaginaire... Grâce à l'aide du Garde-Forestier et de Roland, un preux chevalier, il va, après bien des épreuves – combats, énigmes à résoudre... – rencontrer un vieux roi qui conserve ses secrets dans un volume mystérieux, 'Le Livre des choses perdues'. Ce dernier, conseillé par l'Homme Biscornu, être maléfique qui suit David depuis son arrivée, lui propose un pacte : la vie de son demi-frère contre son royaume. David trahira-t-il Georgie ?"

Le mieux étant de mettre les deux résumés : la quatrième de couverture des deux éditions ... Des résumés qui ne nous donnent pas les mêmes informations, n'utilisent pas du tout le même ton et orientent la lecture.

A mi chemin entre Alice au Pays des Merveilles (le passage secret au fond du jardin) et le conte de fées (les épreuves, les énigmes, ... et forcément l'apprentissage et l'évolution), ce roman nous propose une relecture "particulière" des contes de fées de notre enfance, piochant dans les peurs ancestrales et nos angoisses les plus profondes, dans les mythes fondateurs de la littérature (Roland, ... ), ...

Nous avons un roman qui emprunte la forme d'un conte pour enfant, avec un enfant (de 12 ans, d'accord, mais un enfant quand même) comme héros et qui, par conséquent semble s'adresser à un public jeune. Mais le problème dans ce cas, c'est le fond ... Alors peut être suis-je prude, vieux jeu, rétrograde, je ne sais pas... mais certains passages me semblent un peu trash et malsains pour des enfants de 11 / 12 ans... Sûrement que certains me traiteront de mijorée pudique ... Mais ce qui est suggéré dans les contes de fées est suggéré (belle lapalissade je sais). Ce n'est pas traduit explicitement comme dans ce roman. Libre à l'enfant d'en faire une interprétation et de croire ce qu'il veut croire. Il paraît évident que John Connolly a lu Bettelheim et qu'il maîtrise le sujet... Mais la psychanalyse des contes de fées existe parce qu'ils font appel au subconscient et à l'inconscient. Le problème ici c'est que nous sommes bien dans un univers fantastique, merveilleux, même si effrayant, mais un univers dans lequel les contes de fées n'ont rien de féériques. Ils sont juste trash, direct, réel et violent... Il manque cette enveloppe de rêve autour... (pour un enfant, entendons nous bien...).

Je l'ai lu en entier. Sans difficulté. Je dois même reconnaître que j'avais envie de voir comment tout ça allait tourner. Mais un sentiment étrange reste accroché à ce souvenir de lecture.


La face cachée de Margo de John Green (je suis dans ma période John ...) - éditions Gallimard, coll Scripto

Pour le coup, je suis enthousiaste, donc je ne sais pas quoi en dire... Forcément.

Résumé (repiqué honteusement sur l'argumentaire de l'éditeur) :

"Quentin aime passionnément depuis toujours sa voisine Margo. À neuf ans, une rencontre macabre les éloigne l'un de l'autre. Aussi, des années plus tard, quand, à quelques jours de la fin du lycée, Quentin reçoit la visite nocturne de Margo qui l'entraîne dans une virée vengeresse, il se prend à espérer vivre son grand amour. Seulement, le lendemain, Margo ne se présente pas au lycée. Elle a disparu. Aucune recherche officielle n'est engagée car elle est majeure. Quentin est anéanti. Cependant l'espoir renaît, car Margo lui a laissé des indices. Commence alors un jeu de piste auquel Quentin se consacre corps et âme. Mais plus il approche du but, plus Margo semble lui échapper. Il finit pourtant par découvrir où elle se cache et, avec ses deux meilleurs amis, se lance dans une folle équipée de plusieurs milliers de kilomètres pour retrouver celle à qui, au fil des jours, il a prêté une personnalité à la mesure de son amour. Les retrouvailles avec la vraie Margo apprendront à Quentin que sa belle n'est pas celle qu'il croyait et que lui-même est un autre."

Alors voilà. Maintenant vous savez de quoi parle le livre... Un peu plus de détails ? Aïe...

Allez, je me lance... 9782070622436.gif

Ce roman pour ado (parce que je suis aussi dans ma période ado) est le 3ème de John Green, auteur américain qui a aussi commis Qui es-tu Alaska (que je vais m'empresser de lire à la reprise). Et nous avons affaire à un vrai roman pour ado. Avec des héros qui ont 18 ans, qui sont en dernière année au lycée, qui ont des préoccupations d'ado (mes parents me pourrissent la vie, je veux une voiture, mais pourquoi la brute du lycée s'en prend toujours à moi, et pourquoi je n'attire les beaux mecs / belles filles populaires que dans mes rêves... et ... )

Trois héros : Quentin, alias Q, Ben (surnommé aussi Ben le Sanglant...) et Radar (même si le surnom n'a rien à voir avec le personnage qui s'appelle Marcus dans la vraie vie...). Trois amis à la vie à la mort. Qui ne sont pas des total looser mais qui ne sont pas des gagnants non plus...

  • Quentin est empêtré dans son amour du quotidien, de l'ennui et de la normalité... le petit côté rassurant d'une vie bien réglée. Il vient de rompre avec sa petite copine. Il est amoureux de la fille la plus populaire du lycée et ...
  • Ben... Euh... le lourdeau du lycée, c'est lui, avec ses remarques toujours mal-venues, avec son sens de l'humour si particulier, mais d'une gentillesse à toute épreuve (avouez les filles, on a toutes connu un Ben...). Il aimerait avoir une copine mais une réputation sulfureuse (rapport au surnom) lui pourrit la vie.
  • Radar, c'est l'accro à Internet de la bande. Il passe son temps sur Omnictionary, à modérer les ajouts... (Alors là si vous n'avez pas reconnu Wikipedia...!!!). Lui a la chance d'avoir une copine, Angela.

Trois héros dans lesquels tout lecteur (même les filles) peut se reconnaître. Parce qu'ils sont normaux. Parce qu'ils ont des préoccupations normales, parce qu'ils vivent des vies d'ado. Bravo à l'auteur pour sa sensibilité et sa psychologie. Parce qu'on se croirait vraiment dans la tête d'un ado de 17/18 ans d'une banlieue américaine privilégiée mais pas trop.

Et comme cette histoire est ancrée dans un cadre normal, on y croit. On découvre Orlando, "ville de papier", ville où les gens viennent habiter parce qu'il faut bien habiter quelque part et que c'est moins cher que LA...

On suit les héros dans leur quête. Enfin surtout Quentin... raide dingue de Margo et narrateur... donc...

Le rythme, la narration, le suspens, les descriptions et les personnages forment un roman réellement captivant. On a juste envie de savoir la fin.

Comme je le disais... J'ai beaucoup aimé... Alors je ne sais pas le raconter.

Tout ce qu'il me reste à dire c'est ... Lisez-le ...

27 octobre 2009

BD d'octobre : épisode 1

  • Toxic Planet de David Ratte - Paquet

9782888900887.gifDans un lointain futur proche (comment ça il faudrait savoir ?... ), (ou dans quelques années si vous préfèrez, quoique que dans certains pays ça pourrait déjà être aujourd'hui), les habitants des pays industrialisés sont obligés de porter un masque sur tout le visage afin de vivre. Tout le temps. Même chez soi. Même à la piscine. Même en dormant. L'air est devenu tellement vicié et pollué que les humains n'ont plus le choix. Mais rassurez vous... ils sont heureux comme ça. Pour eux le vert, l'arbre, l'herbe sont des mots diaboliques, renfermant maints dangers, une drogue néfaste pour le bien être psychologique. Voilà le point de départ de cette BD humoristique. Enfin, humoristique... tout dépend du point de vue du lecteur.

Sous la forme de strip, le premier tome de cette série (qui compte trois volumes), nous présente un jeune couple. Ils ne se sont quasiement jamais vu. Juste le soir de leur nuit de noce. Le reste du temps ils vivent sous leur masque, dans des nuages de pollution et ont l'air plutôt heureux. Jusqu'à ce qu'ils commencent à se poser des questions...

Sur la plume ironique et acerbe de David Ratte, une petite série qui n'hésite pas à nous mettre face à notre futur catastrophique si nous ne faisons rien. En ces temps de polémique autour de la taxe carbone, de prise de conscience écologique et citoyenne, de leçons cinématographiques... avi aux amateurs.

 

  • Litteul Kevin T8 de Coyote - Le Lombard

Comme une gamine. C'est à peu près l'état dans lequel j'étais vendredi matin, lorsque parvenant au troisième étage de la Fnac, je l'ai vu. Le nouveau tome de Litteul Kevin. En couleur. Le Tome 8, quoi... Litteul Kevin, c'est tout une part de mon enfance. Celle où je préfèrais piquer les BD de mon frère plutôt que de dire "moi aussi je veux des BD". Ca ne collait pas avec mon image de "littéraire mystérieuse la vie réelle est dans les livres" de l'époque.

Alors quand j'ai appris que Coyote nous faisait l'honneur de produire un nouvel opus, vous n'imaginez même pas dans quel état j'étais. J'avais bien lu quelques passages dans Strip, mais je ne pensais pas que nous aurions le droit à un T8.

J'ai tenu. Je ne l'ai pas lue tout de suite. Nous n'étions pas là vendredi, ni samedi. Alors j'ai attendu dimanche pour l'ouvrir, pour retrouver cette famille si déjantée et si normale, et pour découvrir leurs nouvelles aventures.9782803625727.gif

Forcément avec tout ce que j'ai dit avant je ne pouvais qu'être déçue ou qu'être enchantée. J'ai beaucoup ri. Le dessin de Coyote est toujours le même. Il a ce petit truc pour dessiner la réalité sans y paraître. Drôle, excessif, tendre et cruel à la fois. Tout comme les dialogues. Qui font souvent mouche. Et comme je suis une vieille rétrograde accro à ses petites habitudes et ses petites préférences, je vais offrir ce tome en couleur à mon petit frère, à charge de revanche et aller m'acheter le tome collector en noir et blanc... La colorisation est plutôt bien réussie. Je n'ai rien à en dire. Et autant dans Les Voisins du 109 j'adore l'utilisation de la couleur, autant dans Litteul Kevin, il me faut le noir et blanc. C'est une histoire d'habitudes et de souvenirs...

  • FABCARO, sa vie, son oeuvre... (non je blague...) 

C'est rare qu'une BD me fasse rire aux éclats. Rire, oui, mais doucement, dans ma tête, en silence. Il y a quelques temps, avec mon cher et tendre, nous avons découvert Fabcaro dans l'Echo des Savanes. C'est sa série Jean Louis qui est publiée dans ce mensuel. Une série qui a été reprise en album en septembre par les éditions Drugstore (alias L'Echo des Savanes en format cartonné).

9782847740165.gifPuis l'autre jour, j'ai acheté Like a Steak machine, aux éditions de la Cafetière. Toujours du même auteur, hein ? Nous sommes d'accord... Le troisième volume de la vie de Fabcaro en BD. Le même trait que pour Jean Louis, mais en noir & blanc. Ce n'était pas pour moi, mais pour mon cher et tendre, que j'avais acheté cette BD. Il aime bien Jean Louis. Like a steak machine parlait de musique (de rock et aussi un peu d'autres genres...) et des années 80, 90 et 2000... Bref, ça ne pouvait que lui plaire excepté le petit détail du noir & blanc. Fabcaro y raconte son enfance, son adolescence et le début de sa vie d'adulte en musique, chaque évènement étant associé à un morceau de musique. Et quand on entend ce morceau, il y a tout qui défile comme au cinéma. Cette BD, c'est ça. Et c'était tellement bien qu'ensuite nous avons tenté de trouver les deux premiers volumes. Coup de chance la bibliothèque les avait en magasin, Le steak haché de Damoclès et Droit dans le mur.9782847740066.gif

Et là... Il est tout simplement génial. Je m'enflamme rarement autant. Je vous rassure. (A ce point, le seul auteur que j'apprécie autant, c'est Efix). Chez Fabcaro, il y a cette petite touche d'auto-dérision qui fait que... on y croit. On se retrouve dans ce qu'il raconte. Et c'est dit avec une telle simplicité et une telle honnêteté que ça en devient désarmant. Alors peut être que nous ne sommes pas objectifs. Peut être que ça nous a fait cet effet là parce que nous nous sommes reconnus dans le personnage... Avec ses faiblesses, ses goûts, son ironie, ses peurs, ... Peut être que ça marche sur nous parce que nous sommes de la même génération, des trentenaires un peu paumés, un peu ballotés par la vie.

Je pourrais citer tous les gags : Les voix, celui qui ne sait pas dire non, Noir Désir, Elsa (je n'ai pas dit qu'il y avait que du bon dans la musique...), les vacances, le surveillant, le concours de prof, la déchéance physique, ...mais ce serait trop long, non ? Le mieux que vous ayez à faire, c'est de vous précipiter à la bibliothèque ou dans une très bonne librairie de BD et de constater par vous même...

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