04 juillet 2009
Stop / Go
"Toutes les familles heureuses se ressemblent."
Il fallait s'y attendre. Quand tout va bien, qu'est ce qu'on peut raconter ? Son bonheur ? La joie simple de tous les jours ? Les petits bonheurs quotidiens ? Les petits malheurs anodins de la vie, dérisoires poussières venues enrayer un instant ridicule les rouages parfaits de notre vie parfaite ?
Je pourrais. Mais non. Soyons honnête. Tout n'est pas parfaitement parfait... Loin de là. Si je voulais, la liste de mes malheurs pourrait être très longue. Attendez... Je ne suis pas assez grande. Je ne gagne pas assez d'argent. Je n'arrive pas à supprimer ces cinq maudites clopes quotidiennes. Je n'ai pas eu mes concours... Mais soyons réaliste... Ma vie contre une autre ? Non.
Alors je ne raconte rien. Car le bonheur, ça ne se dit pas. Ca se vit. Egoïstement. Pour soi. Pour les autres aussi, mais ce sont les collatéraux, les autres, non ? C'est sans réfléchir, avec simplicité et naturel, que l'on vit et partage au quotidien...
Bref, tout ça pour dire que pour le moment, je n'ai pas envie d'écrire. Qu'aurais je captivant à vous raconter ? Pas grand chose selon moi. Enfin si des tas de choses, qui au bout du compte deviendraient redondantes, lassantes, horripilantes... Je peux aussi vous en énumérer quelques unes : J'ai une chance incroyable. Mon mari (là, ça fait bizarre...) est juste... lui. Il n'y a pas de mot pour le décrire. C'est lui et c'est tout... Un boulot pas trop prenant et intéressant malgré tout. C'est l'été. Je viens d'avoir 30 ans et je ne m'en suis pas encore rendue compte... Je vous assure... A force, ça deviendrait chiant à lire tout ça...
Je n'ai pas envie d'écrire mais je n'ai pas envie de ne pas écrire non plus. Raconter ma vie, ça n'a jamais été mon truc. Ecrire ma vie, la mettre en fiction, oui. Ce n'est pas la même chose. Pendant longtemps, j'ai choisi de vivre à côté de la vie. De la regarder de loin. De m'installer à l'abri, dans une salle obscure, regarder les images défiler, en me protégeant de la douleur, de la tristesse, de la dureté. Vous voulez savoir ? Ca ne fonctionne pas. Le réveil est pire que tout. Vivre par procuration, la belle blague... Vous imaginez bien que la première bataille entre la vie et moi, ce n'est pas moi qui ait gagné... Une claque magistrale. J'apprends à me défendre. Lentement. Avec patience. Parfois découragée. D'autre fois gonflée à bloc. Plus de 20 ans de fuite, ça ne se rattrape pas du jour au lendemain...
Alors qu'est ce que je vais bien pouvoir écrire et où est ce que je veux en venir ?
Pendant quelques temps, ici, je me contenterai de poster quelques critiques de livres, cinéma, point de vue sur la politique (ça j'aurais dû l'écrire dans la liste des malheurs...), musique, ... Et c'est tout...
17:58 Publié dans ... | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
02 juin 2009
Joli mois de juin...
Il est là. Ça y est. Aïe. Aïe. Aïe... Beau petit mois de juin. Attendu. Espéré. Appréhendé. Je peux continuer longtemps comme ça... Bizarrement, il faut que tous les événements importants se concentrent dans ces trente petits jours... Comme un fait exprès. Pour jouer avec mon capital stress, déjà bien secoué depuis quelques semaines... Histoire de voir jusqu'où il peut aller sans que je me mette à hurler comme une tarée, "Au secours !!!"... Eh pour le coup, pas bien loin je crois... D'ailleurs, il me semble que c'est bien la première fois que les événements et moi même jouons autant avec ce petit bonhomme stress... Pas comme si je cherchais à le garder en forme pour la fin du mois... Non... Il s'agit de bien l'énerver avant pour que d'ici à 18 jours il soit gonflé à bloc...
"Allez... Courage" me dira-t'on...
"Je voudrais bien vous y voir", pourrais-je répondre...
C'est vrai quoi... J'aurai pu attendre le mois de juillet pour commencer un nouveau boulot après un an d'inactivité... J'aurai pu ... Ah non, là ce n'est pas moi qui décide, alors ils auraient pu attendre le mois de juillet pour donner les résultats d'admissibilité à ce fichu concours que de toutes façons j'ai loupé... Bon pour la suite, j'admets, nous avons choisi les dates... C'est vrai... Le mariage... nous sommes les seuls responsables de la date... Mon anniversaire, alors là, pas tout à fait, mais d'un autre côté comme nous avons choisi la date du mariage en fonction de nos anniversaires... Mais là, ce sont les 30 ans !!! Aïe... Alors en plus du stress, il y a le petit pincement de ... Où sont mes 20 ans ?!!!! Non. Pas déjà... Ce n'est pas possible... S'il vous plaît, si les 30 pouvaient prendre davantage leur temps pour passer, d'ailleurs, ça m'arrangerait un peu... Bref...
Ajoutons à tout ça la préparation du mariage, la déco, les menus, les noms de table, le livret pour l'église, la robe (mon calvaire de la journée...), les chaussures, la répartition dans le gîte, le repas, les serveurs... Ok, c'était pour ma petite montée de pression quotidienne... Euphytose mon ami, es tu loin ? Pourrais tu m'aider à faire disparaître ces petits bruits parasites de mon cerveau ? A noter, éviter le café trop corsé le matin... Autrement j'ai les mains qui tremblent... Mais... C'est pas vrai ça... Vous allez arrêter ça tout de suite ?! Non mais...
Ce matin
Dans 15 jours
Dans 18 jours
Dans 22 jours...
Allez... On se lance pour la première épreuve. Le saut en milieu scolaire. Je sais, c'est la fin de l'année, les élèves ne sont plus là ou alors ils révisent le bac (ah oui, j'ai oublié de préciser, en milieu lycéen tant qu'à faire...), et dans quelques jours ils seront en vacances alors... Bah oui, mais pendant quelques jours ils seront quand même là... Alors...
Mais ça va bien se passer ... hum....
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29 mai 2009
Cinéma, la suite...
Lundi 18 mai, nous sommes allés voir Toute l'histoire de mes échecs sexuels. Autant en sortant du cinéma nous avons trouvé ça drôle, autant avec deux semaines de recul, ce film ne m'a pas laissé grande impression. L'histoire ? Chris Waits, le réalisateur vient encore de se faire plaquer. Pour comprendre pourquoi ses histoires ne fonctionnent jamais, il décide d'aller rendre visite à ses anciennes petites copines... armé de sa caméra. Sous forme d'enquête / documentaire, ce film raconte donc le parcours de Chris et ses découvertes... quant à sa sexualité.
C'est drôle, effectivement. Sur le moment nous rions beaucoup, en sortant du cinéma aussi. Mais voilà. Je ne garde pas un souvenir mémorable de ce film...
Jeudi 21 mai. La nuit au musée 2... Distrayant, drôle, familial (la salle était pleine d'enfants... Mais que faisions nous là ?), à double niveau (heureusement...), émaillé de quelques références... Non... c'était pas mal. Mais voilà. Juste pas mal. Ce n'est pas un film inoubliable. Ben Stiller est égal à lui même. Mais pour le coup, je ne suis pas objective, j'adore cet acteur. Alain Chabat n'est pas très bon, il faut le reconnaître. Et son rôle est plutôt horripilant. J'ai eu l'impression de voir Clavier, au secours ........................!!! Mais bon, si je suis sortie avec un bof, mon cher et tendre lui est sorti plutôt enthousiaste. Comme quoi.... C'était peut être un film de mec ?
Mercredi 27... c'était Looking for Eric de Ken Loach. Steve Evets est tout simplement excellent. Bonjour, vous pensez avoir une vie de mer.... ? Allez voir ce film. Sincérement. C'est drôle, triste, léger, profond, rythmé, ... Le pauvre Eric a vraiment une vie de mer... Pour le coup, votre vie vous paraîtra merveilleuse et fantastique. Ses deux beaux-fils sont des apprentis trafiquants de seconde zone, sa fille lui reproche de ne pas être assez là, sa vie sentimentale ressemble au désert de Gobi, ... Bref... C'est la mer... Malgré l'aide de ses collègues et amis postier, il n'arrive pas à s'en sortir. Un soir, en pleine crise de désespoir, il s'adresse au poster de son idole, Eric Cantona...
Entre chronique sociale et comédie, Looking for Eric est une petite réussite. On s'attache à ces personnages, loosers, paumés, on veut qu'ils s'en sortent... Petite peinture d'une famille prolo de l'Angleterre pas riche, on se retrouve dans ce film. Dans Eric Bishop, notre postier, dans sa fille, dans l'amour de sa vie, dans ses rêves, dans ... parce qu'au fond de nous, on a tous ce petit truc qui nous enflamme et nous fait rêver de temps à autre.
Et enfin, hier, mon cher et tendre est parvenu à me faire voir Jusqu'en Enfer, de Sam Raimi. Obtuse aux films d'horreur (peureuse comme c'est pas permis surtout...) vous imaginez bien que ce fut un calvaire pour moi... C'est donc pour ça que je n'en parlerai pas... et que je me vengerai en l'emmenant voir un film de "filles".... Ce sera terrible !!!!
08:21 Publié dans film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26 mai 2009
Cinéma
Je n'ai pas arrêté d'aller au cinéma. Oh que non. Mais je n'ai juste pas pris le temps de le raconter... Il faut dire qu'en ce moment c'est un peu la course... Bref...
Depuis la dernière fois, qui remonte à Mathusalem, je l'accorde, et malgré la programmation relativement décevante, le beau temps, ... nous nous sommes posés au cinéma au moins quatre fois !!! Eh oui... Seulement quatre fois...
Mercredi 13 mai, enfin nous avons pris le temps d'aller voir La vague. Depuis le compte rendu dythirambique qu'avait publié Moummoune, il fallait que je vois ce film. Et sincèrement, nous n'avons pas été déçus. N'étant pas certaine de la voir, j'avais acheté le livre dont le film est une adaptation. Un tout petit livre, qui se lit très rapidement, assez mal écrit, et pas ou peu percutant. En revanche, le film, avec le parti pris du réalisateur de transposer l'histoire en Allemagne aujourd'hui, fait passer un message clair, effrayant et violent. Les personnages principaux évoluant selon les besoins de la narration : le professeur ou les élèves... Mais je vous invite à lire ce qu'avait écrit Moummoune...
Jeudi 14 mai, (on se croirait dans la chanson du petit prince), nous sommes allés au cinéma... pour voir un documentaire. Une fois n'est pas coutume, notre choix s'est donc porté sur Let's make money. D'un autre côté le reste de la programmation était plutôt ... comme dire... affligeante... Bref, Let's make money... Petits économistes moyens que nous sommes (en gros nous sommes capables de prévoir combien d'argent il ne nous restera pas à la fin du mois...), nous n'avons malheureusement pas tout compris à ce documentaire. C'était très intéressant, plutôt bien construit, une progression lente et évidente, mais.... il nous manquait quelques clés. Let's make money entreprend de faire un tableau de la répartition des richesses dans le monde et surtout de la répartition de l'argent. On y apprend juste que nous sommes de bien naïfs petites moutons et qu'on se fout de notre gueule. Et encore, pour nous, tout va bien, nous ne devrions pas nous plaindre, parce qu'autrement c'est tout simplement de l'esclavage, de l'exploitation, ... Bon malgré tout, on sort de là un peu énervés et remontés contre les politiques et les financiers (bon d'accord, encore plus énervés...)
Et les deux autres ?
Ce sera pour tout à l'heure...
08:54 Publié dans film | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


