10 mai 2009
Lecture
Jeune femme. La trentaine. Veuve depuis quelques mois. Sans enfant. Cultivée. Persuadée qu'elle finira sa vie seule.
Homme. La trentaine. Célibataire depuis toujours. Venant de perdre sa mère. A la recherche d'une femme pour tenir la maison et la ferme.
Deux personnes que tout oppose. Que rien ne prédisposait à se rencontrer. Et pourtant...
Côte à côte tous les jours devant les tombes respectives de son défunt mari pour elle et de sa regrettée mère pour lui, ils vont d'abord se détester puis...
Pour la suite, vous savez ce qu'il vous reste à faire...
Au premier abord, on se dit "oh bof, un roman sentimental comme on peut en trouver tant"... Pas grand chose d'extraordinaire là dedans...
Mais l'histoire peut sembler intéressante. Le choc des cultures. La lutte pour se construire une vie amoureuse débarrassée de tous préjugés et libérée des conventions... La recherche du partenaire "idéal” ou de la partenaire idéale, celui ou celle qui comblera toutes nos attentes, double fantasmé ou réalité tangente ?
Et elle est intéressante cette histoire...
Que ce soit Désirée la bibliothécaire ou Benny l'agriculteur qui parle... Car peut être que la magie de ce roman repose dans ce petit subterfuge. L'auteur donne la parole à ses deux protagonistes à tour de rôle. Chacun nous racontant son point de vue sur ce qui vient de se déroul
er... La voix de ses personnages. Chacun avec son ton, avec ses valeurs, ses jugements, sa culture... Désirée la bibliothécaire cultivée qui ne comprend pas qu'on puisse ne serait ce qu'envisager de vivre sans livre, sans opéra, sans musée, ... Benny qui ne conçoit même pas qu'on puisse lire un livre par plaisir ou envie. Perte de temps, fatigue inutile alors qu'il y a tant de choses à faire à la ferme...
Force comique et dramatique, car nous, petits lecteurs voyeurs, nous savons pertinemment ce que pensent Désirée et Benny, nous tremblons pour eux, rions d'eux, voulant juste savoir s'ils vont parvenir à s'affranchir des préjugés et combler le fossé social qui les séparent.
Loin du basique et conventionnel roman sentimental, Le mec de la tombe d'à côté est un petit livre drôle, pertinent, émouvant et attachant... On a juste envie de savoir ce qui va bien pouvoir leur arriver à ces deux là.... même après la fin....
Extrait :
Putain, je ne peux pas la blairer, je ne peux vraiment pas la blairer !
Pourquoi elle est tout le temps assise là ?
J’avais l’habitude de me poser un moment sur le banc après l’entretien de la tombe pour reprendre le fil de mes pensées. J’essayais de trouver un petite bout de ficelle auquel m’accrocher et qui me permettrait d’avancer encore un jour, ou deux.
(…)
Me rendre sur la tombe est mon seul bol d’air, mais, même là, j’ai du mal à me dire que j’ai le droit de faire une pause et de simplement penser. Il me faut d’abord biner et m’activer, avant de m’autoriser à m’asseoir.
Et alors je la trouve assise là.
Décolorée comme une vieille photo couleur qui a trôné dans une vitrine pendant des années. Des cheveux blonds fanés, le teint pâle, des cils et sourcils blancs, des vêtements ternes et délavés, toujours un truc bleu ciel ou sable. Une femme beige. Toute sa personnes est une insulte – un peu de maquillage ou un joli bijou auraient indiqué à l’entourage qu’elle prête attention à son image et à l’opinion des autres, sa pâleur en revanche ne dit que « Je m’en fous de que vous pensez, je ne vous vois même pas. »
Le mec de la tombe d'à côté - Katarina Mazetti
Editions Gaïa Juin 2006 - Babel 951 Avril 2009
Traduit du suédois par Lena Grumbach & Catherine Marcus
10:13 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
07 mai 2009
...
Ce n'était pas gagné. Tant de choses entre nous. Tant d'obstacles à surmonter... Mais aussi improbable que cela puisse paraître, ce fut une réussite... Enfin il ne faut pas exagérer non plus... Peut être devrais je dire ce ne fut pas la catastrophe attendue...
C'est vrai. Quand nous avons décidé d'aller voir Incognito, je dois admettre que je n'étais pas particulièrement enthousiaste...
Bénabar... Aïe...
Dubosc ... Aïe Aïe...
Mais Jocelyn Quivrin...
Et quelle ne fut pas ma surprise... Ce n'était pas mauvais... Franchement, sans aucune ironie ou moquerie.
Dubosc reste assez insupportable. Mais d'un autre côté son personnage est insupportable. Alors quelque part, il y avait comme une adéquation entre l'interprète (je ne peux pas me résoudre à dire acteur...) et le personnage.
Bénabar dans ses premiers pas d'acteur. Académique, simple, et basique. Encore une fois, endosser le rôle d'un chanteur à succès, style "nouvelle scène française je parle de moi et de moi et encore de moi en balançant des évidences", c'était presque être lui même, non ?
Ce duo terrible équilibré par un Jocelyn Quivrin parfait. Je sais, une interprétation n'est jamais parfaite mais juste. Mais il était là dans le film naturellement, comme ça, se baladant de scène en scène et promenant les autres personnages par le bout du nez...
Pour le reste, un scénario sympathique, bien mené même si sujet à certaines lenteurs, parfois drôle et sans prétention. Une gentille petite comédie absolument pas violente mais agréable à regarder. Des images académiques, mais dans une comédie ce ne sont ni la photo ni les effets spéciaux qui comptent. Enfin ce n'est pas ce que je cherche dans ce type de film.
Au final, une bonne surprise donc, mais l'espace d'une séance de cinéma. A revoir peut être une fois lors d'un passage télé un dimanche soir pluvieux et glacial...
14:45 Publié dans film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30 avril 2009
Le mercredi c'est cinéma...
Bien bien bien... Hier soir nous sommes allés au cinéma, comme souvent le mercredi... Ayant depuis quelques jours un "ado" en pension à la maison, nous lui avons laissé le choix du film. Romaine par -30, X-men Origins : Wolverine, Incognito... La seule interdiction étant Le Missionnaire, Bigard non merci, je sais, 'est du pur ostracisme, mais non, je ne peux pas... En déléguant la lourde responsabilité du choix à un tiers, vous comprenez bien que nous nous sommes dédouanés en cas de déception...
Le grand gagnant fut Wolverine...
Je dois avouer être un peu déçue par ce film. Même si dans l'ensemble nous avons là un bon divertissement, certaines incohérences, certaines libertés prises par rapport à la bande dessinée, certaines légèretés visuelles, ... gâchent le plaisir. Je m'explique :
Tout d'abord les images : Les effets spéciaux sont réussis. Pour ça, pas de soucis. Mais la photo est mauvaise, les incrustations de décors sont visibles, les couleurs trop retravaillées (notamment pour les griffes "métallique"), et certaines séquences ressemblent plus à du jeu vidéo qu'à un film.
Mais ce qui m'a le plus déçue, se sont les libertés prises par rapport à la bande dessinée :
- D'où Dents de Sabre est il le frère de Wolverine ?
- D'où sa femme est elle canadienne ?
- Comment ça, il a croisé Scoot Summers avant d'arriver à l'institut ?
- Wolverine père sauveur des mutants ? J'ai du mal à y croire...
- Le personnage de Striker, non !!!
Cependant je peux concevoir que pour des spectateurs qui ne connaissent pas très bien l'univers des X-Men ce soit une pure réussite. Le jeune ado que nous avions avec nous est ressorti fasciné par ce film. Et plein d'interrogations. C'est là que réside le problème. Le film va trop vite. Le réalisateur ne prend pas le temps de poser les questions correctement. Pas d'indice quant aux réponses donc...
Cela dit je ne me suis pas ennuyée. Ce film reste un bon divertissement, honnête, comme je l'ai dit. Même si une sensation de "commande" se dégage de l'ensemble. C'est conventionnel. Les scènes de combat restent relativement académiques, quelques unes particulièrement bien réussies sortant du lot. Les interprétations sont conformes à ce qu'elles doivent être : simples, mécaniques et basiques. On ne cherche pas une performance d'acteur. Oh non. Film d'action = interprétation musclée. Contrat respecté. Hugh Jackman est toujours aussi viril, c'est bon. Il n'en fait pas trop. Juste ce qu'il faut... Un regard méchant, un regard torturé, un regard fou de rage... le registre n'est pas trop étendu.
Bon je n'ai pas été emballée, vous l'avez compris. En même temps, ce n'est pas moi qui aie choisi le film. Le principal c'est que ça ait plu aux deux autres, qui eux sont ressortis enthousiastes, donc...
Bref, c'est un peu dommage car je m'attendais à autre chose de la part de ce réalisateur (Gavin Hood a aussi réalisé Mon nom est Tsotsi)...et de ce spin-off / antépisode...
A quand un X-Men 4 ?
08:28 Publié dans film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28 avril 2009
Mais ...?!
Curieuse...
Tombée par hasard sur un article de Télérama j'ai découvert ce nom "Soap and Skin". Un peu plus tard, une autre critique sur le net... Puis un commentaire sur le site de la Fnac.com.
Intriguée, j'ai commencé à écouter les quelques morceaux en streaming sur le MySpace de cette chanteuse.
Une musique mélancolique, sombre, gothique par moment. Mais ce qui pourrait être lourd ou écrasant est nuancé par des accents folk et une utilisation de sons métalliques. Enfin pour ce que j'ai pu écouter jusqu'à maintenant.
La musique, les paroles, tout a été composé et écrit par Anja Plaschg, une jeune autrichienne d'à peine 18 ans. Des textes noirs qui pour reprendre la comparaison de Télérama, "semblent sortis d'un film pas drôle de Tim Burton". Du piano, des violons, une voix profonde et inquiétante... qui racontent un univers et un monde complétement à part. Des chansons aux titres plutôt "évocateurs" :Thanatos, Cry Wolf, Sleep, Marche Funèbre, Fall Foliage, ...
Il ne me reste plus qu'à me procurer le Cd...
08:01 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


