29 novembre 2009

Lectures de novembre

Romans :

  • Lombres (en cours) - China Mieville - Au Diable Vauvert
  • Le drôle noël de Scrooge - Charles Dickens - Librio

Je n'avais JAMAIS lu ce conte de noël. Difficile à croire, je sais. Alors comme nous voulions aller voir le film, je me suis lancée... Bon, il m'a fallu 1h30 environ pour le lire. Mais c'est fait. Ensuite nous sommes allés voir le film.

  • Le dernier jour d'un condamné - Victor Hugo - Librio

Alors là c'est compliqué. Pareil, je n'avais JAMAIS lu cet ouvrage de Victor Hugo... Quoi ? EN faisant des études littéraire, jusqu'en Licence, on peut passer outre ce texte ? Bah oui. Visiblement. D'un autre côté, je regrette de ne pas l'avoir lu plus tôt. Comme certains élèves que j'ai en soutien français l'étudient, j'ai fait l'effort de le lire. Histoire de pouvoir les aider correctement. Mardi, jour de grève, une journée de permanence au CDI. Une journée pour lire... Il m'a fallu environ 2h pour le lire, en prenant le temps de relire certains passages, histoire d'être certaine de tout bien retenir...

  • Hunger Games - Suzanne Collins - Pocket Jeunesse

Voir note quelque part ... par là ...

  • La vie commence - Stefan Casta - Thierry Magnier

Pareil, voir note quelque part ... par là bas ...

BD :

  • Magasin Général T5 - Loisel - Casterman
  • Les petits ruisseaux - Rabaté - Futuropolis
  • Eco - Bianco - Soleil

 

 

Hunger Games

Hunger Games T1

Suzanne Collins


(Pocket jeunesse

17,90 €)


Elle s’appelle Katniss, a 16 ans tout juste et vit en Panem, un pays créé sur les cendres des Etats-Unis. Nous sommes dans un autre temps, un futur sombre et apocalyptique.

Katniss vit dans le district 12, plus précisément dans le quartier de la Veine. Le District 12, c’est celui du charbon. Panem a été divisé en plusieurs districts, chacun correspondant à un corps de métier différent, et tous dirigés par le Capitole.

Depuis qu’elle est toute petite, elle lutte pour sa survie, celle de sa mère et celle de sa petite sœur, Prim.

Prim, le seul être humain qu’elle aime. La seule personne capable de lui arracher un sourire et une émotion.


9782266182690.gifLe roman débute le jour de la Fête des Moissons. Pendant cette journée, tous les habitants de Panem sont obligés de célébrer le début des jeux, les Hunger Games.

Les Hunger Games ont été créés par le Capitole après une tentative de révolution manquée. Afin de rappeler à chacun qui il est et quelle est sa place, Le Capitole a inventé ce sinistre jeu de téléréalité qui oppose 24 enfants dans une arène. 24 tributs, une fille et un garçon par district, qui devront s’affronter à mort pendant plusieurs jours. Un seul survivra et gagnera, honorant ainsi son district et sa famille.

Quand Katniss entent le nom de sa petite sœur, tirée au sort pour être le tribut fille du district 12, elle n’hésite pas une seconde et se dévoue pour prendre sa place.

Captivant. Impressionnant. Incroyable… La liste pourrait être longue.

Certes le thème de ce roman a déjà été maintes fois traité, mais Suzanne Collins a su inventer des personnages particulièrement attachants que le lecteur peut voir évoluer tout au long du roman. Evitant ainsi l’un des écueils que nous aurions pu craindre avec l’histoire, le sanguinolent, le gore, l’effusion gratuite d’hémoglobine, au profit de la psychologie des personnages. Au suspens habilement manié, nous pouvons ajouter la peinture d’un Capitole omnipotent, oppressant les populations, cruel, se jouant de la peur et du malheur des citoyens de Panem… Un habile mélange car le lecteur, selon qu’il soit jeune ou plus vieux, fan de science fiction ou non, peut se retrouver et plonger dans le roman.

A la fin du roman nous pouvons lire les premières pages du prochain tome. Juste histoire de nous allécher ... Bien vu ! Maintenant il n'y a plus qu'à attendre.

08 novembre 2009

Foire du Livre de Brive - édition 2009

008.jpgCette année nous avons opté pour le choix écologique. Covoiturage... Bon, en fait, le truc c'est qu'un couple d'amis voulait y aller aussi. Alors plutôt que de s'y rendre chacun de notre côté comme l'année dernière, on a organisé cette petite sortie.

Départ à 14h45. Après le rush de la mi-journée. Le temps d'aller à Brive, route dégagée, temps à peu près clair, il était 16h quand nous avons rejoint l'espèce d'énorme serpent humain qui avançait lentement sur la place du marché. J'avoue, c'est pas bien mais nous avons un peu triché pour entrer. Comme deux filles qui se respectent et fidèles à leur réputation, grosse envie d'aller aux toilettes. Or, figurez vous, que comme de par hasard, quand nous sommes sorties des toilettes, une porte d'accès au salon était grande ouverte (je vous rassure, l'entrée est gratuite...). D'un côté 45 minutes d'attente dans le froid, avec un risque de pluie équivalent à 99% et de l'autre côté cette porte ouverte sur le graal, sur la chaleur, la convivialité, les livres, le salon... Qu'auriez vous fait ? Un grand sourire aux libraires qui s'amusaient à rentrer des piles de livres pour les acheminer sur les stands, comme nous ? Eh hop, sans scrupules, laissant les zhoms dehors dans le froid, nous sommes entrées. Un coup de fil plus tard (bah fallait bien les prévenir quand même les deux pauvres qui restaient à nous attendre sagement dans la file d'attente...) et nous voilà parties à l'assaut du salon ! Brive, à nous trois ! Vaillantes, courageuses, pleines d'entrain...  Je vous le dis tout de suite, Brive a gagné. Mêlée inéquitable. Même les zhoms qui ont fini par nous rejoindre quand même, non sans nous avoir maudites quinze millions de milliard de fois. Mais avant tout ça (la capitulation...) ce fut un cru mémorable.

Tout d'abord, j'ai eu la chance d'avoir une dédicace de plus de la part d'Efix (pour ceux qui suivent ce blog, c'est juste l'auteur de Bd que je vénère le plus...), pour Les Fantômes du Vieux Bourg (également chroniqué il y a un an environ. Il m'avait porté chance le jour où j'ai passé le code de la route... Comment ça je suis superstitieuse, moi ?!). Et comme il n'y avait pas foule (sont complètement fous les gens de ne pas lire ses BD...), on a même pu discuter. Vous imaginez bien que j'étais un peu comme une gamine... Genre je suis juste stupide et demeurée et incapable d'aligner deux mots, sujet verbe connais pas moi...

Ensuite avec mon cher & tendre, nous avons pris la décision de nous balader un peu dans le salon. Et là... vous ne pouvez même pas imaginer... Non... C'est juste incroyable... improbable... inimaginable... je peux continuer longtemps ? Oui... Alors je vais arrêter là... Bref... Nous avons vu Frédéric Beigbeder. Eh oui... Pour de vrai. Là, juste devant nous. Nous ignorant royalement, mais ça c'est un peu normal... Bon vous allez me dire, ouais, bah comme tous les pékins qui s'étaient amassés dans le chapiteau... Y a pas grand chose de phénoménal... Détrompez-vous ! Parce qu'ensuite, il a voulu rejoindre un autre stand. Et là, il était juste collé contre le tee shirt de mon cher & tendre... Genre on aurait pu lui sentir l'haleine... Ah ! Je vous avais bien dit ! J'admets, nous n'avons pas cherché la dédicace de son dernier roman, prix renaudot. Tout simplement parce que les gens étaient comme fous devant lui. Il n'y en avait pas assez. Et ... je n'ai jamais vu ça... les gens se jetaient sur le livre pour l'avoir. Un peu comme pour des soldes... La folie douce... Pour des livres... C'est pas beau la vie ?

Bon ensuite, la tournée des Grands Ducs s'est poursuivie dans la bonne humeur et la déraison, dilapidant les quelques euros que nous avions pris sur nous... et d'autres sortis directement de notre compte en banque... Hum... Mais que pour de bonnes raisons. Sorj Chalandon (c'est pour le noël de mon père, alors chut...), David Foenkinos, Sylvain Savoia (Marzi, une enfance polonaise... comme de par hasard...)

Les allées étaient pleines de monde. Marée humaine rassemblée pour... on ne sait pas trop quoi au final. Voir les "pipoles" et les "stars" ou les livres ? Hum... Je suis encore dans le doute... Parce que Mimi Mathy, put... quel succès... Le seul nom que nous entendions. Partout. Tout le temps. On a vu Mimi. Elle est où Mimi ? Mimi ?, là bas... Même Stéphane Bern ne faisait pas le poids. Alors je ne vous parle même pas de François Hollande, pourtant sur ses terres...

Au final, ce fut une belle journée, enfin euh... après midi... Bon un joli moment quoi... même si Brive a gagné quatre mal de tête et 80 € contre 4 livres et 5 belles rencontres...On a loupé Jacques Chirac, c'est le seul dommage...

Alors pour se remettre, en rentrant on a conclu la journée avec une raclette, deux bouteilles de rouge et une de blanc... histoire d'entretenir le mal de crâne...

06 novembre 2009

La vie commence

La vie commence

Stefan Casta (traduit du suédois)

Thierry Magnier

A partir de 12 ans...

Avant de dire quoi que ce soit sur ce livre, il faut que je précise une chose : j'ai énormément aimé.

9782844207685.gifIl ne se passe rien dans ce livre. Il n'y a pas d'action trépidante, pas de surprise, pas de suspens haletant... Non... rien de tout ça. Et pourtant je voulais aller jusqu'à la fin de l'histoire. Je voulais finir le livre, le fermer en ayant lus les derniers mots de la dernière ligne de la dernière page... Même pas une lecture diagonale. Non. Une vraie lecture, posée, calme, sereine. Comme ce roman pour adolescent (je suis toujours dans ma phase roman ado... eh oui...) de Stefan Casta.

La vie commence raconte l'histoire quotidienne de Victor, la fille, Brigitte, Gustavo et Picco (le chien).

Victor est le fils adoptif de Brigitte et Gustavo. Il vient de s'inscrire aux cours par correspondance, en Philo, parce que c'était le seul endroit où il restait des place. Son temps se partage entre les moutons, les champs et la chasse. Il sait qu'il faudrait qu'il parte pour commencer à vivre sa vie... mais...

Brigitte est une ancienne cantatrice. Un jour, elle a décidé de tout arrêter et de venir vivre dans la campagne suèdoise.

Gustavo est le mari de Brigitte. Un italien qui se sent plus suédois qu'italien qui fait des soupes dignes d'une étoile gastronomique.

Un jour, la fille débarque chez eux. Selon les jours, elle s'appelle Esmeralda, Caroline, Alice, ... Elle a été envoyé par la DASS chez les Bertilson, des voisins. Mais elle refuse d'aller là bas. Elle veut rester avec Victor et sa famille...

Chacun sent que la fille traîne avec elle un lourd passé. Qu'elle cherche à fuir et à oublier...

Victor, le narrateur, va nous raconter trois saisons de leur vie, de l'arrivée de la fille, en automne à ... la fin du roman, au printemps.

Forcément nous nous attendons à de sombres révélations, à de lourds secrets, à de terribles rebondissements.. Pendant trois saisons nous sommes bercés par l'histoire. Au rythme du vent et des pluies d'automne, des chutes de neige de l'hiver et de la renaissance du printemps. Au rythme des voix que nous imaginons. En cadence avec les personnages que nous pouvons quasiment toucher tant l'auteur a su les rendre vrais.



 

29 octobre 2009

Romans d'octobre

Le livre des choses perdues de John Connolly - édition de l'Archipel

10755.jpgJe dois admettre que je suis perplexe... Je ne sais pas quoi penser de ce roman. La maison d'édition, l'Archipel, a voulu proposer deux éditions : une pour adulte et une autre pour la jeunesse. Au même prix. Il n'y a que la couverture qui change. Est ce une motivation marketing ? Ou alors, est ce que, comme moi, ils se sont retrouvés bien embêtés avec ce livre ? En même temps, ils avaient pris la décision de le publier... Donc, j'opte quand même pour la première solution...

Mais tout ça ne résoud pas mon problème. Je ne sais absolument pas quoi penser de ce roman. Est ce que j'ai aimé ? Sans plus. Mais le problème n'est pas là. Non, ce qui me gêne, c'est cette ambivalence entre roman adulte et roman jeunesse. Ce roman n'est ni un livre pour adulte ni un livre pour adolescent. Et ce n'est pas davantage un livre pour les deux. Un peu comme si l'auteur n'avait pas su faire le choix de son public et qu'il avait semé de petites accroches pour tous les publics au long de l'histoire.

 

De quoi ça parle ? C'est vrai que raconter un peu l'histoire pourrait aider... Alors :

"David a 12 ans et plus de maman. Son père s'est remarié et il a maintenant un demi-frère. C'est pour oublier tout cela qu'il se réfugie dans la lecture. Une nuit, David entend sa mère l'appeler et découvre un passage caché derrière les buissons, au fond du jardin. Il se retrouve alors propulsé dans un univers parallèle, un monde étrange peuplé de trolls, de Sires-Loups et de créatures effrayantes... Grâce à l'aide du Garde Forestier et d'un chevalier, David, après bien des épreuves - énigmes à résoudres, pièges à déjouer, combats à livrer-, rencontrera un vieux roi qui conserve ses secrets dans un livre mystérieux, Le Livre des choses perdues, clé qui lui permettrait de regagner le monde réel. Mais l'homme biscornu, être maléfique qui épie David depuis son arrivée, ne l'entend pas de cette oreille. Il a pour le jeune garçon bien d'autres projets ...."

"Inconsolable depuis la mort de sa mère, David, 12 ans, se réfugie dans les livres pour fuir le remariage de son père et se consoler de la naissance de Georgie, son demi-frère. Un jour, il découvre un trou caché derrière des buissons, au fond du jardin, et se retrouve propulsé dans un univers parallèle, un monde étrange et hostile peuplé de trolls, de sires loups, de créatures hybrides, mi-hommes mi-animaux, et d'autres personnages issus de ses lectures et de son imaginaire... Grâce à l'aide du Garde-Forestier et de Roland, un preux chevalier, il va, après bien des épreuves – combats, énigmes à résoudre... – rencontrer un vieux roi qui conserve ses secrets dans un volume mystérieux, 'Le Livre des choses perdues'. Ce dernier, conseillé par l'Homme Biscornu, être maléfique qui suit David depuis son arrivée, lui propose un pacte : la vie de son demi-frère contre son royaume. David trahira-t-il Georgie ?"

Le mieux étant de mettre les deux résumés : la quatrième de couverture des deux éditions ... Des résumés qui ne nous donnent pas les mêmes informations, n'utilisent pas du tout le même ton et orientent la lecture.

A mi chemin entre Alice au Pays des Merveilles (le passage secret au fond du jardin) et le conte de fées (les épreuves, les énigmes, ... et forcément l'apprentissage et l'évolution), ce roman nous propose une relecture "particulière" des contes de fées de notre enfance, piochant dans les peurs ancestrales et nos angoisses les plus profondes, dans les mythes fondateurs de la littérature (Roland, ... ), ...

Nous avons un roman qui emprunte la forme d'un conte pour enfant, avec un enfant (de 12 ans, d'accord, mais un enfant quand même) comme héros et qui, par conséquent semble s'adresser à un public jeune. Mais le problème dans ce cas, c'est le fond ... Alors peut être suis-je prude, vieux jeu, rétrograde, je ne sais pas... mais certains passages me semblent un peu trash et malsains pour des enfants de 11 / 12 ans... Sûrement que certains me traiteront de mijorée pudique ... Mais ce qui est suggéré dans les contes de fées est suggéré (belle lapalissade je sais). Ce n'est pas traduit explicitement comme dans ce roman. Libre à l'enfant d'en faire une interprétation et de croire ce qu'il veut croire. Il paraît évident que John Connolly a lu Bettelheim et qu'il maîtrise le sujet... Mais la psychanalyse des contes de fées existe parce qu'ils font appel au subconscient et à l'inconscient. Le problème ici c'est que nous sommes bien dans un univers fantastique, merveilleux, même si effrayant, mais un univers dans lequel les contes de fées n'ont rien de féériques. Ils sont juste trash, direct, réel et violent... Il manque cette enveloppe de rêve autour... (pour un enfant, entendons nous bien...).

Je l'ai lu en entier. Sans difficulté. Je dois même reconnaître que j'avais envie de voir comment tout ça allait tourner. Mais un sentiment étrange reste accroché à ce souvenir de lecture.


La face cachée de Margo de John Green (je suis dans ma période John ...) - éditions Gallimard, coll Scripto

Pour le coup, je suis enthousiaste, donc je ne sais pas quoi en dire... Forcément.

Résumé (repiqué honteusement sur l'argumentaire de l'éditeur) :

"Quentin aime passionnément depuis toujours sa voisine Margo. À neuf ans, une rencontre macabre les éloigne l'un de l'autre. Aussi, des années plus tard, quand, à quelques jours de la fin du lycée, Quentin reçoit la visite nocturne de Margo qui l'entraîne dans une virée vengeresse, il se prend à espérer vivre son grand amour. Seulement, le lendemain, Margo ne se présente pas au lycée. Elle a disparu. Aucune recherche officielle n'est engagée car elle est majeure. Quentin est anéanti. Cependant l'espoir renaît, car Margo lui a laissé des indices. Commence alors un jeu de piste auquel Quentin se consacre corps et âme. Mais plus il approche du but, plus Margo semble lui échapper. Il finit pourtant par découvrir où elle se cache et, avec ses deux meilleurs amis, se lance dans une folle équipée de plusieurs milliers de kilomètres pour retrouver celle à qui, au fil des jours, il a prêté une personnalité à la mesure de son amour. Les retrouvailles avec la vraie Margo apprendront à Quentin que sa belle n'est pas celle qu'il croyait et que lui-même est un autre."

Alors voilà. Maintenant vous savez de quoi parle le livre... Un peu plus de détails ? Aïe...

Allez, je me lance... 9782070622436.gif

Ce roman pour ado (parce que je suis aussi dans ma période ado) est le 3ème de John Green, auteur américain qui a aussi commis Qui es-tu Alaska (que je vais m'empresser de lire à la reprise). Et nous avons affaire à un vrai roman pour ado. Avec des héros qui ont 18 ans, qui sont en dernière année au lycée, qui ont des préoccupations d'ado (mes parents me pourrissent la vie, je veux une voiture, mais pourquoi la brute du lycée s'en prend toujours à moi, et pourquoi je n'attire les beaux mecs / belles filles populaires que dans mes rêves... et ... )

Trois héros : Quentin, alias Q, Ben (surnommé aussi Ben le Sanglant...) et Radar (même si le surnom n'a rien à voir avec le personnage qui s'appelle Marcus dans la vraie vie...). Trois amis à la vie à la mort. Qui ne sont pas des total looser mais qui ne sont pas des gagnants non plus...

  • Quentin est empêtré dans son amour du quotidien, de l'ennui et de la normalité... le petit côté rassurant d'une vie bien réglée. Il vient de rompre avec sa petite copine. Il est amoureux de la fille la plus populaire du lycée et ...
  • Ben... Euh... le lourdeau du lycée, c'est lui, avec ses remarques toujours mal-venues, avec son sens de l'humour si particulier, mais d'une gentillesse à toute épreuve (avouez les filles, on a toutes connu un Ben...). Il aimerait avoir une copine mais une réputation sulfureuse (rapport au surnom) lui pourrit la vie.
  • Radar, c'est l'accro à Internet de la bande. Il passe son temps sur Omnictionary, à modérer les ajouts... (Alors là si vous n'avez pas reconnu Wikipedia...!!!). Lui a la chance d'avoir une copine, Angela.

Trois héros dans lesquels tout lecteur (même les filles) peut se reconnaître. Parce qu'ils sont normaux. Parce qu'ils ont des préoccupations normales, parce qu'ils vivent des vies d'ado. Bravo à l'auteur pour sa sensibilité et sa psychologie. Parce qu'on se croirait vraiment dans la tête d'un ado de 17/18 ans d'une banlieue américaine privilégiée mais pas trop.

Et comme cette histoire est ancrée dans un cadre normal, on y croit. On découvre Orlando, "ville de papier", ville où les gens viennent habiter parce qu'il faut bien habiter quelque part et que c'est moins cher que LA...

On suit les héros dans leur quête. Enfin surtout Quentin... raide dingue de Margo et narrateur... donc...

Le rythme, la narration, le suspens, les descriptions et les personnages forment un roman réellement captivant. On a juste envie de savoir la fin.

Comme je le disais... J'ai beaucoup aimé... Alors je ne sais pas le raconter.

Tout ce qu'il me reste à dire c'est ... Lisez-le ...

27 octobre 2009

BD d'octobre : épisode 1

  • Toxic Planet de David Ratte - Paquet

9782888900887.gifDans un lointain futur proche (comment ça il faudrait savoir ?... ), (ou dans quelques années si vous préfèrez, quoique que dans certains pays ça pourrait déjà être aujourd'hui), les habitants des pays industrialisés sont obligés de porter un masque sur tout le visage afin de vivre. Tout le temps. Même chez soi. Même à la piscine. Même en dormant. L'air est devenu tellement vicié et pollué que les humains n'ont plus le choix. Mais rassurez vous... ils sont heureux comme ça. Pour eux le vert, l'arbre, l'herbe sont des mots diaboliques, renfermant maints dangers, une drogue néfaste pour le bien être psychologique. Voilà le point de départ de cette BD humoristique. Enfin, humoristique... tout dépend du point de vue du lecteur.

Sous la forme de strip, le premier tome de cette série (qui compte trois volumes), nous présente un jeune couple. Ils ne se sont quasiement jamais vu. Juste le soir de leur nuit de noce. Le reste du temps ils vivent sous leur masque, dans des nuages de pollution et ont l'air plutôt heureux. Jusqu'à ce qu'ils commencent à se poser des questions...

Sur la plume ironique et acerbe de David Ratte, une petite série qui n'hésite pas à nous mettre face à notre futur catastrophique si nous ne faisons rien. En ces temps de polémique autour de la taxe carbone, de prise de conscience écologique et citoyenne, de leçons cinématographiques... avi aux amateurs.

 

  • Litteul Kevin T8 de Coyote - Le Lombard

Comme une gamine. C'est à peu près l'état dans lequel j'étais vendredi matin, lorsque parvenant au troisième étage de la Fnac, je l'ai vu. Le nouveau tome de Litteul Kevin. En couleur. Le Tome 8, quoi... Litteul Kevin, c'est tout une part de mon enfance. Celle où je préfèrais piquer les BD de mon frère plutôt que de dire "moi aussi je veux des BD". Ca ne collait pas avec mon image de "littéraire mystérieuse la vie réelle est dans les livres" de l'époque.

Alors quand j'ai appris que Coyote nous faisait l'honneur de produire un nouvel opus, vous n'imaginez même pas dans quel état j'étais. J'avais bien lu quelques passages dans Strip, mais je ne pensais pas que nous aurions le droit à un T8.

J'ai tenu. Je ne l'ai pas lue tout de suite. Nous n'étions pas là vendredi, ni samedi. Alors j'ai attendu dimanche pour l'ouvrir, pour retrouver cette famille si déjantée et si normale, et pour découvrir leurs nouvelles aventures.9782803625727.gif

Forcément avec tout ce que j'ai dit avant je ne pouvais qu'être déçue ou qu'être enchantée. J'ai beaucoup ri. Le dessin de Coyote est toujours le même. Il a ce petit truc pour dessiner la réalité sans y paraître. Drôle, excessif, tendre et cruel à la fois. Tout comme les dialogues. Qui font souvent mouche. Et comme je suis une vieille rétrograde accro à ses petites habitudes et ses petites préférences, je vais offrir ce tome en couleur à mon petit frère, à charge de revanche et aller m'acheter le tome collector en noir et blanc... La colorisation est plutôt bien réussie. Je n'ai rien à en dire. Et autant dans Les Voisins du 109 j'adore l'utilisation de la couleur, autant dans Litteul Kevin, il me faut le noir et blanc. C'est une histoire d'habitudes et de souvenirs...

  • FABCARO, sa vie, son oeuvre... (non je blague...) 

C'est rare qu'une BD me fasse rire aux éclats. Rire, oui, mais doucement, dans ma tête, en silence. Il y a quelques temps, avec mon cher et tendre, nous avons découvert Fabcaro dans l'Echo des Savanes. C'est sa série Jean Louis qui est publiée dans ce mensuel. Une série qui a été reprise en album en septembre par les éditions Drugstore (alias L'Echo des Savanes en format cartonné).

9782847740165.gifPuis l'autre jour, j'ai acheté Like a Steak machine, aux éditions de la Cafetière. Toujours du même auteur, hein ? Nous sommes d'accord... Le troisième volume de la vie de Fabcaro en BD. Le même trait que pour Jean Louis, mais en noir & blanc. Ce n'était pas pour moi, mais pour mon cher et tendre, que j'avais acheté cette BD. Il aime bien Jean Louis. Like a steak machine parlait de musique (de rock et aussi un peu d'autres genres...) et des années 80, 90 et 2000... Bref, ça ne pouvait que lui plaire excepté le petit détail du noir & blanc. Fabcaro y raconte son enfance, son adolescence et le début de sa vie d'adulte en musique, chaque évènement étant associé à un morceau de musique. Et quand on entend ce morceau, il y a tout qui défile comme au cinéma. Cette BD, c'est ça. Et c'était tellement bien qu'ensuite nous avons tenté de trouver les deux premiers volumes. Coup de chance la bibliothèque les avait en magasin, Le steak haché de Damoclès et Droit dans le mur.9782847740066.gif

Et là... Il est tout simplement génial. Je m'enflamme rarement autant. Je vous rassure. (A ce point, le seul auteur que j'apprécie autant, c'est Efix). Chez Fabcaro, il y a cette petite touche d'auto-dérision qui fait que... on y croit. On se retrouve dans ce qu'il raconte. Et c'est dit avec une telle simplicité et une telle honnêteté que ça en devient désarmant. Alors peut être que nous ne sommes pas objectifs. Peut être que ça nous a fait cet effet là parce que nous nous sommes reconnus dans le personnage... Avec ses faiblesses, ses goûts, son ironie, ses peurs, ... Peut être que ça marche sur nous parce que nous sommes de la même génération, des trentenaires un peu paumés, un peu ballotés par la vie.

Je pourrais citer tous les gags : Les voix, celui qui ne sait pas dire non, Noir Désir, Elsa (je n'ai pas dit qu'il y avait que du bon dans la musique...), les vacances, le surveillant, le concours de prof, la déchéance physique, ...mais ce serait trop long, non ? Le mieux que vous ayez à faire, c'est de vous précipiter à la bibliothèque ou dans une très bonne librairie de BD et de constater par vous même...

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30 septembre 2009

BD de Septembre : épisode 1

Mes voisins les Yamada  T1 & 2 de Hisaichi, éditions Delcourt

Le voyage des pères T1 de David Ratte, aux éditions Paquet

Shutter Island de Lehane et De Metter, chez Rivages / Casterman Noir

Ma vie en slip de Steve Baker, éditions Dupuis

Le royaume T1 de Féroumont, éditions Dupuis

Peu de déception dans cette sélection. Bien qu'en ce qui concerne la BD je ne sois pas souvent très objective, j'en conviens. Entre manga, BD jeunesse, road trip biblique et polar ...


  • 1 - Mes Voisins les Yamada : série japonaise parue il y a un peu plus d'une dizaine d'années. Arrivée au tome 2, je parcours l'année 1994.

La vie d'une famille japonaise : le père, salary man accro aux salles de jeux, fainéant et naïf ; la mère, toute aussi fainéante que son mari, tracassée en permanence par le menu des repas, les courses, la nourriture et les jeux vidéo ; le fils, abonné à la fainéantise et aux mauvaises notes, incapable de se concentrer plus de dix secondes sur ses devoirs, accro au sport à la télé ; la fille, éveillée, épuisante (et souvent épuisée par la perspective de travailler), rusée et gourmande ; la grand-mère maternelle, à la langue bien pendue, n'arrêtant pas de critiquer sa fille et son indolence, accro aux retransmissions télévisées de combat de sumo, de base-ball et de sport...
C'est souvent drôle, parfois incompréhensible. J'admets qu'il me manque des clés pour tout comprendre, même si les nombreuses notes ajoutées par Delcourt contribuent à faciliter la lecture. Mais justement, de ce décalage naît un humour absurde que j'affectionne tout particulièrement. Sous un format de comic strip, les quatre cases horizontales se lisent très facilement et surtout défilent à une vitesse effrayante...

  • 2 - Shutter Island : adaptation en BD du roman de Dennis Lehane.

Le dessin de De Metter est tout simplement parfait pour cette histoire : sombre, oppressant, angoissant, mystérieux, chargé de sous entendus  et de menaces. Avec une utilisation des couleurs très limitée, réservée aux récits oniriques, cet ouvrage aux tons verts et noirs livre sa version du roman. Un dessin réaliste qui suggère une certaine lecture, appuyant sur certains éléments et guidant le lecteur vers une certaine vérité. Une sorte de complémentarité se dégage de la BD. Lire le roman, se forger une imagerie, un univers visuel et une idée puis laisser macérer quelques jours. Ensuite, ouvrir la BD, la dévorer en une petite heure et observer le résultat...

 

  • 3 - Le voyage des pères de David Ratte : road trip biblique

Une BD au suspens insoutenable, haletante et ... instructive. Que demander de plus ? Ah oui, un beau dessin et une magnifique colorisation...

Trois pères partent à la recherche de leur fils qui sont partis suivre Jésus ; des fils qui sont devenus apôtres et qui parcourent avec le Messie les villes et les contrées pour porter la bonne parole aux populations. C'est drôle, eh oui, les personnages sont attachants et en plus nous apprenons des choses. Enfin pas trop sur la religion, mais davantage sur l'Histoire, la société, les romains, la façon dont les habitants de Syrie qui collaboraient avec les romains étaient perçus, les pharisiens, ... le tout baignant dans une ambiance d'incompréhension, de rejetet de curiosité. Maintenant que j'ai lu le T1, j'attends d'aller m'acheter le T2 qui est paru pour connaître la suite, car en plus on a envie de savoir si ces pauvres pères vont retrouver leurs fils et ce qu'ils vont faire le moment venu...

30 août 2009

premiers achats de la rentrée

Samedi matin, après vérification sur mon compte que la paie était tombée, nous sommes allés à ... LA FNAC !!! Rien ne pouvait ma ravir davantage que d'aller traîner une petite heure dans les rayons, regarder les sorties romans et bd, sentir cette odeur de rentrée, cette ambiance un peu particulière. Les parents avec un roman de la rentrée littéraire, les enfants avec quelques ouvrages "scolaires"... Tableau idyllique d'une société de consommation qui consomme et qui dépense, renflouant au passage les fonds de grands patrons complétement coupés de la réalité sociale.

Bref, nous sommes allés nous fondre dans cette masse et dépenser quelques sous dûrement gagnés en achetant des livres... Première virée de la rentrée. Tout n'est pas encore paru. Heureusement. Leurrant mon portefeuille et mon esprit, allégeant temporairement la note...

Mes premiers achats de la rentrée ? Que du vieux, ou presque... Comme quoi...

Junk de Melvin Burgess en collection Folio9782756014517.gif

Mes voisins les Yamada T1 de Ishii Hisaichi publié chez Delcourt

Le Grand Mort T2 de Loisel Lapierre, Dijan et Mallié publié chez Vent d'Ouest9782749303949.gif

Le journal d'un dégonflé T2 (la nouveauté...) de Greg Heffley au Seuil. Pour le T1 c'est là que ça se passe...

Nous sommes le 30 août. J'ai promis à mon cher et tendre que cette année, je tiendrai le coup. Je n'acheterai pas de roman à la parution. Je serai forte, du moins assez forte pour attendre la sortie en poche. En contrepartie, j'ai le droit d'acheter 4 BD par mois. Tout simplement à cause d'un bête problème de place. Je ne comprends pas. Notre appartement est plutôt grand. Mais visiblement pas assez pour tous les livres, ces petites choses si fragiles, que j'achète. J'admets, nous sommes allés acheter une bibliothèque supplémentaire qui est déjà presque pleine (juste avec les livres qui trainaient à droite à gauche...). Mais ce n'est pas que ma faute. Bref, tout ça pour dire qu'un livre de poche prend moins de place, coûte moins cher. Donc, si vous suivez toujours mon raisonnement, nous aurons des rangements disponibles un peu plus longtemps et nous aurons économisés de quoi aller acheter une nouvelle bibliothèque quand il n'y aura plus de place à nouveau... Ce qui, soyons réalistes et honnêtes un instant, risque de se produire assez rapidement malgré tout. Ainsi je continuerai à rembourser euro par euro tous les salaires que la FNAC m'a versés durant les quelques années où j'ai travaillé pour une de leur filiale.

 

29 août 2009

Lecture d'été suite

9782709630269.gifQuand j'ai commencé la lecture des Ames vagabondes de Stephenie Meyer, je dois avouer que je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Ayant lu sa série "Twilight", j'avais quelques attentes. Tout en sachant que ce roman, Les âmes vagabondes, était publié chez Lattès. Donc destiné à un public adulte. Donc, peut être un peu différent de sa série destinée aux adolescents.

Après réflexion, je suis bien incapable de dire si j'ai aimé ou non ce roman. Et pourtant, j'ai attendu une semaine avant de me lancer dans la rédaction de cette note, me disant que le temps aiderait à la réflexion, que j'aurai plus de facilité à me prononcer après quelques jours. Mais non. C'est assez étrange. Je me souviens bien de l'histoire, des personnages, de l'ambiance, des émotions du roman. Mais à distance. Comme si j'avais lu ce roman avec un filtre bleu sur les yeux. Une sensation figée et froide. Comment dire dans ces circonstances que j'ai aimé le roman ? D'un autre côté, en le lisant, je voulais connaître la suite, avancer dans cette histoire, savoir ce qu'il allait advenir des personnages. Je m'était malgré tout attachée à leur destin. Pas à eux. Mais à leur destin. Comme si tout était déshumanisé dans cette histoire. Alors que non. Le titre n'est pas choisi pour rien 'les âmes vagabondes', c'est une histoire d'âmes, de lutte, de survie, de destin, de choix... C'est une histoire qui devrait prendre aux tripes, qui devrait nous faire haleter, nous transporter hors de nous, dans ce monde où les humains ne sont plus que des corps, des hôtes, pour des âmes qui colonisent les planètes... Mais non. Ca ne prend pas.

Un roman qui manque sa cible, sûrement. Parce que publié chez Lattès. Ah les idées reçues ont la belle vie parfois... Sûrement que je m'attendais à quelque chose d'autre tout compte fait. A un livre plus adulte. Moins adolescent. Eh oui... Malgré quelques scènes que de prudes esprits pourraient qualifier de 'difficiles', il faut admettre que tout dans ce roman respire les bons preceptes et la bonne morale. Certains passages pourraient même être repris dans un manuel du savoir vivre.

Alors peut être tout est-il trop lisse, trop "parfait", moulé dans une idée théorique et scolaire du roman fantastique pour y croire vraiment. Je ne sais pas trop.

Pour le coup, je me rend compte que je n'ai même pas raconté l'histoire...

Je vous colle le mot de l'éditeur qui sera peut être plus "complet et objectif" que moi :

"Melanie Stryder est une rebelle. Notre Terre a été envahie par un ennemi invisible. Petit à petit, les âmes vagabondes s’emparent du corps des hommes en neutralisant leur esprit. La quasi-totalité de l’humanité a ainsi succombé. Melanie Stryder fait partie du dernier groupe d’hommes libres. Lorsqu’elle est capturée par les Traqueurs, on lui insère Vagabonde, une âme exceptionnelle qui a déjà connu plusieurs corps. Elle sait les difficultés d’envahir un humain hostile : les émotions dévastatrices, le tumulte des sens, les souvenirs trop vifs. Et Vagabonde rencontre un obstacle supplémentaire : l’esprit de l’ancienne propriétaire résiste. L’âme explore les souvenirs de Melanie dans l’espoir de découvrir l’endroit où se cachent les derniers résistants humains. Mais à la place de ces informations, Melanie submerge Vagabonde par les images de l’homme qu’elle aime – Jared, un humain encore en cavale. Incapable de se dissocier des pulsions de son corps d’emprunt, Vagabonde commence à aimer l’homme qu’elle est censée livrer aux autorités. Face aux pressions extérieures, Melanie et Vagabonde se retrouvent alliées malgré elles ; commence alors pour elles la quête incertaine et périlleuse de cet homme dont elles sont toutes deux amoureuses."

A vous de vous faire une idée... Il doit être disponible dans bon nombre de bibliothèques...

21 août 2009

Lecture

Shutter Island

 

Dennis Lehane

 

Traduit de l'anglais par Isabelle Maillet

Rivage Poche - 393 pages - 8€

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Depuis le temps qu'il fallait que je le lise... Profitant de mon dernier jour de vacances, lundi, je me suis plongée dedans. Mardi midi il était terminé. De toute façon, je ne pouvais pas mettre plus de temps. Il fallait que je sache... Que j'ai enfin la solution, le dénouement. Impossible de dormir lundi soir. Pourtant les yeux me piquaient. Trop de lecture. Pas assez de lumière. La fatigue. Alors j'ai éteins la lumière. Fermé les yeux. Espérant m'enfoncer dans un profond oubli rapidement. En vain... Les images du livre revenaient me perturber. Mais qu'est ce qui va bien pouvoir se passer ? Comment va s'en sortir le héros ? Où est ce que l'auteur veut nous emmener ? Parce que pour le moment j'étais bloquée sur l'île avec les Marshall Teddy Daniels et Chuck Aule... Et pour ne rien cacher, j'avais un peu peur. J'admets être une trouillarde impressionnable. Mais de là à faire des cauchemars...


Je ne veux pas parler de l'intrigue. Par peur de trop en dire. En quelques pages on se retrouve là bas, sur Shutter Island, avec tous les personnages. On découvre l'île en même temps que certains. Hésitant entre fascination et effroi. Dennis Lehane sait jouer avec ses personnages et ses lecteurs. Il nous plonge dans un univers si réel et tellement fantastique, qu'on ne sait plus trop où se situe la limite entre le vrai et le faux. Et la peur s'installe. Tout doucement...


Résumé (quatrième de couverture) :

"Nous sommes dans les années cinquante. Au large de Boston, sur un îlot nommé Shutter Island se dresse un groupe de bâtiments à l'allure sinistre. C'est un hôpital psychiatrique dont les patients, tous gravement atteints, ont commis des meurtres.

Lorsque le ferry assurant la liaison avec le continent aborde ce jour là, deux hommes en descendent : le Marshall Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule. Ils sont venus à la demande des autorités de la prison hôpital car l'une des patientes, Rachel Solando, manque à l'appel. Comment a t'elle pu sortir d'une cellule fermée à clé de l'extérieur ? Le seul indice retrouvé dans la pièce est une feuille de papier sur laquelle on peut lire une suite de chiffres et de lettres sans signification apparente. œuvre incohérente d'une malade ou cryptogramme ? Au fur et à mesure que le temps passe, les deux policiers s'enfoncent dans un monde de plus en plus opaque et angoissant, jusqu'au choc final de la vérité"

 

Maintenant, il ne me restera plus qu'à aller voir l'adaptation cinématographique réalisée par Martin Scorsese en octobre...

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