21 novembre 2009

Fête de la science

La Fête de la Science est finie (enfin elle s'arrête demain soir, mais dieu merci c'est terminé pour moi) pour cette année.

J'aurai appris deux choses cette année :

C'est fatiguant comme semaines. Entre l'organisation avant, pendant, après (là j'anticipe je sais, mais je ne pense pas me tromper), le stress général qui forcément vous atteint, la course au renseignements qui n'arrivent pas, ... la préparation des expos, des grilles, des affiches, ... les visites, ... accueillir les visiteurs, les "exposants", ... , la petite présentation sur le Savant fou dans la BD que nous avons faite à une classe de 2nd...

Deux semaines que nous ne faisons que ça, laissant de côté le reste du travail ordinaire qui forcément va nous tomber dessus à bras raccourcis dès la semaine prochaine...

Voilà pour la première :  penser à suivre un traitement à base de vitamines C, B, D, E et de caféine avant, pendant et après (phase récupération en rattrapant le retard accumulé)

Et c'est particulièrement intéressant. Alors là ! Silence dans les rangs. Pour une littéraire, allergique aux mots mathématiques, sciences physiques et chimiques, technologie .... c'est tout simplement une petite révolution. Bon je vous rassure, je n'ai pas viré ma cuti. Simplement que je crois bien avoir retenu deux ou trois trucs : les panneaux solaires peuvent rendre deux sortes d'énergie, photovoltaïque et thermique ; le moteur de Stirling, maintenant je connais, enfin le principe de base... ; la différence entre énergie entrante et sortante ... (ok, je sais, il y a de quoi se demander si un jour j'ai fichu les pieds dans un cours de science au collègue ou au lycée... je me pose aussi la question...) ; comment faire entrer un oeuf dur dans becher.jpgun becher (et le faire ressortir) ; comment fonctionne nos thernomètres à ludions ; que l'eau ne bout pas nécessairement à 100° ; ...

Bon je vous rassure, dès que le mot équation était prononcé, tout à coup, il y avait comme un signal d'alarme dans ma petite tête... Mais bon, quand même, je me suis bien amusée et j'ai même trouvé ça intéressant, c'est dire...

Ça a du bon de bosser dans un lycée scientifique, tout compte fait...

Maintenant que cette période chargée est "presque" terminée, je vais pouvoir reprendre un rythme plus normal et essayer de poster plus régulièrement

24 octobre 2009

leçon de vocabulaire

Depuis deux semaines, grâce aux médias et aux politiques, les français auront appris un nouveau mot :

le népotisme ...

Avouez qu'avant cette histoire de l'Epad et du prince Jean, ce mot, bah soit vous l'ignoriez soit il ne faisait pas parti de votre répertoire quotidien. Aujourd'hui parler de Népotisme, le sortir dans une conversation ou pendant un dîner, c'est du meilleur effet...

Petite définition honteusement piquée sur le site Wikipédia :

"Le népotisme (emprunt à l'italien nepotismo, de nipote, « neveu ») est la tendance de certains papes, et par extension de certains dirigeants, à favoriser l'ascension de leur famille ou leur entourage dans la hiérarchie dont ils sont le sommet."

Merci à eux de s'occuper d'enrichir notre vocabulaire...

11 septembre 2009

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Semaine deux

C'est impressionnant comme la ville se remplit en quelques jours. Désertée durant deux mois, hantée parfois par quelques touristes et quelques habitants, elle se retrouve du jour au lendemain, grouillante, fourmillante, vivante... Les collégiens et les lycéens sont rentrés, on ne peut pas l'ignorer. Déjà, je ne peux pas l'ignorer, puisqu'il paraît que je travaille dans un lycée. Mais difficile de s'en rendre vraiment compte la première semaine. Une rentrée sur deux jours, un mercredi et un jeudi... Et c'est vrai, vendredi dernier, j'étais de formation, donc absente du lycée. D'un autre côté, en théorie je ne travaille pas le vendredi. Mais nous ne sommes que le 11 septembre. Mon emploi du temps a bien le temps de changer... Bref, tout ça pour dire que cette semaine, la place regroupant les arrêts de bus était juste noire de monde, les soirs à 18h. Avec les collégiens, les lycéens, les salariés et ... les personnes âgées qui comme de par hasard doivent prendre le bus à cette heure là, juste celle où il y a le plus de monde, juste celle où il est impossible d'avoir une place assises si on ne monte pas dans les premiers. Croyez moi si vous voulez, mais les vieux savent déployer une énergie hors du commun lorsqu'il s'agit de courir pour monter dans le bus en premier ou vilipender un jeune... Enfin, là n'est pas le propos.

Un lycée de 700 élèves. Principalement des garçons. Dois je vous rappeler les conditions climatiques exceptionnelles de cette semaine ? Soleil, chaleur, ciel limpide... Toute personne normalement constituée supportant la chaleur se précipite dehors le midi pour profiter, non ? Histoire de s'aérer, de respirer, (surtout quand on travaille dans de vieux bâtiments qui parfois deviennent de véritable sauna... Et qui laisse supposer le contraire pour l'hiver... mais je ne me plains pas, je travaille dans un lieu magnifique...), de se changer les idées... Bon je dis ça, mais comme je ne supporte pas trop la chaleur, je fais partie de ces gens tarés qui restent enfermés dans des pièces obscures histoire de ne pas choper la migraine... Mais ça n'explique pas pourquoi le CDI est plein de jeunes qui viennent lire le midi. Enfin plein, il ne faut pas exagérer. Pourquoi une quinzaine d'élèves s'enferme le midi pour lire... Des BD et des mangas, ok. Quoique non... Certains ont même réclamer des nouveautés en romans et les dates du début du club lecture. Alors je suis consciente que je travaille dans un établissement "protégé" où les élèves disent bonjour, au revoir, merci, s'il vous plaît excusez moi... mais ça ne me suffit pas comme raison...

Le reste du temps, quand je ne suis pas cachée au CDI, je dois surveiller des études obligatoires et donner des cours de soutien. Hier, j'ai fait la connaissance d'un demi groupe de seconde bac pro TU en trois ans... Intéressant... Instructif ... une fois passée les mises au point, "non je ne suis pas lycéene, ni étudiante... et non ce n'est pas mademoiselle mais madame..." Hum... la petite bague à la main gauche fait son effet. Ça calme tout de suite. Donc une fois les présentations faites, il a fallu les faire travailler ces petits... Délicat quand on tombe sur des élèves qui n'ont pas de livre de cours sur eux, pas de devoir (véritablement, après vérification sur le cahier de texte de la classe), et pas de cours non plus... Juste des polycopiés pas encore remplis et des feuilles vierges... Alors si vous avez des suggestions, je prends, parce que sur le coup, je me suis vraiment demandée ce que j'allais pouvoir en faire pendant une heure. Sur le coup, je me suis faite avoir... On m'avait dit que je pourrais lire une fois qu'ils seraient installés devant leurs devoirs... Bien sûr j'avais pris mon livre... pour rien... Alors on a parlé... En anglais et un peu des super-héros (mais en français là... De toute façon, je n'aurais pas eu assez de vocabulaire...)...

Semaine deux terminée... Et je dois avouer que je suis bien contente d'être en week-end. Surtout que le prochain, ce sont les Journées du Patrimoine et que je me suis proposée pour participer à la journée du samedi... Et oui, je travaille même dans un lieu qui fait parti du Patrimoine Architectural et Historique de la ville... Je sais, j'ai de la chance.

 

03 septembre 2009

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La Rentrée

La journée de pré-rentrée, en fait, ce n'est pas si terrible, ni si impressionnant. Le lycée, jusqu'alors vide, voit ses couloirs se remplir de professeurs, de personnels de services, d'AED, d'AVS, de ... code tous plus étranges les uns que les autres. Personnellement, je suis fière de faire partie des MRS...

D'ailleurs, à ce propos... Malgré les trois réunions de la journée, je n'ai toujours pas compris en quoi consistait ce poste. Alors non, je ne pense pas être plus stupide qu'une autre. Oui, j'ai bien écouté, comme quand j'étais à l'école. Mais ... C'est toujours le flou... Mais je suis rassurée. J'ai appris mardi soir que j'avais une journée de formation vendredi. Ensuite il y a eu le vin d'honneur. Une petite épreuve assez délicate lorsqu'on ne connaîtgrand monde, que la salle du réfectoire est pleine et que quasiment tout le monde se connaît. Mais comme je ne suis pas du tout timide et réservée quand je ne connais personne, c'est passé comme une lettre à la poste... (Où est la vérité ? Après Où est Charlie ? Le nouveau jeu énervant... ). Bref, tout ça pour dire, qu'en fait c'était une journée bien plus impressionnante sur le papier que dans la réalité. pas

Maintenant le lycée est ouvert. Les élèves sont de retour. Hier, c'était la première journée de rentrée. 2nd, BTS et certaines classes de 1ère. En arrivant, vers 11h30 (oui, je sais, mais c'est quoi ces horaires ?!... D'un autre côté, je ne travaille que 26 heures dans la semaine. Et ma paie est en conséquence...), donc en arrivant, il y avait quelques élèves dans le couloir principal, amassés pour la visite de l'établissement sous la houlette de leur professeur principal. Depuis le hall, il me semblait que c'était une foule immense qui était agglutinée là. En réalité, ils n'étaient que trente. Mais selon certains textes, le phénomène de groupe commence à deux... Donc, dans une certaine mesure totalement exagérée, ma première impression, si on s'en réfère à la loi, n'était pas complétement erronnée. Ah, j'ai oublié... Il y avait aussi les CPGE qui rentraient hier. Les quoi ? Personnellement j'ai mis un bout de temps à comprendre. C'est tellement plus simple de dire les Classes Préparatoires aux Grandes Écoles... Respiration... Ouf... Donc les CPGE faisaient aussi leur rentrée. Hier après midi, je jour de la rentrée, le premier jour de classe, après trois heures, nous sommes bien d'accord... deux élèves des CPGE étaient déjà au CDI à TRAVAILLER... Bon je n'ai pas fait de Prépas. Juste la Fac. Mais se mettre à bachoter dès le premier jour, je dois admettre que ça m'a paru surprenant... A 16h ils étaient partis. Mais quand même... Résultat, à 17h, je fermais le CDI.

01 septembre 2009

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1er septembre.

Dans quelques heures, je vais aller travailler. Avant j'ai une énième heure de conduite. Ce permis, quand je l'aurai, ce sera avec autant d'heure s qu'une conduite accompagnée, si ça continue. Mais bon, le propos n'est pas là. Dans quelques heures, ce sera la première pré-rentrée à laquelle j'assiste. Une année dans un lycée. Et pas en tant qu'élève. Ni prof... Non.. Sous le titre pompeux et un peu "englobe tout" de médiateur de réussite scolaire. A vrai dire, je ne sais pas tout à fait ce que ça veut dire. Je vais donc vous épargner la partie définition. Mais peut être que ce soir, après la grande réunion de tout le personnel j'en saurais un peu plus...

Depuis deux semaines que j'ai repris le travail, j'officie dans un lycée vide, avec tout au plus une dizaine de personnes, quelques profs en visite, à la recherche de manuels scolaires ou d'une reprise en douceur. Histoire de se familiariser à nouveau avec les murs du lycée, avec cette enceinte qui pendant neuf mois va les accueillir presque tous les jours, avec ce lieu, qui, dans deux jours sera plein d'élèves. Car le truc, c'est que depuis le mois de juillet, je n'ai pas vu un élève. Alors à vrai dire, je commence à me demander ce que ça peut donner cet endroit avec sept cents élèves... Dont les trois quart mesurent vingt centimètres de plus que moi. Qui pour certains, font plus âgés... Je sais, je me lance des fleurs, mais avouons le, je ne fais pas mon âge. Enfin pas encore. Quoi que... Certains ont tout de même presque vingt quatre ans. Alors ce n'est pas si éloigné de mon âge canonique...

En tout cas, j'aurai vu comment on prépare la rentrée dans un CDI, les commandes, le ménage des armoires, la préparation des manuels scolaires pour les nouveaux profs, le bulletin de rentrée, la revue de presse, l'inventaire et le rangement des rayons, la remise à jour de la base emprunteur, ...

Bref... Peut être qu'il faudrait que je me prépare d'ailleurs, si je veux être à l'heure. Parce que je raconte, je raconte, mais tout ça ne fait pas avancer le reste, sauf l'heure et dans 40 minutes il faut que je sois partie de la maison.. Autrement je risque d'arriver en retard à mon cours de conduite. Quel dommage ce serait...!

Allons voir si mon 'amour' de la rentrée, du mois de septembre, de l'automne tient le coup dans cette confrontation avec la Rentrée en réel...

Round 1 ... Le mois de septembre...

14 mai 2009

réveil difficile

Flottement entre rêve et réalité.

Qui suis, où suis je, qui sont ils vraiment ?

Pourquoi ?

Dans un ailleurs fantasmé, des souvenirs, des peurs, des attentes se mêlent.

Que font ils côte à côte ces deux qui ne se connaissent pas ? Que me veulent ils ?

Au petit matin, en quelques secondes tout défile. Histoire complète, décors, costumes, dialogues. Nous sommes au cinéma.

Mais non. Imbécile. Nous sommes dans ta tête. Dans ton rêve ou dans ton cauchemar si tu préfères.

Sommeil paradoxal. L'inconscient se fait plaisir. Le subconscient se déchaîne.

Que cherchent t'ils à me raconter ?

Au petit matin les yeux s'ouvrent difficilement. Cherchant en vain à retenir le rêve.

Mais déjà le traître s'enfuit, lâche...

Peut être la nuit prochaine le convoquerais je à nouveau... Et qu'il m'en dira plus...

 

10 janvier 2009

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Il y a des jours comme ça...

Des jours où au réveil, on a cette petite boule dans le ventre et dans la gorge.

Une petite angoisse qui vient de nulle part mais qui s'installe tranquillement, comme si elle était chez elle...

Des jours où on se dit, c'est pas possible, il va se passer quelque chose de grave...

Et puis non. En fait, rien de plus que d'habitude...

Mais cette petite angoisse, elle est bien là.

Même si dehors le soleil brille,

Même si tout semble prendre la chemin que vous désiriez sans avoir à dire ou à faire quoi que ce soit...

Cette petite angoisse que vous portez sur vous.

Sur votre visage, votre regard, dans votre voix, vos gestes, vos paroles...

Qui fait dire aux autres que vous n'avez pas confiance en vous, que vous êtes mal à l'aise...

Et puis la journée passe...

Le temps s'écoule.

C'est de nouveau la nuit

Et le lendemain, rien n'est plus pareil.

La petite boule a disparu durant la nuit.

Tout semble de nouveau plus facile et plus doux...

Il y a des jours...

 

03 décembre 2008

Enervée !!!

La culture confiture ?
Pendant 15 ans nous allons à l’école.
Maternelle, primaire, collège, lycée.
Pendant 15 ans nous apprenons, nous nous forgeons une culture, un savoir, une personnalité. Nous affirmons petit à petit nos goûts et nos préférences, souvent en fonction de nos facilités et prédispositions pour tel ou tel sujet. Parfois nous forçons un peu la nature pour faire entrer dans nos petits crânes des enseignements auxquels nous sommes obtus.
Puis c’est le Bac. Le sacro saint Baccalauréat. Hum…
Ensuite, c’est la fac… Ou la prépa… Puis les concours ou le travail…

Hier, je révisais l’espagnol. Enfin, je faisais surtout une révision générale histoire de mesurer l’étendue des dégâts (et le gouffre est très profond). Pourtant au lycée je n’étais pas une « mauvaise élève en espagnol ». Mais bon, il faut croire que 10 petites années ont suffit pour effacer de ma mémoire les rudiments élémentaires de cette langue.
Qu’est ce que nous avons retenu de cette culture scolaire ?
Juste ce qui nous est utile encore aujourd’hui ? Juste ce que nous aimions vraiment ?

Lu aujourd’hui :
Le gouvernement veut supprimer les épreuves de culture générale des concours de catégorie B & C afin que tous les candidats soient sur un pied d’égalité.

Je ne suis pas d’accord. A priori nous sommes tous allés à l’école. Nous sommes tous égaux devant l’enseignement qui nous est dispensé. Je suis consciente que les disparités sociales font que selon l’entourage familial tel ou tel enfant sera plus ou plus enclin à connaître et apprécier l’art, la musique classique, la littérature… Mais la culture générale ne se limite pas à ces thématiques. L’Histoire de France en fait partie. La Géographie. Les Sciences. … Tout ce savoir scolaire que nous sommes sensés avoir assimilé.
La culture générale. C’est une bien belle expression pour dire tout et n’importe quoi. Mais supprimer la culture générale des concours revient à dire que personne n’a besoin de la culture pour vivre. Or je ne comprends pas ce point de vue.


Une petite anecdote :
L’autre jour à l’heure du repas, X passe dans les bureaux du service administratif en souhaitant bon appétit. Sauf qu’il le fait en patois. Personne ne répond. Juste un petit regard méprisant jeté en coin.
-    vous pourriez répondre… dit X
-    Pour ça il faudrait qu’on sache ce que tu racontes, répond une employée
-    Bah je viens de vous souhaiter un bon appétit en patois
-    C’est sûr aussi si tu parles une langue qu’on ne connaît pas.
-    Vous devriez le connaître un peu. C’est votre culture. Vous avez grandi ici. Vous vivez ici. C’est la culture locale.
-    Oh tu sais, nous on est jeunes. On a pas besoin d’être cultivées.

Fin de l’anecdote qu’un ami nous a racontée le soir même.

Voilà. Les jeunes n’ont pas besoin d’être cultivés. C’est dit. Et le gouvernement veut supprimer les épreuves de culture générale des concours.
Il est vrai que la culture est dangereuse. Tout comme l’école et le savoir. C’est avec ce genre de choses subversives que nous pouvons nous forger un caractère, nos propres idées, notre jugement. Alors que tout serait tellement plus simple si tout le monde pensait comme cette jeune fille. Que la culture on s’en fout. Tant que nous pouvons regarder TF1 et la Star Ac ou les programmes abêtissants des chaines privées, tant que nous sommes capables de gober les messages de nos politiques sans broncher… tout va bien…
Alors ce n’est pas grave si dans 10 ou 15 ans plus personne ne connaît les grands classiques de la littérature, si plus personne n’est capable de se forger une opinion propre dénuée de toute démagogie, si tout le monde écoute la même musique stéréotypée et purement commerciale (pour renflouer les poches de ceux qui n’en ont pas besoin), si … la liste pourrait être longue…
Les épreuves de culture générale sont difficiles. Mais c’est ce qui fait leur intérêt. Ensuite, je suis désolée, mais ne serait ce pas à chacun de se donner les moyens de réussir ce genre d’épreuve ? En apprenant ? En s’enrichissant (culturellement) ? En essayant de comprendre ce que c’est, pourquoi, comment, quand ? Et en étant libre de se dire que tout compte fait nous aimons aussi ou pas. Juste de se forger un goût propre sans se fermer de porte…
Les établissements comme les bibliothèques, les médiathèques, les centres culturels, … sont là pour nous permettre d’accéder à la culture. Sous toutes ses formes. Alors la fausse excuse de « ce n’est pas accessible », non, je n’y crois pas non plus.
Mais la culture et le savoir sont deux choses très dangereuses. Alors faisons les disparaître….en les rendant superflus.

02 novembre 2008

C'est un cauchemar

Ca y est...

Le gouvernement a enfin réussi à repousser l'âge légal de la retraite...

Ce matin, au réveil, après une nuit beaucoup trop courte, alors que je comptais prendre mon café tranquillement, j'ai manqué d'avaler de travers en lisant ça sur le site de 20minutes.fr.

Les députés ont accepté une motion proposant de repousser l'âge légal de la retraite à 70 ans pour qui le veut. Attention, ce n'est pas obligatoire. Non. Juste pour ceux qui ont une retraite misérable et vivent dans le besoin passé 60 ans...

Alors comment dire...

Le taux de chômage est en inflation constante depuis 6 mois.

Vous en connaissez beaucoup vous des entreprises qui sont prêtes à garder un salarié un peu "fatigué" qui pourait commettre quelques erreurs d'inattention et qui nécessite des conditions de travail adaptées ? Et des entreprises prêtes à garder ces mêmes salariés, qui commencent à coûter un peu cher au vu de l'ancienneté (on a pas encore réussi à le supprimer ça, mais bon...) et qu'on pourrait si facilement remplacer par des stagiaires ou des jeunes fraichement diplômés (payés au lance pierre de surcroit) ?

Pas moi...

Et puis, c'est vrai, qu'un maçon, à 60 ans, il n'est pas du tout abîmé par la vie... Non... Il est en pleine forme. Il a un travail physique, donc il fait de l'exercice et s'entretient, il prend l'air, ... Ah, ce n'est pas ça ? Aïe... Alors il va faire comment le pauvre maçon qui va toucher une retraite de misère quoi qu'il en soit et qui en plus est complètement épuisé ? Bosser jusqu'à la tombe ? Ce serait une solution après tout. Comme ça on supprime toutes les retraites précaires des sales boulots et on se concentre sur les autres, celles qui coûtent beaucoup d'argent...

La gouvernement et ce cher monsieur Darcos ne se foutrait il pas un peu de nous ?

Non ?

Ah, je parlais des maçons parce que je connais la situation, mais prenons le cas d'un éboueur, d'un conducteur de train, d'un chauffeur de bus, d'un routier, d'un électricien, d'un plombier, d'un magasinier, d'un manoeuvre, d'un employé d'entretien...

C'est sûr, pour un bureaucrate comme monsieur Darcos, ce n'est pas la même chose...

Bref...

Nous vivons dans un pays à deux vitesses. Où tout est fait pour favoriser ceux qui ont les moyens et les ressources pour s'en sortir. Les autes, les petites mains qui sont pourtant bien utiles pour faire le sale boulot et fouiller notre merde, on s'en tape royalement. Ca s'appelle de l'esclavagisme, ou du moins ça s'en rapproche beaucoup...

Je pense que le jour où mon père crèvera de fatigue sur un chantier parce qu'il a du bosser jusqu'à 70 ans, monsieur Darcos ne sera pas là pour le plaindre... Non...Ce sera juste normal. Il n'avait qu'à pas être maçon et à trouver un métier qui lui fasse bien gagner sa vie.

 

09 octobre 2008

Là ce n'est pas passé

« La partition sexuée des genres musicaux écoutés traduit l’inégale répartition du travail domestique entre homme et femme » Lehingue in 2003
Je dois avouer que cette petite phrase lue aujourd’hui dans « La sociologie des pratiques culturelles » Edition de la Découverte – Collection Repères, m’a quelque peu posée problème…
En 2003… La répartition inégale du travail domestique…
Les femmes écoutent la radio en faisant à manger, le ménage, … Principalement de la variété française. Selon une étude réalisée par l’Insee. Pourquoi de la variété française ? Tout simplement parce que la musique de variété associe le texte à la musique. Ainsi nous (les femmes) pouvons retrouver une dimension narrative (prédominante dans la variété française), une des dominantes de l’univers féminin (qui est plus proche de la fiction et de la narration, il n’y a qu’à voir les comportements en lecture, les femmes lisent davantage de fiction que les hommes. De la fiction sentimentale, des romans policiers, historiques, … ) alors que les hommes peuvent se concentrer sur l’abstraction (alors là ?!), la musique bien plus savante, les variétés internationales, le rock, le folk, … et j’en passe

Bref… Forcément ce petit paragraphe n’est pas très bien passé.

Pour le coup, je dois avouer que j’ai laissé mon cas personnel parler. La variété française… hum… Dans la nomenclature variété française, il faut penser à tous les genres de chansons en français (Johnny comme Dionysos en passant par Julien Clerc, avec un détour par Jenifer, sans oublier d’aller saluer Miossec et Mylène…), soit une catégorie assez large qui englobe un public de 10 ans (Lorie et Christophe Maé) à …. 80 ans (Gilbert Bécaud, Michel Sardou…)
Et pourtant dans tout ça, je ne me retrouve pas. Alors peut être que je ne suis pas une femme d’intérieur…

Bizarrement, concernant la musique, je n’arrive à avoir aucun recul.
Venant d’un milieu relativement populaire (et Polonais de surcroit, et la musique dans les familles polonaises, c’est sacré), j’ai pourtant appris à écouter de tout… De la musique classique (Beethoven, Bach, Mozart, Brahms, … ont bercés mon enfance) comme du rock (à 14 ans je connaissais les Velvet Underground, les Who, Led Zeppelin,  les Guns, Scorpion, Eagles, …) ou de la pop (Les Beatles, …) ou de la variété française (Reggiani, Mylène Farmer, Brel, Lio, …) sans parler du Jazz (Dizzie Gillepsie, Duke Ellington, Stan Getz...)

Alors non, pour le coup je n’étais pas d’accord et plutôt en colère en lisant cette partie de l’ouvrage. Parce que les goûts musicaux, selon les sociologues, ne permettent pas de juger d’une CSP ou d’un statut social. Cependant, l’éclectisme oui. Plus on vient d’un milieu populaire, moins on est ouvert à d’autres genres. Plus on vient d’une CSP élevée (tant au niveau des diplômes qu’au statut social) plus on est ouvert à d’autres genres…


Mon père est artisan maçon. Il écoute de la musique classique et de la variété française (dans la norme des enquêtes) comme les ¾ des personnes de sa CSP. Cependant, dans une volonté d’émancipation de cette situation, mes parents ont toujours fait en sorte qu’on arrive à découvrir d’autres choses… Pour sortir justement d’un clivage réducteur et anecdotique. Comme pour la lecture. Bon, nous n’avions pas le droit de regarder la télévision mais … d’un autre côté, les autres pratiques culturelles étaient relativement encouragées…

Même si quelques pages plus loin je pouvais lire qu’aujourd’hui « les pratiques et les préférences musicales des jeunes issus de la massification de l’enseignement du 2nd degré sont davantage marquées par l’éclectisme et par le brouillage des frontières… » Cela dit, je suis allée au collège dans un petit village de campagne (nous étions 350 à tout casser). En ce qui concerne le Lycée... Il a ouvert l'année où je suis entrée en seconde. Nous étions alors 90 élèves. 200 l'année suivante. 300 l'année d'après. Ensuite, j'ai débarqué à Nanterre. Fac de Lettres. Peut être 200 élèves dans le petit batiment à l'écart des grandes barres de la Fac...

Donc cette note sans aucun recul n’est qu’un coup de sang….

Sûrement que les études sont fondées. Et effectivement les résultats parlent d’eux. Mais il est parfois difficile de se conformer à une vision froide et placide, telle que celle des sondages, sans se dire que… Mais non !!!! ce n’est pas vrai, d’abord…
Et puis après tout, je ne suis pas sociologue. Ces gens sont très certainement très intelligents et en plus c’est leur métier. Moi je ne lis ces bouquins que dans le but de me faire une idée globale de l’état de la culture en France (pratique, économie, culture nationale face à la mondialisation)

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