14.04.2008
Pénélope
Premier jour de "repos".
Alors histoire de ne pas tourner en rond dans l'appartement ce matin, direction l'UGC des Halles... Ah comme les mauvaises habitudes reviennent à grands pas...
Après les déboires de la semaine dernière, Crimes à Oxford et Horton, j'avais juste envie de voir un film qui fasse un peu rêver.
Mon choix s'est arrêté sur Pénélope.
Pénélope (source Allociné) :
Film de Mark Palansky
Avec Christina Ricci, James McAvoy, Catherine O'Hara
Film allemand, américain, britannique.
Genre : Comédie dramatique, Fantastique
Durée : 1h 41min.
Année de production : 2006
Titre original : Penelope
Distribué par ARP Sélection
Résumé :
"Une sorcière a jeté un sort sur la première fille qui nait dans la famille Wilhern : Pénélope. Pour y échapper, elle devra épouser un garçon issu de la noblesse. Pénélope est une romantique. Elle décide de fuir loin de sa famille et d'affronter le Monde. Elle découvrira que le mauvais sort, il faut l'ignorer et s'accepter telle qu'elle est."
Tout d'abord, soyons honnête. Je ne serai pas tout à fait objective en parlant de ce film. Peut être parce que j’aime beaucoup Christina Ricci. Depuis ses débuts dans la Famille Addams. Peut être à case de Reese Witherspoon…Peut être à cause de l’aspect fantastique du film. Peut être… il y a plein de peut être en réalité.
Toujours est il que ce film est tout simplement bien.
Bien grâce à son atmosphère, aux ambiances qui s’en dégagent, aux couleurs, à la fantasmagorie, au rêve, au fantastique… On pourrait par moment se croire dans un « bon » film de Tim Burton. Eh oui, alors qu’il se perd dans des considérations moralisantes et moralisatrices, cette petite fable sur les apparences, les différences, les jugements rempli parfaitement son rôle tout en faisant rire. Un joli message de tolérance porté par l’humour et le fantasque. Parce que bien sûr, ce film porte un message moral : Il faut accepter ses différences et celles des autres et aller chercher au-delà des apparences. Bien sûr, nous sommes dans une comédie pseudo romantique avec de la musique bien comme il faut, avec des sentiments, de l’amour, de l’amitié, tous les poncifs nécessaires à ce genre de film. Mais ça passe bien. Il n’y en a pas trop. Juste ce qu’il faut (enfin pour moi, c’était juste ce qu’il fallait et puis de toute façon, j’ai prévenu que je ne serai pas objective.)
Mais voilà, ce matin j’avais envie de sourire et de rêver un peu. Alors c’était juste le bon film.
Les acteurs semblent prendre plaisir à jouer. Et cette bonne entente, ce plaisir se diffusent dans le film. C’est tout simplement joyeux. Que ce soit Christina Ricci avec son groin et ses oreilles de cochon, que ce soit Reese Witherspoon très loin de la Blonde qui l’a lancé, que ce soit James McAvoy et ses « origines », son addiction au Poker, que ce soit le vilain nain qui est déjà un vilain nain dans Joyeuses Funérailles, on suit les acteurs qui deviennent des personnages ancrés dans la vie quotidienne et dans le monde des rêves. On oscille en permanence entre les deux univers, mais sans dichotomie marquée. Les deux mondes sont complémentaires et cohabitent. C’est juste un petit moment magique.
Alors certes, ce n’est pas un grand film, mais au moins, il a le mérite de faire rêver et d’offrir un petit rayon de soleil dans la grisaille ambiante…
14:43 Publié dans film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma
23.06.2007
Cinéma

Ocean's 13 donc...Comment dire... Sans intérêt ? Pas bon ? Drôle par moments, ce qui évite qu'on s'endorme complètement ? Sans dialogue, sans scénario ? Sans... rien...
D'accord, le deux n'était déjà pas un chef d'oeuvre. Je le reconnais. Mais là, c'est long. C'est essouflé. C'est fatigué. C'est déjà vu. D'ailleurs, il y a un moment très intéressant (comme quoi) dans le film. Juste une scène. Brad Pitt et Georges Clooney sont devant le Bellagio, (remember, remember the first one... the only good one), et parle du bon vieux temps. de la façon dont tout change, tout passe, devient obsolète... et là, à l'esprit, on a qu'une pensée, c'est comme vous et votre tentative désespérée de relever la licence avec ce troisième opus. Bon d'accord, je suis particulièrement sarcastique. On voit bien qu'ils s'amusent les bougres... enfin ces deux là du moins... On voit bien que c'est un film d'amis... Mais ... le 1er, c'était nouveau, c'était original, c'était ... est maintenant, on est ...


Je n'a ime pas trop les films français intimistes, portés sur la réflexion... Et je n'aime pas trop Daniel Auteuil.
Et voilmà. Je crois que tout est dit...
La prem ière partie est superbement drôle, touchante, on rit à voix haute, on se laisse emporter par la philosophie de ce Jardinier... On aime cet homme et ses réflexions sur le monde, sur la société, sur la réalité sociale, sur la vie... Cet homme qui nous balance l'air de rien notre réalité, empruntée, fausse, loin des "vraies" valeurs... on le suit, on l'écoute, on rélfechit, on rêve...
Et puis... et puis il y a la seconde partie... Et là...
Je crois que j'avais rarement autant pleuré au cinéma. Je ne vous dirais pas pourquoi, mais c'est beau, c'est touchant, c'est émouvant... et ...
2 heures après, j'avais encore la gorge nouée et les larmes aux yeux...
08:48 Publié dans film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma
02.06.2007
la séance du samedi - Black Snake Moan

Le blues a toujours fait partie de Lazarus. Jadis, dans sa bourgade du Tennessee, il en jouait en virtuose chaque week-end pour faire danser les couples. Dix ans ont passé, Lazarus s'est marié, s'est rangé, a abandonné la musique, s'est laissé piéger par la routine, s'est fait plaquer. Un puissant désir de revanche, un vif ressentiment à l'égard de celle qui l'a trahi, des élans de violence incontrôlés, des rêves de plus en plus sombres composent désormais son quotidien.
Un matin, Lazarus découvre aux abords de sa ferme le corps à demi nu d'une fille couverte d'ecchymoses et laissée pour morte au milieu de la route. C'est Rae, que chacun connaît dans cette petite ville, et dont la plupart des hommes du coin ont profité. "Une traînée", dit d'elle sa mère, qui n'eut pas le courage de la protéger d'un père incestueux et assista indifférente à sa précoce descente aux enfers...
Ce film, j'y retourne. Demain.
Il est tout simplement envoutant. La musique qui vous prend aux tripes. Le sud des Etats Unis, ces petits bleds paumés qui sentent la poussière, qui sentent la musique, qui imprègnent l'imaginaire et qui s'immiscent en vous...
Les acteurs, terribles. Samuel L Jackson, aka Lazarus, en viel homme désabusé qui trouve le salut dans la "rémiscion" de Christina Ricci, Rae, jeune fille paumée, nymphomane au dernier degré, qui ne peut survivre sans assouvir ses besoins sexuels... La rencontre de ces deux personnages (car les acteurs sont là, ils habitent le corps et l'âme des personnages. Se sont eux, et personne d'autre n'auraient pu le faire. Tout ça semble si naturel et si évident...).
Mais le plus grand personnage de ce film, c'est la musique... le Blues, qui rythme tout le film, qui nous ballade dans cette histoire, qui s'installe dès les premières images. L'ambiance, la sensibilité, la puissance, la passion, tout y est... et j'en ai pleuré tellement c'était... tout simplement... c'était...
Les images sont superbes. La lumière, le soleil, le grain de poussière, la sueur, tout transpire à l'écran...

20:03 Publié dans film | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cinéma
20.05.2007
pur week end
Pour le week end de l'Ascension, quoi de mieux qu'un film qui se déroule durant ce dit week end ?
Alors hier, à 11h30, direction La Défense. Séance à 12h10. J'avais même le temps de prendre un Cappuccino au Starbuck avant le film.
Ensuite, vers 12h05, direction le cinéma. Le temps d'acheter un paquet de Top Crunch (le plus petit, parce que ces trucs c'est carrément trop bon et que je suis capable de tout manger...) et je suis allée m'installer dans la salle.
En entrant dans cette belle et grande salle 5, j'ai bien cru que j'allais éclater de rire... Il était presque 12h10 et il n'y avait personne. Salle complètement vide. Je n'avais que l'embarras du choix. Environ 150 places disponibles...
Quelques minutes après, le temps pour mon petit cerveau de me dire "purée, je vais avoir le droit à une projection privée...!!! A La Défense... Mais je vais venir tous les samedi à cette heure-ci !" et un gars est entré dans la salle. En me voyant il a éclaté de rire. Ce que je peux comprendre. Réaction saine en fait (cool, il m'arrive d'avoir des réactions saines).
Deux asociaux dans une salle de cinéma un samedi à 12h, ça donne quoi ?
Deux malades en train de bouquiner durant les bandes annonces.
Une troisième tarée qui arrive sur les entre-faits et qui sort son sandwich et son bouquin...
Parfait, nous vivons dans un monde parfait...
Cependant, ce film, j'avais décidé de le voir...
Pur Week End
Film de Olivier Doran - Avec Kad Merad, Bruno Solo, Valérie Benguigui, ...
Résumé :
Un groupe d'amis qui retrouvent tous les ans, à l'Ascension pour aller faire une randonnée dans les Alpes.
Oh le joli jeu de mot... Ascension, Randonnée / Montagne, donc Ascension physique... Et de une....
Des personnes qui se sont rencontrées il y a un peu plus de 20 ans maintenant... Qui sont devenus amis. Qui le sont restés (Pourquoi ?! Comment ?! Parce qu’ils sont tellement différents... mais on comprend vite, je vous rassure...) et qui tous les ans, "s'imposent" cette ballade, aux alentours du Col de L'Iseran... Et là, ce fut le drame... Quoi ? Je vais voir défiler des images de l'Iseran, Bonneval sur Arc, Val d'Isère, Albertville ? Quoi pendant 1h30 ? Ah, mais ça va pas être possible en fait.... Bref...
Donc nous les voyons tous arriver... Et se retrouver, les premières discussions tendues, les premiers affrontements verbaux... et là, on comprend... que ça va être tendu ce week end.
Surtout qu'il y en a un qui est en taule. Et qui a le droit (argh.. maudite tête et maudite chanson française...) à une journée de permission. Une journée qu’il compte bien transformer en « ad vitam aeternam ». Ce que bien évidement ses « amis » ne savent pas. Et ce qu’ils découvrent une fois arrivés à Albertville. Et là, tout s’enchaîne. Je ne vous parlerai pas du reste de l’histoire, parce qu’en soit, l’histoire d’une cavale… bof…
Mais à côté de cette cavale dans les Alpes Françaises (je veux partir !!!), il y a l’histoire de ces personnes, leurs petits problèmes et leurs déceptions face à la vie, à ce qu’elle promettait, à ce qu’ils attendaient, à ce qu’ils ont, ce qu’ils sont devenus.
Entre le taulard fugitif ; le couple quarantenaire en pleine crise ; le jeune loup avocat aux dents tellement longues qu’elles rayent le parquet ; la trentenaire complètement en dehors des réalités qui vit sa vie de femme libérée à fond ; l’éternel thésard qui pense être celui qui incarne la perfection ; et le personnage qu’on sait pas trop bien qui il est, qui il représente et ce qu’il fout là, mais il est là…
Vous avez compris, on en profite pour faire le POINT !!! Et là, ça devient à la fois pathétique, drôle et triste, en fonction de l’acteur tout simplement. De manière assez inégale, les personnages craquent tous les uns après les autres, se prenant de belles claques, donnant de belles claques en retour…
Donc après notre ascension physique, voici venir une autre ascension. Celle d’hommes et de femmes qui vont se retrouver confrontés à eux même et faire l’ascension de leur vie. Et en sortir, vous vous en doutez, changés et grandis (ouaip, même à quarante ans, pour notre couple en crise).
Et encore une fois, je dois avouer que chapeau bas à Kad Merad. Cet acteur est capable de me faire pleurer en deux secondes. Je ne sais pas comment il fait, mais son potentiel dramatique et émotionnel est énorme.
Il sait être drôle, touchant, émouvant, effrayant.
Alors je ne suis pas critique de cinéma, grande technicienne ou autre et certains me diront, pfff… n’importe quoi, mais d’un autre côté, en tant que spectatrice naïve, j’étais vraiment entrée dans le film grâce à cet acteur. Déjà dans Je vais bien, ne t’en fait pas j’avais été émue et surprise par cet homme, parce qu’au final, on a pas un mec qui vient jouer un rôle sur l’écran… Non, on a vraiment un homme à chaque fois, une personne et non plus un personnage incarné par… C’est cette faculté à donner une dimension humaine à un personnage et de le faire passer de statut de personnage à celui de personne qui fait que j’adore tout simplement cet acteur…
Ce film n’est pas exceptionnel. Ce n’est pas un bijou du cinéma français. Ce n’est pas CE film qui viendra redorer le blason du cinéma français.D'accord.
Ça se présente comme une comédie. Ça en a des aspects.
Ça se présente comme un drame. Ça en a des aspects.
Et c’est un road movie à la française à pieds dans les Alpes…
Et les images de la montagne sont là, belles, magistrales et imposantes. D’un autre côté, il serait difficile qu’il en soit autrement, c’est la montagne. Elle est belle, imposante et majestueuse. Mais voilà.
Réussir à me faire pleurer. Avec des images. Avec un put… d’acteur… et je suis sortie de là juste bien…
C’est le but parfois aussi. Quand on va au cinéma. Ne pas se faire des nœuds au cerveau pour comprendre, déconnecter et en sortir apaisé d’avoir été ailleurs l’espace de quelques instants… Non ?
10:46 Publié dans film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma
18.05.2007
Amer Béton - Le film
Amère surprise, désillusion, chute (et sur le béton, ça fait mal...), en première impression... et puis... Et le film s'insinue, reste, marque, revient, des images, des séquences, des sensations, des impressions... 4 heures après, il est toujours là et en fait, j'ai aimé...
Pourtant en sortant de la salle, je n'étais pas du tout enthousiaste...
Peut être pas tant que ça.
Le traitement onirique est parfaitement bien rendu... On oscille en permanence entre rêve, réalité, cauchemar...
Cette ville, ce quartier baroque, burlesque, effrayant, fait à mon avis, un peu trop penser au Voyage de Chihiro.
Un peu trop. Certaines figures sont quasiment semblables. Pourtant c'est le studio 4° qui a produit cette animation. Et Chihiro est une oeuvre issue des Studios Ghibli si je ne m'abuse. On peut y voir un hommage, je suis d'accord. Tout comme on peut y voir une trop grande inspiration.
Mais...
Pour le reste, le graphisme est fidèle à l'oeuvre originale de Taiyo Matsumoto
(Amer Béton - Publié chez Tonkam - 1 volume - 640 pages - 27,50 €)
Je vous invite à consulter ce dossier très complet sur le site d'Akata Delcourt...
20:05 Publié dans film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, manga
25.02.2007
Suite
Suite...
Donc, je reprends...
Voici les couvertures du Garçon dans le train...
Juste que... la même histoire, avec d'accord, deux traitements graphiques complètement différents...Mais, comme au Japon, nous commençons à tout avoir... Vraiment tout... Attention, lequel des deux aura le plus de succès ?!!! La course à la première place est lancée, les paris sont ouverts, ...
Et entre temps, j'essaie d'avancer sur le dossier bande dessinée anglo-saxonne... Alors pour éviter la saturation neuronale, j'ai trouvé une super solution... Enfin, je croyais que c'était une bonne idée, mais en fait...
Je suis allée voir Ghost Rider hier... Et... comment dire...
L'idée de départ était très sympa, mélanger les deux Ghost Rider, l'origine datant du courant Western Comic chez Marvel et la seconde version. L'idée de départ. Le reste est un grand vide scénaristique, avec des acteurs venus payer les impôts, un Nicolas Cage absent et ennuyeux, Eva Mendès, qui, certes remet au goût du jour les rondeurs latines et ..., mais qui passe sont temps à montrer sa poitrine... Bon, les effets spéciaux sont très sympa, le visuel pas désagréable, mais...
Enfin, maintenant, je vais retourner au cinéma... Question de rattraper mon retard, Lettres d'Iwo Jima pour aujourd'hui, comme il pleut chez moi, pas de remord à ne pas aller faire un peu de sport au Rollers...
Mais pour terminer, juste une page d'un manga que j'adore...
Azumanga ... Faut aimer l'humour absurde...bon en fait, ce sera pour plus tard, parce que le serveur ne veut pas...
12:17 Publié dans réflexion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Littérature, BD, manga, cinéma


