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        <title>Sally's song - textes</title>
        <description>Boulevard of a broken mind</description>
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        <lastBuildDate>Mon, 13 Oct 2008 22:09:58 +0200</lastBuildDate>
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                <title>Back from the landscape</title>
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                <author>noreply@ (@ttica)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 06 Oct 2008 14:36:11 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Elles étaient assises dans le petit salon. Chacune une cigarette à la main. Sally faisait mentalement le compte de son week end. 6 cigarettes hier. Déjà la quatrième aujourd’hui. Ce soir, ce sera une seule.&lt;br /&gt; Ah l’aide stupide de la clope pour se donner une contenance. Pour pouvoir paraître à l’aise dans cette discussion qui l’obligeait à se retrouver face à sa propre conscience. Lydie ne savait pas. Enfin sinon elle ne lui aurait pas raconté tout ça. Non, elle ne devait pas savoir…&lt;br /&gt; Elle ne lui aurait pas parlé de son mari qui était parti avec une autre. Qui l’avait trahie durant de nombreuses années avant d’oser tout lui avouer. Qui l’avait maintenue dans une douce ignorance pour ne pas lui faire de mal. Parce qu’il ne voulait pas faire de mal. Par lâcheté. Par peur de ce qui arriverait quand la situation éclaterait au grand jour. Par… non… elle ne devait pas savoir.&lt;br /&gt; Que répondre ? Comment paraître objective dans cette situation. Elle ne pouvait pas prendre la défense de cet homme qu’elle ne connaissait même pas. Tout comme elle ne se sentait pas capable de le condamner.&lt;br /&gt; Toute ressemblance avec des personnes ou des faits réels serait totalement fortuite.&lt;br /&gt; Elle n’avait pas été aussi loin. Impossible. La trahison est trop difficile à porter. Coupable envers les deux. Même si maintenir l’une des deux personnes dans l’ignorance (mais peut on vraiment tromper une personne avec qui on vit ?), semble rendre tout tellement plus facile. Ce n’est pas vrai. Partir d’un endroit avec la boule au ventre. Arriver à l’autre endroit en se sentant malade, en se haïssant. Fébrile. Irritable. Nerveux. Irascible. Fatigué de lutter et de mentir. Eternel recommencement quotidien de fausses excuses. De moments volés. De peur. De fatigue.&lt;br /&gt; Elle ne pouvait pas le condamner. Bien sûr, c’était horrible ce qu’il avait fait. Elle aussi avait été un monstre, comme lui.&lt;br /&gt; De l’instabilité ? Peut être.&lt;br /&gt; Une peur de voir la vie s’arrêter là ?&lt;br /&gt; De s’enfermer à tout jamais dans un rôle, un moule, une vie ?&lt;br /&gt; Qui peut savoir…&lt;br /&gt; Elle était trop jeune pour juger un homme de cet âge. 50 ans passés. Elle ne pouvait pas comparer. Ce n’était pas la même chose.&lt;br /&gt; Sa cigarette était consumée depuis longtemps. Maintenant, elle se retrouvait seule avec ses mains. Des mains qu’elle observait tout en écoutant Lydie parler. Parfois elle émettait quelques réponses évasives. Qui n’avaient pas forcément à voir avec la discussion. Juste pour répondre quelque chose.&lt;br /&gt; Qu’est ce qui pousse quelqu’un à partir ?&lt;br /&gt; Pourquoi est ce que l’amour s’arrête ? Pourquoi est ce qu’il se transforme ?&lt;br /&gt; Les choses ne sont pas immuables. Chaque jour est un recommencement.&lt;br /&gt; Un jour, avant tout ça, elle avait entendu « parfois dans la vie, on se contente de ce qu’on a. Même si ce n’est pas notre grand amour et qu’on le sait, … » Et ce jour là, elle avait dit non. Parce qu’elle ne voulais pas être le « ce qu’on a », parce qu’elle ne voulait pas se contenter de « ce qu’elle avait aussi »… Le grand amour… Avait elle eu la chance de le rencontrer un jour ? Elle le pensait. Même si… ce n’était pas facile. Même si elle en avait eu peur. Il était si… présent. Elle avait besoin de lui. Tout comme elle le fuyait. Lui seul avait su la mettre face à ses peurs, ses doutes, ses responsabilités et la pousser en plein dans le bourbier. Juste pour qu’elle apprenne à y faire face. Bien sûr il l’accompagnait. Lui tenait la main. Mais ça, à l’époque, elle n’avait pas su le voir. Non. Tout ce qu’elle avait vu c’était ce qu’il avait provoqué. Ce qu’il avait fait ressurgir. Et qu’est ce qu’elle pouvait le haïr pour ça. Mais qu’est ce qu’elle pouvait aussi l’aimer pour ça.&lt;br /&gt; Un jour il était venu la voir. Ils avaient parlé. Pendant de longues heures. De tout. Et de rien. D’avant. D’aujourd’hui. De plus tard. Ils ne seraient jamais amis. Naïvement elle avait pu le croire. Mais ce qui les unissait c’était soit de l’amour soit de la haine. Les deux frères. Le yin et le yang. L’équilibre du monde. Que de poncifs pour qualifier ces deux sentiments antagonistes. Ils ne pourraient jamais trouver de stabilité ailleurs que dans l’un des extrêmes. Rien que d’être assise à côté de lui dans ce parc, c’était… il lui manquait. Et ils avaient sombrés. Pour le meilleur ? Pour le pire ? Seul l’avenir le lui dirait.&lt;br /&gt; Alors que Lydie parlait de cet homme, tout remontait à la surface. La nausée la gagnait. Le café et la cigarette de trop ? Ou la discussion ?&lt;br /&gt; Elle était heureuse aujourd’hui. Avec lui. Essentiel l’un à l’autre. Parfois il l’agaçait souverainement. Souvent elle était une véritable peste. Mais ils étaient entiers l’un envers l’autre. Ne se cachant pas. Honnêtes. Vivants. Et juste heureux d’être là, ensembles.&lt;br /&gt; Elle pensait à Léo. Qu’elle avait trahi. Juste quelques semaines. Mais des semaines de trop. Pour lui. Pour Lucas. Pour elle. Des semaines de malaise. De peur. De pleurs. De crises. Bizarrement, elle n’arrivait pas à l’oublier. Il serait toujours présent pour elle. Comme un grand frère. Comme un meilleur ami. Comme ce qu’il était devenu au fil des mois qu’ils avaient passés tous les deux. C’était mal aussi ? De vouloir continuer à être&amp;nbsp; présente pour lui ? Dans un autre rôle. Celui de l’amie. De la sœur. C’était possible, non ?&lt;br /&gt; Lydie lui disait qu’elle ne pourrait jamais être amie avec cet homme qui l’avait trahie. Mais ce n’était pas la même chose pour elle… Enfin, elle pensait que ce n’était pas la même chose. Qu’ils pouvaient rester amis.&lt;br /&gt; Un mot. Une phrase. Une attention… Rien n’a la même connotation. Rien n’est perçu de la même façon par les deux personnes concernées… Est ce qu’elle continuait à le torturer en voulant juste être amie avec lui ?&lt;br /&gt; Il faudrait qu’elle lui demande un jour…&lt;br /&gt; Mais en attendant, elle était assise là sur le canapé. Ne sachant pas quoi dire. Ni quoi faire…&lt;/p&gt; 
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                <title>C'est con mais ça la faisait sourire</title>
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                <author>noreply@ (@ttica)</author>
                                                <category>Textes</category>
                                                <pubDate>Wed, 24 Sep 2008 07:45:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;13h. La bibliothèque ouvre ses portes. Elle entre. La chaleur soufflée par le radiateur dans le sas d'entrée est étouffante. Alors elle se presse pour passer les portes automatiques et se dirige vers les tables réservées au travail. Elle s'installe à la place qu'elle occupe tous les jours depuis 2 semaines. La même table. Le même endroit. Comme un rituel. Sort ses affaires et les pose en ordre devant elle. Même si dans cinq minutes ce sera le désordre le plus absolu sur cette même parcelle de table.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Bloc de feuilles. Trousse. Règle. Livres. Pastilles à la menthe. Téléphone portable. Montre. Bagues. Elle est prête à travailler. Son lecteur Mp3 dans les oreilles, elle se plonge dans La culture de masse en France de la Belle Epoque à aujourd'hui... Quel beau programme...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dehors, le soleil brille. Le ciel est sans nuage. D'un bleu limpide et profond. Au loin, on peut apercevoir les arbres. Et les pelouses de la Fac. Elle aime cette vue. Apaisante et pas distrayante pour deux sous. Alors qu'elle soulève les yeux de son livre, elle aperçoit la femme bizarre qui vient aussi tous les après midi pour lire des ouvrages sur les reines, les rois, les dynasties... La semaine dernière c'était Les Reines de France. Aujourd'hui c'est Le Stuart. Chez Fayard. Bon choix. Un des meilleurs éditeurs en Histoire... Une excellente collection. C'est drôle comme on se crée des repères. Les mêmes personnes d'une journée à l'autre, d'une semaine à l'autre. Aux mêmes heures.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Petit à petit d'autres personnes viennent s'installer. Certains juste pour lire un roman. D'autres comme elle, lecteur Mp3 sur les oreilles se plongent dans d'obscures ouvrages de Sciences Humaines, Biologie, Mathématiques, Droit...relevant la tête juste le temps de prendre une bouffée d'air. La plupart viennent avec leur ordinateur portable.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dix minutes. Elle a déjà une tache noire sur le petit doigt. Si seulement elle avait appris à bien tenir son crayon à l'école. Elle possède une très belle écriture. Stylée et tout. Mais qu'est ce qu'elle se fait mal en écrivant vite et longtemps. Une fausse droitière. Ou une fausse gauchère. A choisir.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Au bout de quelques temps, elle a besoin de s'étirer. Faire craquer ses os. Les bras croisés dans le dos, elle les remonte vers sa nuque. Hum... Cherchant à puiser au plus profond d'elle des restes d'énergie qui se seraient planqués.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Get Well Soon. Le groupe change. Dehors, le soleil continue sa course contre la montre. De plus en plus rapidement. Elle aime ce coin de table parce qu'à un moment précis, le soleil tombe dessus. L'éclairant de toute sa force.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La chanson convient parfaitement au moment, Christmas in Adventure park. Un sourire niait et stupide s'installe sur son visage. Tout en chantant, elle continue à lire et à prendre des notes... La Culture de masse serait apparue en France vers la fin des années 1800. Mais tout commence avec la culture médiatique qui s'installe dans les années 1820 en France et en Europe. Un changement de ton radical dans les écrits journalistiques. Qui deviennent des représentations du réel et de la société. Alors qu'avant ils étaient fondés sur le modèle aristétolicien de l'argumentation et de la rhétorique. Aujourd'hui, on décrit, on parle de la nature des choses, des événements, on représente. On fictionnise. On développe les quotidiens d'un nouveau genre. Et en 1836 c'est la révolution avec un quotidient appelé La Presse. Fondé par Emile de Girardin... Elle comprend ce qu'elle lit, même en chantonnant les mots et les phrases sur le rythme de la musique... La Culture de Masse sur la musique du groupe Get Well Soon, ça déchire...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En face d'elle, il y a un homme qui s'est installé avec son Pc depuis quelques temps déjà. Il la regarde, mi-amusé, mi-interloqué. Généralement les étudiants qui viennent ne chantonnent pas en travaillant et en révisant. Peut être que pour les autres, elle aussi, elle est une fille bizarre qui vient tous les jours. Comme la femme assise à côté d'elle, passionnée par la royauté.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; S'accordant une petite pause neuronale, elle dévisage les autres usagers de la bibliothèque, s'adonnant à son jeu préféré. Qui sont ils ? Pourquoi est ce qu'ils sont là un mardi après midi particulièrement ensoleillé alors que tout le monde est dehors ou au travail ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La femme est toujours plongée dans son livre. Peut être qu'elle fait des recherches en vue d'un roman... Ou peut être qu'elle est une princesse déchue qui cherche ses origines... Ou...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'homme en face d'elle tape frénétiquement sur le clavier de son Pc. Lui, c'est certain. Il est écrivain. Journaliste. Ou chroniqueur. Peut être pour France 3 région Limousin. Ou pour un quotidient justement... Ou alors il vient puiser de l'inspiration dans l'observation d'un certain quotidien à la bibliothèque...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pause terminée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Elle se replonge dans le bouquin.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Encore une petite heure et elle partira rejoindre une amie. Histoire de se changer les idées mutuellement...&lt;/p&gt; 
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                <title>L'automne</title>
                <link>http://sally-song.hautetfort.com/archive/2008/09/23/l-automne.html</link>
                <author>noreply@ (@ttica)</author>
                                                <category>Textes</category>
                                                <pubDate>Tue, 23 Sep 2008 09:54:42 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Peut être la plus belle saison avec l'hiver.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les feuilles mortes qui tombent lentement des arbres pour aller s'écraser sur le sol et finir leur vie foulées par des pieds négligents ou emportées par le vent. A choisir, je préfère le vent. Emportées au loin. Vers un ailleurs inconnu. Le finalité est la même. Je le reconnais. Elles vont se décomposer et finir en poussière, comme tout corps humain sur cette magnifique terre. Mais si une dernière fois elles peuvent sentir le vent... plutôt que des semelles caouctouteuses et agressives...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le jour qui se lève plus tard et se couche plus tôt... Un peu casanier à l'approche de l'hiver et des premiers froids. Alors histoire de se préserver, il adopte de nouveaux horaires. Petit à petit. Afin de ne point nous perturber. Un peu plus tard tous les matins. Un peu plus tôt tous les soirs... Et mine de rien, bientôt, il se lèvera à 8h et des poussières pour se coucher à 17h30... Malin le petit...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La promesse de l'été indien. Les dernièrs rayons de soleil venant illuminer les feuilles marrons des arbres. Comme par magie, leur donnant cette couleur d'or, chaude, pleine de chaleur... Et les réminiscences des chaleurs de l'été... Les pulls du matin qui encombrent les bras et les sacs l'après midi. Les déjeuners en terrasse, chacun cherchant à capter le moindre rayon de soleil avant la grisaille et les frimas de l'hiver.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les odeurs de la forêt. Les chataignes qui tombent. Les champignons. Les marrons. Les feuilles qui jonchent les sentiers dans les bois et les parcs, les fumées des cheminées, l'odeur du bois fraîchement coupé, le crépitement dans les foyers des cheminées, les poêles trouées pour faire cuire les chataignes, le chocolat chaud le dimanche après midi en rentrant de balade dans les bois, Halloween qui pointe le bout de son nez, la couleur orange des citrouilles, potiron et potimarron... Les noisettes, j'allais oublier les noisettes... Et les noix... et...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les premiers froids. Le plaisir de s'emmitoufler dans de grands pulls dix fois trop larges. De sentir l'air frais le matin en sortant de chez soi. De rentrer se mettre au chaud le soir, retrouver la chaleur de son chez soi. Son petit confort personnel. La chaleur d'un foyer.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les oiseaux qui migrent vers des contrées éloignées. Là où ils savent qu'ils passeront un hiver au chaud. Les cerfs qui sortent le soir, se retrouvant dans un chant commum, à l'orée des forêts. Les chevreuils et les biches qui se rapprochent des habitations. Cherchant à glaner quelques nourritures et de la chaleur. Au petit matin. Alors que les forêts sont encore endormies et humides de la rosée aurorale.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Hier c'était le premier jour de l'automne. Il y avait un grand soleil. Du vent. Avec deux pulls, il faisait presque chaud. Les feuilles volaient dans le ciel emportées par le vent. Un vent revigoré par l'annonce du début de l'automne. Sa saison. On l'entendait souffler, comme s'il criait sa joie en mugissant... c'était une belle journée.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>Ah... Si....</title>
                <link>http://sally-song.hautetfort.com/archive/2008/09/18/ah-si.html</link>
                <author>noreply@ (@ttica)</author>
                                                <category>Textes</category>
                                                <pubDate>Thu, 18 Sep 2008 07:41:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Avec dix ans de retard, Sally découvrait la vie d'étudiante.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bibliothèque.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Que des choses palpitantes. L'histoire Culturelle; l'histoire culturelle de la France au XXème siècle ; la sociologie des pratiques culturelles ; la sociologie des publics ... Après trois heures, cinq freedent, deux pastilles nicotinell, trois feuilles noircies, c'est avec une faim grondante et un début de migraine ophtalmique qu'elle se décida à partir pour aller manger. C'est drôle comme le fait de réfléchir peur donner faim. Elle avait tellement l'habitude de lire des ouvrages dans lesquels tout coulait de source claire, très claire même, que là, d'avoir du se creuser la tête pour comprendre ce qu'on tentait de lui raconter dans cette langue qui n'était pas du français, impossible, où alors elle ne savait plus lire, et bien maintenant elle avait faim.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Direction le Subway. Un sandwich avec de la viande. Et de la sauce. ...?! Rien que d'avoir cette envie soudaine de manger un truc gras, lourd et calorique l'impressionnait. Adepte des salades et encore pas trop merci, là, elle avait vraiment les crocs...&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Au moment de payer, le serveur lui demanda sa carte d'étudiante. Ah! la remarque du jour. Merci pour le moral. Rien que d'imaginer qu'avec sa dégaine d'ado attardée on la prend vraiment pour une étudiante, sa fierté fait un bond dans son ventre. 29 ans et on arrive encore à croire que... Merci monsieur le serveur qui est vraiment étudiant pour le coup... et merci le jean dix fois trop long et quinze fois trop grand, les pulls difformes et le sac à dos Eastpack complètement explosé. D'accord, elle avait le look à faire croire que... Mais entre l'aspect vestimentaire et les petites ridules au coin des yeux cumulées aux quelques cheveux blancs qu'elle avait découvert l'autre jour (ça avait été un choc...), il y a un fossé énorme...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Puis ce fut l'heure de se rendre à l'auto école pour le premier cours de code. Deux heures de cours collectifs. Dans la salle, ils étaient cinq. Parfait ce créneau horaire. 14h / 16h. Personne.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C'est en chemin pour rentrer chez elle que tout à coup Sally parti dans un grand éclat de rire (dans sa tête, il ne manquerait plus que les gens de son quartier la prenne pour une folle... déjà que...) en réalisant qu'elle venait de passer une journée comme elle aurait du en passer il y a dix ans, alors qu'elle était étudiante à Paris...&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et dire que c'était son programme pour les mois à venir...&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Lecteur Mp3 enfoncé dans les oreilles, avec Get Well Soon à fond, Sally ne s'était pas sentie aussi libre de toute contrainte et de toute peur depuis de nombreuses années. Pas de compte à rendre. Pas de prise de tête. Pas besoin de faire comme si. Pas de peur de mal faire ou de déplaire. C'était juste une liberté qu'elle n'avait jamais su apprécier ni saisir. Une seconde chance comme ça ne se représente pas souvent. Peut être qu'elle était chanceuse en fait. Sûrement. Ce n'est pas pour rien qu'elle était née un dimanche avec beaucoup de jours d'avance. Et on dit que les enfants du dimanche sont chanceux... Alors... qui sait...&lt;/p&gt; 
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                <title>Après deux jours</title>
                <link>http://sally-song.hautetfort.com/archive/2008/09/17/apres-deux-jours.html</link>
                <author>noreply@ (@ttica)</author>
                                                <category>Textes</category>
                                                <pubDate>Wed, 17 Sep 2008 21:32:59 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;7h30. Le réveil sonne. Ces fichus somnifères commencent à faire effet. Où peut être est ce le second effet du week end parisien ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Elle ne pensait pas dormir aussi tard.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Comme un automate, les gestes de tous les jours. Se lever. Grelotter. Mettre vite son pyjama.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;D'un pas hésitant et après s'être cognée trois ou quatre fois dans l'embrasure des portes, elle arrive à la cuisine. Dehors le jour est déjà levé. Le ciel est encore rosé. Comme si le jour aussi s'était levé en retard. Une tasse d'eau dans le micro onde. Thé. L'eau pour le café à bouillir dans la casserole. Un automate.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un peu grogy de son week end. La première fois qu'elle remontait à Paris depuis le 23 juillet. Alors elle n'avait prévenu personne. Une halte chez ses parents le vendredi soir. Et le samedi, elle s'était offert sa journée. A elle. Rien que pour elle. Son rituel. Comme une nécessité. Un besoin vital de fouler les mêmes endroits qu'avant. D'arpenter les mêmes rues qu'elle connaissait par coeur. Saint Lazare. Le Printemps Haussmann. Le Passage du Havre. La rue de Rome et ses magasins de partitions. Puis les Champs. Les Ternes. Le Parc Monceau. La rue de Lévy. La rue Legendre. L'avenue de Saint Ouen. Un joli périple de 6h. Seule. Même ses pensée étaient absentes. La tête vide. Le simple plaisir de marcher dans les rues de Paris, anonyme, de respirer l'air saturé de gaz d'échappement, de ne pas pouvoir avancer sans se faire bousculer ou sans rentrer dans quelqu'un. Une touriste après deux mois d'absence. Parfois, elle se disait qu'elle n'était pas normale. Après deux mois, elle ne voulait voir personne. Pas envie de parler. Juste ce besoin de se retrouver seule dans ces endroits qu'elle aimait. Les yeux fermés, elle aurait pu refaire tout le trajet. Un peu comme une autiste. Ce qu'elle se plaisait à penser qu'elle était parfois. Enfermée dans son monde et dans sa bulle.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le lendemain matin, elle avait juste fait un détour par Bastille. Arrivée très tôt dans le quartier, elle parti vers la rue de Rivoli. Puis la place des Vosges. Et c'est assise sur un banc, au soleil qu'elle avait commencé à écrire ces lignes. Juste avant de se rendre boulevard Bourdon pour voir si l'ambiance des départs de randonnée roller lui manquait. Même pas. Quinze ou vingt fois les mêmes questions et les mêmes remarques. Surtout une redondante dont elle se serait bien passée... &quot;ça te réussi la Province... Tu profites... t'as presque bonne mine...&quot; Mouaip... C'est ça. Encore un peu et elle allait se croire obèse.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le retour pour Limoges fut rapide. 4h de route depuis chez ses parents quelque part en banlieue sud. Arrivée tard dans la soirée.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C'était étrange de faire le voyage dans ce sens. Rentrer à Limoges. Alors qu'avant elle suivait le flot de parisiens qui rentraient de week end, quittant la campagne d'un air maussade et renfrogné. Là, c'est avec envie qu'elle rentrait chez elle. Après ces deux jours passés dans la ville où elle avait vécue 10 ans. Deux jours pour elle. La prochaine fois, elle irait voir des gens. Elle se l'était promis dans la voiture en rentrant.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un peu grogy. Alors qu'elle buvait son thé, elle prépara le planning de sa journée. Et commença à programmer sa prochaine virée à Paris...&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>A suivre n°2</title>
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                <author>noreply@ (@ttica)</author>
                                                <category>Textes</category>
                                                <pubDate>Wed, 03 Sep 2008 17:56:11 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;!--StartFragment--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Il fit le chemin en réfléchissant à la façon dont il allait présenter toute cette histoire. Tellement préoccupé et plongé dans ses pensées, Lucas ne vit pas tout ce qui se passait autour de lui. Tout comme il ne porta aucune attention au fait que les lampadaires avaient disparus, que seules la lune et les étoiles éclairaient le sentier, que certaines maisons n'étaient plus là, qu'il manquait des arbres, que.. . Ce sentier qu’il avait tellement l’habitude de parcourir…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;La maison qu’il habitait avec ses parents était située à la sortie ouest du village. Pas nord ouest ou sud ouest. Non. Juste ouest. A l’orée d’une grande forêt. Sombre. Epaisse. Effrayante. Forêt dans laquelle, Lucas en était certain, vivaient d’étranges créatures, des trolls, des elfes, des loups garous aussi. Et sûrement quelques vieilles sorcières avec de vilaines verrues sur le nez. Il ne s’était jamais aventuré dans la forêt la nuit. Ils n’avaient pas de voisin. Lorsque ses parents avaient décidés d’emménager dans ce petit village de Creuse, Lucas n’était encore qu’un bébé. Sa mère avait besoin de calme et de solitude. Elle n’aimait pas la ville et les gens en règle générale. Parce qu’elle avait peur de leur parler. «&amp;nbsp;Les chiens ne font pas des chats&amp;nbsp;», disaient les vieilles commères du village lorsqu’il devait aller faire des courses au «&amp;nbsp;dépôt de pain - épicerie - presse – tabac - produits frais - boucherie – charcuterie – primeur – bar&amp;nbsp;» du village. Et encore, il ne fallait pas se plaindre. Le village possédait une école primaire, une poste et une église. Donc, lorsque sa mère lui confiait la lourde responsabilité d’aller faire les achats dans cet endroit, il devait subir les regards inquisiteurs de ces vieilles pies qui ne lésinaient pas sur les commentaires, émis juste assez forts pour qu’il puisse les entendre. Alors&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Lucas devenait écarlate comme les tomates qu’il avait dans son panier, quand il devait en acheter, et regardait ses pieds pour ne surtout pas croiser leurs regards. Il savait que la nuit, c’étaient elles, les vieilles sorcières pleines de verrues qui hantaient la forêt. Son père était un homme qui vivait dans un autre monde. Il écrivait des choses pour les journaux. Lucas n’avait jamais très bien compris ce que c’était, même si son père lui avait expliqué déjà à plusieurs reprises que c’était bien qu’ils vivent loin de l’agitation de la ville pour qu’il puisse réfléchir tranquillement aux questions fondamentales de la vie. Sa mère dessinait des personnages pour des livres. Des personnages drôles. Enfin, c’est ce que tout le monde disait. Et que d’ailleurs c’était étrange qu’une femme aussi discrète et timide puisse dessiner et sortir de son esprit des choses aussi comiques et dans l’air du temps.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Qu’est ce qu’il allait bien pouvoir leur raconter pour éviter que la punition ne soit trop dure&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Il était arrivé devant la porte de sa maison et traçait des cercles avec son pied gauche dans les gravillons de l’allée. Bizarrement tout avait l’air calme dans la maison. Ses parents auraient du être un peu inquiets, quand même. Il avait plus d’une heure de retard et il faisait déjà nuit dehors.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Les fenêtres du salon étaient allumées. Des rires et des éclats de voix parvenaient jusqu’à ses oreilles. Comment ses parents pouvaient ils rire en une telle circonstance&amp;nbsp;? Votre fils unique n’est pas rentré. Il a plus d’une heure de retard. La nuit est tombée depuis longtemps. Il aurait pu lui arriver n’importe quoi. Il aurait pu être enlevé par des extra-terrestres (bon d’accord, juste se faire enlever), il aurait pu tomber dans une crevasse, il aurait pu se blesser mortellement en se faisant renverser par une voiture ou un camion ou un vélo ou un tracteur, il aurait pu se faire séquestrer par une des vieilles sorcières au nez plein de verrues qui hante la forêt, ou par un troll, ou … C’est vrai quoi… Et non, ses parents discutaient et riaient comme si tout allait bien. Il lui semblait même déceler un peu trop de bonne humeur dans tout ça…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Lucas se percha sur la pointe des pieds pour regarder dans le salon, d’où les voix lui semblaient venir. Il aperçut ses parents, assis dans les fauteuils. Et avec eux…&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;!--EndFragment--&gt; 
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                <title>Jeanne</title>
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                <author>noreply@ (@ttica)</author>
                                                <category>Textes</category>
                                                <pubDate>Tue, 02 Sep 2008 17:01:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;!--StartFragment--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333399;&quot;&gt;&lt;!--StartFragment--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333399;&quot;&gt;&lt;!--StartFragment--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333399;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;Jeanne aimait les jeux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;Jeanne aimait la cuisine.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;Jeanne aimait qu’on la regarde et qu’on l’admire. Quand elle marchait dans la rue et qu’un homme se retournait sur son passage, elle jubilait.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;Jeanne aimait l’argent et la célébrité. Malheureusement, elle faisait partie de cette classe moyenne qui gagne juste de quoi survivre convenablement. Et ce n’est pas dans le trou paumé où elle vivait qu’elle pourrait rencontrer un homme riche, célèbre et accessoirement séduisant. Non… Pour ça, il faudrait qu’elle puisse s’échapper de cette foutue ville et de cette foutue vie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;Mais Jeanne avait aussi un petit garçon de 6 ans. Et le papa du petit garçon n’avait rien trouvé de plus drôle à faire que déguerpir un mois après la naissance.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;Alors tout ça, ce n’était que des rêves. Des espoirs qui venaient l’aider à s’endormir le soir après des journées trop rudes.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;Parce qu’elle était courageuse. Pour ça, on ne pouvait pas lui reprocher.&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;Debout le matin dès six heure. Préparer le petit. Le déposer chez sa mère à elle, qui heureusement vivait deux rues plus loin. Et partit au boulot. D’ailleurs, la mère de Jeanne, elle était comme elle. .. Sauf qu’elle savait que maintenant pour elle s’était foutu. Alors que pour sa fille. Son seul et unique espoir de parvenir un jour…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;Jeanne avait 30 ans. Elle était plutôt belle. Grande. Elancée. De longs cheveux auburn qui lui tombaient jusqu’à la chute des reins. Elle en était fière de sa crinière. Comme de ses yeux aussi. De grands yeux verts. Toujours en alerte.&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;Et de son sourire. ..&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;Le matin, elle travaillait comme vendeuse dans une chaine de boulangerie. Début de la journée à sept heures. Jusqu’à quatorze heures. Ensuite, elle allait dans une maison de retraite s’occuper du ménage de quelques appartements de quelques petits vieux nantis qui avaient trop d’argent. Alors qu’elle, elle en avait tellement besoin.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;Ensuite, elle allait récupérer son Léo, son petit garçon à elle, sa seule réussite, chez sa mère. Ils rentraient. Léo allait jouer dans sa chambre, sage comme une image. Il ne disait jamais rien. Ne parlait pas beaucoup. Introverti même avec elle. L’autre jour, l’instituteur l’avait convoquée. Il se faisait du souci pour Léo. Il n’avait pas d’ami. Ne jouait jamais dans la cour avec les autres. En fait, il était plutôt la tête de turc de la récréation. Parfois, lorsqu’il l’interrogeait en classe, il avait l’impression de le réveiller d’un long rêve. Comme si on le sortait de son monde et de son univers à chaque fois qu’on lui adressait la parole. Pourtant, c’était un enfant très intelligent. Trop intelligent peut être. Toujours le premier de la classe tant qu’il ne fallait pas participer oralement.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;Jeanne savait bien que son fiston était un peu «&amp;nbsp;à part&amp;nbsp;». Mais quand l’instituteur lui avait proposé de l’envoyer voir une pédopsychiatre, Jeanne avait ramassé ses affaires et était partie en claquant la porte. Son fils n’était pas fou. Il était juste un peu «&amp;nbsp;à part&amp;nbsp;». Si lui, un instituteur, qui était censé connaître et comprendre les enfants ne pouvait pas voir ça, alors il n’avait rien à faire dans une école.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;Pendant que Léo jouait dans sa chambre, Jeanne s’allongeait sur le canapé beige qu’on leur avait donné. Un canapé inconfortable à souhait. Mais qui, après une longue journée harassante passée à affronter des clients plus méprisants les uns que les autres et des petits vieux désagréables et aigris, lui apparaissait comme le nirvana du réconfort.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;Elle faisait défiler les chaines les unes après les autres. Changeant de programme toutes les deux minutes. Incapable de fixer son attention sur une émission, un film, une histoire. Jusqu’au jour où…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;!--EndFragment--&gt;&lt;!--EndFragment--&gt;&lt;!--EndFragment--&gt; 
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                <title>A suivre</title>
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                <author>noreply@ (@ttica)</author>
                                                <category>Textes</category>
                                                <pubDate>Wed, 27 Aug 2008 17:23:02 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;!--StartFragment--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;C’est drôle comme les rêves ont le pouvoir de nous faire croire que tout est possible.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Lorsqu’il fermait les yeux, Lucas pouvait se persuader qu’il était grand, fort, doué en sport, intelligent et apprécié de tous ses camarades d’école. Lorsqu’il les rouvrait le matin, après avoir endossé maintes et maintes identités plus farfelues et formidables les unes que les autres, il se rendait compte qu’en fait il était toujours lui. Juste lui. Rien d’autre que lui. Petit, maigrichon, timide, le bouc émissaire de ses camarades d’école (et des professeurs) et nul en sport. SI seulement il ne pouvait vivre que dans ses rêves. Et dormir la réalité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Parfois, durant la journée, il tentait de se persuader qu’il dormait. Que tout ça n’était qu’un horrible cauchemar. Mais rien n’y faisait. Cette espèce de chose cachée au fond de son cerveau qu’on appelait la conscience, lui rappelait qu’il ne dormait pas et que malheureusement pour lui, sa vie, c’était ça…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Un soir, alors qu’il rentrait de l’école, tapant dans les cailloux, avec eux, au moins, il avait le dessus, il échafauda un grand projet. Il allait dormir tout le reste de sa vie. C’était décidé. Comme ça il n’aurait plus à souffrir et à se poser de questions.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Fier et heureux, il avisa un gros caillou. Il le ramassa et le lança très fort dans le ciel en hurlant, non sans avoir vérifié qu’il était bien seul sur le sentier, «&amp;nbsp;Je suis le plus fort du monde&amp;nbsp;! Le monde m’appartient&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Malheureusement, j’ai oublié de préciser que Lucas était aussi très malchanceux. Et le caillou lui tomba sur le crâne. Ce qui lui valu une belle ouverture de l’arcade sourcilière et une chute assez violente sur le dos. Mais grâce à son cartable qui pesait sûrement le double de son poids, il ne se fit pas très mal. Il se cogna juste la tête très fort sur le sol.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Lorsqu’il reprit connaissance, la nuit était sur le point de prendre la place du jour. Sa tête lui faisait très mal. Comme si quelqu’un s’amusait à jouer au tambour dedans. Son arcade sourcilière pleine de sang coagulé. Il se releva tant bien que mal, se disant qu’il allait se faire tuer par ses parents. Ils devaient être morts d’inquiétude. Et en plus, il sentait bien qu’il devrait affronter leur colère quand il s’expliquerait sur le pourquoi du comment. Allez dire&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; à vos parents, vous, que vous êtes tombés dans les pommes parce que a) vous avez pris l’immense décision de dormir le restant de votre vie b) vous avez déclaré en jetant une pierre dans le ciel que vous étiez le maître du monde c) vous vous êtes pris la pierre sur la tête d) vous êtes tombé… Allez expliquez ça à vos parents et guettez la réaction. C’était certain, il allait se faire sérieusement enguirlander. Il sentait même venir la punition. Privé de jeux vidéo. Ou privé de télévision. Ou privé de dessert. Ou privé des trois…&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;!--EndFragment--&gt; 
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                <author>noreply@ (@ttica)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 17 Jul 2008 07:48:02 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Ah la joie des travaux&amp;nbsp;!&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Le bonheur du travail fait par soi même.&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Le papier peint qui ne veut pas se décoller du mur malgré les trois tonnes de produit.&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Les doigts pleins de colle. Les cheveux poussiéreux et …&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Mais qu’est ce qui leur était passé par la tête quand ils avaient accepté ce marché&amp;nbsp;?&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Qu’est ce qu’ils croyaient&amp;nbsp;? Que ce serait une partie de plaisir&amp;nbsp;? Un jeu&amp;nbsp;? Un truc drôle&amp;nbsp;?&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;La propriétaire de l’appartement s’était plutôt bien débrouillée sur cette affaire…&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;«&amp;nbsp;- Vous aurez les clés le 15. Si j’ai le temps, je ferais les travaux, autrement, je vous laisse les faire en contrepartie d’une déduction de loyer.&amp;nbsp;Ça vous convient&amp;nbsp;?&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;- Oui, qu’ils avaient répondus, plutôt pressés d’avoir les clés en fait… Oui, aucun souci.»&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Et nous voilà aujourd’hui.&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Le plus difficile, ça va être de coller le nouveau papier peint. Une hauteur sous plafond de … 2,70 mètres. Sachant qu’elle mesure 1,60 mètres (et encore sur la pointe de pieds) et qu’il mesure 1,70 mètres, bref, mieux vaut ne pas y penser… Déjà que le décollage est plutôt laborieux.&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Armelle tournait et se retournait dans le lit. 5h50… «&amp;nbsp;Allez, encore 10 minutes et je me lève… Peut être même que je vais réussir à me rendormir.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Depuis un peu plus d’une semaine, impossible de dormir. Alors qu’elle avait un sommeil très très lourd en temps normal. Les yeux grands ouverts, elle fixait le plafond, consciente que de toute façon, même si elle se rendormait (oh miracle) ce ne serait que pour quelques minutes. Non. C’était bien plus amusant de cogiter et de penser à toutes ces choses qu’ils avaient à faire dans les jours à venir.&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Symbol&quot;&gt;&lt;span&gt;·&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Finir les travaux.&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Symbol&quot;&gt;&lt;span&gt;·&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Rentrer à Paris faire les cartons.&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Symbol&quot;&gt;&lt;span&gt;·&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Aller chez ses parents faire les cartons.&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Symbol&quot;&gt;&lt;span&gt;·&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Faire une liste de tout ce qu’il ne faut surtout pas oublier… Le coffre que je vais retaper quand j’aurai le temps, le miroir que je vais finir de réparer quand j’aurai aussi le temps, les livres, les bd, … Hum… Quoi d’autre&amp;nbsp;?&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Symbol&quot;&gt;&lt;span&gt;·&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Revenir ici pour prendre le camion.&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Symbol&quot;&gt;&lt;span&gt;·&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Remonter à Paris, déménager.&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Symbol&quot;&gt;&lt;span&gt;·&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Revenir ici, emménager (logique…).&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Symbol&quot;&gt;&lt;span&gt;·&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;S’inscrire à la mairie, faire les changements d’adresses.&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Symbol&quot;&gt;&lt;span&gt;·&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Trouver des meubles.&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Symbol&quot;&gt;&lt;span&gt;·&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Trouver un boulot aussi, (ça pouvait sembler accessoire, mais son petit pécule commençait à fondre sérieusement avec les grandes chaleurs de l’été…).&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Symbol&quot;&gt;&lt;span&gt;·&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Faire ses marques dans cette nouvelle ville (même si aux dires de certains, ce n’était pas très grand, c’était quand même pas facile, bon d’accord, au regard de Paris, ce n’était pas très grand, mais il suffisait de connaître son sens de l’orientation et sa propension à se perdre dans les petites rues pour imaginer qu’il lui faudrait du temps).&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Symbol&quot;&gt;&lt;span&gt;·&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;S’inscrire à l’auto école, (peut être avant de trouver un boulot, ça pourrait être une bonne idée de le passer en accéléré ce fichu permis de conduire. 30 ans bientôt et toujours pas le petit papier rose magique. Et sans voiture ici, hum, comment dire… PASSER LE PERMIS&amp;nbsp;!).&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Symbol&quot;&gt;&lt;span&gt;·&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Trouver le temps d’aller au cinéma&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;«&amp;nbsp;- Ah, non, désolée mademoiselle, mais ceci n’est pas une priorité…&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;- Oh tais toi, fichue conscience…&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;- Non… Je te rappelle que je suis là pour t’em… justement et que ça, c’est même pas la peine d’y penser…&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;- C’est ça. Qu’est ce que tu crois&amp;nbsp;? Que je vais laisser une entité immatérielle me contraindre et m’empêcher de faire ce que je veux&amp;nbsp;?&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;- Et qu’est ce que je fais depuis quelques nuits&amp;nbsp;? Qu’est ce que tu crois&amp;nbsp;? Que tu ne dors pas parce que tu es en pleine forme&amp;nbsp;? La belle blague… Mais tu es vraiment naïve…&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;- Bla Bla Bla Bla… ça y est&amp;nbsp;?&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;- Et de mauvaise foi en plus…&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;- Fin de la discussion…&amp;nbsp;!&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;- C’est bien ce que je disais… Naïve et de mauvaise foi…&amp;nbsp;»&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Elle avait beau essayer, impossible de se rendormir avec tout ça dans la tête…&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;La liste semblait s’allonger de jour en jour… Un peu et elle n’aurait même plus le temps de tout passer en revue durant les quelques heures de sommeil (Ah, la blague… Sommeil… Je veux DORMIR&amp;nbsp;!!!) qu’ils s’accordaient depuis une semaine.&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;6h. Enfin, heure décente. Si je sors tout doucement du lit, avec un peu de chance je ne le réveille pas et je pourrai dire que je me suis levée vers 7h… ½ litre et café et du thé et hop’s ni vue ni connue, ce sera comme si j’avais vraiment dormi.&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Lucas savait bien qu’Armelle ne dormait plus en ce moment. Et c’est régulièrement qu’il lui disait d’arrêter et de se reposer. Mais autant remplir le tonneau des Danaïdes (La preuve que je suis parfaitement réveillée. 6h, et je cite le tonneau des Danaïdes… Bientôt je vais parler de Sisyphe et de Prométhée. Faut vraiment que je dorme.)&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Et puis, elle était tellement tête de mule qu’il pouvait toujours parler, pour qu’elle écoute, il faudrait … Qu’est ce qu’il faudrait d’ailleurs&amp;nbsp;? Si quelqu’un avait la réponse, il était preneur…)&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Mission accomplie&amp;nbsp;! Debout, dans le salon de l’appartement qu’on leur avait prêté durant la semaine, elle était parvenue à se lever sans le réveiller. Eh, fallait qu’il dorme. D’abord, les hommes travaillent davantage durant les travaux et ensuite, elle aimait bien être toute seule durant une petite heure le matin au réveil, juste histoire d’émerger tranquillement… Sans être bousculée…&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Et puis peut être que ce soir, elle serait fatiguée, qui sait…&amp;nbsp;?&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
                </description>
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                <guid isPermaLink="true">http://sally-song.hautetfort.com/archive/2008/07/16/mais-qu-est-ce-que.html</guid>
                <title>Mais qu'est ce que ...</title>
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                <author>noreply@ (@ttica)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 16 Jul 2008 07:39:44 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;«&amp;nbsp;Mais qu’est ce que je fous dans cette galère&amp;nbsp;? Dire que je pourrais être tranquillement assise chez moi à me reposer. Mais non. Il a fallu que j’accepte l’invitation de mon grand frère pour aller passer quelques jours à la montagne.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Alors qu’elle marchait, guettant le sommet avec avidité, Chloé cherchait les raisons qui avaient bien pu la pousser à accepter cette idée saugrenue. Certes, elle était loin de chez elle, de ses parents, de sa maison, mais de là à accepter cette torture, c’était pas marqué sur le contrat. Si elle avait su… D’un autre côté, on l’avait bien prévenue que c’était pour marcher. Mais 15 bornes par jours, ils sont fous…&amp;nbsp;!!!&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;3000 mètres hier, 2807 mètres aujourd’hui. Ah pour ça, les paysages étaient beaux. Mais fallait être sacrément fou pour s’obliger à faire de telles choses. Marcher toute la journée pour atteindre des hauteurs où on ne pouvait même pas respirer d’abord, parce qu’il y avait moins d’oxygène, où il faisait froid, et puis, bon, à part la vue sur des montagnes et des sommets enneigés, elle ne voyait pas trop ce que ça avait de spectaculaire. D’abord, elle ne savait même pas ce que c’était ces sommets qu’on voyait en face, et puis aller lire sur la table d’orientation impliquerait se lever, aller jusqu’à là bas, et tenter de comprendre ce charabia. Elle était certaine que les trois quart des personnes que se collaient devant ne savaient même pas lire et comprendre ce qu’ils voyaient.&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;À côté d’elle, le pauvre chien qu’on avait aussi forcé à faire cette marche de forcenés. Le pauvre. 9 ans et de l’arthrose et on l’obligeait à marcher quand même. Il avait beau faire le fier dans la neige et les torrents, elle voyait bien que c’était pour gagner du temps et se reposer en réalité.&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;On ne la reprendrait pas de sitôt à accepter ce genre de proposition. La prochaine fois que son grand frère lui proposerait des «&amp;nbsp;vacances&amp;nbsp;», elle lui demanderait un contrat signé par les deux parties pour être certaine que ce serait des «&amp;nbsp;vacances&amp;nbsp;».&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Peut être qu’elle devrait lui faire lire la définition de ce mot dans le dictionnaire. Parce que visiblement, la signification profonde de ce terme lui échappait. Enfin peut être pas à lui, mais aux fous avec lesquels ils étaient partis. Pfff, on a pas idée…&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Vacances, c’est repos, glande, farniente, dormir, éventuellement se balader, mais 10 minutes histoire de s’aérer un peu, bronzer (bon, là, elle ne pouvait rien dire, il faisait beau, mais bronzer sur une serviette dehors, à la plage, c’est pas mal non plus…)…&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;«&amp;nbsp;Mais c’est pas possible&amp;nbsp;!!! Plus on avance, plus ça semble loin&amp;nbsp;! Eh oh, le sommet, ne bouge plus. Reste là jusqu’à ce que j’arrive. À la limite, qu’une bonne âme envoie un escalator, un ascenseur, un hélicoptère, un avion, des cordes, enfin un truc pour me hisser jusqu’à ce fichu sommet, mais … Argh&amp;nbsp;!!! Quoi, il faut prendre ce chemin&amp;nbsp;? Non mais ça pas bien dans votre tête&amp;nbsp;? Et la copine de mon frère qui me dit de ne pas regarder en haut mais mes pieds. C’est bien joli, mais si je ne regarde pas là haut, je suis certaine qu’ils vont m’entuber et rallonger le parcours. Et elle marche, l’air de rien, limite elle pourrait chanter ou courir en même temps. Elle est peut être pas humaine&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Le raidillon qui était censé les conduire jusqu’au sommet semblait monter à pic. Un angle de 90°, un angle droit quoi, et il fallait qu’ils passent par là.&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Elle voyait tous les autres descendre. Mais personne ne montait. Les autres, eux, ils avaient été intelligents, ils avaient pris les bulles pour monter jusqu’au sommet et ils faisaient le chemin de retour à pied. De la descente uniquement.&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;«&amp;nbsp;Et d’abord, ces bulles, elles étaient où&amp;nbsp;? Elles avaient plutôt intérêt à fonctionner. Parce que sinon, je ne vous explique même pas le massacre. C’est pas dur, je reste en haut. Je ne bouge plus. Jusqu’à ce qu’elles se mettent en marche. Pas possible autrement.&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Mais c’est quoi ce passage&amp;nbsp;? Parce qu’en plus il faut faire de l’escalade&amp;nbsp;? Et le pauvre chien qui est à bout de force. Il pleure même devant les pierres. En plus c’est vachement dangereux. Eh, il y a le vide juste à côté&amp;nbsp;! Quelqu’un vous a prévenu&amp;nbsp;? Non, parce que sinon, je vous le dis moi, ça craint ce chemin. Bon le chien est passé. S’il peut, je devrais pouvoir aussi. Alors voyons voir… Si je mets un pied ici et une main là… Mouais… Purée… J’ai que 13 ans moi. Je suis pas comme vous. D’abord, j’aime pas le sport. Alors… Et puis vous, vous êtes du genre à aimer courir, nager et tout et tout… Mais les gens normaux, comme moi, sont contre la torture. Ça ne va pas de s’infliger ce genre de chose juste par … «&amp;nbsp;plaisir&amp;nbsp;»…&amp;nbsp;?! On appelle ça du masochisme. Peut être que je devrais aussi leur faire lire la définition de ce mot. Toute une éducation à refaire. 30 ans et ça ne connaît rien.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Devant, les autres marchaient l’air de rien. Un peu comme si c’était une promenade de santé. Genre, on fait ça «&amp;nbsp;finger in the nose&amp;nbsp;»…&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Et puis… «&amp;nbsp;Miracle, alléluia, Oh joie&amp;nbsp;! Oh bonheur&amp;nbsp;! Le sommet…&amp;nbsp;Enfin…&amp;nbsp;!!!&amp;nbsp; Quoi&amp;nbsp;? C’est ça le sommet et la vue&amp;nbsp;? Tout ça pour ça&amp;nbsp;? Mais c’est pas vrai&amp;nbsp;! ça va vraiment pas bien dans votre tête. Eh, si c’était pour la vue, prendre les bulles, regarder et redescendre par le bulles, ça aurait suffit, non&amp;nbsp;?&amp;nbsp;Peut être que plus on vieillit plus on devient bête&amp;nbsp;? Qui sait… Peut être que je vais devenir comme ça aussi… Non… C’est pas possible….&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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